Produits toxiques & cosmétiques

Dans ma famille, on prend un soin particulier à « prendre soin de nous ». Je l’ai toujours fait, pour rester en bonne santé, et parce que ça me faisait plaisir aussi. Des produits de parapharmacie-pharmacie que mon grand-père ramenait, les produits de beauté que j’achetais avec ma mère… Sans forcément faire attention à ce qu’il y avait dedans, pourvu que ça fonctionne bien.

Et puis, il y a quelques temps, j’ai commencé à me renseigner. D’abord dans mes produits pour les cheveux, parce que je voulais les laisser pousser, et faire en sorte qu’ils poussent plus rapidement et en meilleure forme. J’avais l’habitude déjà, de faire des masques, des bains d’huile, très régulièrement… Mais en trainant sur des vidéos Youtube, j’ai commencé à entendre des termes que j’avais déjà vus sur des packagings, et à entendre leur signification…

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C H E V E U X

J’ai toujours aimé prendre soin de mes cheveux, et ça a été très souvent nécessaire pour éviter qu’ils ne tombent, puisque je leur ai fait subir pas mal de choses. Cheveux très longs, franges, colorations, décolorations, soleil…D’autant plus que je ne les coupe pas super régulièrement (normalement, il faudrait y aller tous les trois mois).

Récemment, je me suis sensibilisée aux produits que pouvaient contenir les shampoings, après-shampoings, et masques du commerce. Pourquoi? Parce que les produits qu’ils renferment souvent, s’ils semblent efficaces à court terme, sont très mauvais à long terme. Les ennemis ? Les parabens, les perturbateurs endocriniens, les sulfates, les silicones… vont par exemple « combler » la fibre capillaire pour rendre la chevelure toute douce, toute soyeuse, sans au final vraiment la réparer. Eh oui, un cheveux qui est abîmé, c’est comme un ongle : il va repousser, mais il ne pourra jamais vraiment se « soigner », se réparer. En comblant les fragilités de la fibre, il ajoute un filtre, une « couche » non naturelle, qui en plus de ne pas réparer, va venir obstruer et à terme, empêcher le cheveux de respirer, de se réparer avec les « vrais et bons » produits. Vous trouverez encore plus d’informations sur l’Internet, mais au moins, vous avez un aperçu.

Du coup, out les shampoings de la grande distribution, même ceux achetés chez le coiffeur… Pour faire place à des soins à la composition plus saine. De plus, quitte à choisir des shampoings qui sont bons pour les cheveux, ou des ingrédients pour la composition des masques/soins ci-dessous, j’ai cherché des marques sans parabens/sans silicones/cruelty free. Cruelty Free ? C’est à dire non testé sur les animaux. Ces produits ne sont pas forcément bio cependant.

J’ai presque fini les shampoings « toxiques », il m’en reste un L’Oréal (aïe les lapins). Les shampoings dans mon radar?

Lush : Pas du bio, des traces de sulfates mais sans parabens ni silicones, non testé sur les animaux. Mais j’ai eu un peu de mal avec leurs shampoings solides au début, à vouloir les faire mousser directement sur les cheveux, ça les emmêlait plus qu’autre chose (mes cheveux ont beau être très lisses, c’est une autre histoire quand je sors de la douche…). Celui que j’ai actuellement est l’édition limitée de Pâques, « Wash behind your ears », un petit lapin qui sent trop bon. L’odeur est un peu forte pendant le lavage, mais elle reste très discrète une fois les cheveux rincés et secs. On y trouve de l’HE de citron (nettoyante et stimulante; d’ailleurs le shampoing fait une mousse « jaune »), de l’infusion d’alfalfa (moussante et nourrissante), du vinaigre de cidre (pour la purification et la brillance), et de l’HE de bois de rose (antiseptique et stimulante). C’est donc le shampoing parfait si tu veux donner de la brillance, tout en hydratant et en stimulant la pousse de tes cheveux.

Body Shop : Mention spéciale à leur shampoing à la banane (désolée Pauline si tu passes par là), qui sent incroyablement bon, nourrit et hydrate à souhait… Sans silicones, sans tests sur les animaux.

AromaZone : c’est le shampoing que j’ai actuellement. Très économique (12€ le litre), une base au PH neutre, sans parabens silicones sulfates et non testé sur les animaux, qui nettoie sans agresser. Le plus ? Comme c’est une base nettoyante, tu peux ajouter ce que tu veux dedans (huiles essentielles, actifs…)

Desert Essence : Le Strenghtening au Jojoba… Une tuerie. C’est bio, non testé sur les animaux, sans aucun artifice…Il rend les cheveux tout doux, tout fluides, sans les graisser. J’ai eu plus de mal au début avec l’après-shampoing de la même marque, qui ne « glissait » pas autant sur les cheveux que tout bon après-shampoing au silicone, mais j’y suis habituée, et je n’en démords pas !

Pour une liste complète des marques Bio/Vegan/Sans paraben-sulphates-silicones/Cruelty Free, tu peux regarder sur le blog La Petite Noisette ! Ils sont répertoriés par ordre alphabétique, classés selon des couleurs 😉

Les résultats ? Après plus de 2 mois sans avoir utilisé un shampoing/après shampoing contenant des produits toxiques/cancérigènes pour mes cheveux, je vois clairement la différence. Ils sont plus doux, beaucoup moins emmêlés (ça ne relève pas du miracle, mais au moins les noeuds partent facilement), moins lourds, rengraissent moins vite… Et ça me fait plaisir de savoir que je (me) pollue un peu moins.
A prendre en compte : j’ai également continué mes bains d’huile, de façon plus rapprochée/plus régulière, et j’ai commencé il y a presque deux mois une cure de vitamines pour les cheveux Hairbust, qui a clairement aidé ma masse capillaire. Le fait d’arrêter au maximum le sèche cheveux a carrément aidé : mes cheveux sont moins secs, moins « ébouriffés », et ne font plus de fourches. Fourches que, oui, j’ai été couper au mois de Mars (ça faisait quand même depuis Décembre que je n’avais pas mis les pieds chez un coiffeur – en apportant mon shampoing Desert Essence en plus, histoire de ne pas repartir sur un produit toxique).

C O R P S

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Pour mon corps, et mon visage, je me suis également renseignée. Bizarrement, c’est venu après l’interrogation pour mes cheveux. C’est simple, depuis que j’ai commencé à regarder les étiquettes de mes produits (qui n’étaient pourtant pas de mauvaise qualité), ma routine est devenue très simple !

Pour me démaquiller, j’utilise L’huile démaquillante au Karité de L’Occitane. Une merveille, qui retire tout le maquillage, même le mascara waterproof (dont je suis plutôt une fan en général). Elle sent bon, elle se rince en un coup d’oeil (en soi, l’huile de noix de coco fait son travail aussi, mais est galère a retirer), sans laisser de film gras puisqu’au contact de l’eau pour rincer, elle se transforme en lait. Ce n’est pas une marque Bio, mais la composition est safe. Et adieu les cotons démaquillants par millier.

Pour me laver le visage…Eh, plus grand chose à vrai dire. En fait, je vais plus axer sur un masque, même hydratant, que je fais poser le matin en préparant mes affaires, avant de me maquiller/m’habiller avant d’aller bosser. Ces masques sont soit faits-maison (argile, thé matcha, miel, cannelle…) ou bien achetés (Bodyshop et Lush principalement).

Pour les soins du visage, 2 étapes :
– Le matin, j’utilise une crème légère type La crème de jour à la vitamine E de chez Bodyshop; ou si j’ai besoin de plus d’hydratation, un peu de Baume Onctueux, parfum lait d’amande, de Clémence et Vivien.
– Le soir, c’est mon mélange d’huiles pour le visage faits-maison, suivi par le Baume ci-dessus.

De même, Clémence et Vivien, c’est une marque Bio, made in France, sans test sur les animaux – et vegan. Et le parfum de ce Baume, qui fait aussi bien visage/corps/mains/lèvres gercées/ pointes… Sent terriblement bon. J’ai adopté la même marque pour remplacer mon feu déodorant aux sels d’aluminium (aïe) : un déodorant en pot, à appliquer au doigt, qui sent bon la fleur d’oranger et la lavande.

Pour le corps, j’utilise :
– Un gel douche bio trouvé chez Carrefour City, qui fleure bon la rhubarbe et l’amande pour trois francs six sous
– Une préparation corps au marc de café/abricot maison pour le gommage
-Toujours le Baume de Clémence et Vivien pour l’hydrater.

La différence ? Ma peau ne tire plus/ ne semble pas assoiffée / ne fait plus de rougeurs quand je sors de la douche. J’ai l’impression qu’elle est plus lumineuse aussi. Et je me sens mieux dans ma tête, en me disant que je traite mieux mon corps en utilisant des produits plus sains pour lui.

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Next step pour moi ?
– Virer/Donner mes vernis. C’est dingue tout ce qu’il y a de toxique dedans. Oui, même avant, je savais que les ingrédients des vernis n’étaient pas top top, qu’il ne fallait pas en mettre trop souvent… Mais je me rassurais aussi en me disant que, bon, si je mettais une couche de vernis transparent avant… ça allaiiiiiit. Mais non héhé. Ca me permettra également de faire de la place, et de virer pour de bons ceux que j’aime bien, mais qui sont tous secs.
– Tester des vernis à la composition saine ! Ce sera ma prochaine commande AromaZone, puisqu’ils proposent un vernis transparent à 1,70€, et des petits vernis de couleur à 2€… Alors ce sont de tout petits pots, mais honnêtement… Qui a déjà fini un vernis ?
– Finir mon dentifrice actuel (Signal basique) pour en prendre un aux plantes.

A plus long terme (histoire que je finisse d’abord mes produits), j’envisage également de passer à des produits ménagers plus naturels. Je suis déjà une grande fan du bicarbonate de soude pour les tâches/blanchir le linge; et du vinaigre blanc pour retirer le calcaire de ma théière et machine à café… Je suis presque prête à passer à a lessive maison !

Et vous, qu’en pensez-vous ? Seriez-vous prêts à passer au naturel pour votre peau, pour vos cheveux… ?

Laura Rosaye

Mes cosmétiques maison – Visage

« Laura, tu es une fille très cocooning toi. »
– Nahima

Je suis apparemment classifiée par ma famille, mes amis et mes collègues comme une fille qui aime bien prendre soin d’elle (héhé). Ma passion pour le thé étalée sur mon bureau au travail, ma chambre remplie de bougies et guirlandes lumineuses, des plaids dans les quatre coins de mon appartement… Je plaide coupable de cocooning-aigüe.

Pour cet article, pas de décoration/tips cocooning, mais un peu de beauté. Après moultes sondages sur Instagram, il semblerait que vous ayez envie que je partage mes recettes maison de masques beauté. C’est donc parti !

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Toutes les photos utilisées dans cet article sont libres de droit.

J’aime bien « bidouiller ». Bricoler, créer, que ce soit la peinture, le tricot… Et bien en beauté c’est pareil. J’aime bien tester, faire des potions magiques. J’ai attendu un peu de temps avant de faire cet article, parce que je n’avais pas tous les ingrédients dispos chez moi; mais aussi parce que je ne suis pas une bloggeuse beauté, et que ce genre d’article « moins profond » que d’autres est moins important pour moi. On en trouve un peu partout sur l’Internet, ce n’est pas super différenciant… Mais si vous aimez ce format, je pourrais en refaire, j’attends vos retours !

Je n’ai pas une peau très réactive (sauf pour la cannelle, dieu j’étais toute rouge -BAD IDEA), ni très sensible. En général, les produits que j’utilise ou les masques que j’applique sont des masques hydratants/pour l’éclat. Promis, j’explique tout au cas par cas si-dessous.  Seulement : testez le masque sur votre peau avant d’en faire un masque, n’utilisez pas ces ingrédients si vous y êtes allergiques ou intolérants #CaptainObvious.

Je ne proposerai donc pas de masques « purifiants » par exemple, ni pour l’acné ou les cheveux. Mais de ce que j’ai pu apprendre de l’acné, c’est que souvent, les traitements (internes/externes) de l’acné sont assez asséchants, voire abrasifs, et qu’hydrater votre visage ne vas pas forcément le faire graisser, mais au contraire, pourra apaiser les agressions (lotions, crèmes, boutons…).
Et c’est parti !

V I S A G E

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Masque « Détox » au Matcha

Le Matcha. Ce miracle gustatif et aux propriétés incroyables.
1- Il s’agit de feuilles de thé réduites en poudre, au tout début de leur floraison. Pour ne pas faire un article pavé (enfin, plus qu’il ne le sera déjà), je raccourcis les explications, mais tu peux trouver plus d’informations sur l’Internet. Cette poudre est plus riche que le thé vert « normal » car la feuille est entièrement consommée (en alimentation), et pas seulement infusée.
2- Ses propriétés? C’est une poudre antioxydante (qui empêche la formation de radicaux libres, protégeant les cellules et les tissus) et stimulante. Elle lutte contre les inflammations, maintient le bon fonctionnement des artères (quand ingérée), favorise le renouvellement des cellules. Par exemple? 137x plus d’antioxydants que dans un thé vert de mauvaise qualité, 3x plus que des thés verts de qualité supérieure.
3- C’est donc un must dans ta salle de bain, comme dans ta cuisine. L’odeur/le goût est juste un délice (surtout quand tu as déjà goûté à des madeleines/latte au matcha, le masque visage qui suit te rappelle cette expérience sucrée à souhait héhé).

Utilisé en masque, le matcha a donc des propriétés anti-oxydantes, « détox », anti-pollution, stimulant… Si tu as lu le petit pavé au dessus, t’as compris que tout est bon là-dedans. Comment le préparer ?

Ingrédients
– 1 cuillère à café de thé Matcha en poudre (le mien vient d’Alice Délice, il n’est pas Bio, mais tu peux en trouver sur AromaZone facilement)
– 3 cuillères à soupe de masque hydratant (si tu en as à la maison, sinon tu peux remplacer par du yaourt nature -grec c’est encore mieux, le yaourt a des propriétés hydratantes)

Préparation
– Mélanger la poudre et le yaourt/masque hydratant dans une tasse/un bol, en utilisant de préférence une spatule/cuillère en bois afin de ne pas oxyder le thé.
– Appliquer sur ta face/ton cou… où tu en as besoin 🙂
– Laisser poser entre 15 et 20 minutes, puis rincer à l’eau tiède.

Pour les masques ayant une consistance moyenne (pas trop gluant, pas trop liquide), j’utilise un pinceau plat (type fond de teint) pour une couche homogène partout sur le visage. Et c’est vachement agréable.

ATTENTION
– Mettre trop de matcha (ne servira à rien) peut tâcher ton visage très légèrement. Si tu le fais le soir, pas de problème si tu nettoies ton visage avec un peu de savon après, le lendemain matin y’aura plus rien. D’autant plus que ça ne se verra pas sous le fond de teint (si tu en mets). Attention aux vêtements aussi, prépare une vieille serviette pour t’essuyer le visage après au cas où il en resterait, histoire de ne pas les tâcher.

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Masque « Éclat » Argile rose

Ingrédients
– 2 cuillères à café de poudre d’argile rose (parfaite pour peaux sensibles, sèches, apporte de l’éclat en les rééquilibrant)
– 3 cuillères à soupe d’eau
– 1 à 2 gouttes d’huile essentielle de Géranium rosat (lutte contre la rosacée – quand t’as naturellement les petites veines sur le visage apparentes, donnant une couleur « rouge-rose » à tes joues/ ou des cicatrices d’acné)
– 1 à 2 gouttes d’extrait aromatique de rose (ou celui que tu veux, c’est pour que ça sente bon héhé)

Il faut que la préparation ait une consistence moyenne, ni trop liquide, ni trop épaisse, mais ça tu vas pouvoir ajuster en fonction du rendu, les doses que j’ai écrites ci-dessus sont à titre d’indication seulement !

Tu peux aussi ajouter des actifs (j’ajoute en alternant, soit de la Vitamine E, ou un concentré d’actifs « Éclat & Lumière », trouvés chez AromaZone, mais c’est facultatif)

Préparation
– Mélanger les ingrédients dans une bolinette (c’est un petit bol)
– Appliquer sur ta face/ton cou avec ou sans pinceau… où tu en as besoin 🙂
– Laisser poser 5-10 minutes (si ta peau est sèche, n’attends pas que l’argile soit sèche, ça va déshydrater ta peau plus qu’autre chose)

ATTENTION
Ne pas trop abuser des huiles essentielles : c’est très puissant ! Quelques gouttes suffisent largement !

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 Gommage Miel & Abricot

Ingrédients
– 2 cuillères à soupe de miel (bio si possible, c’est un agent hydratant et réparateur)
– 1/2 cuillères à café de poudre de noyau d’abricot (si ta peau est très sensible, tu peux utiliser de la poudre de noix de coco, la poudre de noyau d’abricot reste assez abrasive)
– 1 à 2 gouttes d’extrait aromatique d’abricot (ça sent bon)

Préparation
– Mélanger les ingrédients
– Appliquer sur ta face/ton cou… où tu en as besoin 🙂
– Pas besoin de laisser poser, il suffit de masser doucement ! Plus tu mets d’eau, moins la consistance est épaisse, plus le gommage sera  doux. Tu peux cependant laisser poser un peu pour profiter de l’hydratation du miel.

ATTENTION
Gommer ne signifie pas « râper » ton visage. On y va mollo, ta peau est fine et sensible, surtout sur le visage !

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Huile de nuit hydratante

Ingrédients
– 6 cuillères à soupe d’huile végétale d’abricot (huile illuminatrice, coup d’éclat, régénérante et revitalisante -contre le vieillissement, nourrit la peau et la protège de la déshydratation)
– 3 cuillère à soupe d’huile végétale de cerise (renforce la barrière cutanée, améliore l’hydratation, riche en antioxydants et acides gras essentiels, lutte contre le vieillissement prématuré dû aux UV)
– 3 gouttes d’actif anti-oxydant Vitamine E (anti-oxydant, anti-âge/réparateur post-soleil, anti-inflammatoire, améliore la micro-circulation cutanée et aide a maintenir l’élasticité/l’hydratation de la peau)
– 3 gouttes d’huile essentielle de géranium rosat (purifiant, tonique visage, aide contre la rosacée)

Préparation
– Mélanger les ingrédients
– Appliquer quelques gouttes sur le visage/cou/décolleté après avoir bien démaquillé/lavé ton visage
– Masser pour faire pénétrer, et au dodo !

ATTENTION
Je l’utilise le soir, parce que l’huile… c’est gras (ah bon?), et pas forcément super facile à mélanger avec le fond de teint héhé.

Et voilà, y’a plus qu’à !
A la suite de cet article, deux autres : cosmétiques corps et cheveux. Dites-moi si le format vous a plu, si vous souhaitez d’autres articles « beauté » de ce genre 🙂

Laura Rosaye

Trouver le bonheur en 10 points.

Un peu en avance pour le grand ménage de Printemps, et pourtant… Ca nous laissera le temps de nous organiser !

Nombreux sont les articles, les infographies, et autres images inspirantes, les défis de 30 jours etc pour « trouver le bonheur ». Aussi positives soient ils, je me retrouve facilement embrouillée par tous les conseils qu’ils proposent. Faire une cure Detox, faire un grand vide pour vivre « minimaliste », faire du sport tous les jours… Trouver le bonheur ne devrait pas être aussi compliqué, sinon à quoi bon?

 

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Toutes les photos de cet articles ne m’appartiennent pas,
mais sont libres de droit.

L’appellation même de « trouver le bonheur » me perturbe. Comme s’il s’agissait d’un point d’arrivée, un but ultime. Et que se passera-t’il, une fois qu’on l’aura trouvé, en ayant « accompli » toutes ces tâches? Est-ce qu’il s’évaporera, parce toutes les cases auront été cochées?
Si tu ne vois toujours pas où je veux en venir, pense à un régime. Tu perds du poids, 1, 2, 5 ou 10kg parce que tu le veux. Mais si après ça, tu n’es toujours pas heureux, au final? Si ce n’était pas de perdre du poids qui t’importait, mais autre chose, que la perte de poids n’était en fait qu’un élément rassurant, comme un voile, vers ce qui te rendrait vraiment heureux? Et, si c’est vraiment ce qui te rends heureux, comment t’assurer que tu ne vas pas perdre ce bonheur, si tu reprends quelques centaines de grammes ?

Je ne pense donc pas qu’être heureux, ce soit un point d’arrivée. Je pense que c’est là la distinction entre le plaisir (une satisfaction à un désir), et le bonheur (une sensation qui t’accompagne, tout au long du chemin).

A cela, j’ai quelques pistes de réflexion qui me permettent, quand je ne suis pas dans ma meilleure forme, à me recentrer sur moi, ce qui me rend heureuse. Sur le moment présent, sans réfléchir à ce qu’il y a eu avant (et pourquoi je suis malheureuse), sans réfléchir à ce qu’il y aura demain (ce qui arrivera ou pas). Quelques questions pour faire le vide, m’apprécier, renforcer ma confiance en moi, et ressentir de la gratitude, et donc du bonheur.

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1- Se préparer au bonheur
Il peut venir de n’importe où. Que ce soit un sourire dans la rue, un appel à un proche, une carte postale reçue et inespérée, ou signer le contrat de ses rêves. Pour être heureux? Accepter d’être réceptif au bonheur, ouvrir les yeux. Certaines formules chocs peuvent être « vivre comme si aujourd’hui était le dernier ». Ah oui, tout de suite, même un trajet en métro devient source de bonheur. Ca peut être aussi de regarder autour de soi, de se savoir toute petite, noyée dans la foule, sachant que chaque personne a une vie aussi complexe que moi. D’admirer un lever de soleil alors que je suis dans le bus pour aller au travail, apprécier les minutes de trajet où j’écoute de la musique et me fais des scénarios. Rire entre collègues pendant la journée, envoyer un message d’amour à une pote, à ma mère, à mon chéri, à mon colocataire. Rentrer chez moi le soir, apprécier la chaleur de l’appartement, son odeur familière. Me glisser dans un pyjama confortable au possible, profiter d’un repas maison devant une série, m’endormir dans des draps qui sentent encore bon la lessive.
Ces derniers temps? Avec le temps dégagé qu’on a pu avoir, même en plein centre de Lille, il est possible de voir les étoiles. Me poser 5 minutes sur le balcon pour les observer est un des moments les plus heureux de ma journée.
Et si on s’autorisait des petits moments de bonheur au quotidien?

2- Trouver son trésor intérieur
Au lieu de me rabattre sur mes défauts, à vouloir les changer à coups de « ne pas faire » et « ne pas être », j’essaie plutôt d’identifier mes qualités. « Je suis douée en… J’aime faire…Je sais faire… Je suis… ». A force de se faire culpabiliser, de se flageller avec ce qui ne va pas en nous, on en oublie le positif. C’est bien plus facile de se reprocher mille et une choses que de se remercier pour dix. De plus, les reproches tomberont bien plus facilement que les compliments. Alors pour booster sa confiance en soi, est-ce qu’on ne pourrait pas se faire, nous-même, des compliments?
« Aujourd’hui j’ai été efficace… Aujourd’hui, j’ai agi de façon mature par rapport à … Je suis contente d’être… Telle personne m’a dit que j’étais…Et c’est vrai/Mais ce n’est pas vrai, je suis… ». Tu ne trouves aucune qualité que tu pourrais remercier ? Bullshit. Sinon, tu peux juste te féliciter d’avoir tes 5 sens intacts, de respirer normalement, d’avoir assez à manger, un toit au dessus de ta tête, des personnes que tu aimes et qui t’aiment, des amis… D’être en vie. Si tu lis cet article, c’est que tu as réussi à survivre à absolument tout jusqu’à ce point. Bien joué ! Ca vaut bien une petite tape dans le dos.

3- Faire le grand ménage
Parce que parfois, le bonheur tient aussi à désencombrer l’espace. Et je ne parle pas que du surplus, de l’inutile, de l’encombrant dans ta chambre ou dans ta maison. Parfois, se rendre heureux, ça passe aussi par couper toutes les habitudes, ou les gens qui te rendent malheureux.
Ca te pèse d’aller à la salle de sport, alors que tu préfèrerais mille fois passer une soirée chez toi/dessiner/aller voir des amis/au cinéma ? Alors pourquoi tu t’infliges ça?
Tu en as marre de ton travail, de ton boss, de tes collègues, se lever pour aller bosser chaque matin est un calvaire, tu comptes les minutes lorsque tu y es… Pourquoi ne pas chercher ailleurs ?
Ton ami est toujours négatif, tu ne peux pas compter sur lui alors que lui sait qu’il peut compter sur toi, tu as l’impression qu’il t’entraîne vers le bas malgré tes efforts ?

Comment penses-tu trouver le bonheur si tu ne lui donne pas la chance d’entrer dans ta vie?
Fais ce qu’il te plait. Bien sûr, il y a des obligations qui ne peuvent pas être mises de côté (moi aussi, je déteste les tâches administratives – mais quel soulagement lorsqu’elles sont finies !). Mais pour tout ce que tu peux contrôler, fais le sortir de ta vie ! Les « potes » négatifs, ton boulot qui ne te correspond plus/pas… Pour ajouter plus de rires, plus de passion à tes journées. Ca vaut quand même la peine de se poser 5min et d’y réfléchir : il y a tout à gagner !

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4- Allumer le feu
Stagner c’est mourir. Si tu t’arrêtes tu meurs. Pas littéralement, mais si tu perds ta capacité à t’émerveiller, ta curiosité, ton envie de te dépasser… La vie semble bien fade, en tant que train train quotidien. Même dans ta routine pourtant, tu peux t’épanouir. Tout est question d’envie, d’impulsion, comme les petites étincelles à l’allumage d’un briquet. Si tu ne donnes pas l’élan, pas de feu. J’aime bien cette image. Encore plus que celle de « un pied devant l’autre », qui résonne comme une contrainte. Tu peux baisser la tête et fixer tes pieds, ou bien fixer l’horizon et avancer d’un pas décidé, c’est ton choix. Le mien est fait.

5- Wishlist
Se recentrer autour de ses rêves, s’autoriser à rêver, c’est une bonne façon de commencer. Et puis, avoir l’audace d’écrire ses rêves sur papiers, c’est déjà commencer à les prévoir, à les organiser. Entre aller liker des photos Instagram de voyage, et écrire dans son journal intime « j’ai envie de voyager », il y a un passage de « eux » à « moi » qui change tout dans ta tête. Ça passe du rêve, à un but, et à un possible accomplissement. Si ton rêve c’est d’aller sur la lune… J’ai pas de conseils, je m’y connais pas du tout : par contre, je peux te dire qu’il faut que tu changes de métier si t’es comptable.
Pas d’idées ? J’ai posté la mienne ici.

6- Positivité
Pourquoi se lever du mauvais pied en se répétant à tout va que je suis fatiguée, que j’ai pas envie d’y aller, qu’en plus c’est seulement mardi, que j’ai grossi, que rien ne me va dans cette armoire, que je n’ai rien à me mettre, que mon job est nul, que j’ai pas envie d’aller au sport… Alors que je pourrais me lever, me réjouir de la chaleur du lit, apprécier 5min de réveil tout doux, avant d’enfiler mon jean préféré et mon pull le plus confortable, en me disant que « ça va être une bonne journée »? Promis, cette différence d’attitude au réveil fait toute la différence au long de la journée. Je sen très clairement que me plaindre, en plus de pourrir la journée des autres, dévaste la mienne, mon humeur -10 000 au passage. Tourner ses phrases à la positive au lieu du négatif « tu ne devrais pas… » devient « tu pourrais »; ou « je n’aime pas… » devient « je préfère ». Des distinctions minimes, mais qui pèsent leur pesant de cacahuètes à la fin de la journée.

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7- Gratitude
Tous les soirs, tous les matins, pendant la journée… Au moins une fois par jour, je fais la liste des choses qui m’ont fait du bien, qui m’ont rendu heureuse aujourd’hui. Ca peut être « j’ai croisé un chien trop beau dans la rue », « j’ai mis ma jupe préférée », « j’ai passé une soirée tranquille chez moi en pyjama », « j’ai mangé avec des amis » ou « on m’a félicité pour mon travail ». Peu importe. Toutes les choses qui m’ont fait rêver, m’ont fait plaisir, tout ce qui a un peu illuminé ma journée.

8- Relations
Après avoir viré les relations toxiques, encore faut il entretenir les bonnes. Sacrifier un peu de son temps perso pour prendre des nouvelles, aller boire un verre avec eux, parler, échanger, même si ce n’est que l’histoire de quelques minutes via Messenger. Montrer qu’on est là pour eux, dans n’importe quelles circonstances. Et faire confiance. S’ouvrir aux autres, accepter d’être vulnérable, en amitié, en famille ou en amour. Si ces personnes là sont tes amis, pourquoi ne t’ouvres tu pas à 100%? Par la peur d’être jugé, d’être vu autrement ? Si c’est le cas, ce ne sont pas de vrais amis. Se confier et partager. Sinon, comment pourrais-je attendre d’eux qu’à leur tour, ils s’ouvrent à moi? La complicité ne s’achète pas, elle se gagne. Que puis-je faire pour rendre leur journée, leur semaine, leur mois meilleur ?

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10 – Souvenirs
Je prend pas mal de temps dans une journée pour réfléchir. Rêver, imaginer, me poser des questions, et très souvent aussi pour me souvenir. Cette sensation de chaleur dans la poitrine lorsque tu repenses à un bon souvenir? J’y suis accro. D’où ma passion pour les photos. J’adore pouvoir me replonger dans le moment, redécouvrir les sons, les odeurs, les paysages que j’ai pu y voir; et en général ça se voit très facilement sur mon visage : je souris, je ris parfois toute seule – tout va bien, je ne suis pas folle.
Besoin de rien : juste de 2min toute seule et de ma tête. Et voilà, un petit moment de bonheur.

Bilan ? 10 petites choses que je fais au quotidien pour accepter, faire venir, et garder mon bonheur. Ces 10 conseils me permettent aussi de tenir, lorsque ça va un peu moins bien. Ce n’est pas difficile, ça ne demande pas de grands efforts.

T’es partant ? Tu fais quoi toi, pour faire venir/garder ton bonheur ?

Laura Rosaye

Ces 8kg que je ne perdrai pas.

J’ai toujours détesté mon corps. Trop grosse, pas assez bronzée, pas symétrique… J’ai souvent rêvé d’un hache magique, avec laquelle je pourrais me retirer un morceau de mollet, de hanches, de ventre, un pinceau magique avec lequel je pourrais redessiner mon visage. Depuis 23 ans, mon corps n’a cessé de changer, pour grandir, passer l’adolescence. A chacune de ses étapes, je l’ai toujours traité comme un problème à résoudre, un chantier jamais terminé. A aucun moment je ne l’ai remercié, je n’ai été heureuse avec. Il m’en fallait toujours plus.

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Je devais avoir un peu plus de 4 ans sur cette photo : si je ressemble à Boo (Monstres &Cie) ou Agnès (Moi moche et méchant), c’est sûrement la coupe et les joues…

Je ne concevais pas qu’on puisse être heureux.se sans un corps parfait. En général, je considérais que je ne serais appréciée à ma vraie valeur/aimée que si j’étais parfaite. L’élève parfaite, la fille/amie parfaite, et plus tard la petite copine parfaite. Si aujourd’hui, je pouvais écrire quelques mots à la fille que j’étais alors… J’aimerais la consoler, la rassurer, essayer de lui faire comprendre que ce qu’elle croit n’est qu’une image.

En primaire déjà, j’ai commencé à complexer. Toutes mes amies étaient grandes, fines, alors que moi, après la petite enfance, je n’avais pas encore grandi beaucoup, et sans être grosse, j’étais « bouboule ». Et quand je dis « bouboule », c’est mon moi d’avant qui parle. J’étais ronde, avec de bonnes joues, très certainement pas la peau sur les os, mais normale. (Et c’est là que je vois le chemin que j’ai parcouru depuis). J’ai commencé à me comparer à elles -ERREUR-, et encore plus dans mon club de danse où j’étais la plus jeune: elles étaient plus grandes que moi, plus fines, avec des formes bien placées, quand moi…Depuis mes cinq ans minimum de moins qu’elles, je les admirais.

Je devais alors avoir environ 15 ans. Ces photos ne vous choquent peut-être pas, et pourtant j’ai eu un haut le coeur en les retrouvant, parce que  cette fille, ce n’est pas moi.

La vraie lutte a commencé en arrivant au collège. Je pense qu’avant, je n’avais pas vraiment conscience de mon corps. Je ne m’étais jamais posée pour me dire « Bon, ma vieille, tu vas faire des efforts parce que c’est pas foufou. » C’était une constatation « oui, je suis comme ça », mais sans vraiment d’idée de « je vais le changer ».
C’est, sur tous les plans, une période qui a été très difficile pour moi. Tout d’abord parce que j’ai perdu ma meilleure amie; que je me suis éloignée d’une autre… Et qu’en général, cette période a été une catastrophe amicale. C’est à cette période que j’ai compris la différence entre les connaissances, les potes, et les amis. Il a vraiment fallu attendre la 4ème pour que je me fasse des amis garçons, les seuls sur qui j’ai pu me reposer jusqu’à la fin du collège. Bref, je m’éloigne du sujet (mais ça reste important, dans le sens où, si j’avais eu plus de soutien amical, cette période aurait sûrement été plus facile).
Le collège a été pour moi les quatre années de chute. Mon corps a commencé à changer rapidement, j’ai grandi, mais pas assez rapidement pour rattraper les autres filles de ma classe. Parce que ma mère était professeur, parce que j’étais « bouboule » (ah, je déteste ce mot), j’ai eu le droit d’être le bouc émissaire. « Miss Gartn** », « Baleine » (avec en prime, l’imitation de ce qu’était plutôt un éléphant, en imitant mes « grosses » joues, un pas lourd…).

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Mes joues inexistantes, mes clavicules, mes bras…

Juste pour remettre les choses à leur place, à l’époque, je devais faire un peu moins d’1m60 pour 55kg. Et oui, je n’étais PAS DU TOUT grosse. C’est dingue ce que la société, et des gosses peuvent te mettre en tête. Ces remarques, les filles/femmes de ma famille ou de mon groupe d’amis qui faisaient des régimes autour de moi, cette injonction à être parfaite, sont rentrées dans ma tête. Forcément, j’étais rejetée par les autres filles, je me souviens avoir été rejetée par un garçon à cause de ces moqueries…
J’ai donc passé ces années de puberté à entendre, et à me mettre dans la tête que j’étais grosse. Pas assez bien. Il me fallait être plus fine, plus jolie. Plus intelligente ? Ce n’était pas vraiment un problème, j’ai toujours très bien travaillé à l’école. Au lieu de me concentrer sur mes passions, à developper mon sens artistique ou mes amitiés (ce que j’ai quand même un peu fait, dieu merci), j’ai mis toute ma force à essayer de changer mon corps. Une « amie » en 3ème, dans le même état d’esprit que je l’étais alors, m’a « aidée » à planifier mon amaigrissement : combien de calories par jour il fallait manger, le sport qu’il fallait faire, et s’inspirer des mannequins des magasines. Ces mannequins, je ne les trouvais pas belles, leur maigreur me faisait peur : mais c’était ma seule amie alors, et elle était plus fine que moi, je voulais être comme elle, appréciée d’elle… Donc forcément, elle avait raison.

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J’ai 17 ans sur cette photo, et je dois faire 48kg.

Le lycée n’a pas aidé non plus. En y arrivant, je ne connaissais qu’une seule fille, qui venait de mon collège aussi. On s’est rapprochées, jusqu’à ce qu’un jour je lui ai confié mes problèmes de poids, ce à quoi elle m’a répondu « Laura, je ne veux pas savoir tes problèmes ». Ah.

La comparaison avec les autres filles était devenu un sport quotidien « Je suis plus grosse que X, X et X. Et X est vraiment trop belle, pourquoi est-ce que je ne suis pas comme elle ? Heureusement, je suis moins grosse que X et X. Je ne le supporterais pas ».
Ce système me descendait, et je descendais au passage les filles autour de moi. Ce n’était pas elles, mes ennemies, c’était moi. Je me souviens avoir détesté/jalousé/admiré une fille de ma classe parce qu’elle était belle et jolie, alors que c’était une garce incroyable. Elle aussi, devait avoir ses propres problèmes (ce n’est jamais une excuse pour descendre les autres).
C’est à ce moment que j’ai commencé les régimes. De 55kg, je suis descendue jusque 47kg pour 1m60. Et il m’arrivait de m’endormir en pleurant parce que j’avais pris 300g depuis la veille, de culpabiliser parce que j’avais mangé un yaourt en dessert. Et là encore, je me trouvais hideuse, énorme. Je calculais toutes mes calories, j’ai commencé à courir parce qu’il fallait que j’élimine celles ingérées.  Cette période de « crise » a duré un quelques mois, et ma mère s’en est rendue compte.  J’ai arrêté mes bêtises avec la nourriture.

Classe préparatoire et sport intensif : c’est simple, je n’ai pas de formes.

Arrivée en classe préparatoire, je quitte ma famille pour arriver à Lille. Encore deux années à me faire des potes, à conserver puis m’éloigner d’une amitié… Sans me faire d’amis. Deux années à vivre avec mon copain de l’époque. Autant dire que je ne suis jamais sortie de mon appartement.
J’avais un vie très réglée : aller en cours, travailler, revenir de cours, travailler, manger un peu, me coucher. Mon copain avait une emprise sur moi qui ne m’aidait pas à m’épanouir. J’ai vécu ces deux années en me restreignant sur ma faim : ma faim de vivre.
En deuxième année de Prépa – et qui n’est pas passé par là?- j’ai fait une (petite) dépression. Je n’avais pas d’amies, que des copines qui n’hésitaient pas à me tirer dans les pattes quand il s’agissait de comparer nos notes ou à ne pas échanger nos fiches; mon couple n’allait pas bien mais je ne m’en rendais pas encore compte à l’époque; et le passage d’hypokhâgne à khâgne a été difficile scolairement parlant… Il pouvait m’arriver d’éclater en sanglots sans raison en plein milieu d’un cours ou de la cafétéria.

Sport intensif : les abdos ne font pas le bonheur.

J’ai commencé à me mettre à fond dans le sport. 3 à 4 fois par semaines à la salle de sport. Je n’étais alors que 50kg de muscle. Mais là encore, pas satisfaite, puisqu’être fine (même si je ne l’étais pas assez pour moi) ne m’apportait pas le bonheur : ni les amis, ni l’amour, ni une satisfaction personnelle.

Quitter la Prépa et entrer en école de commerce à bouleversé ma vie sur de nombreux plans. J’ai rencontré mes premiers amis, ceux qui sont restés. J’ai découvert la vie étudiante, alors qu’a 20 ans je n’avais jamais ou presque bu d’alcool.
J’ai quitté mon copain (ça peut sembler anodin, pour moi cette rupture a signé le début de mon épanouissement personnel), j’ai eu des expériences sans lendemain qui m’ont aidé à me trouver belle à travers le regard des hommes. J’ai retrouvé mon premier amour, qui m’a fait me sentir exceptionnelle, sûrement pour la première fois en 20 ans.  Je suis sortie avec un homme plus âgé que moi, ce qui m’a rassuré, m’a fait me sentir femme.
Pour la première fois en 20 ans alors, je me sentais bien, physiquement et mentalement.

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2015, post-Cambodge : j’ai déjà retrouvé quelques formes.

2015, je pars au Cambodge en mission humanitaire. Deux mois sans sport, à bien manger, alors que j’en faisais encore entre 3 et 5 fois par semaine. J’ai pris du poids. En rentrant à Lille, impossible de me remettre au sport. Les soirées s’enchaînent, et je n’arrive pas à perdre les quelques kilos que j’ai pris. Je culpabilise de ne plus faire de sport, je n’arrive pas à faire des régimes : je n’ai pas envie, plus la force d’en faire.

Aujourd’hui, je fais 1m63 pour 60kg. Et je ne me suis jamais sentie aussi bien dans mon corps.
Il m’a fallu 23 ans pour accepter de faire un Burger sans évaluer le nombre de calories, ou calculer le nombre d’heures qu’il faudrait pour l’éliminer. 23 ans pour accepter que le sport, ce n’était pas ma tasse de thé : je m’épanouis tellement plus dans l’écriture, le dessin, le tricot… Toutes ces activités manuelles qui ne brûlent aucune calorie, mais me font un bien fou. Le traitement Roaccutane m’a également vraiment aidée à me sentir bien dans ma peau (si tu ne l’as pas lu, l’article est ici !).
J’ai retrouvé les photos qui sont dans cet article il y a quelques mois. Tu sais, ce shot d’adrénaline que tu reçois quand tu as peur? C’est exactement celui que j’ai eu. Mon dieu, j’étais aussi maigre que ça ? Je me trouvais grosse ? La « moi » de 15 ans aurait été folle si elle avait appris que, 10 ans plus tard, elle aurait 10kg de plus. Que ces 10kg ne l’embêtaient pas.

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2017. Je retrouve enfin mes joues !

Ce que j’en retiens aujourd’hui?
J’ai passé 20 ans à détester mon corps, à essayer de le changer de toutes les façons possibles, 20 ans où j’ai mis mon énergie dans une lutte vaine, à faire la liste de mes défauts plutôt que la liste de mes qualités.
Alors soit, il y a forcément des jours où j’ai un peu moins confiance en moi, où je préfèrerais avoir 2kg en moins. Mais en y réfléchissant un peu, je sais que ces 2kg en moins ne me rendraient pas heureuse, j’en voudrais toujours plus. Que ma vraie beauté, c’est celle où je suis heureuse, et que si je suis heureuse en n’allant pas à la salle de sport, en commandant un Burger et une bière… C’est comme ça que je le serai.

J’ai également réalisé que le problème ne venait pas que de moi, mais aussi de mon entourage. Des phrases absolument aberrantes avec lesquelles j’ai grandi, parfois même anodines, mais qui ont fait beaucoup de mal à ma confiance en moi.

  • Mon (ex)copain qui me dit que « c’est bien, tu as perdu pas mal de poids, il ne faut pas relâcher tes efforts ».
  • Ma grand-mère qui me dit que « c’est bien, maintenant tu as un corps de femme. On s’inquiétait un peu quand tu étais plus petite, parce que tu étais un peu « bouboule », mais moi je leur disais -Ne vous inquiétez pas, ça va s’arranger quand elle va grandir ».
  • Mon père qui me dit, après mon retour du Cambodge que « tu as pris quand même pas mal de poids ».
  • Ma pote, qui complexe sur son corps, qui me demande « Tu n’as pas envie de faire un régime toi? ».
  • Mon (ex)copain qui se motive à faire beaucoup de sport, et m’enjoins à faire de même. Sauf que je n’ai pas envie d’en faire -ce qui me fait encore plus complexer.
  • Ma autre pote qui complexe sur son corps, qui me dit que « Aucun homme ne veut de moi, ils veulent des filles comme toi : une petite brune, toute fine ».
  • Mes potes garçons qui, en plaisantant, se moquent de mon poids : non, les mecs. On ne rigole pas avec ça.

Je ne leur en veux pas, ils ne se rendaient pas compte, ne l’ont pas dit à un seul moment pour me faire du mal. Mais eh, je suis sensible, je prends tout à coeur.

Mais sinon, à quel moment ces personnes ont un droit de regard/d’opinion sur mon corps ? Est-ce que je n’ai pas le droit, en plus d’avoir accepté mon corps, de continuer à être bien avec ? J’ai mis du temps à l’accepter, et j’ai parfois l’impression de ne pas être dans la norme parce que maintenant je suis à l’aise avec.

img_8243-modifier.jpg2017. 22 ans, 60kg, et enfin confiance en moi.

Me rapprocher de ma famille, me faire de vrais amis… Tout cela a contribué à me donner confiance en moi. C’est en stabilisant ce qu’il y avait autour de moi que j’ai commencé à m’accepter moi.

Alors oui, je n’apprécie pas particulièrement mes jambes. J’ai toujours eu de bonnes joues. Mes lèvres ne sont pas super symétriques quand je souris. Mes pieds ne sont pas fins. J’ai toujours eu une mini-bouée au niveau de ventre (et ça peu importe mon poids).

Mais au lieu de faire la liste de mes « défauts », je fais la liste des choses que j’aime bien chez moi.
J’aime bien mes yeux. J’aime bien mes mains, les mêmes que ma maman. J’aime bien mes cheveux, le châtain de mon papa qui vire blond/roux au soleil. J’aime bien les tâches de rousseur que j’attrape en allant au soleil (encore Papa).  J’aime bien ma morphologie, ma taille fine qui me permet de mettre des jupes taille-haute.
Mes mollets sont peut-être massifs… Le seul vrai problème que ça pose, c’est quand il s’agit de trouver des bottes (haha). Mes hanches sont « larges »? Ca laisse plus de place pour que mon chéri me les attrape. Mes pieds ne sont pas beaux? Je les ai hérité de mon papi, et au final on s’y habitue, je les trouve attachants… Et ça nous fait toujours bien rire en famille quand je lui « reproche » de m’avoir donné ses pieds.

Mon IMC a toujours été normal. Malgré mes variations de poids, je n’ai jamais été obèse ou squelettique. Je ne me mets à aucun moment dans la peau d’une personne qui a des problèmes de poids d’ordre « médical », je donne juste ici mon expérience. Tout ça, c’était dans ma tête. Mais aujourd’hui, j’ai accepté mon corps tel qu’il est, avec ses variations de +2kg en hiver et -2kg en été.

Ces 8kg que j’ai pris depuis la Prépa ? Je ne les perdrai pas. Je sais qu’être mince m’allait peut-être bien, mais si je ne suis pas bien à l’intérieur, à quoi ça sert ? J’ai fait la paix avec mon physique, ce qui m’a fait un bien fou, et ça me blesse de savoir que mes amis.es autour de moi, ne sont pas à l’aise avec.
Je souhaiterais tellement que cet article puisse être lu par la moi de 13 ans, lui éviter toutes les galères dans lesquelles elle va s’entraîner toute seule. En espérant que vous, en le lisant, il vous fasse du bien. Et arrêter de complexer.

Laura Rosaye

Deux mille mots d’amour

Photo : Pinterest.

La rupture, le questionnement, l’espoir. L’avant, le pendant et l’après.

Pas de photos pour cet article, je tenais à le tenir séparé des précédents et des suivants.
Ces articles très personnels n’ont pas été écrits pour être publiés, mais avec le recul et un coup d’œil autour de moi, je me suis dit qu’ils seraient peut-être utiles. Mettre des mots sur la douleur, sur le bonheur, et sur l’entre-deux, pour mieux extérioriser. Je ne suis pas à ta place, et pourtant tu as déjà ressenti cette détresse ou cette passion. Si tu ne les as pas encore ressenti, je t’invite à les découvrir à travers mes mots ! Si tu les ressens en ce moment : courage, ça va aller. Le point positif avec les sentiments? C’est sûrement ce que tu partages le plus avec ton voisin.

Bonne lecture !

Avant

Ce n’est pas toujours facile. Je vis tous les jours avec moi-même pour le savoir. Je bous depuis un petit moment déjà, mais tu ne l’as pas vu. Quelques bulles, par ci, par là. Mais je vais exploser. Tu aurais dû m’attraper avant. Si tu me piques, je te répondrai en mordant, à fleur de peau. Tu sais au fond de toi que j’ai sacrifié beaucoup de l’ancienne moi. Ancienne… non, de moi. Je veux l’ancienne moi, avec moi. Et je sais que ce n’est pas possible.

J’étais un océan, et toi un garçon qui aimait les vagues, mais était terrorisé d’y nager. Je ne voulais pas être ta moitié, j’aurais préféré être celle qui te rappelle que tu es déjà entier. Déchirée entre tes promesses et la réalité : toi, incapable de leur rendre justice. Tu es un homme bien, j’espère être une fille bien. Je ne suis juste pas bien pour toi, et tu ne l’es pas pour moi. Je pourrais te dire que je suis assez forte pour attendre que les orages passent, qu’on recommence à zéro, qu’on puisse redevenir comme avant. Mais je ne suis pas désolée de me choisir moi plutôt que nous.
Et tu apprendras, j’apprendrai à aimer sans toi, on apprendra à faire notre bout de chemin, trouver comment se lever le matin, à danser, à faire nos propres aventures sans l’autre. Et on sera bien plus heureux comme ça.
Je t’ai dit que je te suivrai. Mais mon cœur n’y est pas. Je ne t’ai pas menti, je me suis menti toute seule, je pensais en être capable. J’ai accepté la routine, le 10/20, refrénant mon étincelle, les étoiles que j’avais dans les yeux. Celles qui ne venaient pas de toi. Je t’ai dit oui pour te faire plaisir, pour que tu ne sois pas aussi malheureux que je le suis. Tu me hurleras que je suis égoïste, que je suis une enfants, que je le regretterai. Sûrement oui. Et puis, je me souviendrai que j’ai pris la bonne décision.
Tu peux m’en vouloir de ne plus être à tes côtés, de ne pas avoir les mêmes rêves, les mêmes priorités. Ne m’en veux pas d’avoir des rêves, d’avoir besoin d’air. Je peux juste espérer qu’avec le temps, tu comprennes, acceptes. Que la haine laisse place à l’indifférence, que les souvenirs cessent de te poignarder pour faire place à la nostalgie. Notre histoire est belle. Mais le premier baiser ne dure pas. Je suis amoureuse du souvenir de toi. Je suis amoureuse de ton regard amoureux.
Et je redoute la confrontation, mais je dois tenir le cap. Je dois être forte, pour moi, pour toi. Ne laisser aucune faille, dans laquelle tu pourrais t’immiscer. Je ne peux pas craquer en voyant ton cœur se briser, les larmes dévaler tes joues, tes poings se serrer.
Les étoiles que tu avais dans les yeux vont me manquer. Ça me tue, de les noyer dans tes larmes. Peut-être que je suis idiote, de te pousser à partir, peut-être que je suis trop jeune. Qu’au lieu de rejeter ce qui est cassé, je devrais m’efforcer à le réparer. Mais je n’ai pas la force de le faire, j’étouffe.
Je te souhaite une fille, qui t’aime plus que moi, que tu aimeras plus que moi. Elle saura prendre soin de toi, elle ne te fera pas de mal. Jamais tu ne la regarderas avec ces yeux tristes.
J’ai décidé de ne suivre personne, de ne me fier qu’à mon propre instinct. De ne laisser personne m’influencer, me dicter ma conduite, ou juger mes actes. A contre-cœur, avec fermeté. En saisissant ma chance, en la provoquant, l’invoquant, en allant la chercher là où elle n’était pas de prime abord.


– Pendant –

Je te retiens comme un souvenir. Des bribes, des éclats, des images, des sons, ta voix. On s’était dit pour toujours, maintenant je m’aperçois que c’est vrai. On s’était dit pour toujours et je porte la trace de ta malédiction.
Je me surprends à rire toute seule dans la rue en me souvenant de tes blagues. Je me retourne à chaque fois, au supermarché, en sentant ton parfum (comment osent-ils porter le même que TOI). J’ai un hoquet en repassant par nos lieux. Mon ventre se noue toujours autant lorsque je me souviens de notre premier baiser, de l’anticipation, de l’excitation, de ma joie difficilement retenue.Mon cœur se serre lorsqu’il se souvient de nos disputes, plus encore lorsqu’il se remémore les dimanches matins dans tes bras, en entendant les cloches de l’église sonner, nous réveiller en les maudissant.
Combien de temps s’est-il passé depuis la dernière fois, depuis le dernier sourire sincère, le dernier baiser, le dernier mot, la dernière fois que je t’ai aperçu? Cela semble des siècles, et pourtant aujourd’hui encore, mes mains se souviennent de tes cheveux, ma poitrine brûle de pouvoir te serrer une dernière fois contre moi, comme avant.
On dit qu’avec le temps, ça va mieux. Que les blessures vont se refermer, qu’il faut être patient. Mais je n’ai rien de patient chez moi. Et je sais que c’était mon choix (ou pas?), un nouveau chapitre doit s’écrire, je sais que tu n’attends plus. La page s’est tournée. Et pourtant, j’attends toujours, que tu reviennes avec quelques mots pour adoucir mon amertume.
Le pire dans tout ça? Je sais que c’était la bonne décision. Celle à prendre. A contre-cœur. Je te revois encore : deux enfants, dans la rue, hésitants et pourtant surs d’eux. Un saut dans le vide, comme une évidence. Une évidence qui faisait sens pour nous, pour tout ceux autour de nous, une évidence qui a encore du sens pour moi. Peut-être plus tant que ça, finalement.
J’attend ton retour. Trouve-moi, et dis moi que tu m’aimes encore, comme je t’aime encore. Dis-moi que ça va fonctionner cette fois, que nous ne sommes plus des enfants, que nous avons appris de nos erreur et qu’elles ne se répéteront pas. Qu’on peut être aussi heureux qu’on l’a un jour été. Et je serai apaisée. Tu sais qu’encore aujourd’hui, je donnerai ma vie pour toi. Que je ne veux que ton bonheur. Que s’il faut que tu sois avec une autre pour être heureux, qu’il en soit ainsi. Mais s’il n’y a ne serait-ce qu’une chance, si infime soit elle, que tu penses à moi de temps en temps, reviens-moi. Si ta flamme n’est pas totalement éteinte, la mienne ne l’est pas non plus.

Je te promets qu’on peut être heureux.

Je souhaites ne plus jamais te revoir un jour. Pas dans la rue, pas en photo, nulle part. Je ne suis pas prête à essuyer ton refus. Je ne suis pas prête à briser les derniers morceaux intacts, ni ceux que j’ai recollé à la colle de mon amour-propre.
J’ai besoin de l’ami. Tu me connais mieux que personne. J’ai besoin de tes conseils. Vois à travers-moi, et guéris-moi.
Comment expliquer, qu’après tout ce temps, c’est encore ton visage qui ressort dans mes rêves? Que je me réveille en pleurant ton absence, en riant aux éclats, et en m’efforçant de me rendormir pour être encore une fois, quelques instants dans tes bras?

Où es-tu?


– Après –

Des confettis au sol après la fête, des bougies et des polaroids reposent sur la table, souvenirs de toi et moi hier soir.
Je tangue et vacille, tes bras pour me retenir, me réchauffer, je me confesse.
Tu serres ma main dans le taxi, et je peux m’avancer mais je ne pense pas, on peut faire un bout de chemin ensemble. Encore maintenant, sans même le savoir, et pourtant je le ressens… Le vide, qui cherche tes lèvres à chaque instant.
Tu es différent. Des autres, de l’image de toi. Ta douceur me convaincs.
Et mes mots ne collent pas, ne représentent, ne dessinent pas une once de ce que je ressens. Je suis frustrée. Ne pas pouvoir décrire à la perfection le sentiment qui m’habite. Comment expliquer le calme de ce désir, la douceur de cette fougue, cette impatience que je retiens?
Une chanson douce, mélancolique, un dimanche sous la couette, un soir à regarder les étoiles, à danser dans un parc. Une mélodie qui passe en boucle, sans jamais se lasser, tandis que ton regard ne peut se détacher du mien, que mes mains s’agrippent à ton torse. Comment expliquer ses silences, apaisants, où il me semble que je pourrais me noyer dans tes yeux océan? Plonger dans des eaux si froides, m’y perdre… Jamais glacier n’a été si torride.
Entendre ta voix, apercevoir ton visage, tes lèvres se pincer, et vouloir être celle à qui elles appartiennent.
Je me réveille d’un rêve où j’avais trouvé le bon. Je me suis réveillée, et un seul visage m’est venu en tête.
Je me revois virevolter à ton bras, contempler la rivière en contrebas, scruter les étoiles en renversant nos têtes, lutter contre le froid, mais tu me réchauffes. Je tiens ta main, tu entrelaces nos doigts, avant de déposer un baiser sur mon front. Tu m’enlaces comme si j’allais m’évaporer, gardes tes yeux ouverts, comme pour t’assurer qu’il ne s’agit pas d’un rêve. Des confessions à la lueur des bougies, dans le brouillard de nos deux corps.
Rire comme des enfants, aimer comme des enfants, ne pas se poser de questions et vivre au rythme des toujours. J’ai trop en moi pour me lasser jamais d’aimer. Je suis mauvaise en amour, je fais toujours les mêmes erreurs… mais tu ne peux pas m’en vouloir d’essayer. La fusion des premiers pas, ce qu’on n’ose pas, la timidité des premiers instants. Je veux te vivre au rythme des battements de mon cœur : forts, rapides, et ce jusque la fin.
Tous les débuts devraient être ainsi : m’enrouler dans ton pull, tes yeux ne peuvent me quitter. Je voudrais rester la fille de quinze ans à qui tu voles un baiser, que tu essaies d’impression avec un ballon, que tu essaies de faire craquer en jouant du piano. Que tu réussis à séduire.
Qui aurait dit. Je n’aurais jamais osé l’imaginer. Un rêve éveillée. Je veux être le secret que tu cries dans la rue en sentant l’adrénaline monter, le réveil de tes plus belles nuits, l’enfant qui te fait rire quand tu n’en as plus la force, l’étincelle à ta passion. Tu sais qu’avec moi, ce sera l’intensité plutôt que la durée.
Je suis prête à sortir de ma zone de confort. Prête à te voir comme une force plutôt qu’une faiblesse. Prête à faire des compromis.
Tes mots font fondre mes dernières peurs. Retiens-moi, ou je m’en vais. Éloigne-toi, avant que je ne t’emmène dans mon cocon.
Je ne sais pas comment, je ne sais pas combien de temps la passion peut durer, mais ton feu me dévore. Nos week-ends s’écrivent peut-être bien d’encre d’étoiles, récit brûlant, visible par les prochaines générations. Ne dit-on pas « star-crossed lovers« ? Des étoiles, tu en a laissé quelques unes dans mes yeux.

Laura Rosaye

Rêvelise Rohart, photographe du sens(ible)

Portait de Rêvelise : Mathieu Fortrie

Quand on pense photographie érotique… On peut avoir la fausse image de photographies pornographiques, de sexes en premier plan, de rapports sans émotions, de course à la consommation du plaisir, de relations hommes-femmes/femmes-femmes/hommes-hommes stéréotypées où l’homme est un grand viril sauvage (voire violent) et la femme une créature fragile, soumise aux désirs de son partenaire.

Changez d’idée. Je ne serais pas en train d’écrire cet article s’il s’agissait de ce genre de photographie.

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Morgane au mur Proceram

Rêvelise, du haut de ses 23 ans, est photographe. Photographe érotique. Comment est-ce que ce petit bout de femme, aux traits si doux, a pu se dire un jour vouloir en faire son métier? Ce n’est certainement pas habituel.
Je la connais depuis à peu près deux ans, et ce qu’on remarque tout d’abord chez elle, c’est sa force. Sa douceur, sa sensibilité, une femme qui sait ce qu’elle veut, où elle va, et comment elle va y aller. En tant que filles, on a souvent peu de modèles féminins forts, parce qu’on ne les voit pas, où parce que les femmes nous environnants n’osent pas s’affirmer. Rêvelise est un des modèles féminins de ma génération, et j’espère celui de la génération suivante en ce qui est d’avoir des convictions et de rester attaché(e) à ce qui nous fait vibrer.

Son style, comme un tableau minimaliste : d’apparence simple et pourtant très complexe. Tu as le sentiment, quand tu la vois, qu’il y a beaucoup de choses derrière ces yeux bleus. Comme son histoire.

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Alshams walqamar

Cette passion pour la photographie remonte à sa jeune enfance, lorsque avec son premier appareil photo (on parle là d’un appareil numérique à 2 mega pixels), elles s’amuse à prendre son quotidien : un chien, des photos  d’amis, de fleurs… Sans vraiment y mettre de sens, mais du cœur à l’ouvrage. L’adolescente qu’elle est à ce moment là se prend au jeu, avec son nouvel appareil photo, son portable. Sur son chemin, elle rencontre celui qui sera son mentor : un professeur, qui devient vite un ami, qui lui prête son reflex, qui l’éduque à l’art, ouvre ses horizons. Un éveil qui la forge, la fait devenir artiste. C’est à ce moment qu’elle comprend que photographe, ce sera son métier.

Dès lors, elle commence à photographier ses amis. Des portraits, des gueules, et à chaque fois, la patte bien distincte de l’artiste.
Et puis un jour, un couple de jeunes parents lui demande une session avec leur nouveau-né, ce qu’elle accepte. Mais le couple annule au dernier moment. Déçue, elle appelle sa voisine pour lui proposer une session photo.

« Elle était essoufflée au téléphone, comme si elle venait de monter des escaliers en courant. Pour plaisanter, je lui ai demandé si elle était en train de faire l’amour avec son mec, et elle m’a répondu que oui. Sans aucune gêne, sans aucun malaise, j’ai proposé qu’elle passe chez moi pour les prendre en photo, ce qu’elle a accepté. »

Ce que Rêvelise photographie? Des fragments d’amour : des regards intenses, des corps imparfaitement beaux, une essence bien particulière, une connexion entre deux êtres. Les corps ne sont pas nus que par le manque de vêtements, c’est bien plus intime que cela : la nudité, c’est celle d’une âme qui se met à nu face à une autre. Retrouver foi en l’amour en un cliché, avoir une image plus claire de ce qu’est l’amour sous ses différentes formes, et c’est un pari réussi.

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Le phare

« Il y a une confiance entre le(s) sujet(s) et moi que je ne peux pas briser. Ils m’invitent chez eux, sur leur territoire, et une fois que la séance photo commence, je me fais la plus petite possible. Hors de question de leur parler, de leur demander de se mettre dans telle ou telle position, je capture ce que je vois, rien n’est écrit à l’avance, il n’y a pas de scénario. »

Très sensible, elle cherche avant tout à faire passer les émotions qu’elle perçoit. Cela se ressent dans ses photos: on s’y retrouve sans effort, on admire la beauté des corps, et là est la vraie différence entre ses photos et du porno. L’acte physique n’est pas ce qui est mis en avant, mais le moment partagé est clef. On sent à travers ses photos, la tension qu’il y a entre les deux êtres, la curiosité que la photographe a sur ses sujets.

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Nouveau-né

Sa passion, pour l’instant, reste un rêve à moitié réalisé. C’est difficile de trouver des clients qui ont suffisamment d’audace et de confiance pour se faire prendre en photo dans ces conditions, puis, de se faire un réseau, parce que la confiance à créer n’est pas des moindres. Mais elle ne désespère pas. Les retours de ses clients l’encouragent à persévérer. Des détails qu’eux-mêmes n’ont pas vu sur le moment, une confiance en soi et sur son corps (nombreux sont ceux qui ont vécu cette expérience en tant qu’acceptation de leur corps -et se sont trouvés beaux), et l’émotion de redécouvrir leur amour sous un nouveau jour.

Ce que je retiens de notre interview? Beaucoup de curiosité de ma part parce que complètement étrangère à ce milieu (pour le coup, cela m’a fait sortir de ma zone de confort !), de l’admiration en masse pour une femme passionnée, et une session thé-petits gâteaux qui a duré bien plus longtemps que prévu, passant à toute vitesse. Merci beaucoup pour cette dose d’empowerment, de sensibilité et de douceur !

Vous pouvez retrouver le travail de Rêvelise sur ses réseaux sociaux:
Blog : www.reveliserohart.com
Instagram : @reveliserroar
Facebook : Rêvelise Rohart
Behance: revelise_rb5c6

Laura Rosaye

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Petit retour sur 2017, et bonnes résolutions 2018

 

Cette année 2017 a été riche en émotions!

Des rencontres, des voyages, des  changements, de grands moments de joie comme de grands moments de doute… Mais une année mémorable!
Entre Lille et la Californie, le surf à San Diego, Oléron ou Lacanau; les trajets de boulot entre Lyon, Tours, Blois, Paris; un week-end à Amsterdam. De nouveaux copains à quatre coins de la France et du monde. Des remises en question, professionnelles et personnelles, sentimentales et fondamentales. La redécouverte de passion avec l’écriture, plus de temps pour moi pour apprendre à me connaître à nouveau, pour profiter plus avec ma famille, avec mes amis.

Est-ce que j’ai tenu mes bonnes résolutions 2017? Pas tout à fait.
Prendre soin de ma santé? Entre Roaccutane, les coups de soleils terribles, le sport que j’ai -un peu- oublié, les bonnes bières entre amis… non, pas vraiment.
Prendre plus de temps pour moi? Ça oui ! Retour à l’écriture, alors que ça me manquait, et à la créativité en général : du dessin, de la peinture, du tricot, de la lecture… Et ca fait un bien fou.
Passer plus de temps avec mes amis et ma famille ? Malheureusement non. Jusqu’à Octobre, ce n’a pas été ma priorité, et je m’en mords les doigts maintenant. Je sais que j’aurais dû leur garder une place, et même si je me suis excusée après m’en être rendue compte, les séquelles restent présentes. Tout le monde fait des erreurs, je ne referai pas celle là !
Des chocs aussi, qui m’ont fait me repositionner sur mon avenir, sur ce que je voulais et ne voulais pas. L’avenir nous le dira ! Avec en effet cette année, une recherche globale de poste, de nouvelle ville, en France ou à l’étranger.

L’année 2018 s’annonce bien pleine. Elle passera sûrement encore plus vite que 2017, entre recherche de CDI, déménagement, voyages et célébration de ma dernière année en tant qu’étudiante -titre que je ne suis pas pressée de quitter.

Alors pour l’année à venir, quelles seront mes bonnes résolutions? Qu’est-ce que je souhaite changer, par rapport à cette année et aux années précédentes?

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1- Prendre soin de ma santé… pour de vrai
Reprendre le sport, en salle ou chez moi. Arrêter de faire cinq burgers par semaine (je plaisante). Faire une cure de jus de citron s’il le faut, mais se remettre en forme et en finir ENFIN avec la toux et le rhume que j’ais depuis Octobre. Et se remettre en forme avant de repartir surfer!
Re-bonjour également au yoga et à la méditation! Je sais d’expérience que ça marche très bien pour moi, alors pourquoi s’en priver? 🙂

 

2- Voyager plus
Selon si je quitte Lille ou pas, si je pars en France ou à l’étranger… Pour l’instant je ne peux vraiment planifier de grand voyage. Dans les pays à découvrir, je dirais la Norvège, le Sri Lanka, la Croatie, l’Espagne, ou soyons fous… Hawai. Sinon, dans les pays à refaire, ce serait l’Ecosse (oui oui oui les highlands!), retourner à Prague ou en Italie. Le must serait un petit tour d’Europe avant de partir définitivement m’installer en Californie après avoir trouvé du boulot là-bas… Le rêve.

 

3- Économiser
Mettre des sous de côté pour rembourser le prêt étudiant au maximum, pour pouvoir voyager, pour prévoir les frais de déménagement, les voyages à faire pour passer des entretiens… 2018 va coûter cher !

 

4- Prendre plus de temps pour mes proches
Pour rentrer un weekend, pour voir des copains (Metz, Tours, Strasbourg, Paris, Rome…), sortir boire un verre ou faire un cinéma entre amis. Je les ais un peu mis de côté cette année, ce ne sera pas le cas en 2018 !

 

5- Me réserver du temps
Pour cocooner, pour écrire, dessiner, ou juste simplement passer une soirée devant Netflix dans un plaid. Prendre du temps pour moi toute seule et me retrouver un peu. Dans le même genre, il y a aussi « me remettre à lire » héhé, ou commencer vraiment un Bullet Journal.
Me réserver du temps perso, c’est aussi repartir sur des bases saines : donc oui, le sport, méditation, écriture, peinture… Mais c’est aussi un grand ménage de printemps dans mon appartement, dans les vêtements que je ne porte plus (oui, même si ce pull tout usé est TROP doux, j’en ai des autres en meilleur état qui remplissent exactement la même fonction), les cosmétiques qui ont dépassé leur date d’utilisation depuis bien longtemps… Grand ménage de printemps de nouvelle année !

 

Et toi, c’est quoi tes bonnes résolutions cette année?

Laura Rosaye

Ils ont mis Noël en boîte !

La période de l’année que j’attends sagement avec impatience est bel et bien là ! Les biscuits, les tours de grande roue, les lumières partout, les décorations… Noël. C’est aussi une période que je chéris pour les box ! Chaque année, ils mettent le paquet cadeau, les petits plats dans les grands pour cette si jolie saison.
Pour l’occasion, je vous présente trois box de Noël : My Little Box, Runcocorun et Madmoizelle !
Et c’est parti pour une présentation, dans l’ordre de réception héhé.

1- My Little Box : une nuit étoilée

Une bonne surprise pour cette box de Noël! Pour ceux qui ne connaissent pas, My Little Box propose des box à la fois déco/lifestyle et surtout beauté. C’est notamment pour leur box de Noël que je m’étais abonnée à nouveau cette année. Je ne suis pas déçue !

L E   D E S I G N  
La boîte est sûrement une de mes préférées. Entre blanc, rouge, et quelques détails dorés, elle me donne envie de la garder en décoration et pas dans un de mes tiroirs comme range-chaussettes. Un Paris étoilé qui fait rêver, promettant une balade sur des Champs Elysées enneigés, à la parisienne. My Little Box gagne de loin la compétition au niveau du design de la box.
Et on en parle des paillettes en forme d’étoile au fond de la boîte? Je ne suis qu’amour.

P R O D U I T S   B E A U T E

– Gel douche mousse « The ritual of Sakura » de Rituals.
Un gel douche qui n’est pas en taille miniature, chez My little box? C’est inédit héhé. Ce gel douche se transforme en mousse, un peu comme de la mousse à raser, dès qu’il sort du tube. La texture est parfaite, l’odeur bien présente même après rinçage sans être trop prise de tête. Ce parfum, c’est sûrement le meilleur de leur gamme : fleurs de cerisier. Je l’avais déjà eu en miniature, dans une box Birchbox, si mes souvenirs sont bons.
– Enlumineur My Little Box.
Je suis en général assez mitigée sur les produits My Little Box. Le produit du mois de Novembre était un masque « nuage », qui ne m’a pas vraiment emballée (en dehors de la texture, bien trop rigolotte à appliquer). En ouvrant cet enlumineur, j’étais assez perplexe à nouveau. Il semblait assez foncé, entre doré et bronze. Au final, j’en suis bien contente ! Il tient toute la journée, sa mine crayon est pratique, la couleur ressort bien sans faire trop foncée ou trop claire.
Eyeliner couleur « scotch » Bobbi Brown.
Hmm, déçue. Alors soit, un crayon/eyeliner marron, ça sert toujours dans une trousse. Dans d’autres box, il y a eu des rouges à lèvres, des vernis apparemment… J’aurais préféré héhé. Il tient moyennement bien, la couleur est jolie (un marron avec une teinte légèrement dorée… mais c’est si léger que ça ne se voit pas du tout).

P R O D U I T S   L I F E S T Y L E

Carte Kanako « Il est grand temps de rallumer les étoiles »
Ahh, les cartes de Kanako. A chaque fois, elles finissent accrochées sur mon mur. Elles sont bien trop jolies/poétiques. Ce mois-ci, une citation d’Apollinaire, que du coup je suis obligée de mettre en dessous.

« Les étoiles mouraient dans ce beau ciel d’automne, comme la mémoire s’éteint dans le cerveau. De ces pauvres vieillards qui tentent de se souvenir, nous étions là mourant de la mort des étoiles, et sur le front ténébreux aux livides lueurs, nous ne savions plus que dire avec désespoir, ils ont même assassiné les constellations. Mais une grande voix venue d’un mégaphone,dont le pavillon sortait, de je ne sais quel unanime poste de commandement,la voix du capitaine inconnu qui nous sauve toujours cria : Il est grand temps de rallumer les étoiles. »

Cette petite carte est très minimaliste, facile à encadrer… Bien que je préfère celle de l’année dernière, une carte de vœux de Kanako !
– Guirlande lumineuse My Little Box x Merci.
Moi? Bien aimer les bougies et les guirlandes lumineuses? Héhé, j’en avais déjà trois dans ma chambre… Bon, on a fait un peu de place pour en ajouter une quatrième ! Dans un vase au verre fumé, les lumières sont toutes petites et rendent vraiment bien. Le +/- ? Elles s’allument en les branchant via une prise usb. En gros, pas super pratique. Heureusement, Ikea fait des multi-prises avec deux prises usb. Mais j’aime beaucoup cet accessoire de déco ! Pour sûr, il ne restera pas dans un placard !
– Lot de deux bracelets Merci.
Des bijoux, dans une Box beauté… C’est un pari risqué. Pour ceux-ci, je dis pari à moitié réussi. Les bracelets sont mignons, mais pas franchement pratiques à enfiler. Les cordons ne sont pas très agréables, sûrement à cause du fil doré qui gratte un peu (oui, mais c’est le prix à payer pour des paillettes, j’en conviens). La médaille est jolie mais semble un peu fragile. Un bijou à ne pas porter tous les jours donc ! Je suis cependant fan du concept « un pour toi, un pour moi ». Une bonne idée de cadeau!
– Cartes de décoration pour paquets cadeaux My Little Box.
En partenariat avec Samsung, My little nous offre des « golden tickets » à découper pour décorer nos cadeaux de Noël, le tout avec des messages décalés comme « Ce n’est pas un chaton, désolé ! » ou « Pas besoin de simuler avec ce cadeau! ». J’ai hâte d’emballer mes cadeaux de Noël, du coup (et ça, c’était pas gagné).
– Petite histoire « L’art de dire merci »
Si j’ai beaucoup aimé le mini-livre le mois dernier, celui-là… Bon, je vais être honnête, je l’ai survolé uniquement. Et ça avait l’air cool, mais pas transcendant. En gros : remercier ses défauts, ses proches, soi-même pour mieux vivre à s’accepter. Si la lecture ne m’a pas inspiré, je reconnais par contre que c’est une bonne idée ! De quoi relativiser et s’accepter, voir le verre à moitié plein.
– Le pochon My Little Box
Un pochon tout mignon, qui se démarque des précédents (merci My Little Box d’en avoir remis dans les box! Mes câbles d’ordi/de portable/écouteurs/chargeurs appareil photos/ petites culottes lors de mes déplacement vous remercient!) par ses motifs dorés. On n’a jamais assez de pochons.

2- La box Mademoizelle : Pour du fun jusque sous le sapin

La première, mais pas la dernière ! Après avoir bavé dessus (pas pour de vrai, hein), vous en avoir parlé ici, j’ai passé le pas. C’est donc par la meilleure box de l’année que j’ai commencé cet abonnement Madmoizelle ! C’est sûrement aussi celle qui va remplacer My Little Box… C’est parti pour un petit tour !

L E   D E S I G N

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Pour Madmoizelle, pas de box. Les produits sont mis à même le carton! Mais le carton envoie du lourd. Malheureusement, je n’ai pas pris de photo du carton, mais je vous en ai trouvé une sur l’internet héhé ! Un petit slogan accrocheur, des couleurs qui tapent à l’oeil, un joli clin d’oeil à Harry Potter… J’aime ! On est pas du tout dans le registre « beauté »/ »chic », mais en même temps… C’est pas le but de cette box.

P R O D U I T S  

– Chaussettes Madmoizelle
Des chaussettes bien épaisses, à mettre avec un pyjama en pilou en flanelle, c’est toujours le top en hiver! Encore mieux quand il y a une petite femme bien badass dessus ! La photo ne rends pas honneur à la couleur, mais elles sont bordeaux et blanches. Petit plus? Sur la plante des pieds, on peut lire « Je lis Madmoizelle et »   » I can do it! ». Féministe de la tête aux pieds, de quoi marcher sur les misogynes en toute classe (marcher, pieds… ouais, j’avais pas mieux).
– Jeu de cartes Madmoizelle
Un petit jeu de cartes, pas forcément de saison (quoique, si tu t’ennuies vraiment pendant le repas de Noël, entre grand-tata et ton oncle au 5ème degré… Peut-être même qu’ils participeront!). Mais ça sert toujours! D’autant plus qu’il porte les couleurs de Madmoizelle.
– Bougie senteur Cranberries
Une guirlande pour My Little Box, une bougie pour Madmoizelle… C’est le combo parfait. La box nous promet une bougie qui brûle pendant 60h, si ça c’est pas le bonheur! Son odeur de cranberries/cupcake/Noël sent bon, sans prendre trop la tête… C’est un grand oui !
– Carnet de 20 bons
De quoi faire des petits cadeaux à ses proches/potes n’importe quand ! On y trouve « Bon pour garder mon chat« , « Bon pour remettre a plus tard ce que j’avais prévu aujourd’hui » (la procrastination est ton amie), « Bon pour un Netflix & Chill » (attention, ne l’offre pas à ton coloc, ou bien vérifie avant le sens exact de cette appellation)… C’est mignon, c’est rigolo, c’est pas super utile… Mais est-ce que ça nous importe vraiment?

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– Crème hydratante visage & corps
Oui oui et oui. Je suis encore en pleine recherche de la crème hydratante la plus riche qu’il soit, pour ma petite peau sèche et fragile (merci Roaccutane). Et celle-ci fait bien son job, grâce à l’acide hyaluronique qui garde l’hydratation de ta peau  ! Bien qu’elle m’ait explosé dans les mains quand j’ai essayé de l’ouvrir (le facteur a dû en effet bien se dépêcher, c’était bien secoué tout ça), j’ai beaucoup apprécié le design de la box en fer (ils sont différents selon les box), qui me servira sûrement de boîte à bijoux une fois la crème utilisée. Et elle sent bon le Mixa bébé !

– Cartes de Noël
Alors, niveau mignonnerie, on dépasse des sommets. Une petite carte cartoon pour te souhaiter le plus beau pour la nouvelle année, une carte graphique « Noël est passé, mais t’inquiète ça va aller » (ceux qui me connaissent savent à quel point cette carte en particulier me correspond bien), et une carte au paysage enneigé, avec deux petits… furets?… bien curieux ! Les deux dernières sont accrochées sur mon mur, et la dernière sera effectivement envoyée en carte de vœux ! J’ai déjà ma petite idée de qui, mais je ne veux, je ne vais pas le révéler ici.
– Veilleuse champignon
Pas besoin de refaire un dessin sur ma passion sur les bougies/lumières, j’en ai déjà bien trop parlé dans cet article. Cette petite veilleuse est parfaite parce que
1-C’est un champignon
2-Elle fonctionne à piles, donc tu peux l’emmener partout
3-Les champignons, c’est bon.

Malgré le fait qu’il n’y ai pas de box, ni de pochon, qu’elle ne soit pas spécialement sur le thème de Noël en dehors des cartes postales, je l’ai beaucoup aimée ! Mention spéciale pour le combo chaussettes/veilleuse/bougie.

3- Runcocorun, un Noël rouge sous le signe de l’hibiscus

Runcocorun, depuis la première Box, c’est le grand amour. Cette box là ne déroge pas à la règle ! Reçue ce weekend, c’est celle que j’attendais avec le plus d’impatience. Aucune idée de ce que ce serait, aucun indice… Et une impatience à la mesure de l’attente ! C’est parti pour la présentation !

L E   D E S I G N

Pas de grande surprise sur le design malheureusement. La Box est toujours la même, emballée dans un carton dix fois trop grand (merci toutefois Runcocorun, ça m’oblige à descendre les poubelles dans la foulée!)… Mais elles sont assez grandes, ce qui permets de les mettre dans ma commode et y ranger plus de collants que celles de My Little Box #PassionRecyclage.
Cependant, petit effort, la box nommée « Soir de Fête » avait un petit papier rouge dans le fond, ça habille toujours un peu!

P R O D U I T S   B E A U T E

– Mousse nettoyante visage, Nominoë
Une mousse pour le visage? Je connaissais celle de Garancia, le push push magique (qui fait vraiment des merveilles, au passage), mais je ne connaissais même pas cette marque. On y retrouve de l’eau d’ajonc (?), de l’artichaut, du blé noir et du genêt. Pour l’avoir essayé une fois, mon visage n’a pas du tout été agressé, mais par contre bel et bien nettoyé. De l’éclat, une peau toute douce, c’est tout ce qu’on demande (et qu’on a, du coup) !
– Rouge à lèvres,Karen Murell
« Nothing nasty touches my lips« , à savoir « rien de sale ne touche mes lèvres ». Avec ce rouge à lèvres, c’est sûr ! Une cosméto bio et saine, enrichi en huile de ricin pour protéger ta petite bouche !
J’ai été au départ un peu déçue de la couleur, bois de rose, une teinte assez neutre qui va à tout le monde… Sauf à moi héhé. Je n’arrive pas à trouver cette couleur belle sur mes lèvres. Au final? Celui-là, ça va ! Ne pas trop en tartiner pour un effet « chocolat praliné », mais en légère touche, ça passe même plutôt bien En fait, ce rouge à lèvres, si je l’aime autant, c’est pour une mauvaise raison. Ce rouge, je trouve, sent vraiment TRES bon. Il y a même une petite odeur de cannelle… Si vous me connaissez un peu, vous savez aussi à quel point j’aime cette épice, à quel point j’en mets partout. A croire qu’on peut aussi en mettre dans du rouge à lèvres.

P R O D U I T S   L I F E S T Y L E

-Livre « Miam » de Laura Rowe.
Déjà, on partage beaucoup avec cette Laura Ro… Rowe.
Plus sérieusement. J’aime beaucoup cuisiner, mais j’avoue ne pas vraiment de repérer avec des cL, mL, L, dL… C’est un peu à ma sauce, à des élans de « Oh! ce serait bon si j’ajoutais ça, tiens… ». Ce livre n’est pas un livre de recettes, c’est beaucoup mieux. On y retrouve en fait une tonne d’informations sur les aliments : du nom de la forme des pâtes, à l’appellation des parties de viande d’un boeuf (oui, il n’y a pas que du steak), des aliments/épices à associer avec tel légume ou fruit… C’est très instructif, très complet ! Personnellement, je ne l’aurais pas acheté parce que je ne suis pas à ce point « à fond » en cuisine, mais je le garde pour le feuilleter de temps à autres, car ce livre est une bible ! C’est aussi une très bonne idée de cadeau de Noël, je connais plusieurs personnes autour de moi qui l’adoreraient !

– Bracelet Les Cleias
Et on repart sur un bijou ! Contrairement à celui de My Little, celui-ci va être bien plus facile à porter. Minimaliste, entre cordon et deux petits cercles plaqués or-rose, il s’enfile facilement et se ressert en faisant glisser les cordons. Tiens, d’ailleurs je le porte aujourd’hui. Discret, il ne fait pas de trop avec ma montre ou mes bagues (que je porte H24). Il est rangé dans un petit pochon, qui peut très bien resservir de garde bagues/boucles d’oreilles, colliers… pour un voyage 🙂
– Boisson à l’hibiscus, Joe & Avrels
Ce mois-ci, pas de préparation de gâteau, pas de thé… Mais une boisson à l’hibiscus que je n’ai pas encore goûtée ! Donc voilà. Héhé, j’ai pas l’air bête, mais je ne peux pas vous en dire plus (à part que ça sent bon).

– Pochon Runcocorun
Un pochon, voilà. C’est le même chaque mois, mais ça sert quand même à beaucoup, un pochon, ne pas les sous-estimer!
– Programme de sport Runcocorun
Et un nouveau programme de sport, que je compte bien appliquer, cette fois ! En mode Super-Coco (deux tours), parce que quand il faut y aller, il faut y aller !

-Liste de courses et recettes Runcocorun
Alors ça, c’est pour équilibrer avec le programme de sport : les recettes. Ce mois-ci, le thème est la fleur d’hibiscus ! On retrouve non pas deux, non pas trois, mais quatre recettes autour de cet élément ! Eh oui, comme c’est les fêtes, on a aussi une petite recette de cocktail. Plus qu’à aller acheter des fleurs d’hibiscus (en magasins bio, biocoops, épiceries…) et à s’y mettre !

B I L A N

C’est donc trois box de Noël bien réussies !
Mes trois produits favoris? Pour My Little Box, je dirais la guirlande; pour Madmoizelle je dirais le champignon lumineux; et pour Runcocorun, ce serait le livre !
Malheureusement, je me désabonne de My Little Box, mais si vous aimez ce genre de comparatifs, dites le-moi dans les commentaires et je tenterai d’en essayer de nouvelles !

Ca vous donne envie de craquer, pour l’année prochaine?
A moins que vous l’ayez déjà demandé à Noël…

D’autres idées de box ici!

Laura Rosaye