Entreprendre, s’accepter, se développer, découvrir

Ah, les jeunes, ils sont toujours sur leurs portables. Même dans les transports, le matin, le soir, le midi, ça n’arrête jamais. Retire-tes écouteurs, je te parle ! Avec leurs musiques de sauvages…

Non Madame/Monsieur, je n’écoute pas de la musique, je suis en fait en train d’apprendre, d’écouter, de comprendre, et de me développer. Je suis en train d’écouter un podcast.

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Après cette jolie (et vécue) introduction, je vous parle de mes podcasts préférés pour cet été 2018 ! Une nouvelle habitude que j’ai mise en place dans les transports (dans le bus, dans le métro, dans la voiture, dans le train…), à cause de ces derniers mois où je n’arrêtais pas de bouger, par amour, professionnellement, ou pour aller passer des entretiens pour mon futur CDI ! Alors que le matin, j’avais tendance à écouter de la musique (plus pour un fond sonore, ou des rêveries, que vraiment de la musique); je me suis mise au podcast, en m’apercevant dès la première écoute que ça me faisait un bien fou! Après en avoir écouté un, je me sens tout de suite plus détendue, plus sereine, plus positive aussi.

Voici donc une liste des podcasts que j’ai écoutés, ceux que je vais écouter pendant cet été 2018 ! Ils parlent tous de développement de soi, qu’il soit personnel ou professionnel, avec notamment une grosse touche entrepreneuriat. Le point commun ? Émulation, positivisme, inspiration. Une façon aussi, d’entendre l’expérience d’autres personnes, qui ont réussi, qui partagent leurs problèmes et comment elles les ont surmontés. A écouter d’urgence !

  • Être soi

    Du développement personnel et de l’entrepreneuriat, le tout baigné dans beaucoup de douceur, c’est mes podcasts de la semaine (ok, j’avoue être un peu maniaque dans le sens où je vais sélectionner tous les épisode d’un même podcast et de me les faire tous à la suite avant de passer à un autre, c’est avoué).
    Je vais aborder ici les podcasts que j’ai déjà écouté, et essayer de me limiter, parce chacun de ses podcasts sont fabuleux.

    Être bodypositive pour aimer son corps et décomplexer (avec Yasmine – ElyKilleuse)
    Je pourrais aussi bien écrire un pavé qu’un seul mot : Parfait. Et puis aussi : enrageant. Si vous me connaissez, vous savez que je ne suis pas en surpoids. Pourtant, si vous avez lu mon article sur le poids, vous savez aussi que je n’ai pas toujours été (et ne suis pas toujours) à l’aise avec mon corps, même si je porte du 36-38. Ecouter ce podcast m’a révoltée, contre les personnes adeptes du body-shaming, m’a fait rire, et m’a fait du bien par rapport aux mots de Julie et Yasmine.
    Ce que je retiens ? Quelques conseils bêtes, mais qu’il fait bon de rappeler.

    1- C’est pas la taille qui compte. D’une marque à l’autre, tu vas peut-être porter du 34 ou du 40 (oui oui, expérience personnelle) ! L’important c’est d’être bien.
    2- Ne pas garder/acheter ses vêtements trop petits sous prétexte que « ils m’iront quand j’aurais perdu X kilos ». En fait, tu te punis juste à chaque fois que tu ouvres ton placard parce que NON tu n’as pas encore perdu ces kilos; ou que quand tu l’enfiles tu es tout boudiné et c’est pas agréable du tout.
    3- S’entourer de personnes bienveillantes. Si tu as des commentaires déplaisants, insultants, humiliants de la part de tes proches sur ton poids, c’est qu’ils ne veulent pas ton bien. Ils doivent bien se douter que tu complexes déjà assez pour ne pas en plus en rajouter.
    De quoi rire seule, s’insurger, et sourire de A à Z pendant ce podcast. Bref, les filles (et les mecs!), allez l’écouter, ça fait du bien. Julie est vraiment une fille top, qui parle à cœur ouvert, tu as l’impression de boire un café avec une copine quand tu écoutes ses podcast, c’est rafraîchissant !

    (Et après avoir écrit ce pavé, je me dis que cet article va être long…). Du coup, je ne vais commenter qu’un seul épisode par podcast, sinon vous ne lirez jamais cet article jusqu’à la fin, en vous laissant les autres titres que j’ai écoutés pour vous donner un peu envie d’aller les écouter, parce qu’ils sont tous trop cools.

     

    Dire adieu au syndrome de l’imposteur
    C’est quoi réussir dans la vie ?
    Prendre une décision
    Vivre avec moins pour vivre mieux

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  • Basilic

    Un podcast entre écologie, green lifestyle et entrepreneuriat. Encore une fois, des épisodes très positif, orientés sur les choix de vie et l’élan qui a poussé ces personnes a se lancer dans une aventure « hors CDI ».

    Mély, naturopathe et auteur de l’ouvrage « Syndrôme de l’intestin irritable »
    Une interview passionnante qui raconte l’expérience de Mély, qui a quitté son cocon professionnel pour découvrir la naturopathie. On en apprend plus sur soi, comment écouter son corps, les réactions que le stress par exemple peuvent engendrer, comment les reconnaître et comment les traiter. De la douceur, de la bienveillance… Je vous recommande vraiment ce podcast, un peu moins dirigé développement personnel que « Être soi », mais tellement agréable à écouter !

    Roxane, Se reconvertir à 25 ans, prendre des risques et changer de vie
    Asmae, Blogeuse et youtubeuse green, co-fondatrice de Les Naturalistes
    Sabrina, créatrice de Kufu, upcycling et zéro déchet à la française

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  • Entreprendre dans la mode

    Si vous me connaissez, je suis beaucoup plus attirée par les cosmétiques et l’univers du soin que la mode. C’est en effet par l’épisode de Sarina Lavagne que j’ai découvert ce podcast -ET OH MON DIEU! Ce qu’il est top ce podcast !! – et je n’en suis pas déçue !! Beaucoup de développement professionnel, personnel aussi, le tout dirigé par les valeurs et la créativité du monde du luxe en général.

    Sarina Lavagne – PRESCRIPTION LAB – Partir d’une page blanche & investisseurs
    Ce.Podcast.Est.Incroyable.
    Si tu es comme moi passionné.e de cosmétique, commence par celui-là. Si tu es comme moi passionné.e de communication et marketing, commence par celui-là. En dehors de parler de beauté, ce long podcast parle de parcours professionnel, de rencontres, de saut dans le vide depuis une page blanche, d’investisseurs, de cible marketing, de création… C’est juste une mine d’or d’informations, et bref, c’est génial. C’est le genre de podcast que tu peux écouter par plaisir, ou avec un carnet pour noter toutes ses idées. Sarina Lavagne parle distinctement, avec un language facile à comprendre même pour les débutants ou les personnes qui ne s’y connaissent pas du tout en marketing… Et je le réécouterai sûrement, avec un carnet cette fois.

    Chrysoline de Gastines – Balzac Paris –  Ne pas hésiter à entreprendre à côté de son job
    Patricia Lerat – PLC Consulting – Coaching et développement de marques à l’internationale
    Valérie Tribes – Chiffon – Transparence et naturel
    Marianna Szeib – Face to Face – s’élever en élevant les autres

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  • Regard

    Un podcast assez récent, puisqu’il date d’il y a quelques semaines seulement ! Tous les mardis, un nouvel épisode de Regard, par Birchbox, traite du thème de la beauté selon différentes femmes. Une belle façon de comparer plusieurs points de vue, mais de s’y retrouver à chaque fois.

    Navie
    C’est le premier sorti, le premier que j’ai écouté. Il traite, généralement, de la question « qu’est-ce qui fait qu’on se sent belle? ». Navie est extrêmement touchante dans ce podcast, ses anecdotes délicieuses et parfois amères, c’est un bonheur de l’écouter, et de la voir s’accepter telle qu’elle est. Son compte Instagram, après avoir écouté son épisode, est un de mes préférés !

    Isabelle Sarfati
    Penelope Bagieu
    Tiga

Voilà pour l’instant tous les podcasts et épisodes que j’ai écoutés ! Passionnants, qui me donnent tous envie de les ré-écouter !
Voici, ci-dessous, tous les podcasts que j’ai téléchargés et mis de côté pour la suite ! N’hésitez pas à y jeter un coup d’œil et à me donner votre avis, ou à me conseiller certains podcasts que vous écoutez actuellement et qui ne font pas partie de la liste !

  • Simplicité, bonheur & slowpreneur

    Le secret pour tout faire
    L’importance de bien s’entourer
    Comment se fixer de bons objectifs
    L’importance de s’aimer

  • Un podcast à soi

    Le gras est politique
    Sexisme ordinaire en milieu tempéré
    Un autre homme est possible

  • Chiffon – le Podcast

    Laure Gontier – La pensée positive est le pilier de la Californie
    Dorte Wegener de Copenhague  » Le hygge danois est un mythe »
    Paula Malm Berner « Quand on a une culotte de cheval, il faut oser porter un bikini »

  • Graines de réflexion

    – Les labels bio – décryptage
    L’ayurvéda – discussion avec Mély
    Ma vision de la Slow Cosmétique
    La bienveillance entre femmes avec la Sororité
    Syndrome de l’imposteur – obligé.e d’être légitime

  • Génération XX

    « Quelle place pour le genre en entreprise » avec Emmanuelle Duez et Jérémy Clédat
    Lisa Gachet, fondatrice de Wear Limonade : Les belles choses arrivent dans l’inconfort
    Sophie Trem, fondatrice de The Good Mood Class : tout arrive pour une bonne raison
    Shanty Baehrel, fondatrice de Shanty Biscuits : La reconnaissance comme moteur
    Coline, créatrice du blog et de la chaine youtube « Et Pourquoi Pas Coline » : allier travail & plaisir

En vous souhaitant une bonne écoute,

Laura Rosaye

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Échecs et confiance en soi

« Votre mission, si vous l’acceptez :
Créer les conditions du miracle »

Didier Hauvette

 

Pendant très longtemps, je n’ai pas eu confiance en moi. C’est seulement autour de mes vingt ans que j’ai commencé à me sentir forte, à avoir l’intime conviction que j’étais capable.

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J’ai grandi en étant aimée, mais à l’adolescence, j’ai pu ressentir des manques, réels ou pas, qui m’ont affaiblie. Je suis passée par des épreuves qui ont été difficiles, qui font aujourd’hui la personne que je suis. Mais je n’avais pas le recul que j’ai aujourd’hui pour en parler, et j’ai pu me sentir très mal à cette époque. J’avais l’impression que mon monde, bouleversé, était sur le point de s’arrêter à chaque instant. Comme lorsque tu fais une grosse bêtise et que tu es pris/e sur le fait, l’adrénaline monte et tu ne sais pas où te mettre, sachant très bien que la tempête va frapper.

Le problème, c’est que je me positionnais en tant que victime. Même dans mon malheur, je ne voulais pas faire d’efforts, je m’y complaisais (et autant te dire que, du coup, la situation n’évolue pas). J’avais envie qu’on me plaigne, qu’on comprenne mon malheur. Je ne voyais pas que je ne pouvais compter juste sur moi, et que ce besoin d’être rassurée venait de mon manque de confiance en moi… Bref, un vrai cercle vicieux. Les personnes, les amis qui m’entouraient étaient également des relations toxiques, qui elles aussi étaient peut-être très mal dans leur peau. J’étais très dure envers moi-même, cherchant la perfection a tout prix. On m’a demandé une fois, ce que je voulais être plus tard : « grande, mince, intelligente ». La fille parfaite, l’étudiante parfaite, la copine parfaite… Mais à aucun moment je n’ai dit que je souhaitais être heureuse. Ça a été le déclic pour moi. Oui, je faisais tout pour rester dans cet état de mal-aise, je n’imaginais pas pouvoir, je ne savais pas comment faire pour être heureuse plus souvent, régulièrement… tous les jours même ?!

Encore aujourd’hui, il y a des moments où je doute de moi évidemment. Des journées un peu plus sombres que les autres, où ma tête dans le miroir ne me revient pas, où je me sens toute petite. Mais au lieu de me dire que je n’ai pas de chance, que je suis nulle, je me dis que j’ai fait de mon mieux (et si ce n’est pas le cas, je ne peux m’en prendre qu’à moi même), et que si ça ne fonctionne pas, et bien ce n’était pas fait pour fonctionner !

Je vous partage ici 3 échecs, qui m’ont aidé à grandir, et les leçons que j’en retiens – encore une fois, je dis ça maintenant que c’est passé):

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Ne pas se laisser écraser, savoir catégoriser le pro et le perso

Il y a quelque temps maintenant, j’ai fait un stage en magasin. Mon premier stage, dans une grande marque de sport. J’avais travaillé dans un univers de mecs uniquement seulement une fois auparavant, je pensais pouvoir assurer, mais la réalité a été tout autre. Dès le début, étant la seule fille stagiaire (il y avait une autre femme-vendeuse, mais je la croisais peu, nous n’étions pas au même étage), j’ai été timide. Je souriais, j’essayais de faire mon maximum. Mais ce n’était pas assez. Je ne sais pas ce qu’il s’est passé entre les autres vendeurs, le manager du magasin, et moi, mais ça s’est très mal passé. C’est comme ça, certaines personnes ne sont pas faites pour s’entendre. C’était, évidemment, un stage de 2 mois moins 2 jours, pour qu’ils n’aient pas à me payer. Cependant, la pression a commencé à s’accumuler. Je devais acheter mes propres vêtements de la marque pour être en rayon, alors que je n’avais aucune aide financière pour le faire, et qu’un autre stagiaire avait eu le droit de récupérer des vêtements (et même une paire de chaussures!) que le magasin n’avait pas pu vendre pour défaut. J’ai demandé à en avoir un aussi, ce à quoi on m’a ri au nez. Arriver en t-shirt uni, même sans marque, me faisait passer la journée « en grotte », c’est à dire au sous-sol, parce qu’ils savaient que je détestais ça (et de toute façon, ils n’avaient rien à nous faire faire… nous étions plus de stagiaires que d’employés dans le magasin, en période d’avant soldes – donc sans aucun client dans la boutique).

Le problème, c’est que les remarques quotidiennes, les blagues lourdes, m’ont touché en plein cœur. Parce que je ne faisais pas la différence entre le boulot et le perso, et pour moi, ces remarques étaient directement dirigées vers moi, la personne que je suis vraiment.

J’ai laissé ces personnes me faire du mal, sans me rebeller, alors qu’ils me descendaient quotidiennement. Au lieu de me remettre en cause, alors que je ne faisais rien de mal, j’aurais pu juste hausser les épaules, lever les yeux, et me dire que ces cons ne méritaient pas que je me mette dans de tels états.

Le plus drôle ? Je n’étais même pas obligée de faire ce stage. J’aurais pu dire stop à n’importe quel moment. Mais je ne l’ai pas fait, pas respect pour le manager du magasin, pour la hiérarchie. J’ai préférer être polie plutôt que de reconnaître ce qui était bien pour moi.

Anticiper pour ne pas se faire avoir

Plus récemment (l’année dernière), j’ai écrit des articles pour un magazine, en dehors de Rosaloup. Sans entrer dans les détails, je n’avais pas de contrat à proprement parlé, qu’un e-mail récapitulatif, un nombre d’articles, une deadline et un prix. Un prix pas super élevé, mais c’était plus pour ma part un désir d’écrire, de me faire un réseau un peu plus d’expérience; et le fait que j’ai pas fait d’école de journalisme explique aussi le tarif bas. Cependant, la deadline n’a pas été respectée, je n’ai pas eu les articles en temps et en heure, et à partir de Septembre, j’ai eu plus de contraintes par mon école et mon entreprise (alternance). Si bien que fin Décembre, au lieu de 40 articles, je leur en ai envoyé 20. Je ne parle pas de l’échange téléphonique désastreux que j’ai du subir pendant une quarantaine de minute, où j’ai pris sur moi (et pourtant, la patience n’est pas un de mes forts). Au final, le numéro pour lequel j’ai écrit est sorti en Décembre, mais je n’ai été prévenue qu’en Janvier.

Depuis, ça a été la croix et la bannière pour discuter prix. Pour 20 articles au lieu de 40, on m’a proposé un prix de moins de la moitié du prix initial; avec l’impossibilité de vérifier que les 20 articles n’étaient pas sortis, si certains avaient été modifiés ou pas (puisque je n’ai pas réussi à mettre la main sur un exemplaire, malgré mes demandes). Et encore, nous sommes aujourd’hui en Mai, et je n’ai toujours rien touché.

L’enseignement ? TOUJOURS FAIRE UN CONTRAT. Alors oui, la situation n’est pas cool, mais qu’est-ce que je peux faire, puisque je n’ai pas signé de contrat à la base ? N’en vouloir qu’à moi-même. Ce travail m’a pris du temps, de l’énergie, mais au final je n’avais pas assuré mes arrières.
Egalement, faire confiance aux autres jusqu’à un point limite. Je leur ai fait confiance en me disant qu’auparavant, tout s’était très bien passé, mais Business is Business. Alors même si, sous le coup de la colère, j’avais très envie de les pourrir, je ne le ferai pas, parce que les tords sont partagés et que j’assume les miens. Tant pis pour moi, ça me fera une leçon.

Penser à soi avant tout

Troisième échec, pas le dernier. Je suis apparemment le genre de personne qui aime bien faire une erreur, plusieurs fois de suite, histoire d’être sûre que c’était pas la bonne chose à faire. Là, pour le coup, c’était dans mes relations amoureuses.

Mes trois plus longues relations ont toutes eu le même schéma : tout est rose, jusqu’au jour où je me rends compte qu’en fait, je me suis complètement mise de côté, aliénée, pour devenir la copine parfaite. Et qu’après avoir mis de côté tous mes défauts, où les points qui faisaient que j’étais « moi », toutes mes passions… Je me retrouvais vidée, avec un besoin irrépressible de liberté, pour redevenir ENFIN moi. Ça pouvait passer par « arrêter de sortir avec mes amis » et/ou « ne plus prendre de soirée toute seule juste pour moi ». J’étais dans des relations toxiques, où le mec, jaloux au possible, ne me donnait pas une once de liberté. Alors que je suis très indépendante. Je m’enfermais dans un cocon amoureux, où je perdais mes amis, où je me perdais moi, allié à un sentiment de culpabilité lorsque je demandais (oui, c’était de la demande polie) à sortir ou rester un peu seule, ce qui m’étais refusé. Le syndrome de l’infirmière, qui s’occupe de son chéri parce qu’il n’est pas bien, n’a pas confiance en lui, n’a pas confiance en moi. Bref, en tout, à peu près 7 ans perdus à essayer de plaire, d’être quelqu’un d’autre, de donner tout sans recevoir l’équivalent.

Et je ne comprenais pas pourquoi je retombais toujours dans des relations comme ça. En me posant un peu, c’est venu assez vite.

Je suis une personne passionnée, très sprint, beaucoup moins course de fond : je me donne à 200% dans tout ce que j’entreprends, quitte à faire des efforts surhumains, mais cette attitude ne me fait pas tenir la longueur, qu’il s’agisse de relations, de passions personnelles ou de travail. Si c’est trop lent, ça m’ennuie, j’ai besoin d’être passionnée par ce que je fais, j’ai besoin d’action.

Je sais également que je suis très indépendante. J’ai besoin de pouvoir avoir du temps pour moi (beaucoup, il faut croire que j’aime bien être en solitaire), de sortir passer du temps avec mes amis, de dessiner, d’écrire, de faire du sport… De ne pas devoir partager absolument TOUT avec l’autre.

Finalement, cette passion se combine a un besoin de soutien, de présence et d’attention, dont je suis bien au courant. Mais est-ce que cela veut dire que je dois absolument sacrifier mes passions et mon indépendance pour ça? Les personnes que j’avais en face de moi avaient pour point commun un gros manque de confiance en eux, et le fait que je sois indépendante et que je veuille mener ma barque comme je l’entends ne les aidaient pas à avoir confiance en moi, se braquaient et m’empêchaient de faire comme je l’entendais. Alors que, tout ce que je demandais, c’était un équilibre. En voulant aller trop vite, en brûlant les étapes de la relation, je me suis retrouvée enfermée. Et encore une fois, je ne pouvais m’en vouloir qu’à moi-même, de ne pas avoir mis de stop, de ne pas avoir imposé mes exigences plus tôt.

Après avoir fait trois fois ces erreurs, j’ai réussi à défaire le « j’ai un mauvais karma, je ne tombe que sur des mecs comme ça » pour un « je dois établir directement les règles du jeu ». Non, je ne suis pas une victime de mes relations, je ne peux pas changer l’autre personne (à défaut d’avoir essayé, eux, de me changer, et moi aussi de les changer – ça ne sert à rien).

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Finalement, quelques conseils sur la prise de confiance en soi ?

Connais-toi toi-même

Alors bien sûr : tu vis avec toi chaque jour. Mais est-ce que ça veut dire que tu te connais ? Lire des livres de développement personnel aide, prendre du temps pour soi aussi, la méditation (que tu te poses dans un coin en murmurant « OOOOM », que ce soit en te baladant dans la rue, en dessinant, en écrivant…) aide pas mal à te recentrer sur toi… Pour moi, ça peut être en me posant sur mon balcon, en dessinant, en écrivant, ou encore en me préparant une soirée cocooning à la maison !
Je sais que je fonctionne par déclic, et parfois, ce déclic ne vient pas en agissant, mais juste en me posant un peu. C’est de là que vient l’idée de cet article d’ailleurs !

Accepte-toi

S’accepter : son corps, ce qu’on n’aime pas dedans, ses défauts… Être à l’aise avec. De toute façon, tu ne pourras pas changer radicalement, il y a une part de génétique et d’éducation. Tu as envie de perdre du poids : est-ce que ça te rendrait plus heureux/se ? Tu as envie de passer plus de temps avec tes proches…est-ce que c’est ce que tu veux toi, ou est-ce que tes proches te font culpabiliser parce qu’ils ne te voient pas (assez à leur goût) ?

Deviens ton/ta meilleur/e ami/e

Accepter tes défauts, c’est aussi reconnaître tes qualités. Qu’est ce qui te plait chez toi ? En quoi es-tu fort/e ? Tes proches, amis ou famille, peuvent t’aider dans la vie de tous les jours, dans tes choix par exemple, mais au final, c’est toi qui agis. Tu peux entendre leurs conseils, être influencés par eux, mais au final, tu es seul responsable de tes choix. Ils peuvent sortir de ta vie, mais toi tu seras toujours là. Prendre conscience que tu ne peux vraiment avoir confiance qu’en toi, et que tu en es capable !  Même si tu ne le sens pas, tu n’as pas le choix, et tu vas relever le défi. Peut-être pas haut la main, mais tant que tu fais de ton mieux, tu ne peux pas t’en vouloir !

Laura Rosaye