Revue de lecture.

“The more that you read, the more things you will know. The more that you learn, the more places you’ll go.”
— Dr. Seuss

 

86211244fbfc7eb9444f4bb0caf23ff3

J’étais une grande lectrice.
Par mes études littéraires, par mon goût pour la lecture, parce que tout le monde a toujours lu autour de moi, et parce qu’en tant que fille unique, je ne devais compter que sur moi-même pour rêver et m’inventer des histoires. Parce qu’à l’époque il n’y avait pas Netflix (oh la vieille!).

Mon premier gros coup de cœur a été -forcément- Harry Potter. Je les ais dévorés en quelques jours. Puis les Peggy Sue, Sigrid et les mondes perdus, de Serge Brussolo (merci Monsieur!). Ensuite, les premiers livres à lire, au collège, au lycée, en prépa.
Nombre d’entre eux étaient des lectures obligatoires, aux détails longs et ennuyeux. Mais au final, dès la dernière ligne du livre, je sentais que j’étais contente de l’avoir lu : j’en avais retiré quelque-chose d’incalculable, d’impossible à chiffrer ou à mesurer. Les fleurs du mal, Le rouge et le noir, L’assommoir, Gargantua… Des lectures plus ou moins difficiles, mais que des bons souvenirs.

Ces dernières années, avec ma réorientation en école de commerce, j’ai perdu cette habitude de lire. A regret. Mes lectures se limitent désormais à Medium, aux magazines (pas forcément féminins), à Madmoizelle… Très peu de « vrais » livres du coup (même si j’ai récemment fait une énorme commande Amazon, dont je dois m’occuper!).

J’ai plus été intriguée par des livres « utilitaires » (type: La microéconomie en 25 points, lol) ou de self-improvement (créativité, bien-être, productivité…). J’en ai oublié les histoires, les poèmes…

ed9af2e60880e9d48ca4369d4e021158

 

Lorsque je lis(ais) un livre, c’est généralement mes préférés, que je lis et relis et relis…Il me restent comme un souvenir, comme bienvenus à un moment particulier où j’avais besoin d’eux. Je n’en citerai que trois, ceux que je relis de temps à autre, pour le plaisir. Pas forcément de A à Z, parfois seulement quelques chapitres au hasard.

Mes livres préférés, à lire et relire sans modération:

Lolita, V. Nabokov:
Mon préféré, sans aucun doute. J’ai vraiment eu du mal à la première lecture, si bien que j’en ai presque zappé l’humour d’Humbert Humbert, la fascination maladive qu’il entretient pour Dolores, et l’aura de femme-enfant de Dolly. C’est dérangeant, drôle, sociologiquement frustrant, mystérieux – pas de spoilers, promis.
Pour moi, ce livre est celui du printemps. Lu dans le jardin, en prenant de premières couleurs au soleil. Et l’adaptation de Kubrick est parfaite (je ne vois pas Dolores autrement qu’avec Sue Lyon).

Mange Prie Aime, E.Gilbert:
C’est l’été des incertitudes, quand tu sens emprisonné dans une situation, et que tout semble se refermer sur toi. Ce livre n’est pas certes le plus littéraire qui soit, mais c’est un livre qui m’a fait du bien. Si l’héroïne a su tout plaquer et partir à l’autre bout du monde, pourquoi pas moi? Assez révélateur, bien que tout soit déjà là à ma portée. L’envie de voyager qui se réveille, de liberté… Et qui ne m’a pas encore quittée. Le film? Moyen. Je préfère m’en tenir à mon imagination.

Anna Karenina, L.Tolstoï:
C’est l’hiver, le froid, la neige…et un thé russe, enveloppée dans un plaid près de la cheminée et de la fenêtre. La passion d’Anna, contre la raison promue par la société. Le comte Vronsky VS Alexis Karenine. Une histoire d’amour passionnel qui mène à la folie. La pression que subit cette femme, auparavant incroyablement respectée. De quoi considérablement réchauffer et rendre l’hiver plus intéressant, un must à lire pendant les vacances de Noël (si vous, vous en avez). J’avoue avoir vu dans la foulée, l’adaptation cinématographique avec K.Knightley, mais celle avec Sophie Marceau m’attire pas mal. C’est prévu pour cet hiver.

BONUS

Chasers of the light, Tyler Knott Gregson
Pas de traduction, obviously ce sont des poèmes en anglais. Mon dieu, ce que cet homme écrit bien. Un rythme, des sonorités chaleureuses, un romantisme sans pareille, un appel à l’aventure. L’effet « écrit derrière un ticket de métro ou au dos d’une facture », des haïkus aussi, ou des textes bien plus longs… Parce que la poésie est quelque-chose qui se vit, sans parfois s’y attendre.

A noter : le poète est aussi photographe. Oui, les photos à l’intérieur sont de lui.
A noter V2: Il publie également, sur son compte Instagram & Tumblr, des haïkus journaliers, trouvables seulement en ligne (pas dans ses livres).
A noter V3: Son dernier recueil: Wildly into the dark, est la parfaite suite de Chasers of the light.
Mais je vous laisse vous faire votre avis par vous-même.

f5786ea1483c9b3dc780837d0c5a7b2a

Ma liste de livres à lire? 

You are a badass : how to stop doubting your greatness and start living an awesome life, Jen Sincero
Tuesdays with Morrie, Mitch Albom
Big Magic: Creative living beyond fear, Elizabeth Gilbert
L’amie prodigieuse I, Elena Ferrante

Et vous, la lecture, comment ça se passe?
Vous êtes de grands lecteurs, ou au contraire, pas du tout?

Rosalie

wolf

 

Publicités

La passion du frisson.

Partir à l’aventure : au bout de la rue, au bout du monde. Un premier baiser. Rentrer tard le soir quand les rues sont vides. Courir à en perdre haleine. Rire à gorge déployée, le souffle coupé, envie de sauter partout. Le frisson qui te remonte tout le long de l’échine et te laisse un sentiment bizarre, entre étourdissement et plaisir.

Le sentiment qui te serre la poitrine, entre excitation, anticipation et peur alors que tu t’apprêtes à sauter dans le vide. Celle qui fait trembler tes genoux, te fait éclater de rire alors que tu dévales les montagnes russes, et te vide d’un coup lorsque tu descends du manège.

L’impression de voler, de te sentir pousser des ailes et de haïr tout ce qui pourrait te maintenir au sol, te laisser derrière la vitre à contempler la vie que tu pourrais avoir sans oser la tenter.

b640dfdfa6057dfc5622e627f6409ff0

Et toi, tu sens quoi quand tu sors de ta zone de confort, quand tu laisses libre court au rush d’adrénaline, quand tu laisses toutes tes émotions s’exprimer librement?
Une élan de vie, un feu dévastant tout sur son passage, une boule d’énergie qui peut aussi bien te consumer que te faire avancer…

Une histoire de génération? Je pense qu’il s’agit plutôt d’une histoire de jeunesse: on peut n’avoir envie de rien à 20 ans, ou n’avoir peur de rien à 60 ans. L’envie de vivre vite, tout de suite, ici et maintenant avant qu’il ne soit trop tard.

Peut-être que c’est un truc de jeunes: on n’a pas encore compris tout ce qui était en jeu. Peut-être que c’est un truc de vieux : on n’a plus de temps à perdre, on a compris qu’il y avait plus à vivre que de se laisser vivre, que la routine n’est pas assez. Survivre ou vivre.

Prendre la route sans savoir vraiment où tu vas atterrir, grimper sur une moto, partir seul(e) à l’aventure, suivre un(e) inconnu(e), faire confiance, avoir confiance. Confiance en toi, confiance en les autres, confiance en les opportunités qui s’offrent à toi si tu daignes tendre la main, confiance en la vie.
Toujours plus haut, toujours plus loin, quitte à se brûler les ailes – il faut bien être pris pour apprendre (et au pire on s’en fout).

Rosalie
wolf

Hygge : La méthode danoise anti-coups de blues.

Cela fait quelques semaines déjà que l’été nous a abandonné. Exit les shorts et les jupes, les sandales et chapeaux… Et bonjour le retour des vestes, voire même les pulls et écharpes (et parapluies). De quoi avoir le moral dans les chaussettes.

Quand on parle de « niveau de vie », nos amis au Nord ont tout compris. Suédois, danois, norvégiens… Vous aussi vous avez l’image d’un appart blanc et bois, super sophistiqué, avec une tartine d’avocat/saumon ? #Clichés

Il n’empêche. Pour la rentrée, pour vaincre le mauvais temps et la mauvaise humeur qui vient avec (je n’ai pas dit que vous étiez tous ronchons, juste que le ciel gris a une influence sur notre façon de nous réveiller le matin), on se fait une petite cure de Hygge! Allez, range tes boulettes et ton tapis Ikea, on décrypte le phénomène.

b0cecba23db7f1cd6200a9c0d026ffb4

First things first comme disent les anglais… C’est quoi le Hygge?
« La recette danoise du bonheur« , à prononcer « hou-ga » pour rester « in ».Et non, pas de traduction en français, et c’est bien plus classe comme ça. Mais on pourrait traduire ça par « confortable » ou « chaleureux ».
En gros, c’est le sentiment que tu as lorsque tu es sous ta couette quand il pleut, ce bien-être que tu ressens en buvant un chocolat chaud dans un café avec des amis… Le but? Retrouver ces petits bonheurs qui ne s’achètent pas, d’une société de consommation à une société de contemplation. Se contenter des petits riens au quotidien.

En application?
On se crée un petit cocon à la maison, au bureau, à emporter partout avec soi!

cd16a0818b8cb69d2ba1a32f6b3023b8

L’atmosphère

Éteindre les lumières dures (ou bien, go chez Carrefour acheter des ampoules à basse consommation, en faisant attention à en prendre une avec une teinte chaude), et bonjour les lumières tamisées! Le feu de la cheminée, des bougies… L’ambiance est plus douce, plus chaleureuse, et il est donc plus facile de se détendre! Que ce soit dans la cuisine, le salon, la chambre ou la salle de bain! C’est quand même plus agréable d’avoir plusieurs petits spots de lumières douce plutôt qu’un grand néon aveuglant.

Favoriser les textures confortables au toucher et aux yeux: on préfère le bois, les plantes vertes; plutôt que du verre ou du béton. Je n’ai rien en soi contre ces matières, j’en ai aussi chez moi, mais il s’agit d’un ajustement!
On favorise les couleurs chaudes, les plaids, les coussins, les tapis… Oui, tu as aussi l’image d’un énorme plaid en (fausse) fourrure, version polaire kangourou?
Vois ça comme un pull: tu es mieux dedans lorsqu’il est tout neuf, tout troué, ou lorsqu’il a été assez porté pour que le tissu soit doux, à la limite du bouloché, détendu comme il faut pour être parfaitement confortable? Le Hygge, c’est se sentir bien dans son pull/sa maison, autant au niveau du confort, du visuel, du sentimental… Si tu n’arrives pas à jeter ce vieux pull, c’est qu’il y a une raison.

Minimalisme : faire le plus avec le moins. Fais un tri dans tes affaires pour garder la tête claire dans tes idées, dans ton armoire, dans ton appartement… C’est aussi un gain de temps pour retrouver quelque-chose, cette fois en un seul coup d’œil !

ec433b43ad6b228464f3076bf955d49e

Se mettre en condition

Maintenant que les meubles sont posés, qu’est-ce qu’on fait?
Éteindre le portable. Se déconnecter. YES! Si tu veux passer un moment vraiment que pour toi, veux-tu vraiment te prendre la tête avec toutes les notifications/mails extérieurs? Ce sont des moments que tu ne prends que pour toi. Alors, si tu attends un appel, ok, tu peux laisser la sonnerie de ton portable. Mais de règle générale, tu peux aussi désactiver les notifications pour certaines applications : au pire, tu devras les checker de temps en temps; au mieux ça va te libérer d’un poids.

Se mettre au chaud : ton chez-toi est ton refuge. Ton chez-toi, ta chambre, au bureau, mais aussi dans ta peau.
OUI aux gros pulls! OUI aux grosses chaussettes! OUI aux aux plaids tout doux (et à s’enrouler dedans)! Si tu as froid, vas dans ton igloo (hygge…igloo… tu l’as?).

Se faire plaisir sans y regarder. Le Hygge, c’est aussi les thés, chocolats chauds, et biscuit qui vont avec. Comfort Food! Rester réchauffés, que ce soit avec un café latte ou une soupe maison. Les activités comme la cuisine te permettent également de passer du temps avec tes proches, avec toi même, de ralentir et de déconnecter du boulot, des réseaux sociaux, des responsabilités…Sans compter que cuisiner maison (oulàlà, si tu achètes bio ou local en plus…) c’est super bon! Niveau goût (eh oui, tu mets ce que tu veux, dans les quantités que tu le veux), pour la planète, et nutritivement aussi! De quoi faire le plein de vitamines, et de quoi te vanter à la cafet’ au boulot (« Eh eh, ouais c’est moi qui l’ai fait -petit(e) vantard(e)…).Et après, ça sent super bon dans ton appartement.

Processed with VSCOcam with m5 preset

Inviter les bonnes personnes

Ce n’est pas nouveau: tu n’as besoin dans ta vie que de personnes qui te tirent vers le haut. La jalousie, la médiocrité, la négativité… Non, non, non.
Pour profiter pleinement de ces moments de coziness absolue, cette philosophie danoise propose de la partager. Passez du temps dans la nature ensemble, écouter de la musique avec un bon livre, des soirées filles/mecs, un cinéma ensemble, une soirée jeu ou un repas (les apéros bien bien arrosés où tu finis en boite, c’est pas forcément hygge non). C’est posé. Hygge, ce n’est pas qu’un joli appartement et du temps pour soi. C’est avoir sa bulle de bonheur, la partager, et partager sa bulle de bonheur avec ses proches.
Être reconnaissant pour tous ces petits bonheurs, profiter du moment présent sans se soucier du passé ou du futur, laisser les dramas devant la porte d’entrée…

Le but?
Faire de ton chez-toi, mais aussi de ta petite bulle personnelle et de tes amis proche un refuge. Un endroit où tu te sens bien, où tu lâches le masque, où tu te détends complètement.

Ça ne donne pas envie?

Rosalie
wolf

Pression, bonnes habitudes & rêves.

On dit qu’il faut 21 jours pour créer/se défaire d’une habitude. Qu’il s’agisse de perdre du poids, de retourner au sport, d’arrêter de fumer, de se lever plus tôt, de lire dix pages d’un livre par jour…

On dit aussi de se méfier des « on dit ». Tu peux trouver une multitude, une infinité d’articles sur le sujet. « 20 petites habitudes qui feront de vous une personne meilleure/plus productive/plus appréciée…[ce que tu veux]« . Il n’y a pas forcément que du mauvais, au final ces « conseils » sont positifs…mais quelle pression.

Être « healthy », avoir une vie de couple épanouie, une carrière au top, une garde-robe nickel, une peau parfaite, une maison Pinterest, un physique MyProtein et une passion dans laquelle tu excelles. Tout en mangeant vegan et bio.
Quelle pression.

Tu n’échappes sûrement pas à tout ce que j’ai cité ci-dessus. Je n’y échappe pas non plus. Avec la peur de ne pas être satisfait si un des critères vient à manquer. Avec la peur d’être jugé pour tes kilos en trop ou ton célibat alors que les relations autour de toi s’ancrent et se projettent. C’est à se demander pourquoi on s’alourdit de tâches, s’entoure de zen pour compenser, part en burn out en rêvant de tout plaquer (ou un bore out, pas forcément mieux non plus).

11703322_811920582236746_4275781888896179308_o

Et qu’en serait-il si cela n’existait pas? S’il n’y avait aucune pression? Si tu étais absolument libre de mener ta vie comme tu l’entends? Qu’en serait-il de ton travail/études actuels? Qu’en serait-il de tes relations avec les autres? Des amitiés que tu ne gardes que par intérêt? Une relation dans laquelle tu ne restes que par habitude, ou parce qu’il faut bien qu’à un moment, tu te poses dans la vie? Qu’en est-il de tes rêves?

Si, en lisant cet article, tu pouvais te poser et juste… Tu sais quoi? Fais-le. Prends un morceau de papier -Notes sur ton téléphone ou ton ordi, c’est trop has been. Fais-le bien, prend un morceau de papier, un dos de ticket de caisse si tu n’as que ça, un stylo, et commence.
Si tu pouvais faire absolument tout ce que tu voulais, sans problème financier, de santé, sans peur de blesser qui que ce soit. Qu’est-ce que tu ferais? Est-ce que tu ferais la grasse matinée tous les jours,  que tu passerais ta journée à faire de la guitare, avant de finir en grosse soirée avec tes potes? Est-ce que tu plaquerais tout pour voyager? Est-ce que tu t’engagerais pour une cause humanitaire? Est-ce que tu monterais un élevage de chats? Il n’y a pas de limites. De quoi rêvais-tu quand tu étais petit?

Mais surtout… Pourquoi est-ce que tu as oublié ces rêves? Pourquoi les as-tu mis de côté? Sont-ils conciliables avec ta vie d’aujourd’hui? Oui? Fonce! Si non, serais-tu plus heureux en les réalisant, ou en continuant à vivre ainsi…

Alors oui, des décisions aussi radicales que « Partir vivre dans un ashram en Inde » peuvent être plus difficiles à réaliser que « prendre des cours de piano ». Et pourtant, si c’est ça qui te fait vibrer…
Tu peux pourtant, avec les « bonnes habitudes », commencer par changer 2-3 choses pour améliorer ton quotidien. Pas forcément la liste Elle ou Biba, te proposant un changement tout à fait extrême à base de kale et de boxe finlando-brézilo-suédoise.
Baby steps. Un pas à la fois. Réfléchis à ce qui te ferait du bien, ce que tu penses être capable de tenir sur le long terme, et surtout pas à toutes les habitudes que tu pourrais prendre d’un coup, genre tout en même temps. Pas ce que les autres voudraient, mais ce que toi tu voudrais ajouter à ta vie. Si tu te sens bien avec ces 5kg en trop, pourquoi te frustrer pour les perdre? Tant que ce n’est pas contre tes valeurs, tout est possible.

Personnellement, les habitudes que je veux prendre?

Me remettre au sport.
Cela fait pas mal de temps que j’ai perdu l’habitude, ma régularité à aller à la salle/courir/faire du yoga. Pourquoi même me remettre à la danse.

Poser le portable.
Oui, Rosaloup n’est pas mon seul taff. Je suis toute la journée sur un ordinateur, sur les réseaux sociaux, et je n’ai pas vraiment l’occasion de déconnecter. J’aime ça, et oui je ne culpabilise pas à surfer sur Instagram, à tester les filtres du jour sur Snapchat, à checker mes emails et rester alerte pour mes notifications LinkedIn. Et pourtant, juste rentrer chez soi le soir, se poser devant Netflix et éteindre messenger, aller boire un verre et laisse le portable au fond du sac (mode sourdine activé), se faire couler un bain avec un livre et un thé…

Prendre plus de temps pour mes proches.
Appeler ma maman, papi-mamie, envoyer ENFIN mes cartes postales de San Diego, aller boire un verre  avec mes potes #RosalieFantôme (désolée si vous passez par là), aller au cinéma avec mon chéri, passer au bar à chiens entre filles…

Prendre plus de temps pour moi.
Lire la tonne de livre que j’ai achetés chez Amazon au début de l’été, continuer à écrire pour Rosaloup (et autres), continuer/commencer un livre?, reprendre le dessin, reprendre la méditation.

Voyager.
Que ce soit en Belgique, en Europe, en France, ou bien plus loin… Re-planifier au plus vite un nouveau voyage pour continuer à rêver!

Et vous?
Vos rêves, vos doutes, vos bonnes résolutions… Qu’est ce que c’est?

Photo de couverture – Oléron
Photo dans l’article – Ombre portée au Cambodge.

Rosalie

wolf

Sortir de sa zone de confort.

 » Personne n’est mort d’inconfort, et pourtant, vivre au nom du confort a tué bien plus d’idées, d’opportunités, d’actions, et de maturité que toute autre chose. Le confort tue! »
– T. Harv Eker.

Aller parler à cette jolie fille au bar. Voyager seul. Partir travailler à l’autre bout du monde. Changer de boulot. Se mettre au sport. Prendre des nouvelles de ses grands-parents qu’on n’a pas vu depuis un bail.

Toutes ces actions ont un point commun: elles peuvent paraître tout à fait faciles à réaliser, ou bien tout à fait inimaginables. Et pourtant, ce qui est facile pour toi ne le sera pas pour moi. Cependant, comment sortir de la routine, comment se faire plaisir, comment avoir le sentiment d’être vivant si tu ne sors pas de ta zone de confort?

En sortant de ton cocoon, tu rencontres de nouvelles personnes. Le succès est plus doux s’il a été difficile. Cet état de peur dans lequel tu peux être, d’inquiétude? Tu l’oublieras vite pour n’en retenir que le meilleur, cet état « d’anxiété optimale » te permets d’aller plus fort, plus loin, de tenir plus longtemps. Et lorsque tu te retournes, pouvoir te dire « j’ai fait tout ça, sans rien ni personne, alors que je ne m’en pensais pas capable ». Et regarde-toi, maintenant que tu l’as fait!
Visualise un serpent: s’il ne mue pas, il meure. En restant dans ton ancienne peau, penses-tu pouvoir te sentir vivant encore longtemps? Ce frisson, l’adrénaline, analyse le, retiens le, grave le en toi. Est-ce que c’est de la peur, de l’envie, du désir, de la fierté?

L’inconfort est seulement temporaire, tu ne dois pas avoir peur de ce qu’il y a en dehors de ta bulle. Ce qui peut te faire peur à toi, peut peut-être être tout à fait normal pour quelqu’un d’autre, ou même inimaginable par une autre personne. Au final, ce qui t’impressionnait avant, une fois que tu l’as fait, n’est plus qu’une expérience, voire une habitude. Personne ne se lance dans un marathon sans avoir jamais couru. La première course, peut elle aussi être source d’anticipation (« je n’ai pas de souffle », « je vais devenir tout(e) rouge »,  » je n’ai personne avec qui courir »…).
Toutes les situations, peut importe leur degré d’embarras, ne sont pas un souvenir cuisant qui restera à tout jamais dans ton esprit, marqué au fer rouge, retenu par toutes les personnes présentes (en fait, elles ne s’en rappelleront pas, alors que toi tu resteras bloqué(e) dessus).

Des actions spécifiques entraînent des résultats spécifiques. Tu veux devenir un athlète? Travaille-le. Tu veux gagner plus d’argent? Travaille-le. Tu veux être heureu(se)x? Travaille-le.

Il y a dix ans, où étais-tu et où te voyais-tu? Dans dix ans, où te vois-tu? Et qui aimerais-tu être?
Alors demande à avoir ce que tu veux. Donne le toi. Lève toi tôt. Ose dire non, ose dire oui. Prends les compliments – et retiens les. Prends les critiques. Admets et apprends de tes erreurs. Prends la parole, même lorsque tu ne te sens pas légitime. Arrête la procrastination. Laisse-toi aller. N’aie pas peur du jugement. Dépasse le jugement. Fais-toi confiance. Petits pas par petits pas. Fais-toi peur au moins une fois par jour. Nage contre le courant si tu dois le faire. Vois l’échec comme un passage obligatoire, régulier, pas comme un obstacle définitif. Mais surtout, fais-le pour toi, et prend soin de toi. Accepte d’être vulnérable. Accepte l’aide autour de toi. Demande-leur « Qu’est ce que tu ferais si tu étais à ma place? ».

Tu en es capable. Il suffit juste de prendre confiance en toi, d’y aller petit à petit. A force de creuser une idée, de la mener en long, en large, en travers, tu n’agis pas. Plus tu élargis ton champs d’action, et plus d’opportunités s’offrent à toi. Les mauvaises expériences feront au mieux de bonnes histoires à raconter, au pire des leçons à méditer. Autorise toi, prépare toi à changer. Maintenant et pas plus tard, seul(e) ou pas.

Photo : île d’Oléron, 2017.

Rosalie

wolf

California Dreamin’

« I will love you in memories, and the memories will be many. »
– Tyler Knott Gregson, Wildly into the dark.

San Diego, Juin 2017.
Je t’aimerai à travers mes souvenirs, et ils seront nombreux.

Je vois les palmiers, le drapeau américain flotte au-dessus de ma tête, le ciel bleu sans nuages et les falaises. J’emprunte les larges routes, suivant les pancartes vertes du regard, guettant les tags plus artistiques les uns que les autres sur les murs de la ville. J’arpente les boulevards bordés de cocotiers, m’indiquant la voie à suivre. La plage au bout de Saratoga Street, l’avancée jusqu’au Pacifique, les cabines crème et les surfs posés sur la plage. Les chiens en liberté à Dog’s Beach, les rires, Coco et sa petite fleur au collier, et Freckles s’attaquant aux huskies.

19142968_1321097071319092_8588524111364984774_o

Je vois les falaises de Sunset Cliffs, les petits crabes se cachant dans les rochers, la chasse aux coquillages. L’Hollywood Sign, le gigantesque T-rex du McDonald, les skaters de Venice Beach, les torses nus de Muscle Beach, les couleurs rivalisant avec le ciel et les vagues.

Le flou lumineux et coloré de la fête foraine, nos joues bleutées, nos bras armés d’une centaine de peluches douces et souriantes, malgré les affreux cornichons au bacon. Belmont Park et ses montagnes russes, une balade autour de Mission Beach. Balboa Park, ses lumières de nuit, et le musée du cannibalisme. Les mercredis au marché fermier d’OB.

19023459_1317461338349332_1794400482595586341_o

Je frémis à l’approche de ma première vague, l’océan m’attrape par les hanches et ne me laisse plus partir. L’oubli de la wax. Les raies pastenagues américaines à mes pieds. Les vagues du siècle coiffent mes cheveux de vagues blondes. Je frissonne sous l’aiguille, sous la sensation de l’eau fraîche remplissant les manches de ma combinaison de surf par les vagues, ces vagues qui tour à tour me poussent plus loin vers l’étendue, plus proche du rivage. La tête sous l’eau, j’ai bu la tasse, mais je suis (presque) devenue une surfer professionnelle.  Le vent sur mes bras encore mouillés, la chair de poule et le coeur qui se bat plus fort en attendant le « Green Flash », puis en y goûtant.

La gorge qui se serre en admirant le coucher de soleil aux couleurs d’une barbe à papa à Ocean Beach, essayant de capturer l’instant, la chaleur du soleil et l’odeur de la brume marine. C’est peut-être ça, le but ultime. The purpose of life.

19023438_1317463181682481_3744210413277121673_o

J’ai le vertige sur le pont suspendu, j’ai le vertige en entendant résonner dans mes côtes les clameurs des supporters des Padres de San Diego. J’ai le vertige sur la planche de paddle en remarquant les otaries à mes pieds, les écureuils des sables, les bébés mouettes prenant leur premier envol. J’ai la tête qui tourne à Seaport Village, rêveuse parmi les mares aux canards et les lumières.

J’appréhende parfois, le matin, lorsque je me réveille seule et sais que je suis tout à fait solo. L’adrénaline monte et je me sens forte, libre, capable de tout.
Eblouie par les lumières de San Diego la nuit au Hyatt, le malaise d’être en jogging/baskets quand il s’agissait d’être sur son 31.
En contemplant l’ampleur du dégât, coup de soleil à Windansea Beach et La Jolla.

19144106_1319515538143912_7813111742525854013_o

Je goûte un Slim Jim, enroulée dans mon plaid, à l’arrière d’une voiture, les jambes dans le vide, regardant Wonder Woman (pew, pew, pew) sur un écran à l’air libre. Du popcorn sauce salsa piquante en attendant la balle de match. Des macaronis au fromage beaucoup trop copieux. Les meilleurs Taco au monde. Réveillée par une odeur de café frais. Un baume à lèvres à la menthe poivrée, et un chewing-gum à la cannelle.

J’entends le lit grincer, et au dessus les avions qui me rappellent que je devrais en prendre un bientôt, moi aussi. Les aboiements protecteurs de Freckles devant la maison, et ses morsures si quelqu’un ose s’approcher de trop près.

Je souris devant la Kissing Statue, le long du port. Je ris en parcourant les histoires de mon cowboy, en échangeant avec mes conducteurs Uber, à la soirée bingo avec les Drag Queens. Je n’aurais jamais pensé glisser un billet d’un dollar dans le string d’un monsieur.

19390908_1324044621024337_8533984042255187869_o

Je pleure le retour, un dernier au-revoir et je cours entre les avions. L’esprit agité, ne pas y penser, les tasses pour agrandir la collection dans le sac -qui sera fouillé, les nerfs qui lâchent avec la fatigue entre colère et éclats de rire.

L’incompréhension une fois revenu(e) à la maison, lorsque ce que tu appelles « la maison » ne l’est plus. Lorsque tu ne sais pas trop où tu es, si tu es vraiment parti(e) ou si ce n’était qu’un rêve?
Le lendemain, le surlendemain, se réveiller avec l’impression d’avoir fait une erreur en reprenant l’avion pour rentrer.
Se promettre d’y retourner. Regretter d’avoir des responsabilités, attendre avec hâte de pouvoir les déléguer. Être tiraillé(e) entre l’amour qu’on porte aux gens qui sont ici, tout en sachant que son coeur est resté là-bas. Se rendre compte qu’on est tombé(e) amoureux(se) de la ville.
Ne pas arrêter d’y penser, de se remémorer chaque moment. Calculer les heures de décalage, se demander ce qu’on ferait si on y était. Planifier, ne pas rompre le contact, même si la raison nous pousse à en faire le deuil. Et au contraire, favoriser tout ce qui peut nous y faire penser et y revenir l’équivalent de quelques minutes, lorsque le cerveau se mets en pause et accepte de profiter et de s’émerveiller autant que lorsqu’il était là-bas.
On dit qu’un voyage se vit trois fois: en le projetant, en le vivant, et en se le remémorant. J’ai aimé, j’aime, et je projette. Au passé, au présent et au futur.

Je t’aimerai à travers mes souvenirs, et ils seront nombreux.
A travers ceux déjà faits, et ceux à venir.

PS: Pour ceux et celles en mal de voyage, les photos sont toutes (ou presque), sur mon compte Instagram! Lien en bas du site ou dans la partie « contact ».

Rosalie

wolf

Rosaloup

Avec chaque décision, les mots adaptés pour les justifier…

Après avoir pas mal travaillé pour les autres, j’ai décidé de me lancer et de faire par moi-même!
Rosaloup, c’est un fourre-tout de petits mots, récits de voyages, mode, bonnes adresses… Le tout très subjectif. A partager avec vous!