Hymne à l’automne.

Eh oui, à peine début Août et déjà un article sur l’Automne. Mais quitte à avoir du ciel gris ici, et de la pluie, pourquoi ne pas faire ton deuil de l’été avec moi? Septembre approche à grands pas, l’automne avec lui.

Pas de doute, l’automne est ma saison préférée. Chaque année, c’est la même excitation. L’air qui se refroidit, la vapeur expirée à chaque inspiration, l’odeur des feuilles qui roussissent et le béton mouillé. Les jours qui s’allongent, le reflet des feux de signalisation au sol. Les bouches d’aération soufflant leurs épaisses fumées. Des individus bibendums, protégés par leurs gros bonnets et écharpes.

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Les dimanches passés au marché, à acheter une tonne de courges, rentrer évider les potirons et en faire des lanternes. Faire de la compote de pomme, arroser le tout de cannelle. Les dimanches soirs passés sous la couette, entre thés chai, bougies parfumées et le bokeh des guirlandes lumineuses. Ne se résoudre à en sortir qu’à condition de s’enrouler dans un gros pull et des grosses chaussettes de ski. C’est la saison confort.

Rentrer chez soi après le travail pour retrouver la bonne odeur de biscuits maison, et celle des écorces de mandarines, laissées à chauffer sur les radiateurs. Le retour des longs bains chauds après une averse. Les infusions cannelle-gingembre et clous de girofle. Avec eux, les soirées passées dans le canapé devant une série, emmitouflés dans le plaid, au bol de purée de potiron. Tricoter des écharpes et bonnets à tout va. « C’est moi qui l’ai fait ». Les premiers marrons au four, accompagnés de leur vin chaud. Ajouter des crêpes au sirop d’érable à son repas. Essayer de nouvelles recettes de carrot cake.

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Les balades en forêt, entendre le silence et sous nos pas, le craquement des feuilles mortes. Un camaïeu d’orange, de rouge, s’émerveiller en espérant croiser le chemin d’un écureuil. Collectionner les pommes de pin, un herbier aux cent couleurs, et en faire une couronne à accrocher dans le salon.

Profiter des derniers reflets dorés que le soleil d’été a laissé, et accueillir les reflets roux de l’automne. Ne vivre que pour l’heure dorée, en profiter pour attraper le bras de votre bien-aimé(e) (quelle bonne excuse que le froid pour se rapprocher). Remplacer les mojitos par des irish coffees ou un thé de la pluie (thé russe, particulièrement agréable à siroter quand il pleut, aux notes d’agrumes et de bergamote).

La meilleure saison pour faire le point. Faire un retour sur la moitié de l’année déjà passée, entre compréhension et acceptation, avant de prendre des résolutions.

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Rosalie

wolf

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Pression, bonnes habitudes & rêves.

On dit qu’il faut 21 jours pour créer/se défaire d’une habitude. Qu’il s’agisse de perdre du poids, de retourner au sport, d’arrêter de fumer, de se lever plus tôt, de lire dix pages d’un livre par jour…

On dit aussi de se méfier des « on dit ». Tu peux trouver une multitude, une infinité d’articles sur le sujet. « 20 petites habitudes qui feront de vous une personne meilleure/plus productive/plus appréciée…[ce que tu veux]« . Il n’y a pas forcément que du mauvais, au final ces « conseils » sont positifs…mais quelle pression.

Être « healthy », avoir une vie de couple épanouie, une carrière au top, une garde-robe nickel, une peau parfaite, une maison Pinterest, un physique MyProtein et une passion dans laquelle tu excelles. Tout en mangeant vegan et bio.
Quelle pression.

Tu n’échappes sûrement pas à tout ce que j’ai cité ci-dessus. Je n’y échappe pas non plus. Avec la peur de ne pas être satisfait si un des critères vient à manquer. Avec la peur d’être jugé pour tes kilos en trop ou ton célibat alors que les relations autour de toi s’ancrent et se projettent. C’est à se demander pourquoi on s’alourdit de tâches, s’entoure de zen pour compenser, part en burn out en rêvant de tout plaquer (ou un bore out, pas forcément mieux non plus).

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Et qu’en serait-il si cela n’existait pas? S’il n’y avait aucune pression? Si tu étais absolument libre de mener ta vie comme tu l’entends? Qu’en serait-il de ton travail/études actuels? Qu’en serait-il de tes relations avec les autres? Des amitiés que tu ne gardes que par intérêt? Une relation dans laquelle tu ne restes que par habitude, ou parce qu’il faut bien qu’à un moment, tu te poses dans la vie? Qu’en est-il de tes rêves?

Si, en lisant cet article, tu pouvais te poser et juste… Tu sais quoi? Fais-le. Prends un morceau de papier -Notes sur ton téléphone ou ton ordi, c’est trop has been. Fais-le bien, prend un morceau de papier, un dos de ticket de caisse si tu n’as que ça, un stylo, et commence.
Si tu pouvais faire absolument tout ce que tu voulais, sans problème financier, de santé, sans peur de blesser qui que ce soit. Qu’est-ce que tu ferais? Est-ce que tu ferais la grasse matinée tous les jours,  que tu passerais ta journée à faire de la guitare, avant de finir en grosse soirée avec tes potes? Est-ce que tu plaquerais tout pour voyager? Est-ce que tu t’engagerais pour une cause humanitaire? Est-ce que tu monterais un élevage de chats? Il n’y a pas de limites. De quoi rêvais-tu quand tu étais petit?

Mais surtout… Pourquoi est-ce que tu as oublié ces rêves? Pourquoi les as-tu mis de côté? Sont-ils conciliables avec ta vie d’aujourd’hui? Oui? Fonce! Si non, serais-tu plus heureux en les réalisant, ou en continuant à vivre ainsi…

Alors oui, des décisions aussi radicales que « Partir vivre dans un ashram en Inde » peuvent être plus difficiles à réaliser que « prendre des cours de piano ». Et pourtant, si c’est ça qui te fait vibrer…
Tu peux pourtant, avec les « bonnes habitudes », commencer par changer 2-3 choses pour améliorer ton quotidien. Pas forcément la liste Elle ou Biba, te proposant un changement tout à fait extrême à base de kale et de boxe finlando-brézilo-suédoise.
Baby steps. Un pas à la fois. Réfléchis à ce qui te ferait du bien, ce que tu penses être capable de tenir sur le long terme, et surtout pas à toutes les habitudes que tu pourrais prendre d’un coup, genre tout en même temps. Pas ce que les autres voudraient, mais ce que toi tu voudrais ajouter à ta vie. Si tu te sens bien avec ces 5kg en trop, pourquoi te frustrer pour les perdre? Tant que ce n’est pas contre tes valeurs, tout est possible.

Personnellement, les habitudes que je veux prendre?

Me remettre au sport.
Cela fait pas mal de temps que j’ai perdu l’habitude, ma régularité à aller à la salle/courir/faire du yoga. Pourquoi même me remettre à la danse.

Poser le portable.
Oui, Rosaloup n’est pas mon seul taff. Je suis toute la journée sur un ordinateur, sur les réseaux sociaux, et je n’ai pas vraiment l’occasion de déconnecter. J’aime ça, et oui je ne culpabilise pas à surfer sur Instagram, à tester les filtres du jour sur Snapchat, à checker mes emails et rester alerte pour mes notifications LinkedIn. Et pourtant, juste rentrer chez soi le soir, se poser devant Netflix et éteindre messenger, aller boire un verre et laisse le portable au fond du sac (mode sourdine activé), se faire couler un bain avec un livre et un thé…

Prendre plus de temps pour mes proches.
Appeler ma maman, papi-mamie, envoyer ENFIN mes cartes postales de San Diego, aller boire un verre  avec mes potes #RosalieFantôme (désolée si vous passez par là), aller au cinéma avec mon chéri, passer au bar à chiens entre filles…

Prendre plus de temps pour moi.
Lire la tonne de livre que j’ai achetés chez Amazon au début de l’été, continuer à écrire pour Rosaloup (et autres), continuer/commencer un livre?, reprendre le dessin, reprendre la méditation.

Voyager.
Que ce soit en Belgique, en Europe, en France, ou bien plus loin… Re-planifier au plus vite un nouveau voyage pour continuer à rêver!

Et vous?
Vos rêves, vos doutes, vos bonnes résolutions… Qu’est ce que c’est?

Photo de couverture – Oléron
Photo dans l’article – Ombre portée au Cambodge.

Rosalie

wolf

California Dreamin’

« I will love you in memories, and the memories will be many. »
– Tyler Knott Gregson, Wildly into the dark.

San Diego, Juin 2017.
Je t’aimerai à travers mes souvenirs, et ils seront nombreux.

Je vois les palmiers, le drapeau américain flotte au-dessus de ma tête, le ciel bleu sans nuages et les falaises. J’emprunte les larges routes, suivant les pancartes vertes du regard, guettant les tags plus artistiques les uns que les autres sur les murs de la ville. J’arpente les boulevards bordés de cocotiers, m’indiquant la voie à suivre. La plage au bout de Saratoga Street, l’avancée jusqu’au Pacifique, les cabines crème et les surfs posés sur la plage. Les chiens en liberté à Dog’s Beach, les rires, Coco et sa petite fleur au collier, et Freckles s’attaquant aux huskies.

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Je vois les falaises de Sunset Cliffs, les petits crabes se cachant dans les rochers, la chasse aux coquillages. L’Hollywood Sign, le gigantesque T-rex du McDonald, les skaters de Venice Beach, les torses nus de Muscle Beach, les couleurs rivalisant avec le ciel et les vagues.

Le flou lumineux et coloré de la fête foraine, nos joues bleutées, nos bras armés d’une centaine de peluches douces et souriantes, malgré les affreux cornichons au bacon. Belmont Park et ses montagnes russes, une balade autour de Mission Beach. Balboa Park, ses lumières de nuit, et le musée du cannibalisme. Les mercredis au marché fermier d’OB.

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Je frémis à l’approche de ma première vague, l’océan m’attrape par les hanches et ne me laisse plus partir. L’oubli de la wax. Les raies pastenagues américaines à mes pieds. Les vagues du siècle coiffent mes cheveux de vagues blondes. Je frissonne sous l’aiguille, sous la sensation de l’eau fraîche remplissant les manches de ma combinaison de surf par les vagues, ces vagues qui tour à tour me poussent plus loin vers l’étendue, plus proche du rivage. La tête sous l’eau, j’ai bu la tasse, mais je suis (presque) devenue une surfer professionnelle.  Le vent sur mes bras encore mouillés, la chair de poule et le coeur qui se bat plus fort en attendant le « Green Flash », puis en y goûtant.

La gorge qui se serre en admirant le coucher de soleil aux couleurs d’une barbe à papa à Ocean Beach, essayant de capturer l’instant, la chaleur du soleil et l’odeur de la brume marine. C’est peut-être ça, le but ultime. The purpose of life.

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J’ai le vertige sur le pont suspendu, j’ai le vertige en entendant résonner dans mes côtes les clameurs des supporters des Padres de San Diego. J’ai le vertige sur la planche de paddle en remarquant les otaries à mes pieds, les écureuils des sables, les bébés mouettes prenant leur premier envol. J’ai la tête qui tourne à Seaport Village, rêveuse parmi les mares aux canards et les lumières.

J’appréhende parfois, le matin, lorsque je me réveille seule et sais que je suis tout à fait solo. L’adrénaline monte et je me sens forte, libre, capable de tout.
Eblouie par les lumières de San Diego la nuit au Hyatt, le malaise d’être en jogging/baskets quand il s’agissait d’être sur son 31.
En contemplant l’ampleur du dégât, coup de soleil à Windansea Beach et La Jolla.

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Je goûte un Slim Jim, enroulée dans mon plaid, à l’arrière d’une voiture, les jambes dans le vide, regardant Wonder Woman (pew, pew, pew) sur un écran à l’air libre. Du popcorn sauce salsa piquante en attendant la balle de match. Des macaronis au fromage beaucoup trop copieux. Les meilleurs Taco au monde. Réveillée par une odeur de café frais. Un baume à lèvres à la menthe poivrée, et un chewing-gum à la cannelle.

J’entends le lit grincer, et au dessus les avions qui me rappellent que je devrais en prendre un bientôt, moi aussi. Les aboiements protecteurs de Freckles devant la maison, et ses morsures si quelqu’un ose s’approcher de trop près.

Je souris devant la Kissing Statue, le long du port. Je ris en parcourant les histoires de mon cowboy, en échangeant avec mes conducteurs Uber, à la soirée bingo avec les Drag Queens. Je n’aurais jamais pensé glisser un billet d’un dollar dans le string d’un monsieur.

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Je pleure le retour, un dernier au-revoir et je cours entre les avions. L’esprit agité, ne pas y penser, les tasses pour agrandir la collection dans le sac -qui sera fouillé, les nerfs qui lâchent avec la fatigue entre colère et éclats de rire.

L’incompréhension une fois revenu(e) à la maison, lorsque ce que tu appelles « la maison » ne l’est plus. Lorsque tu ne sais pas trop où tu es, si tu es vraiment parti(e) ou si ce n’était qu’un rêve?
Le lendemain, le surlendemain, se réveiller avec l’impression d’avoir fait une erreur en reprenant l’avion pour rentrer.
Se promettre d’y retourner. Regretter d’avoir des responsabilités, attendre avec hâte de pouvoir les déléguer. Être tiraillé(e) entre l’amour qu’on porte aux gens qui sont ici, tout en sachant que son coeur est resté là-bas. Se rendre compte qu’on est tombé(e) amoureux(se) de la ville.
Ne pas arrêter d’y penser, de se remémorer chaque moment. Calculer les heures de décalage, se demander ce qu’on ferait si on y était. Planifier, ne pas rompre le contact, même si la raison nous pousse à en faire le deuil. Et au contraire, favoriser tout ce qui peut nous y faire penser et y revenir l’équivalent de quelques minutes, lorsque le cerveau se mets en pause et accepte de profiter et de s’émerveiller autant que lorsqu’il était là-bas.
On dit qu’un voyage se vit trois fois: en le projetant, en le vivant, et en se le remémorant. J’ai aimé, j’aime, et je projette. Au passé, au présent et au futur.

Je t’aimerai à travers mes souvenirs, et ils seront nombreux.
A travers ceux déjà faits, et ceux à venir.

PS: Pour ceux et celles en mal de voyage, les photos sont toutes (ou presque), sur mon compte Instagram! Lien en bas du site ou dans la partie « contact ».

Rosalie

wolf

Villa Carrée

Un lieu hors du temps
Lorsque mon taxi me dépose devant la Villa, je ne suis pas encore prête.
Mon téléphone portable dans une main, mon agenda dans l’autre, ma mallette d’ ordinateur et mon sac à main au bras, je me débrouille tant bien que mal à sortir du taxi comme l’on sort d’une longue semaine de travail : difficilement, avec hâte, avec pour finir un soupir de soulagement.
Ce soupir est également un signe d’émerveillement. Cette bâtisse, dissimulée derrière un portail et des peupliers, est impressionnante. Le cadre est en effet idyllique, le jardin , un repos pour les yeux .
L’architecture Art Déco, d’ailleurs classée au patrimoine de la ville, est une petite merveille, entre force et délicatesse, somptuosité et simplicité. Je suis accueillie par Véronique, la maîtresse des lieux : une femme sophistiquée et chaleureuse, à l’image de la Villa.
Entre le salon, chic et sobre, aux photographies et tableaux originaires d‘une galerie lilloise ; l’entrée au lustre rayonnant et l’escalier imposant.

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Le raffinement, le luxe d’une nuit
Lorsque je me réveille ce matin là, c’est emplie de satisfaction et quiétude. Les premiers rayons du soleil effleurent mes paupières, tandis que les draps en satin de coton Yves Delorme m’enveloppent tel un cocon. Le silence est d’or, et alors que je savoure ce moment, je me remémore la soirée dernière. Suis-je vraiment encore à Lille ? Tout stress, toute inquiétude de la semaine se sont dissipés pour laisser place à un état de langoureuse sérénité. J’ouvre les yeux sur la blancheur immaculée de la chambre, le parquet aux chaudes tonalités de pin…

Éveillée, reposée et détendue, je quitte à regret la chambre numéro 4 en vue du petit-déjeuner servi au salon. Déjà, j’hume l’odeur du pain frais, de la salade de fruit à la menthe, du thé des plus parfumés et du jus d’orange pressé, le tout servi dans une porcelaine griffée Guy Degrenne. Un repas sain pour un début de journée entre fraîcheur et gourmandise. Une alliance d’odeurs qui mettent l’eau à la bouche, et encore une fois, un silence qui me ferait oublier l’agitation au dehors. A table, deux néerlandais et un couple de parisiens, venus visiter Lille et ses alentours. Notre hôte, sourire aux lèvres, me demande si la nuit a été bonne, et m’enjoint de m’asseoir à une table d’un geste de la main, avant de proposer quelques activités culturelles au couple à mes côtés. Depuis la table, à côté de la fenêtre, j’ai un aperçu du jardin, de la piscine avec ses arbres entre lesquels s’épanouit un morceau de ciel bleu.

Véronique me narre avec passion l’histoire du lieu : tout d’abord acheté par un riche industriel, l’endroit est ensuite offert en tant que cadeau de mariage, avant de passer par les mains d’un architecte, puis du couple Anfriani-Egret. Quant à l’aménagement du lieu, rien n’a été laissé au hasard : l’artisanat français est omniprésent, aussi bien pour une question esthétique que morale, les volumes originaux conservés tels quels et les touches d’or et de métal martelé offrent au visiteur un lieu entre chic, raffinement et simplicité.

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Une Villa, plusieurs séjours
Si les weekends sont généralement assaillis par des couples de passage, la Villa ouvre également ses portes en semaine pour accueillir toute personne en déplacement professionnel. Vous pouvez également privatiser l’endroit pour vos réceptions et réunions voire la préparation de grands événements… Au cœur de Lille, entre Londres, Bruxelles et Paris, l’endroit regorge de personnalités différentes, gage de sa popularité et de son exception. A l’écoute de leurs clients, ses hôtes sauront faire de votre séjour un passage inoubliable, entre confort et luxe, discrétion et attentions personnalisées.

Article réalisé pour Quintessence magazine, Janvier 2017.
La Villa Carrée, 29, rue Bonte Pollet – Lille

Rosalie
wolf

Cambodge

La chaleur est écrasante. Mon corps entier n’est que piqûres de moustiques, le soleil m’a laissé deux traces de tongs. Les hurlements tardifs à cause d’araignées velues. C’est le plus bel été de ma vie.

Les sourires de Kah, les câlins de Rotha, les clins d’oeils de Vom, la voix chantante de Yann. Je les aime, avec mon coeur, avec mes éclats de rire. Les parties de football après manger, les boums au son répétitif de “local loca local”, les soirées étoilées avec les garçons. Un, deux, trois, pouce chinois. Phkaï sat. Les étoiles sont belles.

Les enfants jouent sous le kiosque, d’autres se lavent en tirant de l’eau du puits. J’ai des enfants qui m’aiment et que j’aime à l’autre bout du monde.

Les temples de Preah Vihear, les grosses bouées du lac, la déception de Ruth. Le truck a bestiaux aux cent enfants. Le chien gargouille, “see you again”. La fête foraine et le concert aux lapins, pluie de mousson, main dans la main de Vasnea. “I miss you all day everyday.” Moi aussi, je vous aime, si vous saviez. Viens dans mes bras, serres-y toi encore plus, pendant que j’embrasse tes deux petites joues qui se tendent, et que je caresse tes cheveux de petit hérisson. Que tu déposes tes lèvres, gauches, sur la joue et mon front, sans faire le petit bruit du “smack”.

Je t’envoie une bouteille d’eau, tu me renvoies un seau. Les glaces à la musique de Pocahontas, 500 riels, dans un morceau de pain, sous du lait concentré. Oh boy. Les hamacs avec les chats, les fils pour les bracelets, ces fameux xaé.

Et la nuit, le lit dur presque sans matelas, aux motifs de lapin. La moustiquaire bleue. Les ventilateurs pour deux. La douche à la casserole. Le vernis écaillé, achevé par les petits doigts des enfants. Toke, Toke, Toke…

Srai Vai Mou est aussi Srai Vai Kone, mangeuse d’enfants en chatouilles et en bisous.

Vous ne me quitterez jamais, pro sat et srai sat. Je vous garde en  moi comme un petit soleil chaud, humide et souriant au fond de mon cœur. Une Phka Phleung dans mon cœur, étincelle sur mes côtes, dans vos yeux, poussée vers l’action, élan de vie.

Rosalie
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Asana Rebel

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Le site

Faire du yoga : ok, j’en avais déjà fait avant, en cours, avec une professeure. Cependant, pour en refaire chez moi, c’était assez répétitif. Personne derrière moi pour me rappeler de relever la tête, de regarder vers ma main, d’ajuster ma position en quoi que ce soit.

Pinterest, Instagram peuvent être pas mal pour tout ce qui est nouvelles postures, ou inspiration. Eh oui, la fille sur la plage, au corps parfait, dans une posture tout à fait impossible pour une débutante, c’est très joli… c’est pas du tout moi.

Moi?
Je suis dans mon salon, coincée entre le bureau, le canapé et la tv. Je ne me plains pas, je suis en colocation, ça pourrait être plus compliqué.
C’est à peine si ma session de yoga dure 10 minutes, si je ne suis pas restée en pyjama avec un masque sur les cheveux. #Optimisation

Alors, quand je télécharge Asana Rebel (qui est par ailleurs une Start’Up, pas comparable à l’application Nike Training Club – dont je parlerai une prochaine fois), oui, je suis motivée.

Le test

Le nom  
Asana signifie une posture de yoga. Asana Rebel symbolise donc la rébellion du yoga, peut-être une façon de le rendre plus moderne et moins tourné vers la spiritualité, mais plus vers l’acte physique que spirituel? Sur le site, l’application est dite réservée au femmes modernes, afin qu’elles puissent se sentir plus sexy et en meilleure santé. Rappelons que le yoga est au départ une communion entre le corps et l’esprit, ce n’est pas du fitness… Mais passons, j’ai quand même téléchargé l’application.

Esthétique
L’application est très esthétique. Des couleurs pastels très féminines, rose violet orange… Qui rappellent étrangement Instagram (ne serait-ce qu’au logo). Le rose représente le « cardio », le violet la « force », et le vert le « flow » c’est à dire plutôt la partie relaxation. Le reste est blanc, très pur, très sophistiqué. Sur la barre en bas, plusieurs boutons : Aujourd’hui; Programmes; Coach (si tu suis un des programmes, tu auras là toute ta semaine et quand sont tes entraînements); Téléchargements (plutôt pas mal pour pouvoir passer en hors-ligne #voyages) et Moi (ton profil).

Dès la page d’accueil, un « But quotidien » est proposé, avec un nouvel entraînement de 5 minutes chaque jour. Plutôt sympa pour commencer la journée!
Dessous, les programmes recommandés (en abonnement payant), puis l’entraînement du jour proposé, et d’autres entraînements simples (sans abonnement). A chaque fois, tu peux retrouver le nom de l’entraînement (Yoga detox; Full Body; Yoga for Travelers…); la durée; et le nombre de calories brûlées pour cet entraînement.

Mon utilisation
Perso, j’ai craqué. Je voulais vraiment tester l’application dans son entièreté, je me suis abonnée pour un an à 4€/mois. Allez quoi, 4€ c’est même pas une pinte à Lille. Entre les programmes Fatburn I, Relaxation, Full Body, Dos Solide, Yoga pour les mamans… J’ai choisi le Bikini Body, de 6 semaines. Eh oui, la plage c’est bientôt, je me berce d’illusions en pensant que la salle de sport + des séances de yoga me donneront le corps espéré en… 17 jours aujourd’hui. Je suis optimiste que veux-tu! 🙂 Je n’en suis qu’à la deuxième semaine lorsque j’écris cet article, j’éditerai les résultats au bout de 6 semaines!
Lorsque tu choisis le programme, quelques questions te sont posées (est-ce que tu fais du sport à côté, si oui combien de temps, taille et poids, nombre de sessions de yoga que tu veux faire et les jours que tu choisis…). Plutôt pas mal. Ce calendrier, tu le retrouves dans la partie « Coach ». Même si c’est un jour Off, ton coach te propose même un mini article sur ce qu’est la récupération. Si t’es vraiment à fond, tu peux ajouter un entraînement bonus ! En dessous, tu vois la progression de la semaine, tu peux éditer ton calendrier également. Et si tu scrolles encore, T’as tout le calendrier du programme, les conseils de la semaine, les réglages du programme. Complet.
Les séances : celles que j’ai durent environ 25-30 minutes. Sachant qu’il y a des pauses, des explications, des démonstrations, un échauffement et à la fin une petite minute de relaxation… CA VA.
Franchement, pour ça, nickel Miguel ça roule ma poule : pendant chaque entraînement, tu as une vidéo -tu peux même changer la petite musique de fond, mettre sur pause, remettre à zéro ou arrêter l’entraînement si tu veux répondre au sms de maman. La voix off, très douce, t’explique avant de commencer le mouvement comment faire (et t’as la petite vidéo aussi, si tu te perds en cours de route!), te dit quand changer de jambe, de main etc, c’est vraiment bien expliqué. Après, tu retrouves le tout dans ton calendrier, et ton nombre de minutes « cardio », « force », « flow » et calories brûlées en tout augmente, c’est assez motivant.

Critiques
La version payante est quand même vachement plus intéressante que la version gratuite. Je ne suis pas du genre à payer pour des applications, mais sans  payer pour celle là, à part avec quelques entraînements d’appoint… C’est pas fou.
L’interface toute rose, « faire du yoga pour se sentir plus sexy »… Ça part d’un bon sentiment, mais est-ce une application réservée aux femmes? C’est dommage. C’est aussi dommage de devoir faire du sport pour être sexy, et pas que pour se sentir bien dans ses baskets (héhé) ou se défouler, se vider la tête…
De même, la nana sur la vidéo est une bombe… sans formes. C’est le stéréotype même : ultra bronzée, le leggings à la mode avec la brassière assortie, manucure parfaite et abdos saillants. Perso, quand je fais le même mouvement qu’elle, c’est pas mon 6-pack qui est mis en avant…

MAIS

L’appli est intuitive, les mouvements bien expliqués et le rythme est cadencé. Il y a moyen de mettre des rappels aussi, ce qui est plutôt top.
Pas déçue de l’achat, y’a plus qu’à s’y tenir!

Dites-moi dans les commentaires : Vous utilisez des applis pour faire du sport chez vous? En particulier des applications de yoga? 🙂

Rosalie
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Rosaloup

Avec chaque décision, les mots adaptés pour les justifier…

Après avoir pas mal travaillé pour les autres, j’ai décidé de me lancer et de faire par moi-même!
Rosaloup, c’est un fourre-tout de petits mots, récits de voyages, mode, bonnes adresses… Le tout très subjectif. A partager avec vous!