Ces 8kg que je ne perdrai pas.

J’ai toujours détesté mon corps. Trop grosse, pas assez bronzée, pas symétrique… J’ai souvent rêvé d’un hache magique, avec laquelle je pourrais me retirer un morceau de mollet, de hanches, de ventre, un pinceau magique avec lequel je pourrais redessiner mon visage. Depuis 23 ans, mon corps n’a cessé de changer, pour grandir, passer l’adolescence. A chacune de ses étapes, je l’ai toujours traité comme un problème à résoudre, un chantier jamais terminé. A aucun moment je ne l’ai remercié, je n’ai été heureuse avec. Il m’en fallait toujours plus.

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Je devais avoir un peu plus de 4 ans sur cette photo : si je ressemble à Boo (Monstres &Cie) ou Agnès (Moi moche et méchant), c’est sûrement la coupe et les joues…

Je ne concevais pas qu’on puisse être heureux.se sans un corps parfait. En général, je considérais que je ne serais appréciée à ma vraie valeur/aimée que si j’étais parfaite. L’élève parfaite, la fille/amie parfaite, et plus tard la petite copine parfaite. Si aujourd’hui, je pouvais écrire quelques mots à la fille que j’étais alors… J’aimerais la consoler, la rassurer, essayer de lui faire comprendre que ce qu’elle croit n’est qu’une image.

En primaire déjà, j’ai commencé à complexer. Toutes mes amies étaient grandes, fines, alors que moi, après la petite enfance, je n’avais pas encore grandi beaucoup, et sans être grosse, j’étais « bouboule ». Et quand je dis « bouboule », c’est mon moi d’avant qui parle. J’étais ronde, avec de bonnes joues, très certainement pas la peau sur les os, mais normale. (Et c’est là que je vois le chemin que j’ai parcouru depuis). J’ai commencé à me comparer à elles -ERREUR-, et encore plus dans mon club de danse où j’étais la plus jeune: elles étaient plus grandes que moi, plus fines, avec des formes bien placées, quand moi…Depuis mes cinq ans minimum de moins qu’elles, je les admirais.

Je devais alors avoir environ 15 ans. Ces photos ne vous choquent peut-être pas, et pourtant j’ai eu un haut le coeur en les retrouvant, parce que  cette fille, ce n’est pas moi.

La vraie lutte a commencé en arrivant au collège. Je pense qu’avant, je n’avais pas vraiment conscience de mon corps. Je ne m’étais jamais posée pour me dire « Bon, ma vieille, tu vas faire des efforts parce que c’est pas foufou. » C’était une constatation « oui, je suis comme ça », mais sans vraiment d’idée de « je vais le changer ».
C’est, sur tous les plans, une période qui a été très difficile pour moi. Tout d’abord parce que j’ai perdu ma meilleure amie; que je me suis éloignée d’une autre… Et qu’en général, cette période a été une catastrophe amicale. C’est à cette période que j’ai compris la différence entre les connaissances, les potes, et les amis. Il a vraiment fallu attendre la 4ème pour que je me fasse des amis garçons, les seuls sur qui j’ai pu me reposer jusqu’à la fin du collège. Bref, je m’éloigne du sujet (mais ça reste important, dans le sens où, si j’avais eu plus de soutien amical, cette période aurait sûrement été plus facile).
Le collège a été pour moi les quatre années de chute. Mon corps a commencé à changer rapidement, j’ai grandi, mais pas assez rapidement pour rattraper les autres filles de ma classe. Parce que ma mère était professeur, parce que j’étais « bouboule » (ah, je déteste ce mot), j’ai eu le droit d’être le bouc émissaire. « Miss Gartn** », « Baleine » (avec en prime, l’imitation de ce qu’était plutôt un éléphant, en imitant mes « grosses » joues, un pas lourd…).

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Mes joues inexistantes, mes clavicules, mes bras, mon soutient-gorge que je ne remplis pas…

Juste pour remettre les choses à leur place, à l’époque, je devais faire un peu moins d’1m60 pour 55kg. Et oui, je n’étais PAS DU TOUT grosse. C’est dingue ce que la société, et des gosses peuvent te mettre en tête. Ces remarques, les filles/femmes de ma famille ou de mon groupe d’amis qui faisaient des régimes autour de moi, cette injonction à être parfaite, sont rentrées dans ma tête. Forcément, j’étais rejetée par les autres filles, je me souviens avoir été rejetée par un garçon à cause de ces moqueries…
J’ai donc passé ces années de puberté à entendre, et à me mettre dans la tête que j’étais grosse. Pas assez bien. Il me fallait être plus fine, plus jolie. Plus intelligente ? Ce n’était pas vraiment un problème, j’ai toujours très bien travaillé à l’école. Au lieu de me concentrer sur mes passions, à developper mon sens artistique ou mes amitiés (ce que j’ai quand même un peu fait, dieu merci), j’ai mis toute ma force à essayer de changer mon corps. Une « amie » en 3ème, dans le même état d’esprit que je l’étais alors, m’a « aidée » à planifier mon amaigrissement : combien de calories par jour il fallait manger, le sport qu’il fallait faire, et s’inspirer des mannequins des magasines. Ces mannequins, je ne les trouvais pas belles, leur maigreur me faisait peur : mais c’était ma seule amie alors, et elle était plus fine que moi, je voulais être comme elle, appréciée d’elle… Donc forcément, elle avait raison.

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J’ai 17 ans sur cette photo, et je dois faire 48kg.

Le lycée n’a pas aidé non plus. En y arrivant, je ne connaissais qu’une seule fille, qui venait de mon collège aussi. On s’est rapprochées, jusqu’à ce qu’un jour je lui ai confié mes problèmes de poids, ce à quoi elle m’a répondu « Laura, je ne veux pas savoir tes problèmes ». Ah.

La comparaison avec les autres filles était devenu un sport quotidien « Je suis plus grosse que X, X et X. Et X est vraiment trop belle, pourquoi est-ce que je ne suis pas comme elle ? Heureusement, je suis moins grosse que X et X. Je ne le supporterais pas ».
Ce système me descendait, et je descendais au passage les filles autour de moi. Ce n’était pas elles, mes ennemies, c’était moi. Je me souviens avoir détesté/jalousé/admiré une fille de ma classe parce qu’elle était belle et jolie, alors que c’était une garce incroyable. Elle aussi, devait avoir ses propres problèmes (ce n’est jamais une excuse pour descendre les autres).
C’est à ce moment que j’ai commencé les régimes. De 55kg, je suis descendue jusque 47kg pour 1m60. Et il m’arrivait de m’endormir en pleurant parce que j’avais pris 300g depuis la veille, de culpabiliser parce que j’avais mangé un yaourt en dessert. Et là encore, je me trouvais hideuse, énorme. Je calculais toutes mes calories, j’ai commencé à courir parce qu’il fallait que j’élimine celles ingérées.  Cette période de « crise » a duré un quelques mois, et ma mère s’en est rendue compte.  J’ai arrêté mes bêtises avec la nourriture.

Classe préparatoire et sport intensif : c’est simple, je n’ai pas de formes.

Arrivée en classe préparatoire, je quitte ma famille pour arriver à Lille. Encore deux années à me faire des potes, à conserver puis m’éloigner d’une amitié… Sans me faire d’amis. Deux années à vivre avec mon copain de l’époque. Autant dire que je ne suis jamais sortie de mon appartement.
J’avais un vie très réglée : aller en cours, travailler, revenir de cours, travailler, manger un peu, me coucher. Mon copain avait une emprise sur moi qui ne m’aidait pas à m’épanouir. J’ai vécu ces deux années en me restreignant sur ma faim : ma faim de vivre.
En deuxième année de Prépa – et qui n’est pas passé par là?- j’ai fait une (petite) dépression. Je n’avais pas d’amies, que des copines qui n’hésitaient pas à me tirer dans les pattes quand il s’agissait de comparer nos notes ou à ne pas échanger nos fiches; mon couple n’allait pas bien mais je ne m’en rendais pas encore compte à l’époque; et le passage d’hypokhâgne à khâgne a été difficile scolairement parlant… Il pouvait m’arriver d’éclater en sanglots sans raison en plein milieu d’un cours ou de la cafétéria.

Sport intensif : les abdos ne font pas le bonheur. La brassière et le legging en XS non plus.

J’ai commencé à me mettre à fond dans le sport. 3 à 4 fois par semaines à la salle de sport. Je n’étais alors que 50kg de muscle. Mais là encore, pas satisfaite, puisqu’être fine (même si je ne l’étais pas assez pour moi) ne m’apportait pas le bonheur : ni les amis, ni l’amour, ni une satisfaction personnelle.

Quitter la Prépa et entrer en école de commerce à bouleversé ma vie sur de nombreux plans. J’ai rencontré mes premiers amis, ceux qui sont restés. J’ai découvert la vie étudiante, alors qu’a 20 ans je n’avais jamais ou presque bu d’alcool.
J’ai quitté mon copain (ça peut sembler anodin, pour moi cette rupture a signé le début de mon épanouissement personnel), j’ai eu des expériences sans lendemain qui m’ont aidé à me trouver belle à travers le regard des hommes. J’ai retrouvé mon premier amour, qui m’a fait me sentir exceptionnelle, sûrement pour la première fois en 20 ans.  Je suis sortie avec un homme plus âgé que moi, ce qui m’a rassuré, m’a fait me sentir femme.
Pour la première fois en 20 ans alors, je me sentais bien, physiquement et mentalement.

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2015, post-Cambodge : j’ai déjà retrouvé quelques formes.

2015, je pars au Cambodge en mission humanitaire. Deux mois sans sport, à bien manger, alors que j’en faisais encore entre 3 et 5 fois par semaine. J’ai pris du poids. En rentrant à Lille, impossible de me remettre au sport. Les soirées s’enchaînent, et je n’arrive pas à perdre les quelques kilos que j’ai pris. Je culpabilise de ne plus faire de sport, je n’arrive pas à faire des régimes : je n’ai pas envie, plus la force d’en faire.

Aujourd’hui, je fais 1m63 pour 60kg. Et je ne me suis jamais sentie aussi bien dans mon corps.
Il m’a fallu 23 ans pour accepter de faire un Burger sans évaluer le nombre de calories, ou calculer le nombre d’heures qu’il faudrait pour l’éliminer. 23 ans pour accepter que le sport, ce n’était pas ma tasse de thé : je m’épanouis tellement plus dans l’écriture, le dessin, le tricot… Toutes ces activités manuelles qui ne brûlent aucune calorie, mais me font un bien fou. Le traitement Roaccutane m’a également vraiment aidée à me sentir bien dans ma peau (si tu ne l’as pas lu, l’article est ici !).
J’ai retrouvé les photos qui sont dans cet article il y a quelques mois. Tu sais, ce shot d’adrénaline que tu reçois quand tu as peur? C’est exactement celui que j’ai eu. Mon dieu, j’étais aussi maigre que ça ? Je me trouvais grosse ? La « moi » de 15 ans aurait été folle si elle avait appris que, 10 ans plus tard, elle aurait 10kg de plus. Que ces 10kg ne l’embêtaient pas.

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2017. Je retrouve enfin mes joues !

Ce que j’en retiens aujourd’hui?
J’ai passé 20 ans à détester mon corps, à essayer de le changer de toutes les façons possibles, 20 ans où j’ai mis mon énergie dans une lutte vaine, à faire la liste de mes défauts plutôt que la liste de mes qualités.
Alors soit, il y a forcément des jours où j’ai un peu moins confiance en moi, où je préfèrerais avoir 2kg en moins. Mais en y réfléchissant un peu, je sais que ces 2kg en moins ne me rendraient pas heureuse, j’en voudrais toujours plus. Que ma vraie beauté, c’est celle où je suis heureuse, et que si je suis heureuse en n’allant pas à la salle de sport, en commandant un Burger et une bière… C’est comme ça que je le serai.

J’ai également réalisé que le problème ne venait pas que de moi, mais aussi de mon entourage. Des phrases absolument aberrantes avec lesquelles j’ai grandi, parfois même anodines, mais qui ont fait beaucoup de mal à ma confiance en moi.

  • Mon (ex)copain qui me dit que « c’est bien, tu as perdu pas mal de poids, il ne faut pas relâcher tes efforts ».
  • Ma grand-mère qui me dit que « c’est bien, maintenant tu as un corps de femme. On s’inquiétait un peu quand tu étais plus petite, parce que tu étais un peu « bouboule », mais moi je leur disais -Ne vous inquiétez pas, ça va s’arranger quand elle va grandir ».
  • Mon père qui me dit, après mon retour du Cambodge que « tu as pris quand même pas mal de poids ».
  • Ma pote, qui complexe sur son corps, qui me demande « Tu n’as pas envie de faire un régime toi? ».
  • Mon (ex)copain qui se motive à faire beaucoup de sport, et m’enjoins à faire de même. Sauf que je n’ai pas envie d’en faire -ce qui me fait encore plus complexer.
  • Ma autre pote qui complexe sur son corps, qui me dit que « Aucun homme ne veut de moi, ils veulent des filles comme toi : une petite brune, toute fine ».
  • Mes potes garçons qui, en plaisantant, se moquent de mon poids : non, les mecs. On ne rigole pas avec ça.

Je ne leur en veux pas, ils ne se rendaient pas compte, ne l’ont pas dit à un seul moment pour me faire du mal. Mais eh, je suis sensible, je prends tout à coeur.

Mais sinon, à quel moment ces personnes ont un droit de regard/d’opinion sur mon corps ? Est-ce que je n’ai pas le droit, en plus d’avoir accepté mon corps, de continuer à être bien avec ? J’ai mis du temps à l’accepter, et j’ai parfois l’impression de ne pas être dans la norme parce que maintenant je suis à l’aise avec.

img_8243-modifier.jpg2017. 22 ans, 60kg, et enfin confiance en moi.

Me rapprocher de ma famille, me faire de vrais amis… Tout cela a contribué à me donner confiance en moi. C’est en stabilisant ce qu’il y avait autour de moi que j’ai commencé à m’accepter moi.

Alors oui, je n’apprécie pas particulièrement mes jambes. J’ai toujours eu de bonnes joues. Mes lèvres ne sont pas super symétriques quand je souris. Mes pieds ne sont pas fins. J’ai toujours eu une mini-bouée au niveau de ventre (et ça peu importe mon poids).

Mais au lieu de faire la liste de mes « défauts », je fais la liste des choses que j’aime bien chez moi.
J’aime bien mes yeux. J’aime bien mes mains, les mêmes que ma maman. J’aime bien mes cheveux, le châtain de mon papa qui vire blond/roux au soleil. J’aime bien les tâches de rousseur que j’attrape en allant au soleil (encore Papa).  J’aime bien ma morphologie, ma taille fine qui me permet de mettre des jupes taille-haute.
Mes mollets sont peut-être massifs… Le seul vrai problème que ça pose, c’est quand il s’agit de trouver des bottes (haha). Mes hanches sont « larges »? Ca laisse plus de place pour que mon chéri me les attrape. Mes pieds ne sont pas beaux? Je les ai hérité de mon papi, et au final on s’y habitue, je les trouve attachants… Et ça nous fait toujours bien rire en famille quand je lui « reproche » de m’avoir donné ses pieds.

Mon IMC a toujours été normal. Malgré mes variations de poids, je n’ai jamais été obèse ou squelettique. Je ne me mets à aucun moment dans la peau d’une personne qui a des problèmes de poids d’ordre « médical », je donne juste ici mon expérience. Tout ça, c’était dans ma tête. Mais aujourd’hui, j’ai accepté mon corps tel qu’il est, avec ses variations de +2kg en hiver et -2kg en été.

Ces 8kg que j’ai pris depuis la Prépa ? Je ne les perdrai pas. Je sais qu’être mince m’allait peut-être bien, mais si je ne suis pas bien à l’intérieur, à quoi ça sert ? J’ai fait la paix avec mon physique, ce qui m’a fait un bien fou, et ça me blesse de savoir que mes amis.es autour de moi, ne sont pas à l’aise avec.
Je souhaiterais tellement que cet article puisse être lu par la moi de 13 ans, lui éviter toutes les galères dans lesquelles elle va s’entraîner toute seule. En espérant que vous, en le lisant, il vous fasse du bien. Et arrêter de complexer.

Rosaloup.

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Deux mille mots d’amour

Photo : Pinterest.

La rupture, le questionnement, l’espoir. L’avant, le pendant et l’après.

Pas de photos pour cet article, je tenais à le tenir séparé des précédents et des suivants.
Ces articles très personnels n’ont pas été écrits pour être publiés, mais avec le recul et un coup d’œil autour de moi, je me suis dit qu’ils seraient peut-être utiles. Mettre des mots sur la douleur, sur le bonheur, et sur l’entre-deux, pour mieux extérioriser. Je ne suis pas à ta place, et pourtant tu as déjà ressenti cette détresse ou cette passion. Si tu ne les as pas encore ressenti, je t’invite à les découvrir à travers mes mots ! Si tu les ressens en ce moment : courage, ça va aller. Le point positif avec les sentiments? C’est sûrement ce que tu partages le plus avec ton voisin.

Bonne lecture !

Avant

Ce n’est pas toujours facile. Je vis tous les jours avec moi-même pour le savoir. Je bous depuis un petit moment déjà, mais tu ne l’as pas vu. Quelques bulles, par ci, par là. Mais je vais exploser. Tu aurais dû m’attraper avant. Si tu me piques, je te répondrai en mordant, à fleur de peau. Tu sais au fond de toi que j’ai sacrifié beaucoup de l’ancienne moi. Ancienne… non, de moi. Je veux l’ancienne moi, avec moi. Et je sais que ce n’est pas possible.

J’étais un océan, et toi un garçon qui aimait les vagues, mais était terrorisé d’y nager. Je ne voulais pas être ta moitié, j’aurais préféré être celle qui te rappelle que tu es déjà entier. Déchirée entre tes promesses et la réalité : toi, incapable de leur rendre justice. Tu es un homme bien, j’espère être une fille bien. Je ne suis juste pas bien pour toi, et tu ne l’es pas pour moi. Je pourrais te dire que je suis assez forte pour attendre que les orages passent, qu’on recommence à zéro, qu’on puisse redevenir comme avant. Mais je ne suis pas désolée de me choisir moi plutôt que nous.
Et tu apprendras, j’apprendrai à aimer sans toi, on apprendra à faire notre bout de chemin, trouver comment se lever le matin, à danser, à faire nos propres aventures sans l’autre. Et on sera bien plus heureux comme ça.
Je t’ai dit que je te suivrai. Mais mon cœur n’y est pas. Je ne t’ai pas menti, je me suis menti toute seule, je pensais en être capable. J’ai accepté la routine, le 10/20, refrénant mon étincelle, les étoiles que j’avais dans les yeux. Celles qui ne venaient pas de toi. Je t’ai dit oui pour te faire plaisir, pour que tu ne sois pas aussi malheureux que je le suis. Tu me hurleras que je suis égoïste, que je suis une enfants, que je le regretterai. Sûrement oui. Et puis, je me souviendrai que j’ai pris la bonne décision.
Tu peux m’en vouloir de ne plus être à tes côtés, de ne pas avoir les mêmes rêves, les mêmes priorités. Ne m’en veux pas d’avoir des rêves, d’avoir besoin d’air. Je peux juste espérer qu’avec le temps, tu comprennes, acceptes. Que la haine laisse place à l’indifférence, que les souvenirs cessent de te poignarder pour faire place à la nostalgie. Notre histoire est belle. Mais le premier baiser ne dure pas. Je suis amoureuse du souvenir de toi. Je suis amoureuse de ton regard amoureux.
Et je redoute la confrontation, mais je dois tenir le cap. Je dois être forte, pour moi, pour toi. Ne laisser aucune faille, dans laquelle tu pourrais t’immiscer. Je ne peux pas craquer en voyant ton cœur se briser, les larmes dévaler tes joues, tes poings se serrer.
Les étoiles que tu avais dans les yeux vont me manquer. Ça me tue, de les noyer dans tes larmes. Peut-être que je suis idiote, de te pousser à partir, peut-être que je suis trop jeune. Qu’au lieu de rejeter ce qui est cassé, je devrais m’efforcer à le réparer. Mais je n’ai pas la force de le faire, j’étouffe.
Je te souhaite une fille, qui t’aime plus que moi, que tu aimeras plus que moi. Elle saura prendre soin de toi, elle ne te fera pas de mal. Jamais tu ne la regarderas avec ces yeux tristes.
J’ai décidé de ne suivre personne, de ne me fier qu’à mon propre instinct. De ne laisser personne m’influencer, me dicter ma conduite, ou juger mes actes. A contre-cœur, avec fermeté. En saisissant ma chance, en la provoquant, l’invoquant, en allant la chercher là où elle n’était pas de prime abord.


– Pendant –

Je te retiens comme un souvenir. Des bribes, des éclats, des images, des sons, ta voix. On s’était dit pour toujours, maintenant je m’aperçois que c’est vrai. On s’était dit pour toujours et je porte la trace de ta malédiction.
Je me surprends à rire toute seule dans la rue en me souvenant de tes blagues. Je me retourne à chaque fois, au supermarché, en sentant ton parfum (comment osent-ils porter le même que TOI). J’ai un hoquet en repassant par nos lieux. Mon ventre se noue toujours autant lorsque je me souviens de notre premier baiser, de l’anticipation, de l’excitation, de ma joie difficilement retenue.Mon cœur se serre lorsqu’il se souvient de nos disputes, plus encore lorsqu’il se remémore les dimanches matins dans tes bras, en entendant les cloches de l’église sonner, nous réveiller en les maudissant.
Combien de temps s’est-il passé depuis la dernière fois, depuis le dernier sourire sincère, le dernier baiser, le dernier mot, la dernière fois que je t’ai aperçu? Cela semble des siècles, et pourtant aujourd’hui encore, mes mains se souviennent de tes cheveux, ma poitrine brûle de pouvoir te serrer une dernière fois contre moi, comme avant.
On dit qu’avec le temps, ça va mieux. Que les blessures vont se refermer, qu’il faut être patient. Mais je n’ai rien de patient chez moi. Et je sais que c’était mon choix (ou pas?), un nouveau chapitre doit s’écrire, je sais que tu n’attends plus. La page s’est tournée. Et pourtant, j’attends toujours, que tu reviennes avec quelques mots pour adoucir mon amertume.
Le pire dans tout ça? Je sais que c’était la bonne décision. Celle à prendre. A contre-cœur. Je te revois encore : deux enfants, dans la rue, hésitants et pourtant surs d’eux. Un saut dans le vide, comme une évidence. Une évidence qui faisait sens pour nous, pour tout ceux autour de nous, une évidence qui a encore du sens pour moi. Peut-être plus tant que ça, finalement.
J’attend ton retour. Trouve-moi, et dis moi que tu m’aimes encore, comme je t’aime encore. Dis-moi que ça va fonctionner cette fois, que nous ne sommes plus des enfants, que nous avons appris de nos erreur et qu’elles ne se répéteront pas. Qu’on peut être aussi heureux qu’on l’a un jour été. Et je serai apaisée. Tu sais qu’encore aujourd’hui, je donnerai ma vie pour toi. Que je ne veux que ton bonheur. Que s’il faut que tu sois avec une autre pour être heureux, qu’il en soit ainsi. Mais s’il n’y a ne serait-ce qu’une chance, si infime soit elle, que tu penses à moi de temps en temps, reviens-moi. Si ta flamme n’est pas totalement éteinte, la mienne ne l’est pas non plus.

Je te promets qu’on peut être heureux.

Je souhaites ne plus jamais te revoir un jour. Pas dans la rue, pas en photo, nulle part. Je ne suis pas prête à essuyer ton refus. Je ne suis pas prête à briser les derniers morceaux intacts, ni ceux que j’ai recollé à la colle de mon amour-propre.
J’ai besoin de l’ami. Tu me connais mieux que personne. J’ai besoin de tes conseils. Vois à travers-moi, et guéris-moi.
Comment expliquer, qu’après tout ce temps, c’est encore ton visage qui ressort dans mes rêves? Que je me réveille en pleurant ton absence, en riant aux éclats, et en m’efforçant de me rendormir pour être encore une fois, quelques instants dans tes bras?

Où es-tu?


– Après –

Des confettis au sol après la fête, des bougies et des polaroids reposent sur la table, souvenirs de toi et moi hier soir.
Je tangue et vacille, tes bras pour me retenir, me réchauffer, je me confesse.
Tu serres ma main dans le taxi, et je peux m’avancer mais je ne pense pas, on peut faire un bout de chemin ensemble. Encore maintenant, sans même le savoir, et pourtant je le ressens… Le vide, qui cherche tes lèvres à chaque instant.
Tu es différent. Des autres, de l’image de toi. Ta douceur me convaincs.
Et mes mots ne collent pas, ne représentent, ne dessinent pas une once de ce que je ressens. Je suis frustrée. Ne pas pouvoir décrire à la perfection le sentiment qui m’habite. Comment expliquer le calme de ce désir, la douceur de cette fougue, cette impatience que je retiens?
Une chanson douce, mélancolique, un dimanche sous la couette, un soir à regarder les étoiles, à danser dans un parc. Une mélodie qui passe en boucle, sans jamais se lasser, tandis que ton regard ne peut se détacher du mien, que mes mains s’agrippent à ton torse. Comment expliquer ses silences, apaisants, où il me semble que je pourrais me noyer dans tes yeux océan? Plonger dans des eaux si froides, m’y perdre… Jamais glacier n’a été si torride.
Entendre ta voix, apercevoir ton visage, tes lèvres se pincer, et vouloir être celle à qui elles appartiennent.
Je me réveille d’un rêve où j’avais trouvé le bon. Je me suis réveillée, et un seul visage m’est venu en tête.
Je me revois virevolter à ton bras, contempler la rivière en contrebas, scruter les étoiles en renversant nos têtes, lutter contre le froid, mais tu me réchauffes. Je tiens ta main, tu entrelaces nos doigts, avant de déposer un baiser sur mon front. Tu m’enlaces comme si j’allais m’évaporer, gardes tes yeux ouverts, comme pour t’assurer qu’il ne s’agit pas d’un rêve. Des confessions à la lueur des bougies, dans le brouillard de nos deux corps.
Rire comme des enfants, aimer comme des enfants, ne pas se poser de questions et vivre au rythme des toujours. J’ai trop en moi pour me lasser jamais d’aimer. Je suis mauvaise en amour, je fais toujours les mêmes erreurs… mais tu ne peux pas m’en vouloir d’essayer. La fusion des premiers pas, ce qu’on n’ose pas, la timidité des premiers instants. Je veux te vivre au rythme des battements de mon cœur : forts, rapides, et ce jusque la fin.
Tous les débuts devraient être ainsi : m’enrouler dans ton pull, tes yeux ne peuvent me quitter. Je voudrais rester la fille de quinze ans à qui tu voles un baiser, que tu essaies d’impression avec un ballon, que tu essaies de faire craquer en jouant du piano. Que tu réussis à séduire.
Qui aurait dit. Je n’aurais jamais osé l’imaginer. Un rêve éveillée. Je veux être le secret que tu cries dans la rue en sentant l’adrénaline monter, le réveil de tes plus belles nuits, l’enfant qui te fait rire quand tu n’en as plus la force, l’étincelle à ta passion. Tu sais qu’avec moi, ce sera l’intensité plutôt que la durée.
Je suis prête à sortir de ma zone de confort. Prête à te voir comme une force plutôt qu’une faiblesse. Prête à faire des compromis.
Tes mots font fondre mes dernières peurs. Retiens-moi, ou je m’en vais. Éloigne-toi, avant que je ne t’emmène dans mon cocon.
Je ne sais pas comment, je ne sais pas combien de temps la passion peut durer, mais ton feu me dévore. Nos week-ends s’écrivent peut-être bien d’encre d’étoiles, récit brûlant, visible par les prochaines générations. Ne dit-on pas « star-crossed lovers« ? Des étoiles, tu en a laissé quelques unes dans mes yeux.

Rosalie

Rêvelise Rohart, photographe du sens(ible)

Portait de Rêvelise : Mathieu Fortrie

Quand on pense photographie érotique… On peut avoir la fausse image de photographies pornographiques, de sexes en premier plan, de rapports sans émotions, de course à la consommation du plaisir, de relations hommes-femmes/femmes-femmes/hommes-hommes stéréotypées où l’homme est un grand viril sauvage (voire violent) et la femme une créature fragile, soumise aux désirs de son partenaire.

Changez d’idée. Je ne serais pas en train d’écrire cet article s’il s’agissait de ce genre de photographie.

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Morgane au mur Proceram

Rêvelise, du haut de ses 23 ans, est photographe. Photographe érotique. Comment est-ce que ce petit bout de femme, aux traits si doux, a pu se dire un jour vouloir en faire son métier? Ce n’est certainement pas habituel.
Je la connais depuis à peu près deux ans, et ce qu’on remarque tout d’abord chez elle, c’est sa force. Sa douceur, sa sensibilité, une femme qui sait ce qu’elle veut, où elle va, et comment elle va y aller. En tant que filles, on a souvent peu de modèles féminins forts, parce qu’on ne les voit pas, où parce que les femmes nous environnants n’osent pas s’affirmer. Rêvelise est un des modèles féminins de ma génération, et j’espère celui de la génération suivante en ce qui est d’avoir des convictions et de rester attaché(e) à ce qui nous fait vibrer.

Son style, comme un tableau minimaliste : d’apparence simple et pourtant très complexe. Tu as le sentiment, quand tu la vois, qu’il y a beaucoup de choses derrière ces yeux bleus. Comme son histoire.

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Alshams walqamar

Cette passion pour la photographie remonte à sa jeune enfance, lorsque avec son premier appareil photo (on parle là d’un appareil numérique à 2 mega pixels), elles s’amuse à prendre son quotidien : un chien, des photos  d’amis, de fleurs… Sans vraiment y mettre de sens, mais du cœur à l’ouvrage. L’adolescente qu’elle est à ce moment là se prend au jeu, avec son nouvel appareil photo, son portable. Sur son chemin, elle rencontre celui qui sera son mentor : un professeur, qui devient vite un ami, qui lui prête son reflex, qui l’éduque à l’art, ouvre ses horizons. Un éveil qui la forge, la fait devenir artiste. C’est à ce moment qu’elle comprend que photographe, ce sera son métier.

Dès lors, elle commence à photographier ses amis. Des portraits, des gueules, et à chaque fois, la patte bien distincte de l’artiste.
Et puis un jour, un couple de jeunes parents lui demande une session avec leur nouveau-né, ce qu’elle accepte. Mais le couple annule au dernier moment. Déçue, elle appelle sa voisine pour lui proposer une session photo.

« Elle était essoufflée au téléphone, comme si elle venait de monter des escaliers en courant. Pour plaisanter, je lui ai demandé si elle était en train de faire l’amour avec son mec, et elle m’a répondu que oui. Sans aucune gêne, sans aucun malaise, j’ai proposé qu’elle passe chez moi pour les prendre en photo, ce qu’elle a accepté. »

Ce que Rêvelise photographie? Des fragments d’amour : des regards intenses, des corps imparfaitement beaux, une essence bien particulière, une connexion entre deux êtres. Les corps ne sont pas nus que par le manque de vêtements, c’est bien plus intime que cela : la nudité, c’est celle d’une âme qui se met à nu face à une autre. Retrouver foi en l’amour en un cliché, avoir une image plus claire de ce qu’est l’amour sous ses différentes formes, et c’est un pari réussi.

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Le phare

« Il y a une confiance entre le(s) sujet(s) et moi que je ne peux pas briser. Ils m’invitent chez eux, sur leur territoire, et une fois que la séance photo commence, je me fais la plus petite possible. Hors de question de leur parler, de leur demander de se mettre dans telle ou telle position, je capture ce que je vois, rien n’est écrit à l’avance, il n’y a pas de scénario. »

Très sensible, elle cherche avant tout à faire passer les émotions qu’elle perçoit. Cela se ressent dans ses photos: on s’y retrouve sans effort, on admire la beauté des corps, et là est la vraie différence entre ses photos et du porno. L’acte physique n’est pas ce qui est mis en avant, mais le moment partagé est clef. On sent à travers ses photos, la tension qu’il y a entre les deux êtres, la curiosité que la photographe a sur ses sujets.

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Nouveau-né

Sa passion, pour l’instant, reste un rêve à moitié réalisé. C’est difficile de trouver des clients qui ont suffisamment d’audace et de confiance pour se faire prendre en photo dans ces conditions, puis, de se faire un réseau, parce que la confiance à créer n’est pas des moindres. Mais elle ne désespère pas. Les retours de ses clients l’encouragent à persévérer. Des détails qu’eux-mêmes n’ont pas vu sur le moment, une confiance en soi et sur son corps (nombreux sont ceux qui ont vécu cette expérience en tant qu’acceptation de leur corps -et se sont trouvés beaux), et l’émotion de redécouvrir leur amour sous un nouveau jour.

Ce que je retiens de notre interview? Beaucoup de curiosité de ma part parce que complètement étrangère à ce milieu (pour le coup, cela m’a fait sortir de ma zone de confort !), de l’admiration en masse pour une femme passionnée, et une session thé-petits gâteaux qui a duré bien plus longtemps que prévu, passant à toute vitesse. Merci beaucoup pour cette dose d’empowerment, de sensibilité et de douceur !

Vous pouvez retrouver le travail de Rêvelise sur ses réseaux sociaux:
Blog : www.reveliserohart.com
Instagram : @reveliserroar
Facebook : Rêvelise Rohart
Behance: revelise_rb5c6

 

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Petit retour sur 2017, et bonnes résolutions 2018

Cette année 2017 a été riche en émotions!

Des rencontres, des voyages, des  changements, de grands moments de joie comme de grands moments de doute… Mais une année mémorable!
Entre Lille et la Californie, le surf à San Diego, Oléron ou Lacanau; les trajets de boulot entre Lyon, Tours, Blois, Paris; un week-end à Amsterdam. De nouveaux copains à quatre coins de la France et du monde. Des remises en question, professionnelles et personnelles, sentimentales et fondamentales. La redécouverte de passion avec l’écriture, plus de temps pour moi pour apprendre à me connaître à nouveau, pour profiter plus avec ma famille, avec mes amis.

Est-ce que j’ai tenu mes bonnes résolutions 2017? Pas tout à fait.
Prendre soin de ma santé? Entre Roaccutane, les coups de soleils terribles, le sport que j’ai -un peu- oublié, les bonnes bières entre amis… non, pas vraiment.
Prendre plus de temps pour moi? Ça oui ! Retour à l’écriture, alors que ça me manquait, et à la créativité en général : du dessin, de la peinture, du tricot, de la lecture… Et ca fait un bien fou.
Passer plus de temps avec mes amis et ma famille ? Malheureusement non. Jusqu’à Octobre, ce n’a pas été ma priorité, et je m’en mords les doigts maintenant. Je sais que j’aurais dû leur garder une place, et même si je me suis excusée après m’en être rendue compte, les séquelles restent présentes. Tout le monde fait des erreurs, je ne referai pas celle là !
Des chocs aussi, qui m’ont fait me repositionner sur mon avenir, sur ce que je voulais et ne voulais pas. L’avenir nous le dira ! Avec en effet cette année, une recherche globale de poste, de nouvelle ville, en France ou à l’étranger.

L’année 2018 s’annonce bien pleine. Elle passera sûrement encore plus vite que 2017, entre recherche de CDI, déménagement, voyages et célébration de ma dernière année en tant qu’étudiante -titre que je ne suis pas pressée de quitter.

Alors pour l’année à venir, quelles seront mes bonnes résolutions? Qu’est-ce que je souhaite changer, par rapport à cette année et aux années précédentes?

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1- Prendre soin de ma santé… pour de vrai
Reprendre le sport, en salle ou chez moi. Arrêter de faire cinq burgers par semaine (je plaisante). Faire une cure de jus de citron s’il le faut, mais se remettre en forme et en finir ENFIN avec la toux et le rhume que j’ais depuis Octobre. Et se remettre en forme avant de repartir surfer!
Re-bonjour également au yoga et à la méditation! Je sais d’expérience que ça marche très bien pour moi, alors pourquoi s’en priver? 🙂

2- Voyager plus
Selon si je quitte Lille ou pas, si je pars en France ou à l’étranger… Pour l’instant je ne peux vraiment planifier de grand voyage. Dans les pays à découvrir, je dirais la Norvège, le Sri Lanka, la Croatie, l’Espagne, ou soyons fous… Hawai. Sinon, dans les pays à refaire, ce serait l’Ecosse (oui oui oui les highlands!), retourner à Prague ou en Italie. Le must serait un petit tour d’Europe avant de partir définitivement m’installer en Californie après avoir trouvé du boulot là-bas… Le rêve.

3- Économiser
Mettre des sous de côté pour rembourser le prêt étudiant au maximum, pour pouvoir voyager, pour prévoir les frais de déménagement, les voyages à faire pour passer des entretiens… 2018 va coûter cher !

4- Prendre plus de temps pour mes proches
Pour rentrer un weekend, pour voir des copains (Metz, Tours, Strasbourg, Paris, Rome…), sortir boire un verre ou faire un cinéma entre amis. Je les ais un peu mis de côté cette année, ce ne sera pas le cas en 2018 !

5- Me réserver du temps
Pour cocooner, pour écrire, dessiner, ou juste simplement passer une soirée devant Netflix dans un plaid. Prendre du temps pour moi toute seule et me retrouver un peu. Dans le même genre, il y a aussi « me remettre à lire » héhé, ou commencer vraiment un Bullet Journal.
Me réserver du temps perso, c’est aussi repartir sur des bases saines : donc oui, le sport, méditation, écriture, peinture… Mais c’est aussi un grand ménage de printemps dans mon appartement, dans les vêtements que je ne porte plus (oui, même si ce pull tout usé est TROP doux, j’en ai des autres en meilleur état qui remplissent exactement la même fonction), les cosmétiques qui ont dépassé leur date d’utilisation depuis bien longtemps… Grand ménage de printemps de nouvelle année !

 

Et toi, c’est quoi tes bonnes résolutions cette année?

Ils ont mis Noël en boîte !

La période de l’année que j’attends sagement avec impatience est bel et bien là ! Les biscuits, les tours de grande roue, les lumières partout, les décorations… Noël. C’est aussi une période que je chéris pour les box ! Chaque année, ils mettent le paquet cadeau, les petits plats dans les grands pour cette si jolie saison.
Pour l’occasion, je vous présente trois box de Noël : My Little Box, Runcocorun et Madmoizelle !
Et c’est parti pour une présentation, dans l’ordre de réception héhé.

1- My Little Box : une nuit étoilée

Une bonne surprise pour cette box de Noël! Pour ceux qui ne connaissent pas, My Little Box propose des box à la fois déco/lifestyle et surtout beauté. C’est notamment pour leur box de Noël que je m’étais abonnée à nouveau cette année. Je ne suis pas déçue !

L E   D E S I G N  
La boîte est sûrement une de mes préférées. Entre blanc, rouge, et quelques détails dorés, elle me donne envie de la garder en décoration et pas dans un de mes tiroirs comme range-chaussettes. Un Paris étoilé qui fait rêver, promettant une balade sur des Champs Elysées enneigés, à la parisienne. My Little Box gagne de loin la compétition au niveau du design de la box.
Et on en parle des paillettes en forme d’étoile au fond de la boîte? Je ne suis qu’amour.

P R O D U I T S   B E A U T E

– Gel douche mousse « The ritual of Sakura » de Rituals.
Un gel douche qui n’est pas en taille miniature, chez My little box? C’est inédit héhé. Ce gel douche se transforme en mousse, un peu comme de la mousse à raser, dès qu’il sort du tube. La texture est parfaite, l’odeur bien présente même après rinçage sans être trop prise de tête. Ce parfum, c’est sûrement le meilleur de leur gamme : fleurs de cerisier. Je l’avais déjà eu en miniature, dans une box Birchbox, si mes souvenirs sont bons.
– Enlumineur My Little Box.
Je suis en général assez mitigée sur les produits My Little Box. Le produit du mois de Novembre était un masque « nuage », qui ne m’a pas vraiment emballée (en dehors de la texture, bien trop rigolotte à appliquer). En ouvrant cet enlumineur, j’étais assez perplexe à nouveau. Il semblait assez foncé, entre doré et bronze. Au final, j’en suis bien contente ! Il tient toute la journée, sa mine crayon est pratique, la couleur ressort bien sans faire trop foncée ou trop claire.
Eyeliner couleur « scotch » Bobbi Brown.
Hmm, déçue. Alors soit, un crayon/eyeliner marron, ça sert toujours dans une trousse. Dans d’autres box, il y a eu des rouges à lèvres, des vernis apparemment… J’aurais préféré héhé. Il tient moyennement bien, la couleur est jolie (un marron avec une teinte légèrement dorée… mais c’est si léger que ça ne se voit pas du tout).

P R O D U I T S   L I F E S T Y L E

Carte Kanako « Il est grand temps de rallumer les étoiles »
Ahh, les cartes de Kanako. A chaque fois, elles finissent accrochées sur mon mur. Elles sont bien trop jolies/poétiques. Ce mois-ci, une citation d’Apollinaire, que du coup je suis obligée de mettre en dessous.

« Les étoiles mouraient dans ce beau ciel d’automne, comme la mémoire s’éteint dans le cerveau. De ces pauvres vieillards qui tentent de se souvenir, nous étions là mourant de la mort des étoiles, et sur le front ténébreux aux livides lueurs, nous ne savions plus que dire avec désespoir, ils ont même assassiné les constellations. Mais une grande voix venue d’un mégaphone,dont le pavillon sortait, de je ne sais quel unanime poste de commandement,la voix du capitaine inconnu qui nous sauve toujours cria : Il est grand temps de rallumer les étoiles. »

Cette petite carte est très minimaliste, facile à encadrer… Bien que je préfère celle de l’année dernière, une carte de vœux de Kanako !
– Guirlande lumineuse My Little Box x Merci.
Moi? Bien aimer les bougies et les guirlandes lumineuses? Héhé, j’en avais déjà trois dans ma chambre… Bon, on a fait un peu de place pour en ajouter une quatrième ! Dans un vase au verre fumé, les lumières sont toutes petites et rendent vraiment bien. Le +/- ? Elles s’allument en les branchant via une prise usb. En gros, pas super pratique. Heureusement, Ikea fait des multi-prises avec deux prises usb. Mais j’aime beaucoup cet accessoire de déco ! Pour sûr, il ne restera pas dans un placard !
– Lot de deux bracelets Merci.
Des bijoux, dans une Box beauté… C’est un pari risqué. Pour ceux-ci, je dis pari à moitié réussi. Les bracelets sont mignons, mais pas franchement pratiques à enfiler. Les cordons ne sont pas très agréables, sûrement à cause du fil doré qui gratte un peu (oui, mais c’est le prix à payer pour des paillettes, j’en conviens). La médaille est jolie mais semble un peu fragile. Un bijou à ne pas porter tous les jours donc ! Je suis cependant fan du concept « un pour toi, un pour moi ». Une bonne idée de cadeau!
– Cartes de décoration pour paquets cadeaux My Little Box.
En partenariat avec Samsung, My little nous offre des « golden tickets » à découper pour décorer nos cadeaux de Noël, le tout avec des messages décalés comme « Ce n’est pas un chaton, désolé ! » ou « Pas besoin de simuler avec ce cadeau! ». J’ai hâte d’emballer mes cadeaux de Noël, du coup (et ça, c’était pas gagné).
– Petite histoire « L’art de dire merci »
Si j’ai beaucoup aimé le mini-livre le mois dernier, celui-là… Bon, je vais être honnête, je l’ai survolé uniquement. Et ça avait l’air cool, mais pas transcendant. En gros : remercier ses défauts, ses proches, soi-même pour mieux vivre à s’accepter. Si la lecture ne m’a pas inspiré, je reconnais par contre que c’est une bonne idée ! De quoi relativiser et s’accepter, voir le verre à moitié plein.
– Le pochon My Little Box
Un pochon tout mignon, qui se démarque des précédents (merci My Little Box d’en avoir remis dans les box! Mes câbles d’ordi/de portable/écouteurs/chargeurs appareil photos/ petites culottes lors de mes déplacement vous remercient!) par ses motifs dorés. On n’a jamais assez de pochons.

2- La box Mademoizelle : Pour du fun jusque sous le sapin

La première, mais pas la dernière ! Après avoir bavé dessus (pas pour de vrai, hein), vous en avoir parlé ici, j’ai passé le pas. C’est donc par la meilleure box de l’année que j’ai commencé cet abonnement Madmoizelle ! C’est sûrement aussi celle qui va remplacer My Little Box… C’est parti pour un petit tour !

L E   D E S I G N

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Pour Madmoizelle, pas de box. Les produits sont mis à même le carton! Mais le carton envoie du lourd. Malheureusement, je n’ai pas pris de photo du carton, mais je vous en ai trouvé une sur l’internet héhé ! Un petit slogan accrocheur, des couleurs qui tapent à l’oeil, un joli clin d’oeil à Harry Potter… J’aime ! On est pas du tout dans le registre « beauté »/ »chic », mais en même temps… C’est pas le but de cette box.

P R O D U I T S  

– Chaussettes Madmoizelle
Des chaussettes bien épaisses, à mettre avec un pyjama en pilou en flanelle, c’est toujours le top en hiver! Encore mieux quand il y a une petite femme bien badass dessus ! La photo ne rends pas honneur à la couleur, mais elles sont bordeaux et blanches. Petit plus? Sur la plante des pieds, on peut lire « Je lis Madmoizelle et »   » I can do it! ». Féministe de la tête aux pieds, de quoi marcher sur les misogynes en toute classe (marcher, pieds… ouais, j’avais pas mieux).
– Jeu de cartes Madmoizelle
Un petit jeu de cartes, pas forcément de saison (quoique, si tu t’ennuies vraiment pendant le repas de Noël, entre grand-tata et ton oncle au 5ème degré… Peut-être même qu’ils participeront!). Mais ça sert toujours! D’autant plus qu’il porte les couleurs de Madmoizelle.
– Bougie senteur Cranberries
Une guirlande pour My Little Box, une bougie pour Madmoizelle… C’est le combo parfait. La box nous promet une bougie qui brûle pendant 60h, si ça c’est pas le bonheur! Son odeur de cranberries/cupcake/Noël sent bon, sans prendre trop la tête… C’est un grand oui !
– Carnet de 20 bons
De quoi faire des petits cadeaux à ses proches/potes n’importe quand ! On y trouve « Bon pour garder mon chat« , « Bon pour remettre a plus tard ce que j’avais prévu aujourd’hui » (la procrastination est ton amie), « Bon pour un Netflix & Chill » (attention, ne l’offre pas à ton coloc, ou bien vérifie avant le sens exact de cette appellation)… C’est mignon, c’est rigolo, c’est pas super utile… Mais est-ce que ça nous importe vraiment?

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– Crème hydratante visage & corps
Oui oui et oui. Je suis encore en pleine recherche de la crème hydratante la plus riche qu’il soit, pour ma petite peau sèche et fragile (merci Roaccutane). Et celle-ci fait bien son job, grâce à l’acide hyaluronique qui garde l’hydratation de ta peau  ! Bien qu’elle m’ait explosé dans les mains quand j’ai essayé de l’ouvrir (le facteur a dû en effet bien se dépêcher, c’était bien secoué tout ça), j’ai beaucoup apprécié le design de la box en fer (ils sont différents selon les box), qui me servira sûrement de boîte à bijoux une fois la crème utilisée. Et elle sent bon le Mixa bébé !

– Cartes de Noël
Alors, niveau mignonnerie, on dépasse des sommets. Une petite carte cartoon pour te souhaiter le plus beau pour la nouvelle année, une carte graphique « Noël est passé, mais t’inquiète ça va aller » (ceux qui me connaissent savent à quel point cette carte en particulier me correspond bien), et une carte au paysage enneigé, avec deux petits… furets?… bien curieux ! Les deux dernières sont accrochées sur mon mur, et la dernière sera effectivement envoyée en carte de vœux ! J’ai déjà ma petite idée de qui, mais je ne veux, je ne vais pas le révéler ici.
– Veilleuse champignon
Pas besoin de refaire un dessin sur ma passion sur les bougies/lumières, j’en ai déjà bien trop parlé dans cet article. Cette petite veilleuse est parfaite parce que
1-C’est un champignon
2-Elle fonctionne à piles, donc tu peux l’emmener partout
3-Les champignons, c’est bon.

Malgré le fait qu’il n’y ai pas de box, ni de pochon, qu’elle ne soit pas spécialement sur le thème de Noël en dehors des cartes postales, je l’ai beaucoup aimée ! Mention spéciale pour le combo chaussettes/veilleuse/bougie.

3- Runcocorun, un Noël rouge sous le signe de l’hibiscus

Runcocorun, depuis la première Box, c’est le grand amour. Cette box là ne déroge pas à la règle ! Reçue ce weekend, c’est celle que j’attendais avec le plus d’impatience. Aucune idée de ce que ce serait, aucun indice… Et une impatience à la mesure de l’attente ! C’est parti pour la présentation !

L E   D E S I G N

Pas de grande surprise sur le design malheureusement. La Box est toujours la même, emballée dans un carton dix fois trop grand (merci toutefois Runcocorun, ça m’oblige à descendre les poubelles dans la foulée!)… Mais elles sont assez grandes, ce qui permets de les mettre dans ma commode et y ranger plus de collants que celles de My Little Box #PassionRecyclage.
Cependant, petit effort, la box nommée « Soir de Fête » avait un petit papier rouge dans le fond, ça habille toujours un peu!

P R O D U I T S   B E A U T E

– Mousse nettoyante visage, Nominoë
Une mousse pour le visage? Je connaissais celle de Garancia, le push push magique (qui fait vraiment des merveilles, au passage), mais je ne connaissais même pas cette marque. On y retrouve de l’eau d’ajonc (?), de l’artichaut, du blé noir et du genêt. Pour l’avoir essayé une fois, mon visage n’a pas du tout été agressé, mais par contre bel et bien nettoyé. De l’éclat, une peau toute douce, c’est tout ce qu’on demande (et qu’on a, du coup) !
– Rouge à lèvres,Karen Murell
« Nothing nasty touches my lips« , à savoir « rien de sale ne touche mes lèvres ». Avec ce rouge à lèvres, c’est sûr ! Une cosméto bio et saine, enrichi en huile de ricin pour protéger ta petite bouche !
J’ai été au départ un peu déçue de la couleur, bois de rose, une teinte assez neutre qui va à tout le monde… Sauf à moi héhé. Je n’arrive pas à trouver cette couleur belle sur mes lèvres. Au final? Celui-là, ça va ! Ne pas trop en tartiner pour un effet « chocolat praliné », mais en légère touche, ça passe même plutôt bien En fait, ce rouge à lèvres, si je l’aime autant, c’est pour une mauvaise raison. Ce rouge, je trouve, sent vraiment TRES bon. Il y a même une petite odeur de cannelle… Si vous me connaissez un peu, vous savez aussi à quel point j’aime cette épice, à quel point j’en mets partout. A croire qu’on peut aussi en mettre dans du rouge à lèvres.

P R O D U I T S   L I F E S T Y L E

-Livre « Miam » de Laura Rowe.
Déjà, on partage beaucoup avec cette Laura Ro… Rowe.
Plus sérieusement. J’aime beaucoup cuisiner, mais j’avoue ne pas vraiment de repérer avec des cL, mL, L, dL… C’est un peu à ma sauce, à des élans de « Oh! ce serait bon si j’ajoutais ça, tiens… ». Ce livre n’est pas un livre de recettes, c’est beaucoup mieux. On y retrouve en fait une tonne d’informations sur les aliments : du nom de la forme des pâtes, à l’appellation des parties de viande d’un boeuf (oui, il n’y a pas que du steak), des aliments/épices à associer avec tel légume ou fruit… C’est très instructif, très complet ! Personnellement, je ne l’aurais pas acheté parce que je ne suis pas à ce point « à fond » en cuisine, mais je le garde pour le feuilleter de temps à autres, car ce livre est une bible ! C’est aussi une très bonne idée de cadeau de Noël, je connais plusieurs personnes autour de moi qui l’adoreraient !

– Bracelet Les Cleias
Et on repart sur un bijou ! Contrairement à celui de My Little, celui-ci va être bien plus facile à porter. Minimaliste, entre cordon et deux petits cercles plaqués or-rose, il s’enfile facilement et se ressert en faisant glisser les cordons. Tiens, d’ailleurs je le porte aujourd’hui. Discret, il ne fait pas de trop avec ma montre ou mes bagues (que je porte H24). Il est rangé dans un petit pochon, qui peut très bien resservir de garde bagues/boucles d’oreilles, colliers… pour un voyage 🙂
– Boisson à l’hibiscus, Joe & Avrels
Ce mois-ci, pas de préparation de gâteau, pas de thé… Mais une boisson à l’hibiscus que je n’ai pas encore goûtée ! Donc voilà. Héhé, j’ai pas l’air bête, mais je ne peux pas vous en dire plus (à part que ça sent bon).

– Pochon Runcocorun
Un pochon, voilà. C’est le même chaque mois, mais ça sert quand même à beaucoup, un pochon, ne pas les sous-estimer!
– Programme de sport Runcocorun
Et un nouveau programme de sport, que je compte bien appliquer, cette fois ! En mode Super-Coco (deux tours), parce que quand il faut y aller, il faut y aller !

-Liste de courses et recettes Runcocorun
Alors ça, c’est pour équilibrer avec le programme de sport : les recettes. Ce mois-ci, le thème est la fleur d’hibiscus ! On retrouve non pas deux, non pas trois, mais quatre recettes autour de cet élément ! Eh oui, comme c’est les fêtes, on a aussi une petite recette de cocktail. Plus qu’à aller acheter des fleurs d’hibiscus (en magasins bio, biocoops, épiceries…) et à s’y mettre !

B I L A N

C’est donc trois box de Noël bien réussies !
Mes trois produits favoris? Pour My Little Box, je dirais la guirlande; pour Madmoizelle je dirais le champignon lumineux; et pour Runcocorun, ce serait le livre !
Malheureusement, je me désabonne de My Little Box, mais si vous aimez ce genre de comparatifs, dites le-moi dans les commentaires et je tenterai d’en essayer de nouvelles !

Ca vous donne envie de craquer, pour l’année prochaine?
A moins que vous l’ayez déjà demandé à Noël…

D’autres idées de box ici!

Rosalie

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Paroles féminines-istes

A voir, à lire, à réfléchir.
Que tu sois au boulot, ou en cours (courage à tous ceux qui ont/vont/sont en train de passer leurs partiels de fin d’année !), voici une liste de livres à dévorer, de série à watch-binger, pour une petite pause culturelle et une grande remise en cause. Des femmes qui parlent, qui s’expriment, qui remettent en cause la société et leur vision d’elles-mêmes. C’est parti !

A voir

The handmaid’s Tale

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Gros coup de coeur de cette année! La servante écarlate de son nom français, c’est à la abse un roman de science fiction de Margaret Atwood, adaptée en série en avril 2017 (pas encore sur Netflix -pleurs).
L’ambiance? Un futur peut-être proche, apocalyptique, où unesecte religieuse a prit le pouvoir aux USA, et où les femmes « fertiles » sont en disparition. Les dernières femmes pouvant encore mettre au monde des enfants sont kidnappées, entraînées de force à devenir des bêtes reproductrices. Les autres femmes ? Les Epouses, seules femmes ayant « du pouvoir », et les Marthas, qui s’occupent de la maison. Toutes les autres femmes (trop âgées, infertiles…) sont déportées dans deds Colonies où elles manipulent les déchets toxiques. Le personnage principal, June -renommée Defred, est une de ces servantes, arrachée à son mari et à son enfant Moira. La seule façon de survivre? Ses souvenirs, et sa furie de vivre.

Je l’ai aimée parce que, malgré son aspect « science-fiction », un peu à la façon Black Mirror, c’est une série qui fait froid dans le dos. Ce serait malheureusement tellement possible… Que les droits des femmes soient reniés à ce point, sous la pression ambiante… Je ne spoile pas plus, promis !

– The Crown

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The Crown, c’est la série Netflix sur la vie d’Elisabeth II, reine du Royaume Uni, depuis son mariage en 1947 jusqu’aujourd’hui. Pour l’instant, deux saisons sont sorties, six sont prévues, chacune couvrant une décennie du règne d’Elisabeth. La première saison présente surtout son mariage, son arrivée au trône, ses premières années en tant que reine et ses relations avec le monde politique et tout le protocole auquel elle se confrond.

J’ai particulièrement aimé cette série parce qu’elle présente la reine en tant que souveraine, femme, épouse, mère, sœur… et les déchirements auxquels elle fait face lorsque ces différents rôles s’entrechoquent. La sœur de la reine, Margaret, a également un rôle fort !

– Captive 

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Captive, c’est l’autre série basée sur un des livres de Margaret Atwood que j’ai découverte cette année. Un récit historique fascinant, perturbant, qui prend place dans le Canada du XIXe sicèle. Simon Jordan, médecin américain, tente de savoir si Grace Marks (une servante condamnée à mort pour avoir tué son maître et une gouvernante) devrait être graciée ou pas.
Cette mini série montre la vie d’une immigrée, entre la mort de sa mère, la violence de son père, son départ de la maison, les conditions de travail et d’enfermement de l’époque… Mais c’est surtout une belle histoire d’amitié, une condition de femme difficile, et un thriller haletant sur la condition de Grace : est-elle folle, manipulatrice, ou bien réellement innocente?
La narration de Grace, les costumes et décors, un mélange de clair-obscur tout bonnement addictif !
Sans spoiler : la fin m’a complètement retournée ! Que/qui croire?

A lire

Milk & Honey  et  The sun & her flowers  ; Rupi Kaur

Le premier livre de Rupi Kaur est Milk and Honey. Forcément, tu l’as vu passer sur Pinterest ou Instagram. Il s’agit d’une collection de poésie, de prose, et d’illustrations… le tout par cette poète et écrivaine féministe canadienne ! D’abord Instapoet, ses écrits sont principalement des textes très courts, durs et marquants, sur quatre chapitres différents :  “the hurting”, “the loving”, “the breaking” et “the healing” (c’est à dire « La douleur », « l’amour », « la rupture » et « la guérison »). Peines de cœur, mais aussi relation à soi, confiance, regards des autres, société… Attention, certains poèmes traitent même de viol. Pas forcément facile à lire, mais nécessaire.
Ce premier livre a atterri à la seconde place des best-sellers en poésie sur Amazon, et  dans la liste des best-sellers du New York Times pendant 25 semaines à la suite… tranquillement.
The Sun and her flowers continue sur la même lancée,  avec des chapitres différents « wilting », « falling », « rooting », « rising », et « blooming », soit  « flétrissement », »chute », « enracinement », « s’élever » et « floraison ». Un livre un tout petit peu plus gai que celui d’avant, qui célèbre l’amour sous toutes ses formes, des poèmes qui dirigent le lecteur dans un processus de croissance et de guérison.
A lire et relire sans modération !

King Kong Theory, Despente

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Un magnifique essai de Véronique Despente où elle parle de la prostitution, du traumatisme lié au viol et où elle explore les milieux et pratiques pornographiques. Dans ce texte, elle s’ interroge sur la sexualité féminine et la définition  du Féminin. Son éditeur la présente comme « un manifeste pour un nouveau féminisme », dessinant un constat du féminin aujourd’hui et en imaginant le terme au futur.
Une lecture difficile qui vaut le coup !

Beauté Fatale, Mona Chollet

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Un essai dénonçant une idéologie qui enferme les femmes dans des rôles seconds et les empêchant de véritablement s’émanciper… C’est Beauté Fatale de Mona Chollet ! Même si la mode et la beauté ne sont pas les « pires » aliénations qu’une femme peut subir, elles sont bien présentes en arrière plan, comme l’auteur nous le répond dès le début avec ce paragraphe résumant bien ce livre :

« Les conséquences de cette aliénation sont loin de se limiter à une perte de temps, d’argent et d’énergie. La peur de ne pas plaire, de ne pas correspondre aux attentes, la soumission aux jugements extérieurs (…) traduisent et amplifient tout à la fois une insécurité psychique et une auto dévalorisation qui étendent leurs effets à tous les domaines de la vie des femmes. Elles les amènent à tout accepter de leur entourage ; à faire passer leur propre bien-être, leurs intérêts, leur ressenti après ceux des autres ; à toujours se sentir coupables de quelque-chose ; à s’adapter à tout prix, au lieu de fixer leurs propres règles ; à ne pas savoir exister autrement que par la séduction, se condamnant ainsi à un état de subordination permanente ; à se mettre au service de figures masculines admirées, au lieu de poursuivre leurs propres buts. »

Une conception de la beauté qui va bien plus loin que l’attrait de la mode, donc. Dans ce livre, une jolie satire de la presse féminine, entre pubs minceurs et « acceptez ces kilos en trop! », ou au contraire « Les cinq régimes de l’été » et une pub pour du chocolat à la page suivante. Un état double, bipolaire, que l’auteur mets en avant. A lire au moins une fois pour se remettre les idées en place !

Petit bonus…

Des Podcast à écouter!

La poudre, Lauren Bastide
Les podcast Madmoizelle 
Women of the hour, Lena Dunham

Et toi, des recommandations de livres ou de séries/films à me proposer sur le même thème? 🙂

Si tu ne l’a pas encore lu, mon article sur mon point de vue de jeune fille de 23 ans est ici !

Rosalie

wolf

10 Box de Noël à ne pas rater

Pour un Noël toute l’année, quoi de mieux que de recevoir un colis par mois?

Abonnée actuellement à My Little Box et Runcocorun, je vous donne quelques autres box qui valent le détour !

Pour toi, ou à offrir… de bonnes idées de cadeaux de Noël, qui plaisent à tout le monde !

 

Les gourmandes

Dans la catégorie des box qui font plaisir, et qui te permettent de découvrir chaque mois de nouveaux éléments, les box gourmandes sont parfaites !

thébox

  • La Thé Box
    Une box que j’ai pu tester l’année dernière. Chaque mois, pour 21.90€ (frais de ports inclus), tu reçois une sélection de thés en sachet, un thé en sachet exclusif par leur propre marque (Tamia & Julia), et un goodies thé. J’avais pu recevoir par exemple un petit plateau à thé, une tasse, un infuseur… Et les boites, toujours super jolies, sont facilement réutilisables dans une bibliothèque par exemple !

 

coloursoftea

  • Colors of Tea
    Une autre box de thé que je n’ai pas encore testée, mais qui a l’air vraiment bien ! Deux offres sont possibles : Découverte, avec 4 sachets de 10g, personnalisables, pour 9.90€ par mois; ou l’option Amateur, avec 4 sachets de 25g, personnalisables, pour 21.90€ par mois. Vous pouvez choisir entre les sachets de thés, laisser Colors of Tea choisir selon les goûts que vous avez renseigné, ou bien y aller à l’aveugle ! Je trouve le concept bien sympa. Leur calendrier de l’avent est très mignon !!

 

kitchentrotter

  • Kitchen Trotter
    Toute la cuisine du monde, tous les mois, livrés chez vous? C’est leur motto. Pour 29.90€, vous avez chaque mois une box à thème, avec des ingrédients pour cuisiner pour 4/6 personnes, 4 recettes typiques, et des ingrédients difficiles à trouver dans ton Carrefour du coin. Un peu plus chère que les concurrentes, c’est une bonne idée pour la (faire) découvrir à Noël !

gretelbox

  • Gretel Box La Gretel Box, c’est celle qui va te permettre de te faire plaisir sans culpabiliser. Des super aliments bons pour ta santé, et en même temps délicieux. Snacks salés ou sucrés, tu y trouvera forcément quelque-chose pour te faire plaisir. De quoi grignoter sain ! A 13.50€ par mois (sans frais de ports), on peut s’autoriser un petit creux entre les repas.

 

Les Beautés

birchbox

  • Birchbox
    Une bonne première box pour toutes les filles : il y a du basique et du pointu. Pour 13€ par mois, tu reçois 5 miniatures beauté pour les essayer, toujours sous un thème spécial. Le bonus? -15% sur le E-shop, où tu pourras retrouver les produits qui t’ont plu, en taille normale. Je l’ai testée, mais je me suis désabonnée : trop de produits à essayer, alors que certains me convenaient très bien. Un peu déçue aussi de la mini-size de certains….

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  • My little Box
    La box à la fois beauté, lifestyle par excellence ! Chaque mois, pour 16.90€, on y retrouve un article My Little Beauty, un accessoire déco/mode, des cosmétiques partenaires. Très personnellement, j’ai un avis très mitigé. Certaines box sont vraiment très complètes et avantageuses par rapport à leur rapport prix/valeur, d’autres vraiment pas… C’est un peu au petit bonheur la chance! J’attends l’édition de Décembre, la box de Noël, pour me désabonner et en essayer une autre.

 

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  • RuncocoRun
    Je vous en avait parlé dans cet article. Runcocorun, c’est une box « bonheur » à 25€ par mois. Le concept? Bien dans son corps, bien dans sa tête, bien dans ses baskets ! C’est la « hakuna Matata » des box. Chaque mois, un cosmétique naturel et respectueux, un produit bien-être, de l’alimentaire naturel et sain, un accessoire, un programme sportif, trois recettes faciles avec leur liste de course, et un échantillon. J’ai adoré la première autour de la noix de coco, bien aimé celle d’Octobre sur le thé, et craqué pour celle de Novembre autour de la carotte. Avec un peu de chance, l’édition de Noël sera avec de la cannelle !! C’est clairement une box à laquelle je compte rester abonnée : elle est certes plus chère, mais les produits sont full size, et toujours convaincants !

 

balibox

  • Bali Box
    Pour 49.90€, on y retrouve principalement de la décoration et des bijoux, dans le thème un peu bohème et plage. Une box bien plus chère que les autres, mais qu’on peut aussi acheter à l’unité si le coup de cœur y est !

 

biotyfullbox

  • Biotyfull Box
    La Biotyfull Box, c’est la box bio de référence (pas de surprise jusque là) à 39.90€ par mois (valeur de +80€). Des produits de beauté made in France, bios et/ou naturels. De quoi refaire rapidement sa routine beauté. A offrir à toutes celles qui veulent se mettre au vert ! Seul hic? Leur site internet est assez encombré, ça ne me donne pas envie de l’acheter (expérience utilisateur!).

 

Capture

  • La Bougie Box
    Chaque mois, une nouvelle bougie chez vous, pour 19€ par mois. A savoir que 19€, c’est dans la gamme de prix habituels pour une bougie de bonne qualité… Une bonne moyenne entre Ikéa et Yankee Candle ! Tu recevras une bougie parfumée, qui durera entre 30 et 60h selon la bougie du mois. Une cire naturelle, une odeur délicate, une boite de longues alumettes, et une histoire inspirée de la bougie. Pour des bougies qui valent d’habitude entre 35 et 40€, ça vaut le coup !

 

En recherche d’autres box, plus insolites?
Il existe aussi La Box à planter pour jardiner bio « sans se prendre le chou »; La Wootbox pour des surprises geek, La Designer Box pour sortir du lot « Ikea », ou encore… La Madmoizelle Box !! Après My Little Box, c’est sûrement celle que je commanderai… Décalée, fun, engagée et gourmande, tout est réuni pour un unboxing réussi !

Rosalie

wolf

Laura, 23 ans.

J’ai 23 ans. Je fais partie de la Génération Y, à sa fin, ou bien au tout début de la Génération Z. Une génération digital native, tout le temps connectée, qui ne vit -soit disant- ses relations que via des applications, qui est socialement déconnectée; qui est flemmarde et absolument contre les valeurs traditionnelles, de l’entreprise également.

 

Je suis née fille, devenue femme, une parmi d’autres et pourtant aussi complètement différente. Je partage avec celles qui pourraient être mes soeurs, des éclats de rire, des éclats de colère. Des clichés et des incompréhensions. Ce que j’écris ici peut s’appliquer à toutes comme à aucune.

Je suis une fille de 23 ans, qui a vécu avec une mère célibataire, célibattante pour sûr. Sans modèle masculin présent au quotidien, ne serait-ce mon grand-père. Tous des modèles ou anti-modèles pour moi, qui me font dire aujourd’hui que j’ai une petite idée de ce que je veux, et de ce que je ne veux pas dans ma vie. Dans une famille où les femmes sont fortes, savent ce qu’elles veulent et élèvent la voix pour l’avoir, pas pour le demander.
J’ai grandi en jouant aux barbies, avec mes peluches, seule dans ma chambre, sans pourtant jamais m’ennuyer. En écrivant aussi, dès que j’ai su, en m’inventant des histoires et en les racontant parfois. J’ai appris que la solitude n’est pas à bannir, qu’elle peut être au contraire une force. Et que cette force me permet aujourd’hui de préférer rester seule que mal accompagnée. Que ma meilleure amie, c’était moi. Que dans tous les cas, ma deuxième meilleure amie, c’était ma maman. Parce que le sang est en effet plus épais que l’eau. Ou la bière.

J’ai grandi en réalisant qu’avec les autres filles, c’est la guerre. Qu’il y a une compétition incroyable à « qui sera la plus belle », « qui sera la plus gentille ». Rarement, ce fut « qui sera la plus intelligente ». Dès mes quatre ans, même si ma mère était pressée en m’amenant chez la nourrice, je pouvais lui dire « mais maman, je ne peux pas mettre ces chaussures là, ça ne va pas avec ma robe ». Le soin à l’apparence poussé à l’extrême, et ce dès les premières années.
Une adolescence difficile aussi, où il fallait être la plus parfaite possible : paraître comme l’amie, la fille idéale. A se forger lentement une jolie carapace, au dessus d’un corps très mince et une peau parfaite. Les bonnes notes, forcément, ça c’est pour que la famille soit fière de moi, parce que c’est normal d’avoir de bonnes notes, et parce que je ne veux pas non plus décevoir mes professeurs.

J’ai grandi en apprenant à me barricader, à ne demander aucune aide extérieure, et encore aujourd’hui j’ai du mal à parler. Tu apprends à te barricader contre les reproches, les déceptions amicales, les premiers mots blessants dans la rue de la part des garçons. Tu comprends qu’il faut serrer les dents, que tu dois mettre un pied devant l’autre sans forcément savoir où tu vas, mais que la société décide certaines choses pour toi, et que c’est comme ça.

J’ai grandi avec des femmes qui faisaient extrêmement attention à elles, chose que je fais encore aujourd’hui. Mais en grandissant, tu comprends certaines choses. Tu apprends que se refermer sur soi n’est pas le bon moyen, qu’il y a beaucoup plus à apprendre, à faire, à partager, à vivre si enfin tu oses ouvrir ta bouche, savoir dire oui ou dire non plus souvent.

 

Aujourd’hui, je suis une fille de 23 ans qui n’a plus peur. Qui a certes des doutes, mais qui avance d’un pas assuré vers ce qu’elle veut. Elle ne sait pas forcément ce qu’elle veut, mais elle sait au moins ce qu’elle ne veut pas.
Elle a compris que les hommes, même ceux qui lui disent dans la rue qu’elle est « bonne » ne sont pas l’ennemi; que les autres filles ne le sont pas non plus. Que c’est juste la petite voix misogyne, sexiste, dans leur tête, qui est l’ennemi. Parce qu’elle est inacceptable.

J’ai envie de pouvoir me maquiller autant que je veux sans avoir de réflexion, ou de ne pas me maquiller et de ne pas en avoir non plus. Que mon copain ne s’insurge pas si mes jambes ne sont pas épilées. Je veux pouvoir me balader en jupe dans la rue à n’importe quelle heure de la journée, et ne pas avoir de réflexion. Si je sors avec une fille, qu’il n’y ait aucune différence avec « si c’était un garçon »; et si mon pote sort avec un garçon, qu’il n’en soit pas inquiété pour autant. Pouvoir rentrer après la tombée de la nuit dans devoir téléphoner à un/une pote dans la rue parce que je ne me sens pas en sécurité. Je veux que les hommes arrêtent de prendre un air supérieur, lorsque je suis énervée, qu’ils arrêtent de dire « elle doit avoir ses règles ».
Je veux être complètement à l’aise avec mon corps, et je veux que les autres femmes le soient aussi (si t’as envie de manger ce gâteau, mange le bon sang! Tu seras très bien avec deux kilos en moins ou deux kilos en plus!). Si je ne cherche pas de dieu du stade, parce que je considère qu’il y a plus important que ça dans une relation, ne cherche pas non plus à tomber sur un ange de Victoria Secret.
Parce que je suis autant capable qu’un homme, et qu’il me semble devoir faire deux fois plus d’efforts  pour arriver au même point. Parce que je ne supporte pas, lorsque je parle à un homme plus âgé, qu’il ne me tienne pas en considération parce que je suis « jeune » et parce que je suis une « femme ». C’est simplement dégeulasse.
Je refuse d’être catégorisée en tant que « mignonne » ou « sexy » ou « mystérieuse » ou « chiante ». Parce que ça ne suffit pas à décrire une femme. On est pas compliquées, on a plusieurs facettes. Comme tout le monde.

Aujourd’hui, j’ai appris que se serrer les coudes est la meilleure des options. Avec ma famille, avec mes amis, avec moi-même. Savoir que, quoi qu’il se passe, tu en es capable, même si tu es persuadé(e) du contraire.
Il t’es déjà arrivé, à un moment précis (tu l’as en tête là?) d’avoir l’impression que le temps s’arrête, et tu te demandes « Qu’est ce que je vais faire maintenant? » ? Tu ne sais pas comment tu vas pouvoir te lever ce matin? La mauvaise nouvelle, c’est que ça va pas être facile. La bonne, c’est que tu en es capable.

 

J’ai appris que la distance n’est rien. Que les amis, les vrais, ne se comptent pas en nombre de bières à la semaine au bar du coin, mais sont ceux à qui tu parles une fois tous les six mois, et avec qui rien ne change. A l’autre bout du monde, au bout de la rue, ça ne veut rien dire. Que la famille que je ne vois que tous les deux mois, ou certains moins d’une fois par an, peut toujours compter sur moi. Et que eux savent, que même si je suis un loup solitaire, ils sont ma meute.

J’ai 23 ans, et comme tous les jeunes de mon âge, ou plus vieux, j’ai des rêves que je ne lâcherai pour rien au monde. Qu’il y aura des obstacles, mais que je ne lâcherai rien, quitte à tout devoir plaquer. Parce que ma génération à la bougeotte, qu’il s’agisse d’une entreprise ou d’un voyage.
Nous avons des valeurs, nous avons un fort caractère mais un besoin irrépressible d’être rassurés. Notre reconnaissance, notre fidélité à l’entreprise se solidifiera à condition que votre engagement soit à la mesure du notre, que nos responsabilités dépassent le stade « café ».
Faites-nous confiance. Nous vous faisons peur parce que nous sommes différents, et c’est tout à fait normal. Comme vous avez fait peur à la génération d’avant vous. Nous sommes fonceurs, entrepreneurs, nous avons le feu de la jeunesse en nous, et nombre d’échecs et de réussites devant nous.

 

Si nous sommes changeants, c’est que le monde change avec nous. C’est que nous ne savons pas exactement comment tu, comment nous allons réussir, mais nous essayons. Vous êtes passés par là aussi.

Une fille aujourd’hui, c’est ça. Alors soit, j’ai des envies qui sont celles de tous, hommes ou femmes, jeunes ou moins jeunes. Et pourtant, c’est si difficile de s’entendre, de se parler et de se comprendre les uns les autres. A cause de la société, des a priori ? Je pense qu’il s’agit juste d’un manque de communication.

C’est pour cela que, à la suite de cet article, j’en ferai d’autres, d’autres femmes ou hommes. C’est quoi une femme de cinquante ans, une femme de soixante-dix ans? Et les hommes là-dedans?

Et toi, lectrice de 20-et des années… Tu es comment aujourd’hui, qu’est ce que tu veux?

Rosalie

wolf

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