Tout, tout de suite.

Je veux tout, tout de suite. Et tout à la fois.

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Je fais partie d’une Génération Y/Z multi-facettes, impatiente, et ambitieuse; qui n’a pas le temps d’attendre et doit réagir au quart de tour si elle veut rester IN. Cela passe par mes projets, par les réseaux sociaux sur lesquels je suis, sur les avancées technologiques, au plan professionnel… Je ne peux pas me permettre de ne pas suivre les avancées technologiques, ne pas faire ma veille sur Twitter, ne pas suivre les nouvelles tendances beautés sur Instagram.
Comme si, ne pas le faire, pouvait me recaller au rang d’asociale, le monde tourne trop vite pour s’arrêter cinq minutes. Qu’il s’agisse de la sortie du nouvel iPhone ou du dernier épisode de GoT.

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Et tout cela, en continuant à vivre ma vie. En allant au boulot le matin, planifiant ma journée et les semaines à venir, switchant d’un call à une autre réunion, bosser sur mes sujets persos (urgents et de fond), tout en restant disponible pour les questions à tout moment. Le soir, une vie parfaite entre activité sportive, un appartement clean, une cuisine bio super healthy, rester disponible pour sortir avec mes amis, ou une soirée devant Netflix avec mon copain.

Et à côté de ça, je veux aussi pouvoir planifier ma remise au sport, mes projets professionnels, mes prochaines vacances. Et je trouve encore du temps pour me lancer dans d’autres projets.

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Une génération qui vit à 100 à l’heure, sans s’arrêter, qui finit très souvent en burn-out, mais qui redoute le bore out comme la peste. De l’impatience, la peur du vide?
Et pourtant, on nous voit facilement comme la génération paresseuse, entre binge watching et « flemme ».

Génération entrepreneuriat, qui veut se dicter ses propres règles au travail, pour mieux échapper à la routine tuante de l’entreprise. Choisir soi-même ce qu’on va faire de ses journées, travailler selon ses valeurs : créer son projet, son but, se lever tous les matins parce qu’on le veut et pas parce qu’il le faut, faire des heures supp’ sans avoir l’impression de se sacrifier. Ne pas se résoudre à arrêter de travailler, comme lorsque tu es plongé dans un bon livre, parce que tu sens que tu tiens le bon bout.

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Suivre les success stories qui s’enchaînent, se ressemblent, ne se ressemblent pas, et fleurissent tout au long de l’année sur tous les réseaux sociaux. Se surprendre à en rêver. Avoir le projet qu’il faut, mais pas la motivation. Avoir le projet qu’il faut, mais pas les moyens.  Avoir le projet qu’il faut, mais n’avoir absolument aucune idée de comment le faire, ni avec qui.

Et si je ne peux pas le faire maintenant, je planifie. L’urgence de mon idée, qui sera dépassée demain, nécessite parfois que je l’abandonne. Parce qu’il n’est pas l’heure, parce c’est trop tard, parce que ce n’est pas si révolutionnaire que ça… Et d’autres y penseront sûrement, ou sont peut-être même en train de la développer alors que moi, je viens juste d’y penser.

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Est-ce que c’est fatiguant, de vouloir tout, tout de suite? Oui. Et pourtant, c’est tellement énergisant.

Rosalie

wolf

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