Entreprendre, s’accepter, se développer, découvrir

Ah, les jeunes, ils sont toujours sur leurs portables. Même dans les transports, le matin, le soir, le midi, ça n’arrête jamais. Retire-tes écouteurs, je te parle ! Avec leurs musiques de sauvages…

Non Madame/Monsieur, je n’écoute pas de la musique, je suis en fait en train d’apprendre, d’écouter, de comprendre, et de me développer. Je suis en train d’écouter un podcast.

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Après cette jolie (et vécue) introduction, je vous parle de mes podcasts préférés pour cet été 2018 ! Une nouvelle habitude que j’ai mise en place dans les transports (dans le bus, dans le métro, dans la voiture, dans le train…), à cause de ces derniers mois où je n’arrêtais pas de bouger, par amour, professionnellement, ou pour aller passer des entretiens pour mon futur CDI ! Alors que le matin, j’avais tendance à écouter de la musique (plus pour un fond sonore, ou des rêveries, que vraiment de la musique); je me suis mise au podcast, en m’apercevant dès la première écoute que ça me faisait un bien fou! Après en avoir écouté un, je me sens tout de suite plus détendue, plus sereine, plus positive aussi.

Voici donc une liste des podcasts que j’ai écoutés, ceux que je vais écouter pendant cet été 2018 ! Ils parlent tous de développement de soi, qu’il soit personnel ou professionnel, avec notamment une grosse touche entrepreneuriat. Le point commun ? Émulation, positivisme, inspiration. Une façon aussi, d’entendre l’expérience d’autres personnes, qui ont réussi, qui partagent leurs problèmes et comment elles les ont surmontés. A écouter d’urgence !

  • Être soi

    Du développement personnel et de l’entrepreneuriat, le tout baigné dans beaucoup de douceur, c’est mes podcasts de la semaine (ok, j’avoue être un peu maniaque dans le sens où je vais sélectionner tous les épisode d’un même podcast et de me les faire tous à la suite avant de passer à un autre, c’est avoué).
    Je vais aborder ici les podcasts que j’ai déjà écouté, et essayer de me limiter, parce chacun de ses podcasts sont fabuleux.

    Être bodypositive pour aimer son corps et décomplexer (avec Yasmine – ElyKilleuse)
    Je pourrais aussi bien écrire un pavé qu’un seul mot : Parfait. Et puis aussi : enrageant. Si vous me connaissez, vous savez que je ne suis pas en surpoids. Pourtant, si vous avez lu mon article sur le poids, vous savez aussi que je n’ai pas toujours été (et ne suis pas toujours) à l’aise avec mon corps, même si je porte du 36-38. Ecouter ce podcast m’a révoltée, contre les personnes adeptes du body-shaming, m’a fait rire, et m’a fait du bien par rapport aux mots de Julie et Yasmine.
    Ce que je retiens ? Quelques conseils bêtes, mais qu’il fait bon de rappeler.

    1- C’est pas la taille qui compte. D’une marque à l’autre, tu vas peut-être porter du 34 ou du 40 (oui oui, expérience personnelle) ! L’important c’est d’être bien.
    2- Ne pas garder/acheter ses vêtements trop petits sous prétexte que « ils m’iront quand j’aurais perdu X kilos ». En fait, tu te punis juste à chaque fois que tu ouvres ton placard parce que NON tu n’as pas encore perdu ces kilos; ou que quand tu l’enfiles tu es tout boudiné et c’est pas agréable du tout.
    3- S’entourer de personnes bienveillantes. Si tu as des commentaires déplaisants, insultants, humiliants de la part de tes proches sur ton poids, c’est qu’ils ne veulent pas ton bien. Ils doivent bien se douter que tu complexes déjà assez pour ne pas en plus en rajouter.
    De quoi rire seule, s’insurger, et sourire de A à Z pendant ce podcast. Bref, les filles (et les mecs!), allez l’écouter, ça fait du bien. Julie est vraiment une fille top, qui parle à cœur ouvert, tu as l’impression de boire un café avec une copine quand tu écoutes ses podcast, c’est rafraîchissant !

    (Et après avoir écrit ce pavé, je me dis que cet article va être long…). Du coup, je ne vais commenter qu’un seul épisode par podcast, sinon vous ne lirez jamais cet article jusqu’à la fin, en vous laissant les autres titres que j’ai écoutés pour vous donner un peu envie d’aller les écouter, parce qu’ils sont tous trop cools.

     

    Dire adieu au syndrome de l’imposteur
    C’est quoi réussir dans la vie ?
    Prendre une décision
    Vivre avec moins pour vivre mieux

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  • Basilic

    Un podcast entre écologie, green lifestyle et entrepreneuriat. Encore une fois, des épisodes très positif, orientés sur les choix de vie et l’élan qui a poussé ces personnes a se lancer dans une aventure « hors CDI ».

    Mély, naturopathe et auteur de l’ouvrage « Syndrôme de l’intestin irritable »
    Une interview passionnante qui raconte l’expérience de Mély, qui a quitté son cocon professionnel pour découvrir la naturopathie. On en apprend plus sur soi, comment écouter son corps, les réactions que le stress par exemple peuvent engendrer, comment les reconnaître et comment les traiter. De la douceur, de la bienveillance… Je vous recommande vraiment ce podcast, un peu moins dirigé développement personnel que « Être soi », mais tellement agréable à écouter !

    Roxane, Se reconvertir à 25 ans, prendre des risques et changer de vie
    Asmae, Blogeuse et youtubeuse green, co-fondatrice de Les Naturalistes
    Sabrina, créatrice de Kufu, upcycling et zéro déchet à la française

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  • Entreprendre dans la mode

    Si vous me connaissez, je suis beaucoup plus attirée par les cosmétiques et l’univers du soin que la mode. C’est en effet par l’épisode de Sarina Lavagne que j’ai découvert ce podcast -ET OH MON DIEU! Ce qu’il est top ce podcast !! – et je n’en suis pas déçue !! Beaucoup de développement professionnel, personnel aussi, le tout dirigé par les valeurs et la créativité du monde du luxe en général.

    Sarina Lavagne – PRESCRIPTION LAB – Partir d’une page blanche & investisseurs
    Ce.Podcast.Est.Incroyable.
    Si tu es comme moi passionné.e de cosmétique, commence par celui-là. Si tu es comme moi passionné.e de communication et marketing, commence par celui-là. En dehors de parler de beauté, ce long podcast parle de parcours professionnel, de rencontres, de saut dans le vide depuis une page blanche, d’investisseurs, de cible marketing, de création… C’est juste une mine d’or d’informations, et bref, c’est génial. C’est le genre de podcast que tu peux écouter par plaisir, ou avec un carnet pour noter toutes ses idées. Sarina Lavagne parle distinctement, avec un language facile à comprendre même pour les débutants ou les personnes qui ne s’y connaissent pas du tout en marketing… Et je le réécouterai sûrement, avec un carnet cette fois.

    Chrysoline de Gastines – Balzac Paris –  Ne pas hésiter à entreprendre à côté de son job
    Patricia Lerat – PLC Consulting – Coaching et développement de marques à l’internationale
    Valérie Tribes – Chiffon – Transparence et naturel
    Marianna Szeib – Face to Face – s’élever en élevant les autres

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  • Regard

    Un podcast assez récent, puisqu’il date d’il y a quelques semaines seulement ! Tous les mardis, un nouvel épisode de Regard, par Birchbox, traite du thème de la beauté selon différentes femmes. Une belle façon de comparer plusieurs points de vue, mais de s’y retrouver à chaque fois.

    Navie
    C’est le premier sorti, le premier que j’ai écouté. Il traite, généralement, de la question « qu’est-ce qui fait qu’on se sent belle? ». Navie est extrêmement touchante dans ce podcast, ses anecdotes délicieuses et parfois amères, c’est un bonheur de l’écouter, et de la voir s’accepter telle qu’elle est. Son compte Instagram, après avoir écouté son épisode, est un de mes préférés !

    Isabelle Sarfati
    Penelope Bagieu
    Tiga

Voilà pour l’instant tous les podcasts et épisodes que j’ai écoutés ! Passionnants, qui me donnent tous envie de les ré-écouter !
Voici, ci-dessous, tous les podcasts que j’ai téléchargés et mis de côté pour la suite ! N’hésitez pas à y jeter un coup d’œil et à me donner votre avis, ou à me conseiller certains podcasts que vous écoutez actuellement et qui ne font pas partie de la liste !

  • Simplicité, bonheur & slowpreneur

    Le secret pour tout faire
    L’importance de bien s’entourer
    Comment se fixer de bons objectifs
    L’importance de s’aimer

  • Un podcast à soi

    Le gras est politique
    Sexisme ordinaire en milieu tempéré
    Un autre homme est possible

  • Chiffon – le Podcast

    Laure Gontier – La pensée positive est le pilier de la Californie
    Dorte Wegener de Copenhague  » Le hygge danois est un mythe »
    Paula Malm Berner « Quand on a une culotte de cheval, il faut oser porter un bikini »

  • Graines de réflexion

    – Les labels bio – décryptage
    L’ayurvéda – discussion avec Mély
    Ma vision de la Slow Cosmétique
    La bienveillance entre femmes avec la Sororité
    Syndrome de l’imposteur – obligé.e d’être légitime

  • Génération XX

    « Quelle place pour le genre en entreprise » avec Emmanuelle Duez et Jérémy Clédat
    Lisa Gachet, fondatrice de Wear Limonade : Les belles choses arrivent dans l’inconfort
    Sophie Trem, fondatrice de The Good Mood Class : tout arrive pour une bonne raison
    Shanty Baehrel, fondatrice de Shanty Biscuits : La reconnaissance comme moteur
    Coline, créatrice du blog et de la chaine youtube « Et Pourquoi Pas Coline » : allier travail & plaisir

En vous souhaitant une bonne écoute,

Laura Rosaye

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Je me suis lancée dans le Zéro Déchet…

Toi aussi, t’aimes pas descendre les poubelles ? Toi aussi, tu aimes ta planète, tu essaies de faire attention à ne pas laisser la lumière allumée ? Tu es débutant mais tu as volonté de changer tes habitudes pour être plus écolo ? Tu veux gagner des sous au passage ?

Continue à lire, cet article est pour toi.

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Qu’est ce que c’est, le Zéro Déchet ?

Réduire nos déchets, optimiser leur usage, préserver la matière… Des gros mots. Mais en y pensant bien, tu vois tout le plastique que tu jettes en une semaine ? Le sac où t’as pesé tes bananes, les potes de yaourts (et leurs opercules), la barquette de tomates, le film alimentaire, le sachet de salade… Au final, même si c’est fin, ça prend de la place. Et le pire, c’est qu’on paie pour ça !
Le Zéro Déchet, c’est dire non aux déchets inutiles. A bas le plastique ! Consommer plus responsable pour la planète, les animaux (vous avez tous vu passer la photo de la tortue, qui a une paille dans le nez…ça pourrait être rigolo dans un dessin animé, mais elle, elle souffre le martyr), mais aussi pour nous et notre porte-monnaie.

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Le Zéro Déchet, c’est compliqué, ça prend du temps…

La première réaction, lorsque tu veux te lancer dans le zéro déchet, tu vas rechercher des infos. Et là, tu tombes sur la fameuse image du bocal en verre « voici mes déchets pendant un an! ». Et ça démotive. Passer de deux sacs poubelles 30L + deux sacs de tri par semaine… à un petit bocal de verre par an ? Ça semble impossible. Ca l’est, mais pas tout de suite. Le plus important, c’est de se lancer.

La première étape ? La prise de conscience. Pour moi, c’était une démarche de désencombrement. Faire le vide dans ma tête, dans mes placards, dans ma salle de bain (en sélectionnant avec soins des shampoings naturels, non testés sur les animaux par exemple… vous avez vu les articles, si non, je vous invite à aller les lire!). Quand l’étape « cuisine » est arrivée, pile après l’étape cosmétique et ménage, je ne savais pas trop par où commencer, mais la poubelle était au centre de l’attention. Ça pue, ça prend de la place, j’aime pas les descendre et mon coloc non plus… pour résumer, ça prenait pas mal de place dans l’entrée. En commençant à me renseigner sur le zéro déchet, j’ai commencé à voir ma poubelle d’un autre oeil. C’est vrai que c’est dingue comme elle se remplit vite, et tout ce que je mets dedans ! C’était le déclic.

Malheureusement, quand tu commences à vouloir réduire tes déchets, les problèmes (les déchets) semblent venir de partout. Les étiquettes sur les vêtements, les bidons d’adoucissant pour la machine à laver, l’alimentaire, les gels douches vides, les sacs de course (et le fameux « sac à sacs »)… AH, mais ça s’arrête quand !?

L’astuce, c’est d’y aller petit à petit, pas d’un gros coup (à moins que tu fasses un emménagement et que tu sois à l’étape « remplissage du frigo, des produits ménagers etc »). Le temps de finir les produits que tu as encore, avant de les remplacer par des produits plus soucieux de l’environnement, moins emballés. Le pièce par pièce, ça peut également aider à y voir plus clair !

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En pratique, au quotidien.

Les emballages

Le premier geste du zéro déchet, c’est de refuser les emballages. Sauf que, sans ton sachet plastique, comment tu transporte tes pommes depuis Carrefour ? La bonne nouvelle, c’est que c’est possible, et que tu vas pouvoir éviter Carrefour en heure de pointe; la mauvaise, c’est que tu vas devoir éviter Carrefour tout court.
Les emballages en verre, en tissu, vont devenir tes meilleurs amis. Si tu es abonné à une box beauté, tu as sûrement la chance d’en avoir plein dans tes tiroirs. Sinon, ça s’achète (ou si t’es à fond, avec du tissu et un nécessaire à couture ou une machine à coudre, c’est fait très rapidement).

Finalement, les tupperwares !
Des exemples ? Un sac en tissu pour aller chercher ta baguette (et éviter l’emballage en papier-plastique), un sac en tissu pour mettre tes tomates, un bocal en verre pour ton café/farine/sucre/pâtes (et en plus c’est super esthétique). Dans la salle de bain, tout pareil. Tu peux remplacer tes cotons démaquillants par des cotons en tissu (un coup à la machine à laver et c’est bon), des serviettes hygiéniques lavables ou des cup pour la semaine du mois qui va pas…

L’investissement au départ est assez rapidement rentabilisé. Prenons l’exemple de serviettes hygiéniques. La boite de 16 serviettes est environ à 3€.  En imaginant que tu en utilises deux boites par mois, ça fait 6€ par mois (sans d’autres protections). Une serviette lavable est à 15€ à l’achat (j’ai pris le prix de DansMaCulotte, big up), pour un cycle de 200 lavages. Ta serviette lavable te revient, à chaque utilisation, à 0,075€ à l’utilisation, contre 0,18€ pour une serviette jetable. Donc a) Tu gagnes des sous; et b) Tu évites tous les composants chimiques utilisés pour blanchir le papier etc à ta pépette et c) Tu évites les déchets inutiles.
Dans le même genre, si tu es plus tampons, les cup en silicone sont encore plus économiques : 18€ à l’achat, ça dure 5 ans, et au lieu de la jeter à chaque fois qu’elle est « pleine », tu la vides et la rince. Et hop, c’est reparti ! Si on calcule 7 jours de règles par mois, ça fait 84 jours par an, 420 jours de règles pour 5 ans (durée de vie d’une cup). La boite de 16 tampons est à environ 3€, ça te fait du 0,18€ par tampon; la cup de 18€ pour 420 jours est à 0,04€. Ça vaut le coup (et c’est bien plus pratique pour aller la changer discretos sans devoir traverser tout l’étage au boulot avec ton tampon emballé dans la main).

Les alternatives

Une fois que tu as remplacé tes emballages, la question reste « où est-ce que je vais pouvoir faire mes courses avec mon tupperware ou mes pochons en tissu? ». La réponse est : pas chez Carrefour. Tu vas pouvoir user et abuser de créativité. Sur Lille (mais c’est très facilement trouvable pour les autres villes, dans des pages facebook, sur google, sur Instagram…), voici plusieurs adresses qui vont te faciliter la vie.

  • Day by Day
    LE magasin Vrac de Lille ! Tu achètes ici tout ce qui n’est pas frais : céréales, farine, lentilles, riz, pâtes…Mais aussi thé, café, épices, et produits ménagers ! Le topo ? Tu viens avec tes contenants, tu les pèses, tu les remplis, et tu paies (bah oui). Tu n’as pas de contenants ? Il y en a sur place, donnés gratuitement ! Et inversement, si tu en as trop, tu peux en déposer.
    Les prix sont abordables, il y a du bio et du pas bio. De l’argile blanche ou verte pour tes produits cosmétiques, du café en grain (qu’Alice et Olivier, de la boutique, peuvent moudre sur place), des savons, du dentifrice solide, des brosses à dents en bois (ça t’évite de jeter du plastique tous les mois, le bois se recycle bien mieux que le plastique)… C’est vraiment très complet ! Seule mention pour les articles ménagers : il faut acheter le bidon spécifique pour la première fois (pour éviter de mélanger des produits), et après tu ramènes le bidon en question, et roule ma poule ! Tu es nouveau dans le Zéro Déchet ? Alice et Olivier t’expliqueront tout avec un grand sourire.
  • Le marché de Wazemmes
    Dimanche matin, prendre le temps de faire ses courses et à manger pour la semaine… Quoi de mieux que de passer au marché ? Si tu as besoin d’un sachet pour peser tes tomates, tu n’es pas obligé de le fermer, pour ensuite ne prendre que les légumes ou fruits. Sachant qu’en plus, ces sacs sont super fragiles, en général c’est impossible à réutiliser et ils finissent direct à la poubelle…
    De même, les commerçants du marché couvert acceptent très facilement les tupperware ! Fromage, beurre, oeufs (tu peux arriver avec ta boite à oeufs), pain… Et le beurre local que tu achètes à la crèmerie, c’est quand même autre chose que le premier prix Carrefour (je n’ai vraiment rien contre Carrefour, c’est juste mes habitudes personnelles, et ceux qui connaissent l’heure de pointe du Carrefour Euralille partagent ma peine…).
  • Le court circuit
    Manger local, pas cher, livré en ville à un point de rendez-vous, tu paies en ligne et tu viens juste chercher les articles avec ton cabas ! Du frais et du pas frais, des légumes, des fruits, des oeufs, du café… Le tout livré à côté de chez toi. Le site qui a tout bon !
  • Le tiroir aux essences
    Des huiles essentielles, des huiles végétales, de l’aromathérapie, des essences ayurvédiques… Un Aroma-Zone en plein centre de Lille rue Pierre Mauroy !
  • Mademoiselle Biloba
    Des cosmétiques bio, vegan, slow-cosmétiques, et des ateliers pour faire-maison, c’est chez Mademoiselle Biloba ! On y retrouve plein de marques tendance comme Lamazuna, Centifolia, Waam… C’est un magasin incontournable du Vieux-Lille !
  • Lush
    Des sachets en papier (que tu peux ne pas prendre, tu n’auras juste pas le nom du produit et les ingrédients, mais ça se retrouve en ligne) ou des contenants en plastique (au bout de 5, tu les ramène en magasin et tu as un masque gratuit! Sinon, pour aller acheter les épices en vrac c’est bien pratique), des produits faits main et naturels, mais pas bio ! Ça sent bon, les savons et shampoings/après-shampoings solides ne sont pas trop chers… Ça vaut le coup !

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Le compost : le pas que je ne passerai pas (tout de suite)

Ne pas acheter de plastique, recycler, opter pour du seconde main… Le Zéro Déchet passe aussi par le compost. Cependant, aujourd’hui en appartement, en colocation, avec un éventuel déménagement bientôt… Je ne composte pas encore. C’est vrai que je pourrais déjà commencer à composter sur mon balcon, mais sachant qu’il ne me reste peut-être que trois mois sur Lille, je préfère continuer sur ma lancée de l’achat responsable, pour ensuite me consacrer au compost.

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Faire soi-même !

Finalement, faire soi-même est TRES satisfaisant, et fonctionne parfois mieux qu’en achetant les produits déjà prêts. Voici quelques recettes (merci Léa pour les recettes de produits ménagers !), tu vas voir qu’avec quelques ingrédients, tout est facile, et surtout TRES rentable.

Liquide de rinçage de lave-vaisselle : vinaigre blanc.

Savon machine à laver : 
– Savon de Marseille en paillettes directement dans le tambour (lavages >30°C) + 2 càs de bicarbonate de soude
– Diluer 200g savon de Marseille dans 2L d’eau, garder le liquide obtenu dans un contenant

Adoucissant machine à laver: 1/3 de vinaigre blanc pour 2/3 d’eau + huiles essentielles au choix (et non, le linge ne sent pas le vinaigre blanc à la sortie)

Détachant : bicarbonate de soude à laisser poser sur la tâche, avant de mettre le vêtement dans la machine à laver.

Nettoyant multi-surfaces : faire macérer plusieurs semaines du vinaigre blanc avec des pelures d’agrumes, mettre le tout dans un contenant « spray » et vaporiser directement sur la surface (éviter le bois).

Nettoyant vitres : vinaigre blanc !

Détartrant : vinaigre blanc chauffé (cafetières, bouilloires, salle de bain…). Si c’est vraiment très encrassé (ça a très bien fonctionné pour une plaque de four qui était jusqu’alors irrécupérable), du vinaigre blanc chauffé + du bicarbonate (ne pas mettre le bicarbonate dans le vinaigre, mais directement sur l’éponge… sinon c’est soirée mousse !) et de l’huile de coude !!

Tâches de café, de thé : une rondelle de citron, et on frotte !

Déboucheur d’évier : vinaigre blanc + marc de café ou bicarbonate de soude.

Dentifrice : argile blanche + bicarbonate de soude + éventuellement quelques gouttes d’huile essentielle de menthe. Tu peux ajouter un peu de charbon actif en poudre, ça va aider au blanchiment des dents.

Bain de bouche blanchiment des dents : 2 càs d’huile de coco + 1 càc de charbon actif en poudre + 1 goutte d’HE de menthe

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Bref… ça fait déjà pas mal !
Tu veux te renseigner là-dessus, lire tous les chiffres que je n’ai pas notés ici ? Le livre « Famille Zéro Déchet – Ze guide » est une bible !! Tous les chiffres en veux-tu en voilà, des anecdotes, un guide de course, des astuces, des recettes… C’est vraiment chouette (il y a un livre spécial enfants, et leur site internet est top aussi).

En tant que consommateurs, notre achat a du poids ! Il ne s’agit pas que d’éteindre la lumière en sortant d’une pièce, nous pouvons faire bien plus !

Laura Rosaye

Échecs et confiance en soi

« Votre mission, si vous l’acceptez :
Créer les conditions du miracle »

Didier Hauvette

 

Pendant très longtemps, je n’ai pas eu confiance en moi. C’est seulement autour de mes vingt ans que j’ai commencé à me sentir forte, à avoir l’intime conviction que j’étais capable.

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J’ai grandi en étant aimée, mais à l’adolescence, j’ai pu ressentir des manques, réels ou pas, qui m’ont affaiblie. Je suis passée par des épreuves qui ont été difficiles, qui font aujourd’hui la personne que je suis. Mais je n’avais pas le recul que j’ai aujourd’hui pour en parler, et j’ai pu me sentir très mal à cette époque. J’avais l’impression que mon monde, bouleversé, était sur le point de s’arrêter à chaque instant. Comme lorsque tu fais une grosse bêtise et que tu es pris/e sur le fait, l’adrénaline monte et tu ne sais pas où te mettre, sachant très bien que la tempête va frapper.

Le problème, c’est que je me positionnais en tant que victime. Même dans mon malheur, je ne voulais pas faire d’efforts, je m’y complaisais (et autant te dire que, du coup, la situation n’évolue pas). J’avais envie qu’on me plaigne, qu’on comprenne mon malheur. Je ne voyais pas que je ne pouvais compter juste sur moi, et que ce besoin d’être rassurée venait de mon manque de confiance en moi… Bref, un vrai cercle vicieux. Les personnes, les amis qui m’entouraient étaient également des relations toxiques, qui elles aussi étaient peut-être très mal dans leur peau. J’étais très dure envers moi-même, cherchant la perfection a tout prix. On m’a demandé une fois, ce que je voulais être plus tard : « grande, mince, intelligente ». La fille parfaite, l’étudiante parfaite, la copine parfaite… Mais à aucun moment je n’ai dit que je souhaitais être heureuse. Ça a été le déclic pour moi. Oui, je faisais tout pour rester dans cet état de mal-aise, je n’imaginais pas pouvoir, je ne savais pas comment faire pour être heureuse plus souvent, régulièrement… tous les jours même ?!

Encore aujourd’hui, il y a des moments où je doute de moi évidemment. Des journées un peu plus sombres que les autres, où ma tête dans le miroir ne me revient pas, où je me sens toute petite. Mais au lieu de me dire que je n’ai pas de chance, que je suis nulle, je me dis que j’ai fait de mon mieux (et si ce n’est pas le cas, je ne peux m’en prendre qu’à moi même), et que si ça ne fonctionne pas, et bien ce n’était pas fait pour fonctionner !

Je vous partage ici 3 échecs, qui m’ont aidé à grandir, et les leçons que j’en retiens – encore une fois, je dis ça maintenant que c’est passé):

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Ne pas se laisser écraser, savoir catégoriser le pro et le perso

Il y a quelque temps maintenant, j’ai fait un stage en magasin. Mon premier stage, dans une grande marque de sport. J’avais travaillé dans un univers de mecs uniquement seulement une fois auparavant, je pensais pouvoir assurer, mais la réalité a été tout autre. Dès le début, étant la seule fille stagiaire (il y avait une autre femme-vendeuse, mais je la croisais peu, nous n’étions pas au même étage), j’ai été timide. Je souriais, j’essayais de faire mon maximum. Mais ce n’était pas assez. Je ne sais pas ce qu’il s’est passé entre les autres vendeurs, le manager du magasin, et moi, mais ça s’est très mal passé. C’est comme ça, certaines personnes ne sont pas faites pour s’entendre. C’était, évidemment, un stage de 2 mois moins 2 jours, pour qu’ils n’aient pas à me payer. Cependant, la pression a commencé à s’accumuler. Je devais acheter mes propres vêtements de la marque pour être en rayon, alors que je n’avais aucune aide financière pour le faire, et qu’un autre stagiaire avait eu le droit de récupérer des vêtements (et même une paire de chaussures!) que le magasin n’avait pas pu vendre pour défaut. J’ai demandé à en avoir un aussi, ce à quoi on m’a ri au nez. Arriver en t-shirt uni, même sans marque, me faisait passer la journée « en grotte », c’est à dire au sous-sol, parce qu’ils savaient que je détestais ça (et de toute façon, ils n’avaient rien à nous faire faire… nous étions plus de stagiaires que d’employés dans le magasin, en période d’avant soldes – donc sans aucun client dans la boutique).

Le problème, c’est que les remarques quotidiennes, les blagues lourdes, m’ont touché en plein cœur. Parce que je ne faisais pas la différence entre le boulot et le perso, et pour moi, ces remarques étaient directement dirigées vers moi, la personne que je suis vraiment.

J’ai laissé ces personnes me faire du mal, sans me rebeller, alors qu’ils me descendaient quotidiennement. Au lieu de me remettre en cause, alors que je ne faisais rien de mal, j’aurais pu juste hausser les épaules, lever les yeux, et me dire que ces cons ne méritaient pas que je me mette dans de tels états.

Le plus drôle ? Je n’étais même pas obligée de faire ce stage. J’aurais pu dire stop à n’importe quel moment. Mais je ne l’ai pas fait, pas respect pour le manager du magasin, pour la hiérarchie. J’ai préférer être polie plutôt que de reconnaître ce qui était bien pour moi.

Anticiper pour ne pas se faire avoir

Plus récemment (l’année dernière), j’ai écrit des articles pour un magazine, en dehors de Rosaloup. Sans entrer dans les détails, je n’avais pas de contrat à proprement parlé, qu’un e-mail récapitulatif, un nombre d’articles, une deadline et un prix. Un prix pas super élevé, mais c’était plus pour ma part un désir d’écrire, de me faire un réseau un peu plus d’expérience; et le fait que j’ai pas fait d’école de journalisme explique aussi le tarif bas. Cependant, la deadline n’a pas été respectée, je n’ai pas eu les articles en temps et en heure, et à partir de Septembre, j’ai eu plus de contraintes par mon école et mon entreprise (alternance). Si bien que fin Décembre, au lieu de 40 articles, je leur en ai envoyé 20. Je ne parle pas de l’échange téléphonique désastreux que j’ai du subir pendant une quarantaine de minute, où j’ai pris sur moi (et pourtant, la patience n’est pas un de mes forts). Au final, le numéro pour lequel j’ai écrit est sorti en Décembre, mais je n’ai été prévenue qu’en Janvier.

Depuis, ça a été la croix et la bannière pour discuter prix. Pour 20 articles au lieu de 40, on m’a proposé un prix de moins de la moitié du prix initial; avec l’impossibilité de vérifier que les 20 articles n’étaient pas sortis, si certains avaient été modifiés ou pas (puisque je n’ai pas réussi à mettre la main sur un exemplaire, malgré mes demandes). Et encore, nous sommes aujourd’hui en Mai, et je n’ai toujours rien touché.

L’enseignement ? TOUJOURS FAIRE UN CONTRAT. Alors oui, la situation n’est pas cool, mais qu’est-ce que je peux faire, puisque je n’ai pas signé de contrat à la base ? N’en vouloir qu’à moi-même. Ce travail m’a pris du temps, de l’énergie, mais au final je n’avais pas assuré mes arrières.
Egalement, faire confiance aux autres jusqu’à un point limite. Je leur ai fait confiance en me disant qu’auparavant, tout s’était très bien passé, mais Business is Business. Alors même si, sous le coup de la colère, j’avais très envie de les pourrir, je ne le ferai pas, parce que les tords sont partagés et que j’assume les miens. Tant pis pour moi, ça me fera une leçon.

Penser à soi avant tout

Troisième échec, pas le dernier. Je suis apparemment le genre de personne qui aime bien faire une erreur, plusieurs fois de suite, histoire d’être sûre que c’était pas la bonne chose à faire. Là, pour le coup, c’était dans mes relations amoureuses.

Mes trois plus longues relations ont toutes eu le même schéma : tout est rose, jusqu’au jour où je me rends compte qu’en fait, je me suis complètement mise de côté, aliénée, pour devenir la copine parfaite. Et qu’après avoir mis de côté tous mes défauts, où les points qui faisaient que j’étais « moi », toutes mes passions… Je me retrouvais vidée, avec un besoin irrépressible de liberté, pour redevenir ENFIN moi. Ça pouvait passer par « arrêter de sortir avec mes amis » et/ou « ne plus prendre de soirée toute seule juste pour moi ». J’étais dans des relations toxiques, où le mec, jaloux au possible, ne me donnait pas une once de liberté. Alors que je suis très indépendante. Je m’enfermais dans un cocon amoureux, où je perdais mes amis, où je me perdais moi, allié à un sentiment de culpabilité lorsque je demandais (oui, c’était de la demande polie) à sortir ou rester un peu seule, ce qui m’étais refusé. Le syndrome de l’infirmière, qui s’occupe de son chéri parce qu’il n’est pas bien, n’a pas confiance en lui, n’a pas confiance en moi. Bref, en tout, à peu près 7 ans perdus à essayer de plaire, d’être quelqu’un d’autre, de donner tout sans recevoir l’équivalent.

Et je ne comprenais pas pourquoi je retombais toujours dans des relations comme ça. En me posant un peu, c’est venu assez vite.

Je suis une personne passionnée, très sprint, beaucoup moins course de fond : je me donne à 200% dans tout ce que j’entreprends, quitte à faire des efforts surhumains, mais cette attitude ne me fait pas tenir la longueur, qu’il s’agisse de relations, de passions personnelles ou de travail. Si c’est trop lent, ça m’ennuie, j’ai besoin d’être passionnée par ce que je fais, j’ai besoin d’action.

Je sais également que je suis très indépendante. J’ai besoin de pouvoir avoir du temps pour moi (beaucoup, il faut croire que j’aime bien être en solitaire), de sortir passer du temps avec mes amis, de dessiner, d’écrire, de faire du sport… De ne pas devoir partager absolument TOUT avec l’autre.

Finalement, cette passion se combine a un besoin de soutien, de présence et d’attention, dont je suis bien au courant. Mais est-ce que cela veut dire que je dois absolument sacrifier mes passions et mon indépendance pour ça? Les personnes que j’avais en face de moi avaient pour point commun un gros manque de confiance en eux, et le fait que je sois indépendante et que je veuille mener ma barque comme je l’entends ne les aidaient pas à avoir confiance en moi, se braquaient et m’empêchaient de faire comme je l’entendais. Alors que, tout ce que je demandais, c’était un équilibre. En voulant aller trop vite, en brûlant les étapes de la relation, je me suis retrouvée enfermée. Et encore une fois, je ne pouvais m’en vouloir qu’à moi-même, de ne pas avoir mis de stop, de ne pas avoir imposé mes exigences plus tôt.

Après avoir fait trois fois ces erreurs, j’ai réussi à défaire le « j’ai un mauvais karma, je ne tombe que sur des mecs comme ça » pour un « je dois établir directement les règles du jeu ». Non, je ne suis pas une victime de mes relations, je ne peux pas changer l’autre personne (à défaut d’avoir essayé, eux, de me changer, et moi aussi de les changer – ça ne sert à rien).

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Finalement, quelques conseils sur la prise de confiance en soi ?

Connais-toi toi-même

Alors bien sûr : tu vis avec toi chaque jour. Mais est-ce que ça veut dire que tu te connais ? Lire des livres de développement personnel aide, prendre du temps pour soi aussi, la méditation (que tu te poses dans un coin en murmurant « OOOOM », que ce soit en te baladant dans la rue, en dessinant, en écrivant…) aide pas mal à te recentrer sur toi… Pour moi, ça peut être en me posant sur mon balcon, en dessinant, en écrivant, ou encore en me préparant une soirée cocooning à la maison !
Je sais que je fonctionne par déclic, et parfois, ce déclic ne vient pas en agissant, mais juste en me posant un peu. C’est de là que vient l’idée de cet article d’ailleurs !

Accepte-toi

S’accepter : son corps, ce qu’on n’aime pas dedans, ses défauts… Être à l’aise avec. De toute façon, tu ne pourras pas changer radicalement, il y a une part de génétique et d’éducation. Tu as envie de perdre du poids : est-ce que ça te rendrait plus heureux/se ? Tu as envie de passer plus de temps avec tes proches…est-ce que c’est ce que tu veux toi, ou est-ce que tes proches te font culpabiliser parce qu’ils ne te voient pas (assez à leur goût) ?

Deviens ton/ta meilleur/e ami/e

Accepter tes défauts, c’est aussi reconnaître tes qualités. Qu’est ce qui te plait chez toi ? En quoi es-tu fort/e ? Tes proches, amis ou famille, peuvent t’aider dans la vie de tous les jours, dans tes choix par exemple, mais au final, c’est toi qui agis. Tu peux entendre leurs conseils, être influencés par eux, mais au final, tu es seul responsable de tes choix. Ils peuvent sortir de ta vie, mais toi tu seras toujours là. Prendre conscience que tu ne peux vraiment avoir confiance qu’en toi, et que tu en es capable !  Même si tu ne le sens pas, tu n’as pas le choix, et tu vas relever le défi. Peut-être pas haut la main, mais tant que tu fais de ton mieux, tu ne peux pas t’en vouloir !

Laura Rosaye

Produits toxiques & cosmétiques

Dans ma famille, on prend un soin particulier à « prendre soin de nous ». Je l’ai toujours fait, pour rester en bonne santé, et parce que ça me faisait plaisir aussi. Des produits de parapharmacie-pharmacie que mon grand-père ramenait, les produits de beauté que j’achetais avec ma mère… Sans forcément faire attention à ce qu’il y avait dedans, pourvu que ça fonctionne bien.

Et puis, il y a quelques temps, j’ai commencé à me renseigner. D’abord dans mes produits pour les cheveux, parce que je voulais les laisser pousser, et faire en sorte qu’ils poussent plus rapidement et en meilleure forme. J’avais l’habitude déjà, de faire des masques, des bains d’huile, très régulièrement… Mais en trainant sur des vidéos Youtube, j’ai commencé à entendre des termes que j’avais déjà vus sur des packagings, et à entendre leur signification…

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C H E V E U X

J’ai toujours aimé prendre soin de mes cheveux, et ça a été très souvent nécessaire pour éviter qu’ils ne tombent, puisque je leur ai fait subir pas mal de choses. Cheveux très longs, franges, colorations, décolorations, soleil…D’autant plus que je ne les coupe pas super régulièrement (normalement, il faudrait y aller tous les trois mois).

Récemment, je me suis sensibilisée aux produits que pouvaient contenir les shampoings, après-shampoings, et masques du commerce. Pourquoi? Parce que les produits qu’ils renferment souvent, s’ils semblent efficaces à court terme, sont très mauvais à long terme. Les ennemis ? Les parabens, les perturbateurs endocriniens, les sulfates, les silicones… vont par exemple « combler » la fibre capillaire pour rendre la chevelure toute douce, toute soyeuse, sans au final vraiment la réparer. Eh oui, un cheveux qui est abîmé, c’est comme un ongle : il va repousser, mais il ne pourra jamais vraiment se « soigner », se réparer. En comblant les fragilités de la fibre, il ajoute un filtre, une « couche » non naturelle, qui en plus de ne pas réparer, va venir obstruer et à terme, empêcher le cheveux de respirer, de se réparer avec les « vrais et bons » produits. Vous trouverez encore plus d’informations sur l’Internet, mais au moins, vous avez un aperçu.

Du coup, out les shampoings de la grande distribution, même ceux achetés chez le coiffeur… Pour faire place à des soins à la composition plus saine. De plus, quitte à choisir des shampoings qui sont bons pour les cheveux, ou des ingrédients pour la composition des masques/soins ci-dessous, j’ai cherché des marques sans parabens/sans silicones/cruelty free. Cruelty Free ? C’est à dire non testé sur les animaux. Ces produits ne sont pas forcément bio cependant.

J’ai presque fini les shampoings « toxiques », il m’en reste un L’Oréal (aïe les lapins). Les shampoings dans mon radar?

Lush : Pas du bio, des traces de sulfates mais sans parabens ni silicones, non testé sur les animaux. Mais j’ai eu un peu de mal avec leurs shampoings solides au début, à vouloir les faire mousser directement sur les cheveux, ça les emmêlait plus qu’autre chose (mes cheveux ont beau être très lisses, c’est une autre histoire quand je sors de la douche…). Celui que j’ai actuellement est l’édition limitée de Pâques, « Wash behind your ears », un petit lapin qui sent trop bon. L’odeur est un peu forte pendant le lavage, mais elle reste très discrète une fois les cheveux rincés et secs. On y trouve de l’HE de citron (nettoyante et stimulante; d’ailleurs le shampoing fait une mousse « jaune »), de l’infusion d’alfalfa (moussante et nourrissante), du vinaigre de cidre (pour la purification et la brillance), et de l’HE de bois de rose (antiseptique et stimulante). C’est donc le shampoing parfait si tu veux donner de la brillance, tout en hydratant et en stimulant la pousse de tes cheveux.

Body Shop : Mention spéciale à leur shampoing à la banane (désolée Pauline si tu passes par là), qui sent incroyablement bon, nourrit et hydrate à souhait… Sans silicones, sans tests sur les animaux.

AromaZone : c’est le shampoing que j’ai actuellement. Très économique (12€ le litre), une base au PH neutre, sans parabens silicones sulfates et non testé sur les animaux, qui nettoie sans agresser. Le plus ? Comme c’est une base nettoyante, tu peux ajouter ce que tu veux dedans (huiles essentielles, actifs…)

Desert Essence : Le Strenghtening au Jojoba… Une tuerie. C’est bio, non testé sur les animaux, sans aucun artifice…Il rend les cheveux tout doux, tout fluides, sans les graisser. J’ai eu plus de mal au début avec l’après-shampoing de la même marque, qui ne « glissait » pas autant sur les cheveux que tout bon après-shampoing au silicone, mais j’y suis habituée, et je n’en démords pas !

Pour une liste complète des marques Bio/Vegan/Sans paraben-sulphates-silicones/Cruelty Free, tu peux regarder sur le blog La Petite Noisette ! Ils sont répertoriés par ordre alphabétique, classés selon des couleurs 😉

Les résultats ? Après plus de 2 mois sans avoir utilisé un shampoing/après shampoing contenant des produits toxiques/cancérigènes pour mes cheveux, je vois clairement la différence. Ils sont plus doux, beaucoup moins emmêlés (ça ne relève pas du miracle, mais au moins les noeuds partent facilement), moins lourds, rengraissent moins vite… Et ça me fait plaisir de savoir que je (me) pollue un peu moins.
A prendre en compte : j’ai également continué mes bains d’huile, de façon plus rapprochée/plus régulière, et j’ai commencé il y a presque deux mois une cure de vitamines pour les cheveux Hairbust, qui a clairement aidé ma masse capillaire. Le fait d’arrêter au maximum le sèche cheveux a carrément aidé : mes cheveux sont moins secs, moins « ébouriffés », et ne font plus de fourches. Fourches que, oui, j’ai été couper au mois de Mars (ça faisait quand même depuis Décembre que je n’avais pas mis les pieds chez un coiffeur – en apportant mon shampoing Desert Essence en plus, histoire de ne pas repartir sur un produit toxique).

C O R P S

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Pour mon corps, et mon visage, je me suis également renseignée. Bizarrement, c’est venu après l’interrogation pour mes cheveux. C’est simple, depuis que j’ai commencé à regarder les étiquettes de mes produits (qui n’étaient pourtant pas de mauvaise qualité), ma routine est devenue très simple !

Pour me démaquiller, j’utilise L’huile démaquillante au Karité de L’Occitane. Une merveille, qui retire tout le maquillage, même le mascara waterproof (dont je suis plutôt une fan en général). Elle sent bon, elle se rince en un coup d’oeil (en soi, l’huile de noix de coco fait son travail aussi, mais est galère a retirer), sans laisser de film gras puisqu’au contact de l’eau pour rincer, elle se transforme en lait. Ce n’est pas une marque Bio, mais la composition est safe. Et adieu les cotons démaquillants par millier.

Pour me laver le visage…Eh, plus grand chose à vrai dire. En fait, je vais plus axer sur un masque, même hydratant, que je fais poser le matin en préparant mes affaires, avant de me maquiller/m’habiller avant d’aller bosser. Ces masques sont soit faits-maison (argile, thé matcha, miel, cannelle…) ou bien achetés (Bodyshop et Lush principalement).

Pour les soins du visage, 2 étapes :
– Le matin, j’utilise une crème légère type La crème de jour à la vitamine E de chez Bodyshop; ou si j’ai besoin de plus d’hydratation, un peu de Baume Onctueux, parfum lait d’amande, de Clémence et Vivien.
– Le soir, c’est mon mélange d’huiles pour le visage faits-maison, suivi par le Baume ci-dessus.

De même, Clémence et Vivien, c’est une marque Bio, made in France, sans test sur les animaux – et vegan. Et le parfum de ce Baume, qui fait aussi bien visage/corps/mains/lèvres gercées/ pointes… Sent terriblement bon. J’ai adopté la même marque pour remplacer mon feu déodorant aux sels d’aluminium (aïe) : un déodorant en pot, à appliquer au doigt, qui sent bon la fleur d’oranger et la lavande.

Pour le corps, j’utilise :
– Un gel douche bio trouvé chez Carrefour City, qui fleure bon la rhubarbe et l’amande pour trois francs six sous
– Une préparation corps au marc de café/abricot maison pour le gommage
-Toujours le Baume de Clémence et Vivien pour l’hydrater.

La différence ? Ma peau ne tire plus/ ne semble pas assoiffée / ne fait plus de rougeurs quand je sors de la douche. J’ai l’impression qu’elle est plus lumineuse aussi. Et je me sens mieux dans ma tête, en me disant que je traite mieux mon corps en utilisant des produits plus sains pour lui.

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Next step pour moi ?
– Virer/Donner mes vernis. C’est dingue tout ce qu’il y a de toxique dedans. Oui, même avant, je savais que les ingrédients des vernis n’étaient pas top top, qu’il ne fallait pas en mettre trop souvent… Mais je me rassurais aussi en me disant que, bon, si je mettais une couche de vernis transparent avant… ça allaiiiiiit. Mais non héhé. Ca me permettra également de faire de la place, et de virer pour de bons ceux que j’aime bien, mais qui sont tous secs.
– Tester des vernis à la composition saine ! Ce sera ma prochaine commande AromaZone, puisqu’ils proposent un vernis transparent à 1,70€, et des petits vernis de couleur à 2€… Alors ce sont de tout petits pots, mais honnêtement… Qui a déjà fini un vernis ?
– Finir mon dentifrice actuel (Signal basique) pour en prendre un aux plantes.

A plus long terme (histoire que je finisse d’abord mes produits), j’envisage également de passer à des produits ménagers plus naturels. Je suis déjà une grande fan du bicarbonate de soude pour les tâches/blanchir le linge; et du vinaigre blanc pour retirer le calcaire de ma théière et machine à café… Je suis presque prête à passer à a lessive maison !

Et vous, qu’en pensez-vous ? Seriez-vous prêts à passer au naturel pour votre peau, pour vos cheveux… ?

Laura Rosaye

Mes cosmétiques maison – Visage

« Laura, tu es une fille très cocooning toi. »
– Nahima

Je suis apparemment classifiée par ma famille, mes amis et mes collègues comme une fille qui aime bien prendre soin d’elle (héhé). Ma passion pour le thé étalée sur mon bureau au travail, ma chambre remplie de bougies et guirlandes lumineuses, des plaids dans les quatre coins de mon appartement… Je plaide coupable de cocooning-aigüe.

Pour cet article, pas de décoration/tips cocooning, mais un peu de beauté. Après moultes sondages sur Instagram, il semblerait que vous ayez envie que je partage mes recettes maison de masques beauté. C’est donc parti !

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Toutes les photos utilisées dans cet article sont libres de droit.

J’aime bien « bidouiller ». Bricoler, créer, que ce soit la peinture, le tricot… Et bien en beauté c’est pareil. J’aime bien tester, faire des potions magiques. J’ai attendu un peu de temps avant de faire cet article, parce que je n’avais pas tous les ingrédients dispos chez moi; mais aussi parce que je ne suis pas une bloggeuse beauté, et que ce genre d’article « moins profond » que d’autres est moins important pour moi. On en trouve un peu partout sur l’Internet, ce n’est pas super différenciant… Mais si vous aimez ce format, je pourrais en refaire, j’attends vos retours !

Je n’ai pas une peau très réactive (sauf pour la cannelle, dieu j’étais toute rouge -BAD IDEA), ni très sensible. En général, les produits que j’utilise ou les masques que j’applique sont des masques hydratants/pour l’éclat. Promis, j’explique tout au cas par cas si-dessous.  Seulement : testez le masque sur votre peau avant d’en faire un masque, n’utilisez pas ces ingrédients si vous y êtes allergiques ou intolérants #CaptainObvious.

Je ne proposerai donc pas de masques « purifiants » par exemple, ni pour l’acné ou les cheveux. Mais de ce que j’ai pu apprendre de l’acné, c’est que souvent, les traitements (internes/externes) de l’acné sont assez asséchants, voire abrasifs, et qu’hydrater votre visage ne vas pas forcément le faire graisser, mais au contraire, pourra apaiser les agressions (lotions, crèmes, boutons…).
Et c’est parti !

V I S A G E

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Masque « Détox » au Matcha

Le Matcha. Ce miracle gustatif et aux propriétés incroyables.
1- Il s’agit de feuilles de thé réduites en poudre, au tout début de leur floraison. Pour ne pas faire un article pavé (enfin, plus qu’il ne le sera déjà), je raccourcis les explications, mais tu peux trouver plus d’informations sur l’Internet. Cette poudre est plus riche que le thé vert « normal » car la feuille est entièrement consommée (en alimentation), et pas seulement infusée.
2- Ses propriétés? C’est une poudre antioxydante (qui empêche la formation de radicaux libres, protégeant les cellules et les tissus) et stimulante. Elle lutte contre les inflammations, maintient le bon fonctionnement des artères (quand ingérée), favorise le renouvellement des cellules. Par exemple? 137x plus d’antioxydants que dans un thé vert de mauvaise qualité, 3x plus que des thés verts de qualité supérieure.
3- C’est donc un must dans ta salle de bain, comme dans ta cuisine. L’odeur/le goût est juste un délice (surtout quand tu as déjà goûté à des madeleines/latte au matcha, le masque visage qui suit te rappelle cette expérience sucrée à souhait héhé).

Utilisé en masque, le matcha a donc des propriétés anti-oxydantes, « détox », anti-pollution, stimulant… Si tu as lu le petit pavé au dessus, t’as compris que tout est bon là-dedans. Comment le préparer ?

Ingrédients
– 1 cuillère à café de thé Matcha en poudre (le mien vient d’Alice Délice, il n’est pas Bio, mais tu peux en trouver sur AromaZone facilement)
– 3 cuillères à soupe de masque hydratant (si tu en as à la maison, sinon tu peux remplacer par du yaourt nature -grec c’est encore mieux, le yaourt a des propriétés hydratantes)

Préparation
– Mélanger la poudre et le yaourt/masque hydratant dans une tasse/un bol, en utilisant de préférence une spatule/cuillère en bois afin de ne pas oxyder le thé.
– Appliquer sur ta face/ton cou… où tu en as besoin 🙂
– Laisser poser entre 15 et 20 minutes, puis rincer à l’eau tiède.

Pour les masques ayant une consistance moyenne (pas trop gluant, pas trop liquide), j’utilise un pinceau plat (type fond de teint) pour une couche homogène partout sur le visage. Et c’est vachement agréable.

ATTENTION
– Mettre trop de matcha (ne servira à rien) peut tâcher ton visage très légèrement. Si tu le fais le soir, pas de problème si tu nettoies ton visage avec un peu de savon après, le lendemain matin y’aura plus rien. D’autant plus que ça ne se verra pas sous le fond de teint (si tu en mets). Attention aux vêtements aussi, prépare une vieille serviette pour t’essuyer le visage après au cas où il en resterait, histoire de ne pas les tâcher.

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Masque « Éclat » Argile rose

Ingrédients
– 2 cuillères à café de poudre d’argile rose (parfaite pour peaux sensibles, sèches, apporte de l’éclat en les rééquilibrant)
– 3 cuillères à soupe d’eau
– 1 à 2 gouttes d’huile essentielle de Géranium rosat (lutte contre la rosacée – quand t’as naturellement les petites veines sur le visage apparentes, donnant une couleur « rouge-rose » à tes joues/ ou des cicatrices d’acné)
– 1 à 2 gouttes d’extrait aromatique de rose (ou celui que tu veux, c’est pour que ça sente bon héhé)

Il faut que la préparation ait une consistence moyenne, ni trop liquide, ni trop épaisse, mais ça tu vas pouvoir ajuster en fonction du rendu, les doses que j’ai écrites ci-dessus sont à titre d’indication seulement !

Tu peux aussi ajouter des actifs (j’ajoute en alternant, soit de la Vitamine E, ou un concentré d’actifs « Éclat & Lumière », trouvés chez AromaZone, mais c’est facultatif)

Préparation
– Mélanger les ingrédients dans une bolinette (c’est un petit bol)
– Appliquer sur ta face/ton cou avec ou sans pinceau… où tu en as besoin 🙂
– Laisser poser 5-10 minutes (si ta peau est sèche, n’attends pas que l’argile soit sèche, ça va déshydrater ta peau plus qu’autre chose)

ATTENTION
Ne pas trop abuser des huiles essentielles : c’est très puissant ! Quelques gouttes suffisent largement !

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 Gommage Miel & Abricot

Ingrédients
– 2 cuillères à soupe de miel (bio si possible, c’est un agent hydratant et réparateur)
– 1/2 cuillères à café de poudre de noyau d’abricot (si ta peau est très sensible, tu peux utiliser de la poudre de noix de coco, la poudre de noyau d’abricot reste assez abrasive)
– 1 à 2 gouttes d’extrait aromatique d’abricot (ça sent bon)

Préparation
– Mélanger les ingrédients
– Appliquer sur ta face/ton cou… où tu en as besoin 🙂
– Pas besoin de laisser poser, il suffit de masser doucement ! Plus tu mets d’eau, moins la consistance est épaisse, plus le gommage sera  doux. Tu peux cependant laisser poser un peu pour profiter de l’hydratation du miel.

ATTENTION
Gommer ne signifie pas « râper » ton visage. On y va mollo, ta peau est fine et sensible, surtout sur le visage !

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Huile de nuit hydratante

Ingrédients
– 6 cuillères à soupe d’huile végétale d’abricot (huile illuminatrice, coup d’éclat, régénérante et revitalisante -contre le vieillissement, nourrit la peau et la protège de la déshydratation)
– 3 cuillère à soupe d’huile végétale de cerise (renforce la barrière cutanée, améliore l’hydratation, riche en antioxydants et acides gras essentiels, lutte contre le vieillissement prématuré dû aux UV)
– 3 gouttes d’actif anti-oxydant Vitamine E (anti-oxydant, anti-âge/réparateur post-soleil, anti-inflammatoire, améliore la micro-circulation cutanée et aide a maintenir l’élasticité/l’hydratation de la peau)
– 3 gouttes d’huile essentielle de géranium rosat (purifiant, tonique visage, aide contre la rosacée)

Préparation
– Mélanger les ingrédients
– Appliquer quelques gouttes sur le visage/cou/décolleté après avoir bien démaquillé/lavé ton visage
– Masser pour faire pénétrer, et au dodo !

ATTENTION
Je l’utilise le soir, parce que l’huile… c’est gras (ah bon?), et pas forcément super facile à mélanger avec le fond de teint héhé.

Et voilà, y’a plus qu’à !
A la suite de cet article, deux autres : cosmétiques corps et cheveux. Dites-moi si le format vous a plu, si vous souhaitez d’autres articles « beauté » de ce genre 🙂

Laura Rosaye

Trouver le bonheur en 10 points.

Un peu en avance pour le grand ménage de Printemps, et pourtant… Ca nous laissera le temps de nous organiser !

Nombreux sont les articles, les infographies, et autres images inspirantes, les défis de 30 jours etc pour « trouver le bonheur ». Aussi positives soient ils, je me retrouve facilement embrouillée par tous les conseils qu’ils proposent. Faire une cure Detox, faire un grand vide pour vivre « minimaliste », faire du sport tous les jours… Trouver le bonheur ne devrait pas être aussi compliqué, sinon à quoi bon?

 

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Toutes les photos de cet articles ne m’appartiennent pas,
mais sont libres de droit.

L’appellation même de « trouver le bonheur » me perturbe. Comme s’il s’agissait d’un point d’arrivée, un but ultime. Et que se passera-t’il, une fois qu’on l’aura trouvé, en ayant « accompli » toutes ces tâches? Est-ce qu’il s’évaporera, parce toutes les cases auront été cochées?
Si tu ne vois toujours pas où je veux en venir, pense à un régime. Tu perds du poids, 1, 2, 5 ou 10kg parce que tu le veux. Mais si après ça, tu n’es toujours pas heureux, au final? Si ce n’était pas de perdre du poids qui t’importait, mais autre chose, que la perte de poids n’était en fait qu’un élément rassurant, comme un voile, vers ce qui te rendrait vraiment heureux? Et, si c’est vraiment ce qui te rends heureux, comment t’assurer que tu ne vas pas perdre ce bonheur, si tu reprends quelques centaines de grammes ?

Je ne pense donc pas qu’être heureux, ce soit un point d’arrivée. Je pense que c’est là la distinction entre le plaisir (une satisfaction à un désir), et le bonheur (une sensation qui t’accompagne, tout au long du chemin).

A cela, j’ai quelques pistes de réflexion qui me permettent, quand je ne suis pas dans ma meilleure forme, à me recentrer sur moi, ce qui me rend heureuse. Sur le moment présent, sans réfléchir à ce qu’il y a eu avant (et pourquoi je suis malheureuse), sans réfléchir à ce qu’il y aura demain (ce qui arrivera ou pas). Quelques questions pour faire le vide, m’apprécier, renforcer ma confiance en moi, et ressentir de la gratitude, et donc du bonheur.

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1- Se préparer au bonheur
Il peut venir de n’importe où. Que ce soit un sourire dans la rue, un appel à un proche, une carte postale reçue et inespérée, ou signer le contrat de ses rêves. Pour être heureux? Accepter d’être réceptif au bonheur, ouvrir les yeux. Certaines formules chocs peuvent être « vivre comme si aujourd’hui était le dernier ». Ah oui, tout de suite, même un trajet en métro devient source de bonheur. Ca peut être aussi de regarder autour de soi, de se savoir toute petite, noyée dans la foule, sachant que chaque personne a une vie aussi complexe que moi. D’admirer un lever de soleil alors que je suis dans le bus pour aller au travail, apprécier les minutes de trajet où j’écoute de la musique et me fais des scénarios. Rire entre collègues pendant la journée, envoyer un message d’amour à une pote, à ma mère, à mon chéri, à mon colocataire. Rentrer chez moi le soir, apprécier la chaleur de l’appartement, son odeur familière. Me glisser dans un pyjama confortable au possible, profiter d’un repas maison devant une série, m’endormir dans des draps qui sentent encore bon la lessive.
Ces derniers temps? Avec le temps dégagé qu’on a pu avoir, même en plein centre de Lille, il est possible de voir les étoiles. Me poser 5 minutes sur le balcon pour les observer est un des moments les plus heureux de ma journée.
Et si on s’autorisait des petits moments de bonheur au quotidien?

2- Trouver son trésor intérieur
Au lieu de me rabattre sur mes défauts, à vouloir les changer à coups de « ne pas faire » et « ne pas être », j’essaie plutôt d’identifier mes qualités. « Je suis douée en… J’aime faire…Je sais faire… Je suis… ». A force de se faire culpabiliser, de se flageller avec ce qui ne va pas en nous, on en oublie le positif. C’est bien plus facile de se reprocher mille et une choses que de se remercier pour dix. De plus, les reproches tomberont bien plus facilement que les compliments. Alors pour booster sa confiance en soi, est-ce qu’on ne pourrait pas se faire, nous-même, des compliments?
« Aujourd’hui j’ai été efficace… Aujourd’hui, j’ai agi de façon mature par rapport à … Je suis contente d’être… Telle personne m’a dit que j’étais…Et c’est vrai/Mais ce n’est pas vrai, je suis… ». Tu ne trouves aucune qualité que tu pourrais remercier ? Bullshit. Sinon, tu peux juste te féliciter d’avoir tes 5 sens intacts, de respirer normalement, d’avoir assez à manger, un toit au dessus de ta tête, des personnes que tu aimes et qui t’aiment, des amis… D’être en vie. Si tu lis cet article, c’est que tu as réussi à survivre à absolument tout jusqu’à ce point. Bien joué ! Ca vaut bien une petite tape dans le dos.

3- Faire le grand ménage
Parce que parfois, le bonheur tient aussi à désencombrer l’espace. Et je ne parle pas que du surplus, de l’inutile, de l’encombrant dans ta chambre ou dans ta maison. Parfois, se rendre heureux, ça passe aussi par couper toutes les habitudes, ou les gens qui te rendent malheureux.
Ca te pèse d’aller à la salle de sport, alors que tu préfèrerais mille fois passer une soirée chez toi/dessiner/aller voir des amis/au cinéma ? Alors pourquoi tu t’infliges ça?
Tu en as marre de ton travail, de ton boss, de tes collègues, se lever pour aller bosser chaque matin est un calvaire, tu comptes les minutes lorsque tu y es… Pourquoi ne pas chercher ailleurs ?
Ton ami est toujours négatif, tu ne peux pas compter sur lui alors que lui sait qu’il peut compter sur toi, tu as l’impression qu’il t’entraîne vers le bas malgré tes efforts ?

Comment penses-tu trouver le bonheur si tu ne lui donne pas la chance d’entrer dans ta vie?
Fais ce qu’il te plait. Bien sûr, il y a des obligations qui ne peuvent pas être mises de côté (moi aussi, je déteste les tâches administratives – mais quel soulagement lorsqu’elles sont finies !). Mais pour tout ce que tu peux contrôler, fais le sortir de ta vie ! Les « potes » négatifs, ton boulot qui ne te correspond plus/pas… Pour ajouter plus de rires, plus de passion à tes journées. Ca vaut quand même la peine de se poser 5min et d’y réfléchir : il y a tout à gagner !

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4- Allumer le feu
Stagner c’est mourir. Si tu t’arrêtes tu meurs. Pas littéralement, mais si tu perds ta capacité à t’émerveiller, ta curiosité, ton envie de te dépasser… La vie semble bien fade, en tant que train train quotidien. Même dans ta routine pourtant, tu peux t’épanouir. Tout est question d’envie, d’impulsion, comme les petites étincelles à l’allumage d’un briquet. Si tu ne donnes pas l’élan, pas de feu. J’aime bien cette image. Encore plus que celle de « un pied devant l’autre », qui résonne comme une contrainte. Tu peux baisser la tête et fixer tes pieds, ou bien fixer l’horizon et avancer d’un pas décidé, c’est ton choix. Le mien est fait.

5- Wishlist
Se recentrer autour de ses rêves, s’autoriser à rêver, c’est une bonne façon de commencer. Et puis, avoir l’audace d’écrire ses rêves sur papiers, c’est déjà commencer à les prévoir, à les organiser. Entre aller liker des photos Instagram de voyage, et écrire dans son journal intime « j’ai envie de voyager », il y a un passage de « eux » à « moi » qui change tout dans ta tête. Ça passe du rêve, à un but, et à un possible accomplissement. Si ton rêve c’est d’aller sur la lune… J’ai pas de conseils, je m’y connais pas du tout : par contre, je peux te dire qu’il faut que tu changes de métier si t’es comptable.
Pas d’idées ? J’ai posté la mienne ici.

6- Positivité
Pourquoi se lever du mauvais pied en se répétant à tout va que je suis fatiguée, que j’ai pas envie d’y aller, qu’en plus c’est seulement mardi, que j’ai grossi, que rien ne me va dans cette armoire, que je n’ai rien à me mettre, que mon job est nul, que j’ai pas envie d’aller au sport… Alors que je pourrais me lever, me réjouir de la chaleur du lit, apprécier 5min de réveil tout doux, avant d’enfiler mon jean préféré et mon pull le plus confortable, en me disant que « ça va être une bonne journée »? Promis, cette différence d’attitude au réveil fait toute la différence au long de la journée. Je sen très clairement que me plaindre, en plus de pourrir la journée des autres, dévaste la mienne, mon humeur -10 000 au passage. Tourner ses phrases à la positive au lieu du négatif « tu ne devrais pas… » devient « tu pourrais »; ou « je n’aime pas… » devient « je préfère ». Des distinctions minimes, mais qui pèsent leur pesant de cacahuètes à la fin de la journée.

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7- Gratitude
Tous les soirs, tous les matins, pendant la journée… Au moins une fois par jour, je fais la liste des choses qui m’ont fait du bien, qui m’ont rendu heureuse aujourd’hui. Ca peut être « j’ai croisé un chien trop beau dans la rue », « j’ai mis ma jupe préférée », « j’ai passé une soirée tranquille chez moi en pyjama », « j’ai mangé avec des amis » ou « on m’a félicité pour mon travail ». Peu importe. Toutes les choses qui m’ont fait rêver, m’ont fait plaisir, tout ce qui a un peu illuminé ma journée.

8- Relations
Après avoir viré les relations toxiques, encore faut il entretenir les bonnes. Sacrifier un peu de son temps perso pour prendre des nouvelles, aller boire un verre avec eux, parler, échanger, même si ce n’est que l’histoire de quelques minutes via Messenger. Montrer qu’on est là pour eux, dans n’importe quelles circonstances. Et faire confiance. S’ouvrir aux autres, accepter d’être vulnérable, en amitié, en famille ou en amour. Si ces personnes là sont tes amis, pourquoi ne t’ouvres tu pas à 100%? Par la peur d’être jugé, d’être vu autrement ? Si c’est le cas, ce ne sont pas de vrais amis. Se confier et partager. Sinon, comment pourrais-je attendre d’eux qu’à leur tour, ils s’ouvrent à moi? La complicité ne s’achète pas, elle se gagne. Que puis-je faire pour rendre leur journée, leur semaine, leur mois meilleur ?

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10 – Souvenirs
Je prend pas mal de temps dans une journée pour réfléchir. Rêver, imaginer, me poser des questions, et très souvent aussi pour me souvenir. Cette sensation de chaleur dans la poitrine lorsque tu repenses à un bon souvenir? J’y suis accro. D’où ma passion pour les photos. J’adore pouvoir me replonger dans le moment, redécouvrir les sons, les odeurs, les paysages que j’ai pu y voir; et en général ça se voit très facilement sur mon visage : je souris, je ris parfois toute seule – tout va bien, je ne suis pas folle.
Besoin de rien : juste de 2min toute seule et de ma tête. Et voilà, un petit moment de bonheur.

Bilan ? 10 petites choses que je fais au quotidien pour accepter, faire venir, et garder mon bonheur. Ces 10 conseils me permettent aussi de tenir, lorsque ça va un peu moins bien. Ce n’est pas difficile, ça ne demande pas de grands efforts.

T’es partant ? Tu fais quoi toi, pour faire venir/garder ton bonheur ?

Laura Rosaye

Ces 8kg que je ne perdrai pas.

J’ai toujours détesté mon corps. Trop grosse, pas assez bronzée, pas symétrique… J’ai souvent rêvé d’un hache magique, avec laquelle je pourrais me retirer un morceau de mollet, de hanches, de ventre, un pinceau magique avec lequel je pourrais redessiner mon visage. Depuis 23 ans, mon corps n’a cessé de changer, pour grandir, passer l’adolescence. A chacune de ses étapes, je l’ai toujours traité comme un problème à résoudre, un chantier jamais terminé. A aucun moment je ne l’ai remercié, je n’ai été heureuse avec. Il m’en fallait toujours plus.

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Je devais avoir un peu plus de 4 ans sur cette photo : si je ressemble à Boo (Monstres &Cie) ou Agnès (Moi moche et méchant), c’est sûrement la coupe et les joues…

Je ne concevais pas qu’on puisse être heureux.se sans un corps parfait. En général, je considérais que je ne serais appréciée à ma vraie valeur/aimée que si j’étais parfaite. L’élève parfaite, la fille/amie parfaite, et plus tard la petite copine parfaite. Si aujourd’hui, je pouvais écrire quelques mots à la fille que j’étais alors… J’aimerais la consoler, la rassurer, essayer de lui faire comprendre que ce qu’elle croit n’est qu’une image.

En primaire déjà, j’ai commencé à complexer. Toutes mes amies étaient grandes, fines, alors que moi, après la petite enfance, je n’avais pas encore grandi beaucoup, et sans être grosse, j’étais « bouboule ». Et quand je dis « bouboule », c’est mon moi d’avant qui parle. J’étais ronde, avec de bonnes joues, très certainement pas la peau sur les os, mais normale. (Et c’est là que je vois le chemin que j’ai parcouru depuis). J’ai commencé à me comparer à elles -ERREUR-, et encore plus dans mon club de danse où j’étais la plus jeune: elles étaient plus grandes que moi, plus fines, avec des formes bien placées, quand moi…Depuis mes cinq ans minimum de moins qu’elles, je les admirais.

Je devais alors avoir environ 15 ans. Ces photos ne vous choquent peut-être pas, et pourtant j’ai eu un haut le coeur en les retrouvant, parce que  cette fille, ce n’est pas moi.

La vraie lutte a commencé en arrivant au collège. Je pense qu’avant, je n’avais pas vraiment conscience de mon corps. Je ne m’étais jamais posée pour me dire « Bon, ma vieille, tu vas faire des efforts parce que c’est pas foufou. » C’était une constatation « oui, je suis comme ça », mais sans vraiment d’idée de « je vais le changer ».
C’est, sur tous les plans, une période qui a été très difficile pour moi. Tout d’abord parce que j’ai perdu ma meilleure amie; que je me suis éloignée d’une autre… Et qu’en général, cette période a été une catastrophe amicale. C’est à cette période que j’ai compris la différence entre les connaissances, les potes, et les amis. Il a vraiment fallu attendre la 4ème pour que je me fasse des amis garçons, les seuls sur qui j’ai pu me reposer jusqu’à la fin du collège. Bref, je m’éloigne du sujet (mais ça reste important, dans le sens où, si j’avais eu plus de soutien amical, cette période aurait sûrement été plus facile).
Le collège a été pour moi les quatre années de chute. Mon corps a commencé à changer rapidement, j’ai grandi, mais pas assez rapidement pour rattraper les autres filles de ma classe. Parce que ma mère était professeur, parce que j’étais « bouboule » (ah, je déteste ce mot), j’ai eu le droit d’être le bouc émissaire. « Miss Gartn** », « Baleine » (avec en prime, l’imitation de ce qu’était plutôt un éléphant, en imitant mes « grosses » joues, un pas lourd…).

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Mes joues inexistantes, mes clavicules, mes bras…

Juste pour remettre les choses à leur place, à l’époque, je devais faire un peu moins d’1m60 pour 55kg. Et oui, je n’étais PAS DU TOUT grosse. C’est dingue ce que la société, et des gosses peuvent te mettre en tête. Ces remarques, les filles/femmes de ma famille ou de mon groupe d’amis qui faisaient des régimes autour de moi, cette injonction à être parfaite, sont rentrées dans ma tête. Forcément, j’étais rejetée par les autres filles, je me souviens avoir été rejetée par un garçon à cause de ces moqueries…
J’ai donc passé ces années de puberté à entendre, et à me mettre dans la tête que j’étais grosse. Pas assez bien. Il me fallait être plus fine, plus jolie. Plus intelligente ? Ce n’était pas vraiment un problème, j’ai toujours très bien travaillé à l’école. Au lieu de me concentrer sur mes passions, à developper mon sens artistique ou mes amitiés (ce que j’ai quand même un peu fait, dieu merci), j’ai mis toute ma force à essayer de changer mon corps. Une « amie » en 3ème, dans le même état d’esprit que je l’étais alors, m’a « aidée » à planifier mon amaigrissement : combien de calories par jour il fallait manger, le sport qu’il fallait faire, et s’inspirer des mannequins des magasines. Ces mannequins, je ne les trouvais pas belles, leur maigreur me faisait peur : mais c’était ma seule amie alors, et elle était plus fine que moi, je voulais être comme elle, appréciée d’elle… Donc forcément, elle avait raison.

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J’ai 17 ans sur cette photo, et je dois faire 48kg.

Le lycée n’a pas aidé non plus. En y arrivant, je ne connaissais qu’une seule fille, qui venait de mon collège aussi. On s’est rapprochées, jusqu’à ce qu’un jour je lui ai confié mes problèmes de poids, ce à quoi elle m’a répondu « Laura, je ne veux pas savoir tes problèmes ». Ah.

La comparaison avec les autres filles était devenu un sport quotidien « Je suis plus grosse que X, X et X. Et X est vraiment trop belle, pourquoi est-ce que je ne suis pas comme elle ? Heureusement, je suis moins grosse que X et X. Je ne le supporterais pas ».
Ce système me descendait, et je descendais au passage les filles autour de moi. Ce n’était pas elles, mes ennemies, c’était moi. Je me souviens avoir détesté/jalousé/admiré une fille de ma classe parce qu’elle était belle et jolie, alors que c’était une garce incroyable. Elle aussi, devait avoir ses propres problèmes (ce n’est jamais une excuse pour descendre les autres).
C’est à ce moment que j’ai commencé les régimes. De 55kg, je suis descendue jusque 47kg pour 1m60. Et il m’arrivait de m’endormir en pleurant parce que j’avais pris 300g depuis la veille, de culpabiliser parce que j’avais mangé un yaourt en dessert. Et là encore, je me trouvais hideuse, énorme. Je calculais toutes mes calories, j’ai commencé à courir parce qu’il fallait que j’élimine celles ingérées.  Cette période de « crise » a duré un quelques mois, et ma mère s’en est rendue compte.  J’ai arrêté mes bêtises avec la nourriture.

Classe préparatoire et sport intensif : c’est simple, je n’ai pas de formes.

Arrivée en classe préparatoire, je quitte ma famille pour arriver à Lille. Encore deux années à me faire des potes, à conserver puis m’éloigner d’une amitié… Sans me faire d’amis. Deux années à vivre avec mon copain de l’époque. Autant dire que je ne suis jamais sortie de mon appartement.
J’avais un vie très réglée : aller en cours, travailler, revenir de cours, travailler, manger un peu, me coucher. Mon copain avait une emprise sur moi qui ne m’aidait pas à m’épanouir. J’ai vécu ces deux années en me restreignant sur ma faim : ma faim de vivre.
En deuxième année de Prépa – et qui n’est pas passé par là?- j’ai fait une (petite) dépression. Je n’avais pas d’amies, que des copines qui n’hésitaient pas à me tirer dans les pattes quand il s’agissait de comparer nos notes ou à ne pas échanger nos fiches; mon couple n’allait pas bien mais je ne m’en rendais pas encore compte à l’époque; et le passage d’hypokhâgne à khâgne a été difficile scolairement parlant… Il pouvait m’arriver d’éclater en sanglots sans raison en plein milieu d’un cours ou de la cafétéria.

Sport intensif : les abdos ne font pas le bonheur.

J’ai commencé à me mettre à fond dans le sport. 3 à 4 fois par semaines à la salle de sport. Je n’étais alors que 50kg de muscle. Mais là encore, pas satisfaite, puisqu’être fine (même si je ne l’étais pas assez pour moi) ne m’apportait pas le bonheur : ni les amis, ni l’amour, ni une satisfaction personnelle.

Quitter la Prépa et entrer en école de commerce à bouleversé ma vie sur de nombreux plans. J’ai rencontré mes premiers amis, ceux qui sont restés. J’ai découvert la vie étudiante, alors qu’a 20 ans je n’avais jamais ou presque bu d’alcool.
J’ai quitté mon copain (ça peut sembler anodin, pour moi cette rupture a signé le début de mon épanouissement personnel), j’ai eu des expériences sans lendemain qui m’ont aidé à me trouver belle à travers le regard des hommes. J’ai retrouvé mon premier amour, qui m’a fait me sentir exceptionnelle, sûrement pour la première fois en 20 ans.  Je suis sortie avec un homme plus âgé que moi, ce qui m’a rassuré, m’a fait me sentir femme.
Pour la première fois en 20 ans alors, je me sentais bien, physiquement et mentalement.

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2015, post-Cambodge : j’ai déjà retrouvé quelques formes.

2015, je pars au Cambodge en mission humanitaire. Deux mois sans sport, à bien manger, alors que j’en faisais encore entre 3 et 5 fois par semaine. J’ai pris du poids. En rentrant à Lille, impossible de me remettre au sport. Les soirées s’enchaînent, et je n’arrive pas à perdre les quelques kilos que j’ai pris. Je culpabilise de ne plus faire de sport, je n’arrive pas à faire des régimes : je n’ai pas envie, plus la force d’en faire.

Aujourd’hui, je fais 1m63 pour 60kg. Et je ne me suis jamais sentie aussi bien dans mon corps.
Il m’a fallu 23 ans pour accepter de faire un Burger sans évaluer le nombre de calories, ou calculer le nombre d’heures qu’il faudrait pour l’éliminer. 23 ans pour accepter que le sport, ce n’était pas ma tasse de thé : je m’épanouis tellement plus dans l’écriture, le dessin, le tricot… Toutes ces activités manuelles qui ne brûlent aucune calorie, mais me font un bien fou. Le traitement Roaccutane m’a également vraiment aidée à me sentir bien dans ma peau (si tu ne l’as pas lu, l’article est ici !).
J’ai retrouvé les photos qui sont dans cet article il y a quelques mois. Tu sais, ce shot d’adrénaline que tu reçois quand tu as peur? C’est exactement celui que j’ai eu. Mon dieu, j’étais aussi maigre que ça ? Je me trouvais grosse ? La « moi » de 15 ans aurait été folle si elle avait appris que, 10 ans plus tard, elle aurait 10kg de plus. Que ces 10kg ne l’embêtaient pas.

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2017. Je retrouve enfin mes joues !

Ce que j’en retiens aujourd’hui?
J’ai passé 20 ans à détester mon corps, à essayer de le changer de toutes les façons possibles, 20 ans où j’ai mis mon énergie dans une lutte vaine, à faire la liste de mes défauts plutôt que la liste de mes qualités.
Alors soit, il y a forcément des jours où j’ai un peu moins confiance en moi, où je préfèrerais avoir 2kg en moins. Mais en y réfléchissant un peu, je sais que ces 2kg en moins ne me rendraient pas heureuse, j’en voudrais toujours plus. Que ma vraie beauté, c’est celle où je suis heureuse, et que si je suis heureuse en n’allant pas à la salle de sport, en commandant un Burger et une bière… C’est comme ça que je le serai.

J’ai également réalisé que le problème ne venait pas que de moi, mais aussi de mon entourage. Des phrases absolument aberrantes avec lesquelles j’ai grandi, parfois même anodines, mais qui ont fait beaucoup de mal à ma confiance en moi.

  • Mon (ex)copain qui me dit que « c’est bien, tu as perdu pas mal de poids, il ne faut pas relâcher tes efforts ».
  • Ma grand-mère qui me dit que « c’est bien, maintenant tu as un corps de femme. On s’inquiétait un peu quand tu étais plus petite, parce que tu étais un peu « bouboule », mais moi je leur disais -Ne vous inquiétez pas, ça va s’arranger quand elle va grandir ».
  • Mon père qui me dit, après mon retour du Cambodge que « tu as pris quand même pas mal de poids ».
  • Ma pote, qui complexe sur son corps, qui me demande « Tu n’as pas envie de faire un régime toi? ».
  • Mon (ex)copain qui se motive à faire beaucoup de sport, et m’enjoins à faire de même. Sauf que je n’ai pas envie d’en faire -ce qui me fait encore plus complexer.
  • Ma autre pote qui complexe sur son corps, qui me dit que « Aucun homme ne veut de moi, ils veulent des filles comme toi : une petite brune, toute fine ».
  • Mes potes garçons qui, en plaisantant, se moquent de mon poids : non, les mecs. On ne rigole pas avec ça.

Je ne leur en veux pas, ils ne se rendaient pas compte, ne l’ont pas dit à un seul moment pour me faire du mal. Mais eh, je suis sensible, je prends tout à coeur.

Mais sinon, à quel moment ces personnes ont un droit de regard/d’opinion sur mon corps ? Est-ce que je n’ai pas le droit, en plus d’avoir accepté mon corps, de continuer à être bien avec ? J’ai mis du temps à l’accepter, et j’ai parfois l’impression de ne pas être dans la norme parce que maintenant je suis à l’aise avec.

img_8243-modifier.jpg2017. 22 ans, 60kg, et enfin confiance en moi.

Me rapprocher de ma famille, me faire de vrais amis… Tout cela a contribué à me donner confiance en moi. C’est en stabilisant ce qu’il y avait autour de moi que j’ai commencé à m’accepter moi.

Alors oui, je n’apprécie pas particulièrement mes jambes. J’ai toujours eu de bonnes joues. Mes lèvres ne sont pas super symétriques quand je souris. Mes pieds ne sont pas fins. J’ai toujours eu une mini-bouée au niveau de ventre (et ça peu importe mon poids).

Mais au lieu de faire la liste de mes « défauts », je fais la liste des choses que j’aime bien chez moi.
J’aime bien mes yeux. J’aime bien mes mains, les mêmes que ma maman. J’aime bien mes cheveux, le châtain de mon papa qui vire blond/roux au soleil. J’aime bien les tâches de rousseur que j’attrape en allant au soleil (encore Papa).  J’aime bien ma morphologie, ma taille fine qui me permet de mettre des jupes taille-haute.
Mes mollets sont peut-être massifs… Le seul vrai problème que ça pose, c’est quand il s’agit de trouver des bottes (haha). Mes hanches sont « larges »? Ca laisse plus de place pour que mon chéri me les attrape. Mes pieds ne sont pas beaux? Je les ai hérité de mon papi, et au final on s’y habitue, je les trouve attachants… Et ça nous fait toujours bien rire en famille quand je lui « reproche » de m’avoir donné ses pieds.

Mon IMC a toujours été normal. Malgré mes variations de poids, je n’ai jamais été obèse ou squelettique. Je ne me mets à aucun moment dans la peau d’une personne qui a des problèmes de poids d’ordre « médical », je donne juste ici mon expérience. Tout ça, c’était dans ma tête. Mais aujourd’hui, j’ai accepté mon corps tel qu’il est, avec ses variations de +2kg en hiver et -2kg en été.

Ces 8kg que j’ai pris depuis la Prépa ? Je ne les perdrai pas. Je sais qu’être mince m’allait peut-être bien, mais si je ne suis pas bien à l’intérieur, à quoi ça sert ? J’ai fait la paix avec mon physique, ce qui m’a fait un bien fou, et ça me blesse de savoir que mes amis.es autour de moi, ne sont pas à l’aise avec.
Je souhaiterais tellement que cet article puisse être lu par la moi de 13 ans, lui éviter toutes les galères dans lesquelles elle va s’entraîner toute seule. En espérant que vous, en le lisant, il vous fasse du bien. Et arrêter de complexer.

Laura Rosaye

Deux mille mots d’amour

Photo : Pinterest.

La rupture, le questionnement, l’espoir. L’avant, le pendant et l’après.

Pas de photos pour cet article, je tenais à le tenir séparé des précédents et des suivants.
Ces articles très personnels n’ont pas été écrits pour être publiés, mais avec le recul et un coup d’œil autour de moi, je me suis dit qu’ils seraient peut-être utiles. Mettre des mots sur la douleur, sur le bonheur, et sur l’entre-deux, pour mieux extérioriser. Je ne suis pas à ta place, et pourtant tu as déjà ressenti cette détresse ou cette passion. Si tu ne les as pas encore ressenti, je t’invite à les découvrir à travers mes mots ! Si tu les ressens en ce moment : courage, ça va aller. Le point positif avec les sentiments? C’est sûrement ce que tu partages le plus avec ton voisin.

Bonne lecture !

Avant

Ce n’est pas toujours facile. Je vis tous les jours avec moi-même pour le savoir. Je bous depuis un petit moment déjà, mais tu ne l’as pas vu. Quelques bulles, par ci, par là. Mais je vais exploser. Tu aurais dû m’attraper avant. Si tu me piques, je te répondrai en mordant, à fleur de peau. Tu sais au fond de toi que j’ai sacrifié beaucoup de l’ancienne moi. Ancienne… non, de moi. Je veux l’ancienne moi, avec moi. Et je sais que ce n’est pas possible.

J’étais un océan, et toi un garçon qui aimait les vagues, mais était terrorisé d’y nager. Je ne voulais pas être ta moitié, j’aurais préféré être celle qui te rappelle que tu es déjà entier. Déchirée entre tes promesses et la réalité : toi, incapable de leur rendre justice. Tu es un homme bien, j’espère être une fille bien. Je ne suis juste pas bien pour toi, et tu ne l’es pas pour moi. Je pourrais te dire que je suis assez forte pour attendre que les orages passent, qu’on recommence à zéro, qu’on puisse redevenir comme avant. Mais je ne suis pas désolée de me choisir moi plutôt que nous.
Et tu apprendras, j’apprendrai à aimer sans toi, on apprendra à faire notre bout de chemin, trouver comment se lever le matin, à danser, à faire nos propres aventures sans l’autre. Et on sera bien plus heureux comme ça.
Je t’ai dit que je te suivrai. Mais mon cœur n’y est pas. Je ne t’ai pas menti, je me suis menti toute seule, je pensais en être capable. J’ai accepté la routine, le 10/20, refrénant mon étincelle, les étoiles que j’avais dans les yeux. Celles qui ne venaient pas de toi. Je t’ai dit oui pour te faire plaisir, pour que tu ne sois pas aussi malheureux que je le suis. Tu me hurleras que je suis égoïste, que je suis une enfants, que je le regretterai. Sûrement oui. Et puis, je me souviendrai que j’ai pris la bonne décision.
Tu peux m’en vouloir de ne plus être à tes côtés, de ne pas avoir les mêmes rêves, les mêmes priorités. Ne m’en veux pas d’avoir des rêves, d’avoir besoin d’air. Je peux juste espérer qu’avec le temps, tu comprennes, acceptes. Que la haine laisse place à l’indifférence, que les souvenirs cessent de te poignarder pour faire place à la nostalgie. Notre histoire est belle. Mais le premier baiser ne dure pas. Je suis amoureuse du souvenir de toi. Je suis amoureuse de ton regard amoureux.
Et je redoute la confrontation, mais je dois tenir le cap. Je dois être forte, pour moi, pour toi. Ne laisser aucune faille, dans laquelle tu pourrais t’immiscer. Je ne peux pas craquer en voyant ton cœur se briser, les larmes dévaler tes joues, tes poings se serrer.
Les étoiles que tu avais dans les yeux vont me manquer. Ça me tue, de les noyer dans tes larmes. Peut-être que je suis idiote, de te pousser à partir, peut-être que je suis trop jeune. Qu’au lieu de rejeter ce qui est cassé, je devrais m’efforcer à le réparer. Mais je n’ai pas la force de le faire, j’étouffe.
Je te souhaite une fille, qui t’aime plus que moi, que tu aimeras plus que moi. Elle saura prendre soin de toi, elle ne te fera pas de mal. Jamais tu ne la regarderas avec ces yeux tristes.
J’ai décidé de ne suivre personne, de ne me fier qu’à mon propre instinct. De ne laisser personne m’influencer, me dicter ma conduite, ou juger mes actes. A contre-cœur, avec fermeté. En saisissant ma chance, en la provoquant, l’invoquant, en allant la chercher là où elle n’était pas de prime abord.


– Pendant –

Je te retiens comme un souvenir. Des bribes, des éclats, des images, des sons, ta voix. On s’était dit pour toujours, maintenant je m’aperçois que c’est vrai. On s’était dit pour toujours et je porte la trace de ta malédiction.
Je me surprends à rire toute seule dans la rue en me souvenant de tes blagues. Je me retourne à chaque fois, au supermarché, en sentant ton parfum (comment osent-ils porter le même que TOI). J’ai un hoquet en repassant par nos lieux. Mon ventre se noue toujours autant lorsque je me souviens de notre premier baiser, de l’anticipation, de l’excitation, de ma joie difficilement retenue.Mon cœur se serre lorsqu’il se souvient de nos disputes, plus encore lorsqu’il se remémore les dimanches matins dans tes bras, en entendant les cloches de l’église sonner, nous réveiller en les maudissant.
Combien de temps s’est-il passé depuis la dernière fois, depuis le dernier sourire sincère, le dernier baiser, le dernier mot, la dernière fois que je t’ai aperçu? Cela semble des siècles, et pourtant aujourd’hui encore, mes mains se souviennent de tes cheveux, ma poitrine brûle de pouvoir te serrer une dernière fois contre moi, comme avant.
On dit qu’avec le temps, ça va mieux. Que les blessures vont se refermer, qu’il faut être patient. Mais je n’ai rien de patient chez moi. Et je sais que c’était mon choix (ou pas?), un nouveau chapitre doit s’écrire, je sais que tu n’attends plus. La page s’est tournée. Et pourtant, j’attends toujours, que tu reviennes avec quelques mots pour adoucir mon amertume.
Le pire dans tout ça? Je sais que c’était la bonne décision. Celle à prendre. A contre-cœur. Je te revois encore : deux enfants, dans la rue, hésitants et pourtant surs d’eux. Un saut dans le vide, comme une évidence. Une évidence qui faisait sens pour nous, pour tout ceux autour de nous, une évidence qui a encore du sens pour moi. Peut-être plus tant que ça, finalement.
J’attend ton retour. Trouve-moi, et dis moi que tu m’aimes encore, comme je t’aime encore. Dis-moi que ça va fonctionner cette fois, que nous ne sommes plus des enfants, que nous avons appris de nos erreur et qu’elles ne se répéteront pas. Qu’on peut être aussi heureux qu’on l’a un jour été. Et je serai apaisée. Tu sais qu’encore aujourd’hui, je donnerai ma vie pour toi. Que je ne veux que ton bonheur. Que s’il faut que tu sois avec une autre pour être heureux, qu’il en soit ainsi. Mais s’il n’y a ne serait-ce qu’une chance, si infime soit elle, que tu penses à moi de temps en temps, reviens-moi. Si ta flamme n’est pas totalement éteinte, la mienne ne l’est pas non plus.

Je te promets qu’on peut être heureux.

Je souhaites ne plus jamais te revoir un jour. Pas dans la rue, pas en photo, nulle part. Je ne suis pas prête à essuyer ton refus. Je ne suis pas prête à briser les derniers morceaux intacts, ni ceux que j’ai recollé à la colle de mon amour-propre.
J’ai besoin de l’ami. Tu me connais mieux que personne. J’ai besoin de tes conseils. Vois à travers-moi, et guéris-moi.
Comment expliquer, qu’après tout ce temps, c’est encore ton visage qui ressort dans mes rêves? Que je me réveille en pleurant ton absence, en riant aux éclats, et en m’efforçant de me rendormir pour être encore une fois, quelques instants dans tes bras?

Où es-tu?


– Après –

Des confettis au sol après la fête, des bougies et des polaroids reposent sur la table, souvenirs de toi et moi hier soir.
Je tangue et vacille, tes bras pour me retenir, me réchauffer, je me confesse.
Tu serres ma main dans le taxi, et je peux m’avancer mais je ne pense pas, on peut faire un bout de chemin ensemble. Encore maintenant, sans même le savoir, et pourtant je le ressens… Le vide, qui cherche tes lèvres à chaque instant.
Tu es différent. Des autres, de l’image de toi. Ta douceur me convaincs.
Et mes mots ne collent pas, ne représentent, ne dessinent pas une once de ce que je ressens. Je suis frustrée. Ne pas pouvoir décrire à la perfection le sentiment qui m’habite. Comment expliquer le calme de ce désir, la douceur de cette fougue, cette impatience que je retiens?
Une chanson douce, mélancolique, un dimanche sous la couette, un soir à regarder les étoiles, à danser dans un parc. Une mélodie qui passe en boucle, sans jamais se lasser, tandis que ton regard ne peut se détacher du mien, que mes mains s’agrippent à ton torse. Comment expliquer ses silences, apaisants, où il me semble que je pourrais me noyer dans tes yeux océan? Plonger dans des eaux si froides, m’y perdre… Jamais glacier n’a été si torride.
Entendre ta voix, apercevoir ton visage, tes lèvres se pincer, et vouloir être celle à qui elles appartiennent.
Je me réveille d’un rêve où j’avais trouvé le bon. Je me suis réveillée, et un seul visage m’est venu en tête.
Je me revois virevolter à ton bras, contempler la rivière en contrebas, scruter les étoiles en renversant nos têtes, lutter contre le froid, mais tu me réchauffes. Je tiens ta main, tu entrelaces nos doigts, avant de déposer un baiser sur mon front. Tu m’enlaces comme si j’allais m’évaporer, gardes tes yeux ouverts, comme pour t’assurer qu’il ne s’agit pas d’un rêve. Des confessions à la lueur des bougies, dans le brouillard de nos deux corps.
Rire comme des enfants, aimer comme des enfants, ne pas se poser de questions et vivre au rythme des toujours. J’ai trop en moi pour me lasser jamais d’aimer. Je suis mauvaise en amour, je fais toujours les mêmes erreurs… mais tu ne peux pas m’en vouloir d’essayer. La fusion des premiers pas, ce qu’on n’ose pas, la timidité des premiers instants. Je veux te vivre au rythme des battements de mon cœur : forts, rapides, et ce jusque la fin.
Tous les débuts devraient être ainsi : m’enrouler dans ton pull, tes yeux ne peuvent me quitter. Je voudrais rester la fille de quinze ans à qui tu voles un baiser, que tu essaies d’impression avec un ballon, que tu essaies de faire craquer en jouant du piano. Que tu réussis à séduire.
Qui aurait dit. Je n’aurais jamais osé l’imaginer. Un rêve éveillée. Je veux être le secret que tu cries dans la rue en sentant l’adrénaline monter, le réveil de tes plus belles nuits, l’enfant qui te fait rire quand tu n’en as plus la force, l’étincelle à ta passion. Tu sais qu’avec moi, ce sera l’intensité plutôt que la durée.
Je suis prête à sortir de ma zone de confort. Prête à te voir comme une force plutôt qu’une faiblesse. Prête à faire des compromis.
Tes mots font fondre mes dernières peurs. Retiens-moi, ou je m’en vais. Éloigne-toi, avant que je ne t’emmène dans mon cocon.
Je ne sais pas comment, je ne sais pas combien de temps la passion peut durer, mais ton feu me dévore. Nos week-ends s’écrivent peut-être bien d’encre d’étoiles, récit brûlant, visible par les prochaines générations. Ne dit-on pas « star-crossed lovers« ? Des étoiles, tu en a laissé quelques unes dans mes yeux.

Laura Rosaye