Rêvelise Rohart, photographe du sens(ible)

Portait de Rêvelise : Mathieu Fortrie

Quand on pense photographie érotique… On peut avoir la fausse image de photographies pornographiques, de sexes en premier plan, de rapports sans émotions, de course à la consommation du plaisir, de relations hommes-femmes/femmes-femmes/hommes-hommes stéréotypées où l’homme est un grand viril sauvage (voire violent) et la femme une créature fragile, soumise aux désirs de son partenaire.

Changez d’idée. Je ne serais pas en train d’écrire cet article s’il s’agissait de ce genre de photographie.

unnamed copie

Morgane au mur Proceram

Rêvelise, du haut de ses 23 ans, est photographe. Photographe érotique. Comment est-ce que ce petit bout de femme, aux traits si doux, a pu se dire un jour vouloir en faire son métier? Ce n’est certainement pas habituel.
Je la connais depuis à peu près deux ans, et ce qu’on remarque tout d’abord chez elle, c’est sa force. Sa douceur, sa sensibilité, une femme qui sait ce qu’elle veut, où elle va, et comment elle va y aller. En tant que filles, on a souvent peu de modèles féminins forts, parce qu’on ne les voit pas, où parce que les femmes nous environnants n’osent pas s’affirmer. Rêvelise est un des modèles féminins de ma génération, et j’espère celui de la génération suivante en ce qui est d’avoir des convictions et de rester attaché(e) à ce qui nous fait vibrer.

Son style, comme un tableau minimaliste : d’apparence simple et pourtant très complexe. Tu as le sentiment, quand tu la vois, qu’il y a beaucoup de choses derrière ces yeux bleus. Comme son histoire.

unnamed

Alshams walqamar

Cette passion pour la photographie remonte à sa jeune enfance, lorsque avec son premier appareil photo (on parle là d’un appareil numérique à 2 mega pixels), elles s’amuse à prendre son quotidien : un chien, des photos  d’amis, de fleurs… Sans vraiment y mettre de sens, mais du cœur à l’ouvrage. L’adolescente qu’elle est à ce moment là se prend au jeu, avec son nouvel appareil photo, son portable. Sur son chemin, elle rencontre celui qui sera son mentor : un professeur, qui devient vite un ami, qui lui prête son reflex, qui l’éduque à l’art, ouvre ses horizons. Un éveil qui la forge, la fait devenir artiste. C’est à ce moment qu’elle comprend que photographe, ce sera son métier.

Dès lors, elle commence à photographier ses amis. Des portraits, des gueules, et à chaque fois, la patte bien distincte de l’artiste.
Et puis un jour, un couple de jeunes parents lui demande une session avec leur nouveau-né, ce qu’elle accepte. Mais le couple annule au dernier moment. Déçue, elle appelle sa voisine pour lui proposer une session photo.

« Elle était essoufflée au téléphone, comme si elle venait de monter des escaliers en courant. Pour plaisanter, je lui ai demandé si elle était en train de faire l’amour avec son mec, et elle m’a répondu que oui. Sans aucune gêne, sans aucun malaise, j’ai proposé qu’elle passe chez moi pour les prendre en photo, ce qu’elle a accepté. »

Ce que Rêvelise photographie? Des fragments d’amour : des regards intenses, des corps imparfaitement beaux, une essence bien particulière, une connexion entre deux êtres. Les corps ne sont pas nus que par le manque de vêtements, c’est bien plus intime que cela : la nudité, c’est celle d’une âme qui se met à nu face à une autre. Retrouver foi en l’amour en un cliché, avoir une image plus claire de ce qu’est l’amour sous ses différentes formes, et c’est un pari réussi.

unnamed3unnamed2

Le phare

« Il y a une confiance entre le(s) sujet(s) et moi que je ne peux pas briser. Ils m’invitent chez eux, sur leur territoire, et une fois que la séance photo commence, je me fais la plus petite possible. Hors de question de leur parler, de leur demander de se mettre dans telle ou telle position, je capture ce que je vois, rien n’est écrit à l’avance, il n’y a pas de scénario. »

Très sensible, elle cherche avant tout à faire passer les émotions qu’elle perçoit. Cela se ressent dans ses photos: on s’y retrouve sans effort, on admire la beauté des corps, et là est la vraie différence entre ses photos et du porno. L’acte physique n’est pas ce qui est mis en avant, mais le moment partagé est clef. On sent à travers ses photos, la tension qu’il y a entre les deux êtres, la curiosité que la photographe a sur ses sujets.

unnamed4

Nouveau-né

Sa passion, pour l’instant, reste un rêve à moitié réalisé. C’est difficile de trouver des clients qui ont suffisamment d’audace et de confiance pour se faire prendre en photo dans ces conditions, puis, de se faire un réseau, parce que la confiance à créer n’est pas des moindres. Mais elle ne désespère pas. Les retours de ses clients l’encouragent à persévérer. Des détails qu’eux-mêmes n’ont pas vu sur le moment, une confiance en soi et sur son corps (nombreux sont ceux qui ont vécu cette expérience en tant qu’acceptation de leur corps -et se sont trouvés beaux), et l’émotion de redécouvrir leur amour sous un nouveau jour.

Ce que je retiens de notre interview? Beaucoup de curiosité de ma part parce que complètement étrangère à ce milieu (pour le coup, cela m’a fait sortir de ma zone de confort !), de l’admiration en masse pour une femme passionnée, et une session thé-petits gâteaux qui a duré bien plus longtemps que prévu, passant à toute vitesse. Merci beaucoup pour cette dose d’empowerment, de sensibilité et de douceur !

Vous pouvez retrouver le travail de Rêvelise sur ses réseaux sociaux:
Blog : www.reveliserohart.com
Instagram : @reveliserroar
Facebook : Rêvelise Rohart
Behance: revelise_rb5c6

 

EnregistrerEnregistrer

Publicités

Le bonheur en 13 points.

Après les 23 points de ma Bucketlist, je vous donne une petite liste de choses simples, qui me rendent heureuse. Une liste non exhaustive, qui j’espère saura vous faire sourire!

C’est pas le difficile à faire, ou à se remémorer. Juste quelques points qui, lorsque ça ne va pas, te permettent de retrouver des étoiles dans les yeux, de savourer la chance qu’on a.

Un chocolat chaud.
Si tout va mal, c’est mon premier réflexe. C’est plus calorique qu’un anxiolytique, mais c’est tellement plus efficace -tout ça sans être dans le baba pendant 6h après. Du lait, du chocolat en poudre poulain, un peu de cannelle si VRAIMENT je veux pousser le vice jusqu’au bout… C’est ça, le bonheur. Retour en enfance, une petite madeleine de Proust. Fonctionne également avec le lait chaud au miel, la tisane secrète de Papi…

Les repas pour enfants.
Est-ce un hasard si mes deux premiers points ne concernent que la nourriture? Héhé, pas vraiment. Moment de cafard, ou lendemain de cuite, mon repas préféré… C’est les œufs brouillés avec des knackies.  Ou des pommes de terres rissolées, mais j’avoue n’aller dans le rayon surgelés que très rarement, et elles sont moins ratées quand c’est maman qui me le fait. Ces « petites patates carrées », c’est un pur moment de plaisir.
Alors oui, bien sûr, j’aime bien les repas « de grands ».  Des fajitas, des moules, un risotto, des huîtres… Mais des œufs brouillés aux knackies, quand même, ça reste le top.

Re-regarder des albums de famille.
Et s’indigner devant le look des années 80/90, être surpris par des photos qui n’auraient jamais dû être prises (coucou Papi déguisé en bébé pour ses 50 ans), se souvenirs des bons moments passés en famille, et se promettre d’imprimer de nouvelles photos très rapidement.

22768320_10210717852923716_845739955_o

Allumer toutes les bougies de l’appart pour se faire une soirée tranquille.
Avec à disposition, un plaid, du thé, et beaucoup de chocolat. Si possible, Netflix et un livre, un carnet pour écrire et quelques feuilles à dessin. Nickel Miguel. Juste prendre du temps pour soi, tout(e) seul(e), se poser pour recharger les batteries. C’est quand la dernière fois que tu ne t’es pas posé?

Recevoir une marque d’attention.
Un merci, un compliment (sans se sentir obligé de répondre -mais non, c’est pas vrai), se sentir utile pour quelqu’un, aider un ami ou l’écouter… Et le plaisir d’en donner aussi.

Découvrir.
Un endroit, un pays, de nouvelles personnes, une nouvelle langue… Rester curieux, s’émerveiller de tout et surtout de rien. Peiner à comprendre, pour ensuite mieux apprendre, et rester ouvert. Faire une expo, ouvrir un livre au hasard, se remettre en question, se bouleverser.

Découvrir une nouvelle musique, et se la passer en boucle.
En général, j’ai des coups de foudre sur les musiques: la passion dure deux semaines, plus ou moins, et ensuite c’est fini. Mais ces deux semaines sont folles! Dans le métro, sous la douche, dans le bus, au boulot pour me concentrer… C’est l’amour fou. Et ça se voit pour mes amis Spotify, du coup (désolée!).

22809569_10210717849363627_1541606881_n

Revenir un week-end chez maman, et me laisser chouchouter
Mettre les pieds sous la table, voir toute la famille le weekend, se reposer avec les chats devant la cheminée, faire la grasse matinée sans devoir réfléchir à la vaisselle, aux machines à laver à lancer, tout en se faisant dorlotter. Le bonheur absolu.

Les soirées entre copains
Tester de nouveaux bars, ou revisiter les habituels, sortir chez les uns ou les autres, de façon pas forcément super organiser. Avoir la flemme d’y aller, à cause de la fatigue de la journée, mais ne jamais regretter parce que ce sont toujours des soirées incroyables. Et ne pas savoir à l’avance si on va rentrer avant minuit… ou à 7h du matin.

La période de Noël
Je suis une enfant. Nous sommes fin Octobre, et maintenant que mon anniversaire est passé, je peux enfin concentrer toute mon énergie sur Noël. Sur les décorations de Noël, sur les biscuits maison de Noël, sur les thés de Noël, sur les films de Noël… Eh oui! Netflix a pas mal de films de Noël. Vivement les films de l’après-midi sur TF1 ! Nb : il y a également un film de deux heures où tu peux profiter d’un feu de cheminée. LE film à passer pendant que tu fais une soirée raclette. Bref, niveau décoration : Primark, j’arrive. Calendrier de l’avent : en cours!

22789954_10210717850883665_983081318_o

Une balade en forêt
Pouvoir se balader en ville, c’est sympa. Mais quand c’est dans la nature, c’est encore mieux! Pouvoir marcher dans la forêt notamment, surtout quand les feuilles ont d’aussi jolies couleurs…

Reprendre contact
Skyper, téléphoner à un(e) ami(e) à l’autre bout de planète, refaire le monde, et s’apercevoir que malgré tous les problèmes du quotidien, les grosses décisions… rien n’a changé entre vous. Se remémorer les bêtises, les fous rires, prendre des nouvelles…  Amis, famille, faire savoir qu’on aime et prendre conscience qu’on est aimé malgré la distance. Et toujours présents.

Trouver sa voie
Pendant longtemps, je ne savais pas quelle était ma passion, mes passions, ce qui me faisait vibrer. J’ai touché à pas mal de choses, sans vraiment exceller dans un domaine. La musique, les études, la danse, le chant, le théâtre… J’ai aujourd’hui abandonné l’ambition d’être parfaite,  d’exceller dans un domaine. Parce qu’il y aura toujours meilleur que soi, mais que la passion ne se résume pas à ça.Voyager, écrire, dessiner, chanter sous la douche si c’est là mon futur en tant qu’artiste (je tiens à remercier mon colocataire, qui supporte ça tous les matins) ! Si j’écris, c’est pour moi, parce que ça me détends, parce que c’est aussi une forme de psychanalyse que de coucher les mots sur le papier. Alors, si ça peut vous faire rire/réfléchir/vous inspirer que de lire mes articles, j’ai atteint mon but.

22773534_10210717851763687_1213931351_n

 

Un grand merci à Julie pour ses illustrations, vous pouvez la retrouver sur Instagram sous le pseudo @foolsfantasies  – dans la série, je garde le contact avec mes copines de primaire…

Et vous, qu’est-ce qui vous rends heureux?

Rosalie

wolf

Bucketlist – Rallumons les étoiles.

On a tous des rêves, de petites étoiles au fond de ta tête qui, de temps en temps s’allument sans raison particulière pour te rappeler que tu es vivant, et que tu dois bouger. S’arrêter, c’est mourir. S’arrêter d’avoir envie, s’arrêter de rire aux éclats, s’arrêter de découvrir, s’arrêter d’avoir peur.

Il y a quelques années, j’ai écrit une bucketlist. C’est à dire une liste de choses, concrètes ou pas, à faire au moins une fois dans ma vie. Des plans bateaux, tout simples, et d’autres un peu plus contraignants… Cette liste me permets de me recentrer sur ce que je veux, et ce que j’ai à mettre en place pour le faire. Je te laisse y jeter un coup d’oeil, mettre sur papier (ou ordinateur) la tienne, éventuellement en piquer quelques unes…! Pas de limite aux rêves 😉

Ici, tu trouveras donc 23 rêves. Pour mes 23 bougies cette année.

  1. Ecrire un livre
    J’écris depuis toute petite. Mais vraiment. Ma première histoire, une histoire d’extraterrestres et de princesses… Un peu tordu par les cheveux, si je me souviens bien, l’alien avait un nom bizarre, je n’en trouvais pas et j’avais choisi la marque de notre télévision. Et puis, des journaux intimes depuis que je sais écrire, sur des journaux à clef, ou pas, et puis parfois sur des cahiers au hasard. Mais écrire un livre, me poser vraiment et réussir à l’achever. Les idées ne manquent pas, toujours plus ou moins dans la même direction… Je ne me décourage pas!
  2.  Aller au Népal, en Inde, en Thaïlande, en Amérique du Sud, en Pologne, en Australie, en Nouvelle-Zélande…
    Voyager. Encore et encore, découvrir, faire des rencontres humaines, changer de culture, me bouleverser dans mes habitudes et dans mes pensées, dans mes choix. Je pense vraiment qu’il faut voyager pour se modeler, pour apprendre. Que notre vie est réellement un livre, dont les pages blanches ne se rempliront qu’avec nos expériences. De mes voyages, jusqu’à présent, j’en ai toujours tiré énormément. Cela m’a forcément façonné. Et je ne compte pas m’arrêter là.

  3. Faire du camping en montagne
    Alors là, c’en est un pas compliqué. Mais il n’empêche, que je ne l’ai jamais fait. Prendre une tente, seule, avec des potes, avec de la famille ou mon chéri, passer la soirée avec du thé et un livre, puis se coucher sous les étoiles, et se réveiller aux bruits de la nature, avec le soleil… Ca me semble idyllique, même si cela peut sembler facile, nul, déjà vu.
  4. Apprendre le piano
    J’étais plutôt douée en musique, étant petite. Solfège, flûte à bec, flûte traversière, guitare… Mais je n’ai jamais tenté le piano. Je pense que ça m’aurait plu! Donc pourquoi pas, essayer, aller plus loin que « Au clair de la lune ».
  5. Apprendre l’espagnol, le polonais, le russe
    J’ai grandi en passant mes vacances en Allemagne, en entendant ma grand-mère au téléphone avec la famille italienne, l’accent polonais de mon arrière-grand mère, et mon papa qui parlait et lisait anglais. Forcément les langues, ça me plait! Si l’italien, ça va, j’aimerais apprendre d’autres langues. L’espagnol, pour pouvoir voyager (eh, malgré les voyages, je n’ai jamais été en Espagne!); le polonais pour me rapprocher de mes racines et de ma famille polonaise; et le russe par pure envie. Parce que leur alphabet est super différent du notre, parce que ça ressemble à un code secret… Les langues, les accents me font carrément craquer, j’ai beaucoup d’admiration pour les personnes bilingues.
  6. Etre bilingue en anglais, en italien
    L’anglais, je pense que ça va. J’ai plutôt un bon niveau (merci la classe prépa littéraire, les 15h d’anglais par semaine, les voyages, Netflix et papa). Mais ce n’est pas bilingue. Et dans ça, j’ai envie d’exceller. L’italien? Ca va aussi, j’ai un peu perdu depuis le lycée. Mais j’aimerais tellement m’y replonger ! Si j’adore l’anglais, l’italien reste pour moi la plus belle langue, la plus chantante, mais aussi celle qui me replonge le plus dans des souvenirs de famille.
  7. Bien danser la salsa et le rock
    La danse, c’est ma deuxième passion après l’écriture? Ou bien ex aequo. Comme l’écriture, où dès que j’ai su parler/écrire j’ai commencé à inventer des histoires; dès que je me suis tenue sur les pieds j’ai commencé à danser. Hip-Hop, Jazz, Classique, Salsa, Tango, Rock, Cabaret même… Pas de limite, entre mes 4 et 17 ans, j’ai dû tester à peu près deux ou trois danses par ans. Je me souviens de stages de danse du ventre, où  la prof avait complimenté les filles rondes, en leur disant qu’elles étaient faites pour cette danse (si tu n’as pas de formes, OUT!). Si la danse m’a permis de m’éclater, elle m’a également très tôt confronté au regard des autres, à la comparaison de mon corps à ceux des autres.
  8. Voir des aurores boréales
    Originalité bonjour!  Et pourtant, c’est tellement incroyable quand on y pense, des formes de couleur qui ondulent dans le ciel. Se sentir tout petit, face à la nature, être remis à sa place.
  9. Aller au Louvre
    Alors oui, mademoiselle en option histoire de l’art, connait bien le PBA de Lille, mais a toujours eu la flemme de faire la queue au Louvre. Le Louvre Lens? Ok. Le Louvre à Paris, meh. Mais un jour, même s’il faut que je pose une semaine pour ça, quitte à me faire plusieurs après-midis, il y passera. Seule, ou accompagnée. En général, même pour l’écriture, c’est les peintures qui m’inspirent, les statues qui me touchent. Les peintures romantiques, avec leur mélancolie, me font me questionner et imaginer : que s’est il passé ici, que va t’il se passer? Attends, ça me donne une idée, je la note dans un coin. Quant aux statues, c’est elles qui me serrent le coeur. L’impression qu’un homme, une femme, a été emprisonnée dans du marbre. Que si tu la touches, tu pourras sentir le coeur battre à travers, que son bras sera chaud. Je ne te raconte même pas la sensation de petitesse, de malaise, d’admiration et d’émerveillement que j’ai ressentie en voyant le David de Michel-Ange,(ENFIN) à Florence. Son histoire aussi, si tu ne la connais pas, je t’invite à aller la lire sur Wikipédia. Le coup de foudre pour un homme de 5 mètres, figé dans le marbre.
  10. Monter la Tour Eiffel à pied
    Encore une fois un petit plaisir, pas grand chose -oui, je l’ai déjà montée la grande dame, mais pas à pied. Avant ça, faut absolument que je me remette au cardio, héhé.

  11. Avoir un appartement qui donne sur un toit
    Encore un rêve de gamine. « Plus tard, quand je serai grande, j’aurais un appartement à Paris, qui donne sur les toits. Avec de grandes baies vitrées. Où je pourrais mettre plein de plantes. Où je pourrais peindre, dessiner, écrire en regardant la ville depuis le haut. Où je pourrais aller sur le toit le matin, boire mon café en regardant la ville se réveiller, et où le soir je pourrais boire mon verre de vin, seule, en regardant le soleil se coucher, puis les étoiles s’allumer ». Ce ne sera sûrement pas à Paris, mais ça reste dans un coin de ma tête.
  12. Dormir à la belle étoile
    Compliqué ? Non. Est-ce que j’en ai déjà eu l’opportunité? J’aurais pu la prendre, mais pour l’instant ça reste à faire.
  13. Apprendre à dessiner et à peindre
    Je n’ai jamais pris de cours de dessin, ni de peinture. J’ai toujours fait sur le tas, en recopiant, en m’inspirant, en me lançant à l’aveugle. Et pourtant, c’est quelque chose que je fais régulièrement, quoique rarement. Alors pourquoi pas s’y investir plus?
  14. Faire un roadtrip, faire une randonnée en montagne de plusieurs jours
    Toujours dans les voyages… Se libérer des contraintes, et partir, sans attaches, sans lien, et se concentrer sur soi. Pourquoi pas dans un van aménagé !

  15. Faire un marché de Noël le jour de Noël
    Je vais encore me répéter, mais oui, je suis une enfant. La période de mon anniversaire est sacrée, et dès qu’elle est passée… Je passe à Noël. Les films de Noël (même si je les connais par coeur, ou découvre le synopsis en deux minutes), les biscuits, le thé, les guirlandes… C’est mon truc. Pas forcément le jour de Noël en soi, même si cela me permets de me rapprocher de ma famille, et je remercie tous mes proches pour ces journées, mais l’ambiance qu’il y a autour. Du rêve, de l’amour, une ambiance spéciale qui sent bon les marrons et le vin chaud. Faire un marché de Noël, le jour de Noël, serait donc le must, de quoi clore la période avec brio.
  16. Partir en vacances avec ma cousine à deux
    Je n’ai pas de petite sour. Et pourtant, j’ai grandi avec une. J’ai tellement de souvenirs avec elle, c’est une des rares personnes pour qui je donnerai ma vie sans y réfléchir une seule seconde. Même si les études nous ont plus ou moins séparées, par la distance, je rêve de partir avec elle, à l’aventure, toutes les deux entre filles. Refaire nos cabanes, rire, se disputer pour mieux se retrouver. Petit clin d’oeil à toi si tu lis l’article, je t’aime !

    f62c8cd733b365df2cda39882f81ad5cOui, ça, c’est la plage dont je te parle juste en dessous. Santa Maria de Leuca.

  17. Sauter de la falaise en Italie
    Je n’ai jamais osé, et pourtant ça a l’air super excitant. Cette falaise, c’est celle de Santa Maria de Leuca, dans les Pouilles en Italie. La terre natale de ma grand-mère, la plage en dessous du pont, à l’escalier gravé dans la roche. Et ces falaises, qui se jettent dans l’eau plus bleue que dans tes rêves. Sauter des falaises, j’y pense depuis longtemps, et pourtant à chaque fois que j’y vais, je me ravise – C’est quand même super haut ! Et pourtant, un jour, je suis sûre que j’arriverai à me lancer.
  18. Passer le permis moto et avoir une moto
    Maman biker, moi aussi! Mon scooter quand j’étais au lycée ne compte pas vraiment, mais un jour je le passerai, ce sacré permis!
  19. Courir un semi-marathon
    Alors là, ça dépendra beaucoup de mes gènes. Papi, merci pour le genou tout cassé… Mais qui sait, avec de l’entraînement, peut-être que ça passera (et quatre semaines d’arrêt derrière) !
  20. Envoyer un message dans une bouteille
    C’est pas super écolo, ok, mais envoyer un message dans une bouteille, en espérant qu’un jour quelqu’un la repêche. Et imaginer sa surprise, de trouver un message pareil. Et espérer l’intriguer, le motiver, le faire rêver.
  21. Voir un opéra
    Cela fait bientôt six ans que je suis à Lille, et pourtant, pas une fois je n’ai été à l’Opéra #PasBien. Cette année, je fais le pas!

    6701a2dd27613398be205baba6eb823c

  22. Ecrire tous les jours pendant un an, prendre une photo par jour et en faire un album
    Se tenir dans la création, pousser ses limites, et voir le résultat au bout d’un an. Ne serait-ce que par l’écriture de mon blog, ou ailleurs, je remarque déjà que ma pratique s’est fluidifiée, elle est plus simple, plus facile. Alors pourquoi pas le faire tous les jours? Practice makes perfect.
  23. Aller à l’aéroport et prendre un vol au hasard avec des amis
    Partir à l’aventure, ne pas se retourner. Faire des choix débiles, mais surtout plein de souvenirs. Être préparé à tout, sans retour possible

Et dans cette liste, qu’est-ce que j’ai déjà fait?

  • Voyager seule
    Partir avec seulement son sac à dos? Fait. Est-ce que je le regrette, est-ce que je le changerai, est-ce que je reviendrai en arrière pour partir avec des amis? Aucunement. Je me suis retrouvée, je me suis posée des questions, j’ai parfois eu peur, mais je l’ai fait. Toute seule, sans l’aide de personne. Cela m’a donné confiance en moi, et j’ai rencontré des gens merveilleux, humains.
  • Passer une après midi à Orsay
    Rester seule, une après-midi, à gribouiller, à jeter des mots sur le papier, à Orsay. En gros, ce que j’aimerais faire au Louvre, ailleurs. Un très bon souvenir.
  • Faire du chien de traineau
    Quelle expérience !! 2015, au Canada, dormir en plein hiver dans une petite cabane en bois à -40°C, pour le lendemain, passer la matinée avec des chiens-loups sur un traineau. Je recommencerai avec plaisir cette expérience (le récit au complet est dans mon article sur Montréal )
  • Faire une citrouille d’Halloween
    J’ai fait ma première citrouille en 2015, avec des amies. C’était la galère, mais qu’est-ce que c’était bien! Une après-midi entre mamies, entre thé, purée de potiron et découpage de citrouille. On a failli y laisser des doigts, mais ça faisait du bien d’être entre amies.
  • Aller à Florence, en Italie
    Ville coup de coeur. A chaque coin de rue, les yeux qui s’ouvrent en grand, le coeur qui bat plus fort. Tout ce que j’avais vu dans les livres, l’art, la culture, et en plus en Italie… En vrai. Ce n’est pas une ville très loin, très exotique… Mais c’est un de mes plus beaux souvenirs de voyage.
  • Acheter une grande mappemonde et signaler tous les pays que j’ai visité, et ceux à visiter
    Et avoir sous les yeux, tous les jours, les souvenirs, et se projeter sur ceux à venir.
  • Donner mon sang
    Tout simple, mais si je suis en bonne santé, pourquoi ne pas en faire profiter les autres, qui en ont besoin?
  • Faire quelque chose de dangereux.
    Plusieurs choses, à ne pas faire à la maison les enfants. Je ne raconterai donc pas ici. A savoir que ce qui peut vous sembler dangereux, ne l’est pas forcément pour moi, et inversement.
  • Apprendre à surfer
    Ne faire qu’un avec l’eau, la sensation de glisse… Maintenant j’ai juste envie d’y retourner, d’être plus prêt de l’océan.
  • Voir un film à l’air libre
    Je ne pensais même pas que ça se faisait encore, et pourtant quelle expérience ! Manger des Reese’s devant Wonder Woman, à San Diego, en Californie, entre filles, allongées à l’arrière dans le coffre, sous une couette avec plein de coussins. Un moment parfait, des fous rires que je n’oublierai pas.
  • Partir en mission humanitaire
    Je me souviens de leurs petites têtes, des fous rires, des incompréhension de culture, de l’échange et de l’amour donné et reçu là-bas. Deux petits mois de ma vie, et pourtant tellement. Et de savoir que j’aime, et que je suis aimée à l’autre bout du monde. Je raconte tout dans mon article sur la Cambodge ici.
  • Aller en Californie
    C’était LE voyage que je voulais absolument faire au moins une fois, pour sûr, et je n’ai pas été déçue. Et ce qu’on dit est vrai : une fois qu’on a été là-bas, on a juste envie d’y retourner. Tu n’as pas lu mon récit? C’est ici.

Et toi, c’est quoi tes rêves? De quoi tu as envie, qu’est ce qui te pousse en avant, qu’est ce qui te fait peur et t’excites au point de devenir une obsession?

En espérant t’avoir donné des idées!

Rosalie

wolf

Revue de lecture.

“The more that you read, the more things you will know. The more that you learn, the more places you’ll go.”
— Dr. Seuss

 

86211244fbfc7eb9444f4bb0caf23ff3

J’étais une grande lectrice.
Par mes études littéraires, par mon goût pour la lecture, parce que tout le monde a toujours lu autour de moi, et parce qu’en tant que fille unique, je ne devais compter que sur moi-même pour rêver et m’inventer des histoires. Parce qu’à l’époque il n’y avait pas Netflix (oh la vieille!).

Mon premier gros coup de cœur a été -forcément- Harry Potter. Je les ais dévorés en quelques jours. Puis les Peggy Sue, Sigrid et les mondes perdus, de Serge Brussolo (merci Monsieur!). Ensuite, les premiers livres à lire, au collège, au lycée, en prépa.
Nombre d’entre eux étaient des lectures obligatoires, aux détails longs et ennuyeux. Mais au final, dès la dernière ligne du livre, je sentais que j’étais contente de l’avoir lu : j’en avais retiré quelque-chose d’incalculable, d’impossible à chiffrer ou à mesurer. Les fleurs du mal, Le rouge et le noir, L’assommoir, Gargantua… Des lectures plus ou moins difficiles, mais que des bons souvenirs.

Ces dernières années, avec ma réorientation en école de commerce, j’ai perdu cette habitude de lire. A regret. Mes lectures se limitent désormais à Medium, aux magazines (pas forcément féminins), à Madmoizelle… Très peu de « vrais » livres du coup (même si j’ai récemment fait une énorme commande Amazon, dont je dois m’occuper!).

J’ai plus été intriguée par des livres « utilitaires » (type: La microéconomie en 25 points, lol) ou de self-improvement (créativité, bien-être, productivité…). J’en ai oublié les histoires, les poèmes…

ed9af2e60880e9d48ca4369d4e021158

 

Lorsque je lis(ais) un livre, c’est généralement mes préférés, que je lis et relis et relis…Il me restent comme un souvenir, comme bienvenus à un moment particulier où j’avais besoin d’eux. Je n’en citerai que trois, ceux que je relis de temps à autre, pour le plaisir. Pas forcément de A à Z, parfois seulement quelques chapitres au hasard.

Mes livres préférés, à lire et relire sans modération:

Lolita, V. Nabokov:
Mon préféré, sans aucun doute. J’ai vraiment eu du mal à la première lecture, si bien que j’en ai presque zappé l’humour d’Humbert Humbert, la fascination maladive qu’il entretient pour Dolores, et l’aura de femme-enfant de Dolly. C’est dérangeant, drôle, sociologiquement frustrant, mystérieux – pas de spoilers, promis.
Pour moi, ce livre est celui du printemps. Lu dans le jardin, en prenant de premières couleurs au soleil. Et l’adaptation de Kubrick est parfaite (je ne vois pas Dolores autrement qu’avec Sue Lyon).

Mange Prie Aime, E.Gilbert:
C’est l’été des incertitudes, quand tu sens emprisonné dans une situation, et que tout semble se refermer sur toi. Ce livre n’est pas certes le plus littéraire qui soit, mais c’est un livre qui m’a fait du bien. Si l’héroïne a su tout plaquer et partir à l’autre bout du monde, pourquoi pas moi? Assez révélateur, bien que tout soit déjà là à ma portée. L’envie de voyager qui se réveille, de liberté… Et qui ne m’a pas encore quittée. Le film? Moyen. Je préfère m’en tenir à mon imagination.

Anna Karenina, L.Tolstoï:
C’est l’hiver, le froid, la neige…et un thé russe, enveloppée dans un plaid près de la cheminée et de la fenêtre. La passion d’Anna, contre la raison promue par la société. Le comte Vronsky VS Alexis Karenine. Une histoire d’amour passionnel qui mène à la folie. La pression que subit cette femme, auparavant incroyablement respectée. De quoi considérablement réchauffer et rendre l’hiver plus intéressant, un must à lire pendant les vacances de Noël (si vous, vous en avez). J’avoue avoir vu dans la foulée, l’adaptation cinématographique avec K.Knightley, mais celle avec Sophie Marceau m’attire pas mal. C’est prévu pour cet hiver.

BONUS

Chasers of the light, Tyler Knott Gregson
Pas de traduction, obviously ce sont des poèmes en anglais. Mon dieu, ce que cet homme écrit bien. Un rythme, des sonorités chaleureuses, un romantisme sans pareille, un appel à l’aventure. L’effet « écrit derrière un ticket de métro ou au dos d’une facture », des haïkus aussi, ou des textes bien plus longs… Parce que la poésie est quelque-chose qui se vit, sans parfois s’y attendre.

A noter : le poète est aussi photographe. Oui, les photos à l’intérieur sont de lui.
A noter V2: Il publie également, sur son compte Instagram & Tumblr, des haïkus journaliers, trouvables seulement en ligne (pas dans ses livres).
A noter V3: Son dernier recueil: Wildly into the dark, est la parfaite suite de Chasers of the light.
Mais je vous laisse vous faire votre avis par vous-même.

f5786ea1483c9b3dc780837d0c5a7b2a

Ma liste de livres à lire? 

You are a badass : how to stop doubting your greatness and start living an awesome life, Jen Sincero
Tuesdays with Morrie, Mitch Albom
Big Magic: Creative living beyond fear, Elizabeth Gilbert
L’amie prodigieuse I, Elena Ferrante

Et vous, la lecture, comment ça se passe?
Vous êtes de grands lecteurs, ou au contraire, pas du tout?

Rosalie

wolf

 

La Luck, la passion & le jeu

Serendipity, n.f: rôle du hasard dans les découvertes.

 

Tout plaquer pour créer sa boite? Un rêve à la portée de chacun.
Tout plaquer pour ouvrir un restaurant au système inédit en France? Un challenge relevé par La Luck, à Lille.

Ça commence avec Laurentin, un ingénieur lillois, posé dans la belle ville de Montréal depuis des années.Il décide, pour organiser ses idées et projets, de faire un brainstorming dans un bar à jeu : le temps passe plus vite que de raison, et c’est le déclic. Le genre d’expérience qui te fait dire « wow », à laquelle tu ne peux pas t’arrêter de penser sans que ton cœur ne fasse de petits bonds: C’est l’aventure.

 

IMG_3414

La suite d’éléments aussi imprévus que cool, entre le café hebdomadaire avec des mentors inattendus (le québécois Paul Holder et ses frères), des voyages à n’en plus finir et un business familial. Avec Timothée (son petit-frère) en Australie, lui à Montréal, ils montent leur projet, enchaînent les allers-retours à Paris, afin de trouver le bar parfait pendant des mois. En vain.

Lille au final, c’est pas plus mal. Retour à la maison, carrefour de l’Europe. Et là, c’est le coup de cœur sur le local au 1 bis rue Princesse : atypique, spacieux, au potentiel encore non-exploité, sans voisins (en prévision de vos cris de joie/de frustration après avoir gagné/perdu une partie). Le tout relooké en seulement quatre mois par l’artiste Thomas Csano, aussi connu pour ses décors pour le Cirque du Soleil -attendez de voir la terrasse, ou le lustre-bouteilles.

 

Copie de IMG_3428

Peut-on craindre que la chance tourne? Difficilement. Neuf mois plus tard, le bar est rempli tous les soirs. Un beau bébé. Pensez à réserver! Entre soirées jeux, brunchs, cinémas en plein air… Ou simplement pour profiter du cadre autour d’une bière de la région (ou pas -découvrez leur bière québécoise!), d’un burger et de frites maisons.


Qu’on ne s’y méprenne pas. Il y a un réel travail de fond. Le hasard ne suffit pas. La Luck, c’est une ambiance de famille, où tous les serveurs/maîtres du jeu/gérants mettent la main à la pâte. Un management horizontal à faire baver les millenials. Pas besoin de chercher très loin: toute l’équipe a des passés très différents, entre éducation nationale ou centre d’appels, mais sont aujourd’hui réunis par la même passion. Ajouter une touche de fun dans la vie de leurs clients, faire de ce lieu un espace de rencontres en plus du divertissement.

Soirée entre potes, EVJF, demande en mariage… Même pour un premier rendez-vous, de quoi challenger l’autre, apprendre à le connaître, et peut-être un premier baiser inoubliable?
La Luck est un bar/resto pépite du Vieux-Lille. On y va pour les jeux, on y revient -pour les jeux, vous avez le temps de tous les tester!- et pour l’accueil chaleureux. On ne parle même pas de leurs mets faits maison, selon l’inspiration du jour du chef.

Le jeu préféré de Laurentin? L’aventure…et Bausack. Un jeu de construction, de bluff et de stratégie. A l’image de leur projet.

 

Copie de IMG_3452

 

Et après?
On ne les retrouvera pas forcément tout de suite à Paris ou Bruxelles. Ce serait trop facile. Mais oui, ils s’exporteront. A Reykjavik? Peut-être, c’est un des coups de cœur des deux frères. Avec Montréal, New York… A croire que le monde entier est leur terrain de jeu.

Facebook
Instagram

Rosalie

wolf