Hymne à l’automne.

Eh oui, à peine début Août et déjà un article sur l’Automne. Mais quitte à avoir du ciel gris ici, et de la pluie, pourquoi ne pas faire ton deuil de l’été avec moi? Septembre approche à grands pas, l’automne avec lui.

Pas de doute, l’automne est ma saison préférée. Chaque année, c’est la même excitation. L’air qui se refroidit, la vapeur expirée à chaque inspiration, l’odeur des feuilles qui roussissent et le béton mouillé. Les jours qui s’allongent, le reflet des feux de signalisation au sol. Les bouches d’aération soufflant leurs épaisses fumées. Des individus bibendums, protégés par leurs gros bonnets et écharpes.

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Les dimanches passés au marché, à acheter une tonne de courges, rentrer évider les potirons et en faire des lanternes. Faire de la compote de pomme, arroser le tout de cannelle. Les dimanches soirs passés sous la couette, entre thés chai, bougies parfumées et le bokeh des guirlandes lumineuses. Ne se résoudre à en sortir qu’à condition de s’enrouler dans un gros pull et des grosses chaussettes de ski. C’est la saison confort.

Rentrer chez soi après le travail pour retrouver la bonne odeur de biscuits maison, et celle des écorces de mandarines, laissées à chauffer sur les radiateurs. Le retour des longs bains chauds après une averse. Les infusions cannelle-gingembre et clous de girofle. Avec eux, les soirées passées dans le canapé devant une série, emmitouflés dans le plaid, au bol de purée de potiron. Tricoter des écharpes et bonnets à tout va. « C’est moi qui l’ai fait ». Les premiers marrons au four, accompagnés de leur vin chaud. Ajouter des crêpes au sirop d’érable à son repas. Essayer de nouvelles recettes de carrot cake.

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Les balades en forêt, entendre le silence et sous nos pas, le craquement des feuilles mortes. Un camaïeu d’orange, de rouge, s’émerveiller en espérant croiser le chemin d’un écureuil. Collectionner les pommes de pin, un herbier aux cent couleurs, et en faire une couronne à accrocher dans le salon.

Profiter des derniers reflets dorés que le soleil d’été a laissé, et accueillir les reflets roux de l’automne. Ne vivre que pour l’heure dorée, en profiter pour attraper le bras de votre bien-aimé(e) (quelle bonne excuse que le froid pour se rapprocher). Remplacer les mojitos par des irish coffees ou un thé de la pluie (thé russe, particulièrement agréable à siroter quand il pleut, aux notes d’agrumes et de bergamote).

La meilleure saison pour faire le point. Faire un retour sur la moitié de l’année déjà passée, entre compréhension et acceptation, avant de prendre des résolutions.

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Rosalie

wolf

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La Luck, la passion & le jeu

Serendipity, n.f: rôle du hasard dans les découvertes.

 

Tout plaquer pour créer sa boite? Un rêve à la portée de chacun.
Tout plaquer pour ouvrir un restaurant au système inédit en France? Un challenge relevé par La Luck, à Lille.

Ça commence avec Laurentin, un ingénieur lillois, posé dans la belle ville de Montréal depuis des années.Il décide, pour organiser ses idées et projets, de faire un brainstorming dans un bar à jeu : le temps passe plus vite que de raison, et c’est le déclic. Le genre d’expérience qui te fait dire « wow », à laquelle tu ne peux pas t’arrêter de penser sans que ton cœur ne fasse de petits bonds: C’est l’aventure.

 

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La suite d’éléments aussi imprévus que cool, entre le café hebdomadaire avec des mentors inattendus (le québécois Paul Holder et ses frères), des voyages à n’en plus finir et un business familial. Avec Timothée (son petit-frère) en Australie, lui à Montréal, ils montent leur projet, enchaînent les allers-retours à Paris, afin de trouver le bar parfait pendant des mois. En vain.

Lille au final, c’est pas plus mal. Retour à la maison, carrefour de l’Europe. Et là, c’est le coup de cœur sur le local au 1 bis rue Princesse : atypique, spacieux, au potentiel encore non-exploité, sans voisins (en prévision de vos cris de joie/de frustration après avoir gagné/perdu une partie). Le tout relooké en seulement quatre mois par l’artiste Thomas Csano, aussi connu pour ses décors pour le Cirque du Soleil -attendez de voir la terrasse, ou le lustre-bouteilles.

 

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Peut-on craindre que la chance tourne? Difficilement. Neuf mois plus tard, le bar est rempli tous les soirs. Un beau bébé. Pensez à réserver! Entre soirées jeux, brunchs, cinémas en plein air… Ou simplement pour profiter du cadre autour d’une bière de la région (ou pas -découvrez leur bière québécoise!), d’un burger et de frites maisons.


Qu’on ne s’y méprenne pas. Il y a un réel travail de fond. Le hasard ne suffit pas. La Luck, c’est une ambiance de famille, où tous les serveurs/maîtres du jeu/gérants mettent la main à la pâte. Un management horizontal à faire baver les millenials. Pas besoin de chercher très loin: toute l’équipe a des passés très différents, entre éducation nationale ou centre d’appels, mais sont aujourd’hui réunis par la même passion. Ajouter une touche de fun dans la vie de leurs clients, faire de ce lieu un espace de rencontres en plus du divertissement.

Soirée entre potes, EVJF, demande en mariage… Même pour un premier rendez-vous, de quoi challenger l’autre, apprendre à le connaître, et peut-être un premier baiser inoubliable?
La Luck est un bar/resto pépite du Vieux-Lille. On y va pour les jeux, on y revient -pour les jeux, vous avez le temps de tous les tester!- et pour l’accueil chaleureux. On ne parle même pas de leurs mets faits maison, selon l’inspiration du jour du chef.

Le jeu préféré de Laurentin? L’aventure…et Bausack. Un jeu de construction, de bluff et de stratégie. A l’image de leur projet.

 

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Et après?
On ne les retrouvera pas forcément tout de suite à Paris ou Bruxelles. Ce serait trop facile. Mais oui, ils s’exporteront. A Reykjavik? Peut-être, c’est un des coups de cœur des deux frères. Avec Montréal, New York… A croire que le monde entier est leur terrain de jeu.

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Rosalie

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Paranoid Waves, le groupe qui fait des vagues!

« Arnaud lance du fromage!
Mathieu est un enfant!
Arnaud est une daube d’aller à Paris!
Romain ressemble à Shia Labeouf. »

Y’a des groupes avec lesquels tu te poses, comme si t’allais boire une verre avec des potes. Paranoid Waves? C’est tout pareil. De la bière, du saucisson et des copains.

Lille, Belgique, Londres… On les retrouve partout, toujours avec la même bonne humeur contagieuse et leur énergie sans fin. Avec plus d’une centaines de concerts à leur actif, les Paranoid Waves -anciennement Diggers Clones– font confiance au hasard pour trouver un nom de groupe (à chacun sa signification), et vont où le vent les porte. L’appropriation? Leur credo. « L’homme s’adapte ».

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On y retrouve de bonnes références pop-rock, comme Oasis, Artic Monkeys, Band of Skulls… Leurs EP, Material Lights (enregistré dans la cave du guitariste) en 2014, puis How was your day début 2017, annoncent la couleur. Un dernier album humain, à écouter dans l’ordre pour profiter d’une séance de psy gratuite. Des premiers morceaux anxiogènes (on sait que tu passes une mauvaise journée), pour s’améliorer jusqu’à rayonner avec Larger than life. On y retrouve une centaine de nuances, une accessibilité propre au groupe, qui évite toute morale à deux balles.

La petite bande a des tempéraments très différents, ce qui participe à la diversité de leurs compositions. Un travail de groupe, qui représente bien leur esprit. Une vraie bromance.
On retrouve Arnaud, à la batterie, aussi salé et rare que la Mer Morte. Romain, à la guitare, ou le calme, la grandeur de l’Ocean Pacifique. Mathieu, le styliste et chanteur du groupe, en tant que l’Atlantique : parce qu’il est plutôt fier d’avoir fait couler le Titanic et aimerait si possible faire couler des pétroliers. Et Etienne, le bassiste, plutôt « tendre », « champêtre » et « filamenteux ».

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Un groupe rock comme on les aime, parés pour les 400 coups. « Le nombre de baguettes perdues? Le cimetière du Père Lachaise serait rempli… ». Don’t care, won’t care. Fendre une cymbale prêtée, un accident de voiture juste avant de jouer, devoir faire bouger des drogués à Lomme pour filmer le clip (au final, le rendu est plutôt sympa, je vous laisse vérifier). Le groupe a également un sacré problème de Karma, entre récompenses et châtiments, entre scènes qui déchirent, un public de trois personnes ou encore trois vols en moins de cinq ans.

Allez, on se retrouve bientôt sur un rooftop!
(Et sinon, sur les liens ci-dessous, et au festival de Valenciennes le 15/08.

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Rosalie

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California Dreamin’

« I will love you in memories, and the memories will be many. »
– Tyler Knott Gregson, Wildly into the dark.

San Diego, Juin 2017.
Je t’aimerai à travers mes souvenirs, et ils seront nombreux.

Je vois les palmiers, le drapeau américain flotte au-dessus de ma tête, le ciel bleu sans nuages et les falaises. J’emprunte les larges routes, suivant les pancartes vertes du regard, guettant les tags plus artistiques les uns que les autres sur les murs de la ville. J’arpente les boulevards bordés de cocotiers, m’indiquant la voie à suivre. La plage au bout de Saratoga Street, l’avancée jusqu’au Pacifique, les cabines crème et les surfs posés sur la plage. Les chiens en liberté à Dog’s Beach, les rires, Coco et sa petite fleur au collier, et Freckles s’attaquant aux huskies.

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Je vois les falaises de Sunset Cliffs, les petits crabes se cachant dans les rochers, la chasse aux coquillages. L’Hollywood Sign, le gigantesque T-rex du McDonald, les skaters de Venice Beach, les torses nus de Muscle Beach, les couleurs rivalisant avec le ciel et les vagues.

Le flou lumineux et coloré de la fête foraine, nos joues bleutées, nos bras armés d’une centaine de peluches douces et souriantes, malgré les affreux cornichons au bacon. Belmont Park et ses montagnes russes, une balade autour de Mission Beach. Balboa Park, ses lumières de nuit, et le musée du cannibalisme. Les mercredis au marché fermier d’OB.

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Je frémis à l’approche de ma première vague, l’océan m’attrape par les hanches et ne me laisse plus partir. L’oubli de la wax. Les raies pastenagues américaines à mes pieds. Les vagues du siècle coiffent mes cheveux de vagues blondes. Je frissonne sous l’aiguille, sous la sensation de l’eau fraîche remplissant les manches de ma combinaison de surf par les vagues, ces vagues qui tour à tour me poussent plus loin vers l’étendue, plus proche du rivage. La tête sous l’eau, j’ai bu la tasse, mais je suis (presque) devenue une surfer professionnelle.  Le vent sur mes bras encore mouillés, la chair de poule et le coeur qui se bat plus fort en attendant le « Green Flash », puis en y goûtant.

La gorge qui se serre en admirant le coucher de soleil aux couleurs d’une barbe à papa à Ocean Beach, essayant de capturer l’instant, la chaleur du soleil et l’odeur de la brume marine. C’est peut-être ça, le but ultime. The purpose of life.

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J’ai le vertige sur le pont suspendu, j’ai le vertige en entendant résonner dans mes côtes les clameurs des supporters des Padres de San Diego. J’ai le vertige sur la planche de paddle en remarquant les otaries à mes pieds, les écureuils des sables, les bébés mouettes prenant leur premier envol. J’ai la tête qui tourne à Seaport Village, rêveuse parmi les mares aux canards et les lumières.

J’appréhende parfois, le matin, lorsque je me réveille seule et sais que je suis tout à fait solo. L’adrénaline monte et je me sens forte, libre, capable de tout.
Eblouie par les lumières de San Diego la nuit au Hyatt, le malaise d’être en jogging/baskets quand il s’agissait d’être sur son 31.
En contemplant l’ampleur du dégât, coup de soleil à Windansea Beach et La Jolla.

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Je goûte un Slim Jim, enroulée dans mon plaid, à l’arrière d’une voiture, les jambes dans le vide, regardant Wonder Woman (pew, pew, pew) sur un écran à l’air libre. Du popcorn sauce salsa piquante en attendant la balle de match. Des macaronis au fromage beaucoup trop copieux. Les meilleurs Taco au monde. Réveillée par une odeur de café frais. Un baume à lèvres à la menthe poivrée, et un chewing-gum à la cannelle.

J’entends le lit grincer, et au dessus les avions qui me rappellent que je devrais en prendre un bientôt, moi aussi. Les aboiements protecteurs de Freckles devant la maison, et ses morsures si quelqu’un ose s’approcher de trop près.

Je souris devant la Kissing Statue, le long du port. Je ris en parcourant les histoires de mon cowboy, en échangeant avec mes conducteurs Uber, à la soirée bingo avec les Drag Queens. Je n’aurais jamais pensé glisser un billet d’un dollar dans le string d’un monsieur.

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Je pleure le retour, un dernier au-revoir et je cours entre les avions. L’esprit agité, ne pas y penser, les tasses pour agrandir la collection dans le sac -qui sera fouillé, les nerfs qui lâchent avec la fatigue entre colère et éclats de rire.

L’incompréhension une fois revenu(e) à la maison, lorsque ce que tu appelles « la maison » ne l’est plus. Lorsque tu ne sais pas trop où tu es, si tu es vraiment parti(e) ou si ce n’était qu’un rêve?
Le lendemain, le surlendemain, se réveiller avec l’impression d’avoir fait une erreur en reprenant l’avion pour rentrer.
Se promettre d’y retourner. Regretter d’avoir des responsabilités, attendre avec hâte de pouvoir les déléguer. Être tiraillé(e) entre l’amour qu’on porte aux gens qui sont ici, tout en sachant que son coeur est resté là-bas. Se rendre compte qu’on est tombé(e) amoureux(se) de la ville.
Ne pas arrêter d’y penser, de se remémorer chaque moment. Calculer les heures de décalage, se demander ce qu’on ferait si on y était. Planifier, ne pas rompre le contact, même si la raison nous pousse à en faire le deuil. Et au contraire, favoriser tout ce qui peut nous y faire penser et y revenir l’équivalent de quelques minutes, lorsque le cerveau se mets en pause et accepte de profiter et de s’émerveiller autant que lorsqu’il était là-bas.
On dit qu’un voyage se vit trois fois: en le projetant, en le vivant, et en se le remémorant. J’ai aimé, j’aime, et je projette. Au passé, au présent et au futur.

Je t’aimerai à travers mes souvenirs, et ils seront nombreux.
A travers ceux déjà faits, et ceux à venir.

PS: Pour ceux et celles en mal de voyage, les photos sont toutes (ou presque), sur mon compte Instagram! Lien en bas du site ou dans la partie « contact ».

Rosalie

wolf

Silent Elephant

Imagine.

T’es posé, la soirée bat son plein, tu connais deux trois personnes, mais la musique est vraiment nulle. Evidemment, ca finit en contre-soirée dans la cuisine, à parler musique. La bonne musique. Surtout avec Mehdi, il touche pas mal à la batterie et la guitare, il a déjà un groupe. Toi, tu fais de la batterie, un groupe ce serait vraiment cool, t’es trop partant. Et puis, l’alcool aidant, c’est lancé, il quitte son groupe actuel, tu décides de monter le tien avec lui.

6 ans plus tard, ça y est. Après avoir fait quelques reprises (White Stripes, Artic Monkeys…), tu as fait plus d’une soixantaine de concerts, performé à Lille, Paris, en Belgique… Hadrien, Thomas, Mehdi et Manu : les Silent Elephant existent pour de vrai, ça y est.

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Ce qui est parti d’une soirée, au contraire de nombreuses idées, s’est réalisé… Et avec brio ! Le groupe rock qui envoie du lourd. Loin des vagues, l’oxymore de l’éléphant imposant, qu’on repère à des kilomètres, au son sage et aux notes qui résonnent.

Pas prise de tête, pas à plein temps, les Silent Elephant s’engagent tellement qu’ils sont aujourd’hui sur Spotify, Deezer, ont été interviewés par Nord&Noise, et ont sorti un Opus l’été dernier. Leurs compos, aux touches reconnaissables, évitent la banalité et la répétition. Bientôt l’Imaginarium Festival, après le Marathon de Paris, St-Sauveur, le Zikodrome et St-Omer.

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La grosse tête, l’éléphant ? Pas vraiment non. Ils sont plus du genre à casser des lattes de parquet pour leur premier concert au Berkeley, à débrancher la basse du bassiste pendant son solo, ou à se disputer pour savoir s’ils étaient un Boys Band, s’ils ressembleraient plus à un groupe de K-POP ou aux Whams. Le tout ponctué d’appels aux chips au poulet.

Merci aux Silent Elephant pour cette interview, entre 1664 et chips !

On les retrouve très rapidement, dès Samedi 3 Juin, à Compiègne à L’imaginarium Festival !

Sinon c’est aussi ici pour les écouter !
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Spotify – Deezer – Soundcloud

Rosalie
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Cambodge

La chaleur est écrasante. Mon corps entier n’est que piqûres de moustiques, le soleil m’a laissé deux traces de tongs. Les hurlements tardifs à cause d’araignées velues. C’est le plus bel été de ma vie.

Les sourires de Kah, les câlins de Rotha, les clins d’oeils de Vom, la voix chantante de Yann. Je les aime, avec mon coeur, avec mes éclats de rire. Les parties de football après manger, les boums au son répétitif de “local loca local”, les soirées étoilées avec les garçons. Un, deux, trois, pouce chinois. Phkaï sat. Les étoiles sont belles.

Les enfants jouent sous le kiosque, d’autres se lavent en tirant de l’eau du puits. J’ai des enfants qui m’aiment et que j’aime à l’autre bout du monde.

Les temples de Preah Vihear, les grosses bouées du lac, la déception de Ruth. Le truck a bestiaux aux cent enfants. Le chien gargouille, “see you again”. La fête foraine et le concert aux lapins, pluie de mousson, main dans la main de Vasnea. “I miss you all day everyday.” Moi aussi, je vous aime, si vous saviez. Viens dans mes bras, serres-y toi encore plus, pendant que j’embrasse tes deux petites joues qui se tendent, et que je caresse tes cheveux de petit hérisson. Que tu déposes tes lèvres, gauches, sur la joue et mon front, sans faire le petit bruit du “smack”.

Je t’envoie une bouteille d’eau, tu me renvoies un seau. Les glaces à la musique de Pocahontas, 500 riels, dans un morceau de pain, sous du lait concentré. Oh boy. Les hamacs avec les chats, les fils pour les bracelets, ces fameux xaé.

Et la nuit, le lit dur presque sans matelas, aux motifs de lapin. La moustiquaire bleue. Les ventilateurs pour deux. La douche à la casserole. Le vernis écaillé, achevé par les petits doigts des enfants. Toke, Toke, Toke…

Srai Vai Mou est aussi Srai Vai Kone, mangeuse d’enfants en chatouilles et en bisous.

Vous ne me quitterez jamais, pro sat et srai sat. Je vous garde en  moi comme un petit soleil chaud, humide et souriant au fond de mon cœur. Une Phka Phleung dans mon cœur, étincelle sur mes côtes, dans vos yeux, poussée vers l’action, élan de vie.

Rosalie
wolf

Asana Rebel

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Le site

Faire du yoga : ok, j’en avais déjà fait avant, en cours, avec une professeure. Cependant, pour en refaire chez moi, c’était assez répétitif. Personne derrière moi pour me rappeler de relever la tête, de regarder vers ma main, d’ajuster ma position en quoi que ce soit.

Pinterest, Instagram peuvent être pas mal pour tout ce qui est nouvelles postures, ou inspiration. Eh oui, la fille sur la plage, au corps parfait, dans une posture tout à fait impossible pour une débutante, c’est très joli… c’est pas du tout moi.

Moi?
Je suis dans mon salon, coincée entre le bureau, le canapé et la tv. Je ne me plains pas, je suis en colocation, ça pourrait être plus compliqué.
C’est à peine si ma session de yoga dure 10 minutes, si je ne suis pas restée en pyjama avec un masque sur les cheveux. #Optimisation

Alors, quand je télécharge Asana Rebel (qui est par ailleurs une Start’Up, pas comparable à l’application Nike Training Club – dont je parlerai une prochaine fois), oui, je suis motivée.

Le test

Le nom  
Asana signifie une posture de yoga. Asana Rebel symbolise donc la rébellion du yoga, peut-être une façon de le rendre plus moderne et moins tourné vers la spiritualité, mais plus vers l’acte physique que spirituel? Sur le site, l’application est dite réservée au femmes modernes, afin qu’elles puissent se sentir plus sexy et en meilleure santé. Rappelons que le yoga est au départ une communion entre le corps et l’esprit, ce n’est pas du fitness… Mais passons, j’ai quand même téléchargé l’application.

Esthétique
L’application est très esthétique. Des couleurs pastels très féminines, rose violet orange… Qui rappellent étrangement Instagram (ne serait-ce qu’au logo). Le rose représente le « cardio », le violet la « force », et le vert le « flow » c’est à dire plutôt la partie relaxation. Le reste est blanc, très pur, très sophistiqué. Sur la barre en bas, plusieurs boutons : Aujourd’hui; Programmes; Coach (si tu suis un des programmes, tu auras là toute ta semaine et quand sont tes entraînements); Téléchargements (plutôt pas mal pour pouvoir passer en hors-ligne #voyages) et Moi (ton profil).

Dès la page d’accueil, un « But quotidien » est proposé, avec un nouvel entraînement de 5 minutes chaque jour. Plutôt sympa pour commencer la journée!
Dessous, les programmes recommandés (en abonnement payant), puis l’entraînement du jour proposé, et d’autres entraînements simples (sans abonnement). A chaque fois, tu peux retrouver le nom de l’entraînement (Yoga detox; Full Body; Yoga for Travelers…); la durée; et le nombre de calories brûlées pour cet entraînement.

Mon utilisation
Perso, j’ai craqué. Je voulais vraiment tester l’application dans son entièreté, je me suis abonnée pour un an à 4€/mois. Allez quoi, 4€ c’est même pas une pinte à Lille. Entre les programmes Fatburn I, Relaxation, Full Body, Dos Solide, Yoga pour les mamans… J’ai choisi le Bikini Body, de 6 semaines. Eh oui, la plage c’est bientôt, je me berce d’illusions en pensant que la salle de sport + des séances de yoga me donneront le corps espéré en… 17 jours aujourd’hui. Je suis optimiste que veux-tu! 🙂 Je n’en suis qu’à la deuxième semaine lorsque j’écris cet article, j’éditerai les résultats au bout de 6 semaines!
Lorsque tu choisis le programme, quelques questions te sont posées (est-ce que tu fais du sport à côté, si oui combien de temps, taille et poids, nombre de sessions de yoga que tu veux faire et les jours que tu choisis…). Plutôt pas mal. Ce calendrier, tu le retrouves dans la partie « Coach ». Même si c’est un jour Off, ton coach te propose même un mini article sur ce qu’est la récupération. Si t’es vraiment à fond, tu peux ajouter un entraînement bonus ! En dessous, tu vois la progression de la semaine, tu peux éditer ton calendrier également. Et si tu scrolles encore, T’as tout le calendrier du programme, les conseils de la semaine, les réglages du programme. Complet.
Les séances : celles que j’ai durent environ 25-30 minutes. Sachant qu’il y a des pauses, des explications, des démonstrations, un échauffement et à la fin une petite minute de relaxation… CA VA.
Franchement, pour ça, nickel Miguel ça roule ma poule : pendant chaque entraînement, tu as une vidéo -tu peux même changer la petite musique de fond, mettre sur pause, remettre à zéro ou arrêter l’entraînement si tu veux répondre au sms de maman. La voix off, très douce, t’explique avant de commencer le mouvement comment faire (et t’as la petite vidéo aussi, si tu te perds en cours de route!), te dit quand changer de jambe, de main etc, c’est vraiment bien expliqué. Après, tu retrouves le tout dans ton calendrier, et ton nombre de minutes « cardio », « force », « flow » et calories brûlées en tout augmente, c’est assez motivant.

Critiques
La version payante est quand même vachement plus intéressante que la version gratuite. Je ne suis pas du genre à payer pour des applications, mais sans  payer pour celle là, à part avec quelques entraînements d’appoint… C’est pas fou.
L’interface toute rose, « faire du yoga pour se sentir plus sexy »… Ça part d’un bon sentiment, mais est-ce une application réservée aux femmes? C’est dommage. C’est aussi dommage de devoir faire du sport pour être sexy, et pas que pour se sentir bien dans ses baskets (héhé) ou se défouler, se vider la tête…
De même, la nana sur la vidéo est une bombe… sans formes. C’est le stéréotype même : ultra bronzée, le leggings à la mode avec la brassière assortie, manucure parfaite et abdos saillants. Perso, quand je fais le même mouvement qu’elle, c’est pas mon 6-pack qui est mis en avant…

MAIS

L’appli est intuitive, les mouvements bien expliqués et le rythme est cadencé. Il y a moyen de mettre des rappels aussi, ce qui est plutôt top.
Pas déçue de l’achat, y’a plus qu’à s’y tenir!

Dites-moi dans les commentaires : Vous utilisez des applis pour faire du sport chez vous? En particulier des applications de yoga? 🙂

Rosalie
wolf

Canada

Je me souviens du froid, les rues longues enneigées, l’odeur des fasts-foods. Quatre petites têtes françaises, sous leurs capuches et leurs écharpes. Les huit heures d’avion, l’arrivée à Montréal et les bus glacés où on captait le wifi.

Pas de repos pour les braves, valises déposées à l’auberge de jeunesse si chaleureuse. Tableaux color-block de buddha, aux grosses tartines de Peanut Butter et aux nombreux cafés. Les Starbucks, les sucettes à l’érable dans la glace, les saucisses et chamallows au-dessus du feu. Les lits superposés, la chaleur de la douche après une journée glaciale.

Emmitouflés tels des yétis, la nuit dans un chalet non chauffé dans une forêt, à 50km hors de la ville. Trois rivières. La journée chiens de traîneaux… Et le réveil à -40°C. La soupe chaude le midi, les saumons gelés pour les chiens, l’impression de voler…et les chutes dans les virages.

Faire du patin dans une forêt sur 12km ? Easy. Les prises d’accélération, les joues rouges et le bout du nez froid. Suivis par des petits bonbons à l’érable et d’une poutine. Le vent qui déroule ses cheveux de glace dans les arbres, les petites ampoules dorées le long du chemin, et les nuages de fumée s’échappant de nos bouches. La vie comme un tourbillon, une chute, suivie d’éclats de rire.

Retour dans la voiture de location, retour sur les routes immenses et vides, et le coucher de soleil au loin. Images vues et revues et pourtant, en vrai, à couper le souffle. Nostalgie, mélancolie, confort d’être au chaud quand dehors il fait froid.

Ballade dans les rues, Montréal, Québec, Trois rivières. Des visites, des ciels magnifiques, les statues et les chambres de glace. Art, rires, et toujours plus de fast foods. Garou dans un resto, mais pas de Céline. La motoneige, derrière Olivier et Maxime, les bosses, les accélérations et le froid persistant.

Fatigués, mais tellement heureux.

Rosalie
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