Le bonheur en 13 points.

Après les 23 points de ma Bucketlist, je vous donne une petite liste de choses simples, qui me rendent heureuse. Une liste non exhaustive, qui j’espère saura vous faire sourire!

C’est pas le difficile à faire, ou à se remémorer. Juste quelques points qui, lorsque ça ne va pas, te permettent de retrouver des étoiles dans les yeux, de savourer la chance qu’on a.

Un chocolat chaud.
Si tout va mal, c’est mon premier réflexe. C’est plus calorique qu’un anxiolytique, mais c’est tellement plus efficace -tout ça sans être dans le baba pendant 6h après. Du lait, du chocolat en poudre poulain, un peu de cannelle si VRAIMENT je veux pousser le vice jusqu’au bout… C’est ça, le bonheur. Retour en enfance, une petite madeleine de Proust. Fonctionne également avec le lait chaud au miel, la tisane secrète de Papi…

Les repas pour enfants.
Est-ce un hasard si mes deux premiers points ne concernent que la nourriture? Héhé, pas vraiment. Moment de cafard, ou lendemain de cuite, mon repas préféré… C’est les œufs brouillés avec des knackies.  Ou des pommes de terres rissolées, mais j’avoue n’aller dans le rayon surgelés que très rarement, et elles sont moins ratées quand c’est maman qui me le fait. Ces « petites patates carrées », c’est un pur moment de plaisir.
Alors oui, bien sûr, j’aime bien les repas « de grands ».  Des fajitas, des moules, un risotto, des huîtres… Mais des œufs brouillés aux knackies, quand même, ça reste le top.

Re-regarder des albums de famille.
Et s’indigner devant le look des années 80/90, être surpris par des photos qui n’auraient jamais dû être prises (coucou Papi déguisé en bébé pour ses 50 ans), se souvenirs des bons moments passés en famille, et se promettre d’imprimer de nouvelles photos très rapidement.

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Allumer toutes les bougies de l’appart pour se faire une soirée tranquille.
Avec à disposition, un plaid, du thé, et beaucoup de chocolat. Si possible, Netflix et un livre, un carnet pour écrire et quelques feuilles à dessin. Nickel Miguel. Juste prendre du temps pour soi, tout(e) seul(e), se poser pour recharger les batteries. C’est quand la dernière fois que tu ne t’es pas posé?

Recevoir une marque d’attention.
Un merci, un compliment (sans se sentir obligé de répondre -mais non, c’est pas vrai), se sentir utile pour quelqu’un, aider un ami ou l’écouter… Et le plaisir d’en donner aussi.

Découvrir.
Un endroit, un pays, de nouvelles personnes, une nouvelle langue… Rester curieux, s’émerveiller de tout et surtout de rien. Peiner à comprendre, pour ensuite mieux apprendre, et rester ouvert. Faire une expo, ouvrir un livre au hasard, se remettre en question, se bouleverser.

Découvrir une nouvelle musique, et se la passer en boucle.
En général, j’ai des coups de foudre sur les musiques: la passion dure deux semaines, plus ou moins, et ensuite c’est fini. Mais ces deux semaines sont folles! Dans le métro, sous la douche, dans le bus, au boulot pour me concentrer… C’est l’amour fou. Et ça se voit pour mes amis Spotify, du coup (désolée!).

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Revenir un week-end chez maman, et me laisser chouchouter
Mettre les pieds sous la table, voir toute la famille le weekend, se reposer avec les chats devant la cheminée, faire la grasse matinée sans devoir réfléchir à la vaisselle, aux machines à laver à lancer, tout en se faisant dorlotter. Le bonheur absolu.

Les soirées entre copains
Tester de nouveaux bars, ou revisiter les habituels, sortir chez les uns ou les autres, de façon pas forcément super organiser. Avoir la flemme d’y aller, à cause de la fatigue de la journée, mais ne jamais regretter parce que ce sont toujours des soirées incroyables. Et ne pas savoir à l’avance si on va rentrer avant minuit… ou à 7h du matin.

La période de Noël
Je suis une enfant. Nous sommes fin Octobre, et maintenant que mon anniversaire est passé, je peux enfin concentrer toute mon énergie sur Noël. Sur les décorations de Noël, sur les biscuits maison de Noël, sur les thés de Noël, sur les films de Noël… Eh oui! Netflix a pas mal de films de Noël. Vivement les films de l’après-midi sur TF1 ! Nb : il y a également un film de deux heures où tu peux profiter d’un feu de cheminée. LE film à passer pendant que tu fais une soirée raclette. Bref, niveau décoration : Primark, j’arrive. Calendrier de l’avent : en cours!

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Une balade en forêt
Pouvoir se balader en ville, c’est sympa. Mais quand c’est dans la nature, c’est encore mieux! Pouvoir marcher dans la forêt notamment, surtout quand les feuilles ont d’aussi jolies couleurs…

Reprendre contact
Skyper, téléphoner à un(e) ami(e) à l’autre bout de planète, refaire le monde, et s’apercevoir que malgré tous les problèmes du quotidien, les grosses décisions… rien n’a changé entre vous. Se remémorer les bêtises, les fous rires, prendre des nouvelles…  Amis, famille, faire savoir qu’on aime et prendre conscience qu’on est aimé malgré la distance. Et toujours présents.

Trouver sa voie
Pendant longtemps, je ne savais pas quelle était ma passion, mes passions, ce qui me faisait vibrer. J’ai touché à pas mal de choses, sans vraiment exceller dans un domaine. La musique, les études, la danse, le chant, le théâtre… J’ai aujourd’hui abandonné l’ambition d’être parfaite,  d’exceller dans un domaine. Parce qu’il y aura toujours meilleur que soi, mais que la passion ne se résume pas à ça.Voyager, écrire, dessiner, chanter sous la douche si c’est là mon futur en tant qu’artiste (je tiens à remercier mon colocataire, qui supporte ça tous les matins) ! Si j’écris, c’est pour moi, parce que ça me détends, parce que c’est aussi une forme de psychanalyse que de coucher les mots sur le papier. Alors, si ça peut vous faire rire/réfléchir/vous inspirer que de lire mes articles, j’ai atteint mon but.

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Un grand merci à Julie pour ses illustrations, vous pouvez la retrouver sur Instagram sous le pseudo @foolsfantasies  – dans la série, je garde le contact avec mes copines de primaire…

Et vous, qu’est-ce qui vous rends heureux?

Rosalie

wolf

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Bucketlist – Rallumons les étoiles.

On a tous des rêves, de petites étoiles au fond de ta tête qui, de temps en temps s’allument sans raison particulière pour te rappeler que tu es vivant, et que tu dois bouger. S’arrêter, c’est mourir. S’arrêter d’avoir envie, s’arrêter de rire aux éclats, s’arrêter de découvrir, s’arrêter d’avoir peur.

Il y a quelques années, j’ai écrit une bucketlist. C’est à dire une liste de choses, concrètes ou pas, à faire au moins une fois dans ma vie. Des plans bateaux, tout simples, et d’autres un peu plus contraignants… Cette liste me permets de me recentrer sur ce que je veux, et ce que j’ai à mettre en place pour le faire. Je te laisse y jeter un coup d’oeil, mettre sur papier (ou ordinateur) la tienne, éventuellement en piquer quelques unes…! Pas de limite aux rêves 😉

Ici, tu trouveras donc 23 rêves. Pour mes 23 bougies cette année.

  1. Ecrire un livre
    J’écris depuis toute petite. Mais vraiment. Ma première histoire, une histoire d’extraterrestres et de princesses… Un peu tordu par les cheveux, si je me souviens bien, l’alien avait un nom bizarre, je n’en trouvais pas et j’avais choisi la marque de notre télévision. Et puis, des journaux intimes depuis que je sais écrire, sur des journaux à clef, ou pas, et puis parfois sur des cahiers au hasard. Mais écrire un livre, me poser vraiment et réussir à l’achever. Les idées ne manquent pas, toujours plus ou moins dans la même direction… Je ne me décourage pas!
  2.  Aller au Népal, en Inde, en Thaïlande, en Amérique du Sud, en Pologne, en Australie, en Nouvelle-Zélande…
    Voyager. Encore et encore, découvrir, faire des rencontres humaines, changer de culture, me bouleverser dans mes habitudes et dans mes pensées, dans mes choix. Je pense vraiment qu’il faut voyager pour se modeler, pour apprendre. Que notre vie est réellement un livre, dont les pages blanches ne se rempliront qu’avec nos expériences. De mes voyages, jusqu’à présent, j’en ai toujours tiré énormément. Cela m’a forcément façonné. Et je ne compte pas m’arrêter là.

  3. Faire du camping en montagne
    Alors là, c’en est un pas compliqué. Mais il n’empêche, que je ne l’ai jamais fait. Prendre une tente, seule, avec des potes, avec de la famille ou mon chéri, passer la soirée avec du thé et un livre, puis se coucher sous les étoiles, et se réveiller aux bruits de la nature, avec le soleil… Ca me semble idyllique, même si cela peut sembler facile, nul, déjà vu.
  4. Apprendre le piano
    J’étais plutôt douée en musique, étant petite. Solfège, flûte à bec, flûte traversière, guitare… Mais je n’ai jamais tenté le piano. Je pense que ça m’aurait plu! Donc pourquoi pas, essayer, aller plus loin que « Au clair de la lune ».
  5. Apprendre l’espagnol, le polonais, le russe
    J’ai grandi en passant mes vacances en Allemagne, en entendant ma grand-mère au téléphone avec la famille italienne, l’accent polonais de mon arrière-grand mère, et mon papa qui parlait et lisait anglais. Forcément les langues, ça me plait! Si l’italien, ça va, j’aimerais apprendre d’autres langues. L’espagnol, pour pouvoir voyager (eh, malgré les voyages, je n’ai jamais été en Espagne!); le polonais pour me rapprocher de mes racines et de ma famille polonaise; et le russe par pure envie. Parce que leur alphabet est super différent du notre, parce que ça ressemble à un code secret… Les langues, les accents me font carrément craquer, j’ai beaucoup d’admiration pour les personnes bilingues.
  6. Etre bilingue en anglais, en italien
    L’anglais, je pense que ça va. J’ai plutôt un bon niveau (merci la classe prépa littéraire, les 15h d’anglais par semaine, les voyages, Netflix et papa). Mais ce n’est pas bilingue. Et dans ça, j’ai envie d’exceller. L’italien? Ca va aussi, j’ai un peu perdu depuis le lycée. Mais j’aimerais tellement m’y replonger ! Si j’adore l’anglais, l’italien reste pour moi la plus belle langue, la plus chantante, mais aussi celle qui me replonge le plus dans des souvenirs de famille.
  7. Bien danser la salsa et le rock
    La danse, c’est ma deuxième passion après l’écriture? Ou bien ex aequo. Comme l’écriture, où dès que j’ai su parler/écrire j’ai commencé à inventer des histoires; dès que je me suis tenue sur les pieds j’ai commencé à danser. Hip-Hop, Jazz, Classique, Salsa, Tango, Rock, Cabaret même… Pas de limite, entre mes 4 et 17 ans, j’ai dû tester à peu près deux ou trois danses par ans. Je me souviens de stages de danse du ventre, où  la prof avait complimenté les filles rondes, en leur disant qu’elles étaient faites pour cette danse (si tu n’as pas de formes, OUT!). Si la danse m’a permis de m’éclater, elle m’a également très tôt confronté au regard des autres, à la comparaison de mon corps à ceux des autres.
  8. Voir des aurores boréales
    Originalité bonjour!  Et pourtant, c’est tellement incroyable quand on y pense, des formes de couleur qui ondulent dans le ciel. Se sentir tout petit, face à la nature, être remis à sa place.
  9. Aller au Louvre
    Alors oui, mademoiselle en option histoire de l’art, connait bien le PBA de Lille, mais a toujours eu la flemme de faire la queue au Louvre. Le Louvre Lens? Ok. Le Louvre à Paris, meh. Mais un jour, même s’il faut que je pose une semaine pour ça, quitte à me faire plusieurs après-midis, il y passera. Seule, ou accompagnée. En général, même pour l’écriture, c’est les peintures qui m’inspirent, les statues qui me touchent. Les peintures romantiques, avec leur mélancolie, me font me questionner et imaginer : que s’est il passé ici, que va t’il se passer? Attends, ça me donne une idée, je la note dans un coin. Quant aux statues, c’est elles qui me serrent le coeur. L’impression qu’un homme, une femme, a été emprisonnée dans du marbre. Que si tu la touches, tu pourras sentir le coeur battre à travers, que son bras sera chaud. Je ne te raconte même pas la sensation de petitesse, de malaise, d’admiration et d’émerveillement que j’ai ressentie en voyant le David de Michel-Ange,(ENFIN) à Florence. Son histoire aussi, si tu ne la connais pas, je t’invite à aller la lire sur Wikipédia. Le coup de foudre pour un homme de 5 mètres, figé dans le marbre.
  10. Monter la Tour Eiffel à pied
    Encore une fois un petit plaisir, pas grand chose -oui, je l’ai déjà montée la grande dame, mais pas à pied. Avant ça, faut absolument que je me remette au cardio, héhé.

  11. Avoir un appartement qui donne sur un toit
    Encore un rêve de gamine. « Plus tard, quand je serai grande, j’aurais un appartement à Paris, qui donne sur les toits. Avec de grandes baies vitrées. Où je pourrais mettre plein de plantes. Où je pourrais peindre, dessiner, écrire en regardant la ville depuis le haut. Où je pourrais aller sur le toit le matin, boire mon café en regardant la ville se réveiller, et où le soir je pourrais boire mon verre de vin, seule, en regardant le soleil se coucher, puis les étoiles s’allumer ». Ce ne sera sûrement pas à Paris, mais ça reste dans un coin de ma tête.
  12. Dormir à la belle étoile
    Compliqué ? Non. Est-ce que j’en ai déjà eu l’opportunité? J’aurais pu la prendre, mais pour l’instant ça reste à faire.
  13. Apprendre à dessiner et à peindre
    Je n’ai jamais pris de cours de dessin, ni de peinture. J’ai toujours fait sur le tas, en recopiant, en m’inspirant, en me lançant à l’aveugle. Et pourtant, c’est quelque chose que je fais régulièrement, quoique rarement. Alors pourquoi pas s’y investir plus?
  14. Faire un roadtrip, faire une randonnée en montagne de plusieurs jours
    Toujours dans les voyages… Se libérer des contraintes, et partir, sans attaches, sans lien, et se concentrer sur soi. Pourquoi pas dans un van aménagé !

  15. Faire un marché de Noël le jour de Noël
    Je vais encore me répéter, mais oui, je suis une enfant. La période de mon anniversaire est sacrée, et dès qu’elle est passée… Je passe à Noël. Les films de Noël (même si je les connais par coeur, ou découvre le synopsis en deux minutes), les biscuits, le thé, les guirlandes… C’est mon truc. Pas forcément le jour de Noël en soi, même si cela me permets de me rapprocher de ma famille, et je remercie tous mes proches pour ces journées, mais l’ambiance qu’il y a autour. Du rêve, de l’amour, une ambiance spéciale qui sent bon les marrons et le vin chaud. Faire un marché de Noël, le jour de Noël, serait donc le must, de quoi clore la période avec brio.
  16. Partir en vacances avec ma cousine à deux
    Je n’ai pas de petite sour. Et pourtant, j’ai grandi avec une. J’ai tellement de souvenirs avec elle, c’est une des rares personnes pour qui je donnerai ma vie sans y réfléchir une seule seconde. Même si les études nous ont plus ou moins séparées, par la distance, je rêve de partir avec elle, à l’aventure, toutes les deux entre filles. Refaire nos cabanes, rire, se disputer pour mieux se retrouver. Petit clin d’oeil à toi si tu lis l’article, je t’aime !

    f62c8cd733b365df2cda39882f81ad5cOui, ça, c’est la plage dont je te parle juste en dessous. Santa Maria de Leuca.

  17. Sauter de la falaise en Italie
    Je n’ai jamais osé, et pourtant ça a l’air super excitant. Cette falaise, c’est celle de Santa Maria de Leuca, dans les Pouilles en Italie. La terre natale de ma grand-mère, la plage en dessous du pont, à l’escalier gravé dans la roche. Et ces falaises, qui se jettent dans l’eau plus bleue que dans tes rêves. Sauter des falaises, j’y pense depuis longtemps, et pourtant à chaque fois que j’y vais, je me ravise – C’est quand même super haut ! Et pourtant, un jour, je suis sûre que j’arriverai à me lancer.
  18. Passer le permis moto et avoir une moto
    Maman biker, moi aussi! Mon scooter quand j’étais au lycée ne compte pas vraiment, mais un jour je le passerai, ce sacré permis!
  19. Courir un semi-marathon
    Alors là, ça dépendra beaucoup de mes gènes. Papi, merci pour le genou tout cassé… Mais qui sait, avec de l’entraînement, peut-être que ça passera (et quatre semaines d’arrêt derrière) !
  20. Envoyer un message dans une bouteille
    C’est pas super écolo, ok, mais envoyer un message dans une bouteille, en espérant qu’un jour quelqu’un la repêche. Et imaginer sa surprise, de trouver un message pareil. Et espérer l’intriguer, le motiver, le faire rêver.
  21. Voir un opéra
    Cela fait bientôt six ans que je suis à Lille, et pourtant, pas une fois je n’ai été à l’Opéra #PasBien. Cette année, je fais le pas!

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  22. Ecrire tous les jours pendant un an, prendre une photo par jour et en faire un album
    Se tenir dans la création, pousser ses limites, et voir le résultat au bout d’un an. Ne serait-ce que par l’écriture de mon blog, ou ailleurs, je remarque déjà que ma pratique s’est fluidifiée, elle est plus simple, plus facile. Alors pourquoi pas le faire tous les jours? Practice makes perfect.
  23. Aller à l’aéroport et prendre un vol au hasard avec des amis
    Partir à l’aventure, ne pas se retourner. Faire des choix débiles, mais surtout plein de souvenirs. Être préparé à tout, sans retour possible

Et dans cette liste, qu’est-ce que j’ai déjà fait?

  • Voyager seule
    Partir avec seulement son sac à dos? Fait. Est-ce que je le regrette, est-ce que je le changerai, est-ce que je reviendrai en arrière pour partir avec des amis? Aucunement. Je me suis retrouvée, je me suis posée des questions, j’ai parfois eu peur, mais je l’ai fait. Toute seule, sans l’aide de personne. Cela m’a donné confiance en moi, et j’ai rencontré des gens merveilleux, humains.
  • Passer une après midi à Orsay
    Rester seule, une après-midi, à gribouiller, à jeter des mots sur le papier, à Orsay. En gros, ce que j’aimerais faire au Louvre, ailleurs. Un très bon souvenir.
  • Faire du chien de traineau
    Quelle expérience !! 2015, au Canada, dormir en plein hiver dans une petite cabane en bois à -40°C, pour le lendemain, passer la matinée avec des chiens-loups sur un traineau. Je recommencerai avec plaisir cette expérience (le récit au complet est dans mon article sur Montréal )
  • Faire une citrouille d’Halloween
    J’ai fait ma première citrouille en 2015, avec des amies. C’était la galère, mais qu’est-ce que c’était bien! Une après-midi entre mamies, entre thé, purée de potiron et découpage de citrouille. On a failli y laisser des doigts, mais ça faisait du bien d’être entre amies.
  • Aller à Florence, en Italie
    Ville coup de coeur. A chaque coin de rue, les yeux qui s’ouvrent en grand, le coeur qui bat plus fort. Tout ce que j’avais vu dans les livres, l’art, la culture, et en plus en Italie… En vrai. Ce n’est pas une ville très loin, très exotique… Mais c’est un de mes plus beaux souvenirs de voyage.
  • Acheter une grande mappemonde et signaler tous les pays que j’ai visité, et ceux à visiter
    Et avoir sous les yeux, tous les jours, les souvenirs, et se projeter sur ceux à venir.
  • Donner mon sang
    Tout simple, mais si je suis en bonne santé, pourquoi ne pas en faire profiter les autres, qui en ont besoin?
  • Faire quelque chose de dangereux.
    Plusieurs choses, à ne pas faire à la maison les enfants. Je ne raconterai donc pas ici. A savoir que ce qui peut vous sembler dangereux, ne l’est pas forcément pour moi, et inversement.
  • Apprendre à surfer
    Ne faire qu’un avec l’eau, la sensation de glisse… Maintenant j’ai juste envie d’y retourner, d’être plus prêt de l’océan.
  • Voir un film à l’air libre
    Je ne pensais même pas que ça se faisait encore, et pourtant quelle expérience ! Manger des Reese’s devant Wonder Woman, à San Diego, en Californie, entre filles, allongées à l’arrière dans le coffre, sous une couette avec plein de coussins. Un moment parfait, des fous rires que je n’oublierai pas.
  • Partir en mission humanitaire
    Je me souviens de leurs petites têtes, des fous rires, des incompréhension de culture, de l’échange et de l’amour donné et reçu là-bas. Deux petits mois de ma vie, et pourtant tellement. Et de savoir que j’aime, et que je suis aimée à l’autre bout du monde. Je raconte tout dans mon article sur la Cambodge ici.
  • Aller en Californie
    C’était LE voyage que je voulais absolument faire au moins une fois, pour sûr, et je n’ai pas été déçue. Et ce qu’on dit est vrai : une fois qu’on a été là-bas, on a juste envie d’y retourner. Tu n’as pas lu mon récit? C’est ici.

Et toi, c’est quoi tes rêves? De quoi tu as envie, qu’est ce qui te pousse en avant, qu’est ce qui te fait peur et t’excites au point de devenir une obsession?

En espérant t’avoir donné des idées!

Rosalie

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La passion du frisson.

Partir à l’aventure : au bout de la rue, au bout du monde. Un premier baiser. Rentrer tard le soir quand les rues sont vides. Courir à en perdre haleine. Rire à gorge déployée, le souffle coupé, envie de sauter partout. Le frisson qui te remonte tout le long de l’échine et te laisse un sentiment bizarre, entre étourdissement et plaisir.

Le sentiment qui te serre la poitrine, entre excitation, anticipation et peur alors que tu t’apprêtes à sauter dans le vide. Celle qui fait trembler tes genoux, te fait éclater de rire alors que tu dévales les montagnes russes, et te vide d’un coup lorsque tu descends du manège.

L’impression de voler, de te sentir pousser des ailes et de haïr tout ce qui pourrait te maintenir au sol, te laisser derrière la vitre à contempler la vie que tu pourrais avoir sans oser la tenter.

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Et toi, tu sens quoi quand tu sors de ta zone de confort, quand tu laisses libre court au rush d’adrénaline, quand tu laisses toutes tes émotions s’exprimer librement?
Une élan de vie, un feu dévastant tout sur son passage, une boule d’énergie qui peut aussi bien te consumer que te faire avancer…

Une histoire de génération? Je pense qu’il s’agit plutôt d’une histoire de jeunesse: on peut n’avoir envie de rien à 20 ans, ou n’avoir peur de rien à 60 ans. L’envie de vivre vite, tout de suite, ici et maintenant avant qu’il ne soit trop tard.

Peut-être que c’est un truc de jeunes: on n’a pas encore compris tout ce qui était en jeu. Peut-être que c’est un truc de vieux : on n’a plus de temps à perdre, on a compris qu’il y avait plus à vivre que de se laisser vivre, que la routine n’est pas assez. Survivre ou vivre.

Prendre la route sans savoir vraiment où tu vas atterrir, grimper sur une moto, partir seul(e) à l’aventure, suivre un(e) inconnu(e), faire confiance, avoir confiance. Confiance en toi, confiance en les autres, confiance en les opportunités qui s’offrent à toi si tu daignes tendre la main, confiance en la vie.
Toujours plus haut, toujours plus loin, quitte à se brûler les ailes – il faut bien être pris pour apprendre (et au pire on s’en fout).

Rosalie
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To Do List : Automne 2017 !

Ce que je vais faire cet automne? Plein de choses.

Chaque changement de saison apporte son lot de petites joies. Voici une petite liste, non exhaustive, de ce que je compte faire! N’hésitez pas à me dire en commentaire ce que vous allez faire, ce que vous ajouteriez à cette liste! 🙂

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C U I S I N E 
– Une tonne de thé russe, chai
– Tester de nouvelles recettes de cafés, lattes, et chocolats chauds maison
– Refaire le plein d’épices (cannelle, clous de girofle, gingembre) et de fruits secs
– Cuisiner, cuisiner, et cuisiner : risottos, purée de courges, biscuit secs, vin chauds, compote de pommes…
– Me balader au marché de Wazemmes le dimanche matin, pour faire le plein de fruits/légumes et fleurs -Honte à moi. Nous sommes le 07 Août, et j’ai déjà craqué pour de la compote aux pommes/cannelle maison + une purée de courges/patates douces…
– Tenter de faire du jus de pomme chaud aux épices!

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D E C O R A T I O N 
– Il est temps de retirer la décoration estivale! Au-revoir les lanternes pastels, ma housse de couette tropicale, ma petite pastèque lumineuse, mes fleurs séchées…
-… et bonjour le retour de la couette bûcheron, les plaids en fausse fourrure, les plantes automnales, les bougies par millier!
– Il sera également temps de préparer le calendrier de l’Avent! J’ai reçu un calendrier en bois, en forme de sapin l’année dernière, de quoi le peindre en rouge et vert, ou doré, ou argenté… Je n’ai pas encore vraiment choisi!
– DIY! Faire une guirlande de pommes de pins, à peindre éventuellement; coudre de nouvelles housses d’oreillers… J’ai plein d’idées!
– DIY! Faire des bougies maison (à base de paraffine et d’huiles essentielles -à commander sur Amazon) aux senteurs automnales!
– DIY! Customiser des tasses blanches avec du vernis à ongles pour un effet aquarelle…ou à customiser entre amoureux!
Dessiner! Préparer des cartes de Noël à envoyer pour les fêtes.
– Faire le plein de bougies aux senteurs automnales! Les senteurs Apple Pumpkin, Autumn Dusk me font de l’oeil chez Yankee Candle…

 

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M O D E – B E A U T E
– Sortir mes pulls, mes chemises de bûcheron, mes écharpes
– Faire le plein de collants : out les collants à trous ou tout usés! Les filles comprendront.
– Remplacer ma paire de bottes (RIP).
– Faire un convoi organisé vêtements d’été -> vêtements d’hiver (Maman, je reviens avec une grosse valise!)… Et récupérer mes bottes de pluie.
– Passer chez le coiffeur. J’alterne tous les ans souvent de coupes de cheveux. En ce moment, je les laisse pousser héhé. Je ne suis pas encore réduite à tirer dessus pour qu’ils poussent plus vite (quoi que…), mais il y aura bien un moment où il faudra passer par une petite coupe (et couleur?).
– Sortir mes rouges à lèvres! Bonjour le rouge, le bordeaux…

 

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A C T I V I T E S
Tricoter! J’ai déjà fait le plein de pelotes, et j’ai promis une écharpe et un bonnet… Parfait devant Netflix!
Lire! J’ai une tonne de livres à passer en revue.
– Faire une citrouille Halloween, et une maison en pain d’épice avec des amis! Histoire de pouvoir manger la maison après tous ensemble…
– Avec l’automne arrive mon anniversaire, puis Halloween… De quoi faire la fête!
– Prévoir des sorties Citadelle entre amis, voire sortie en forets en dehors de Lille! Histoire de sortir les appareils photos, se créer des souvenirs avec les copains.
– Investir dans deux ou trois jeux (Limite/Limite, Taboo…) pour des soirées/après-midi au chaud, quand il pleut dehors!
– Voler à ma mère un de ses chats
-… Ou en profiter chez elle, devant la cheminée, avec ma famille, un gros pyjama et un plaid.
– Refaire l’intégrale des Harry Potter, sous la couette, sur le canapé.
– Établir une liste de films, cultes ou pas, à regarder tous les dimanches soirs. En bonne GenY/GenZ, ma culture série est plutôt bonne, ma culture cinématographique un peu moins… !
– Investir dans une bouillotte!

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Playlist – Spotify :
– Sunday Morning
– Your favorite Coffeehouse
– Jour de pluie

Rosalie

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Pression, bonnes habitudes & rêves.

On dit qu’il faut 21 jours pour créer/se défaire d’une habitude. Qu’il s’agisse de perdre du poids, de retourner au sport, d’arrêter de fumer, de se lever plus tôt, de lire dix pages d’un livre par jour…

On dit aussi de se méfier des « on dit ». Tu peux trouver une multitude, une infinité d’articles sur le sujet. « 20 petites habitudes qui feront de vous une personne meilleure/plus productive/plus appréciée…[ce que tu veux]« . Il n’y a pas forcément que du mauvais, au final ces « conseils » sont positifs…mais quelle pression.

Être « healthy », avoir une vie de couple épanouie, une carrière au top, une garde-robe nickel, une peau parfaite, une maison Pinterest, un physique MyProtein et une passion dans laquelle tu excelles. Tout en mangeant vegan et bio.
Quelle pression.

Tu n’échappes sûrement pas à tout ce que j’ai cité ci-dessus. Je n’y échappe pas non plus. Avec la peur de ne pas être satisfait si un des critères vient à manquer. Avec la peur d’être jugé pour tes kilos en trop ou ton célibat alors que les relations autour de toi s’ancrent et se projettent. C’est à se demander pourquoi on s’alourdit de tâches, s’entoure de zen pour compenser, part en burn out en rêvant de tout plaquer (ou un bore out, pas forcément mieux non plus).

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Et qu’en serait-il si cela n’existait pas? S’il n’y avait aucune pression? Si tu étais absolument libre de mener ta vie comme tu l’entends? Qu’en serait-il de ton travail/études actuels? Qu’en serait-il de tes relations avec les autres? Des amitiés que tu ne gardes que par intérêt? Une relation dans laquelle tu ne restes que par habitude, ou parce qu’il faut bien qu’à un moment, tu te poses dans la vie? Qu’en est-il de tes rêves?

Si, en lisant cet article, tu pouvais te poser et juste… Tu sais quoi? Fais-le. Prends un morceau de papier -Notes sur ton téléphone ou ton ordi, c’est trop has been. Fais-le bien, prend un morceau de papier, un dos de ticket de caisse si tu n’as que ça, un stylo, et commence.
Si tu pouvais faire absolument tout ce que tu voulais, sans problème financier, de santé, sans peur de blesser qui que ce soit. Qu’est-ce que tu ferais? Est-ce que tu ferais la grasse matinée tous les jours,  que tu passerais ta journée à faire de la guitare, avant de finir en grosse soirée avec tes potes? Est-ce que tu plaquerais tout pour voyager? Est-ce que tu t’engagerais pour une cause humanitaire? Est-ce que tu monterais un élevage de chats? Il n’y a pas de limites. De quoi rêvais-tu quand tu étais petit?

Mais surtout… Pourquoi est-ce que tu as oublié ces rêves? Pourquoi les as-tu mis de côté? Sont-ils conciliables avec ta vie d’aujourd’hui? Oui? Fonce! Si non, serais-tu plus heureux en les réalisant, ou en continuant à vivre ainsi…

Alors oui, des décisions aussi radicales que « Partir vivre dans un ashram en Inde » peuvent être plus difficiles à réaliser que « prendre des cours de piano ». Et pourtant, si c’est ça qui te fait vibrer…
Tu peux pourtant, avec les « bonnes habitudes », commencer par changer 2-3 choses pour améliorer ton quotidien. Pas forcément la liste Elle ou Biba, te proposant un changement tout à fait extrême à base de kale et de boxe finlando-brézilo-suédoise.
Baby steps. Un pas à la fois. Réfléchis à ce qui te ferait du bien, ce que tu penses être capable de tenir sur le long terme, et surtout pas à toutes les habitudes que tu pourrais prendre d’un coup, genre tout en même temps. Pas ce que les autres voudraient, mais ce que toi tu voudrais ajouter à ta vie. Si tu te sens bien avec ces 5kg en trop, pourquoi te frustrer pour les perdre? Tant que ce n’est pas contre tes valeurs, tout est possible.

Personnellement, les habitudes que je veux prendre?

Me remettre au sport.
Cela fait pas mal de temps que j’ai perdu l’habitude, ma régularité à aller à la salle/courir/faire du yoga. Pourquoi même me remettre à la danse.

Poser le portable.
Oui, Rosaloup n’est pas mon seul taff. Je suis toute la journée sur un ordinateur, sur les réseaux sociaux, et je n’ai pas vraiment l’occasion de déconnecter. J’aime ça, et oui je ne culpabilise pas à surfer sur Instagram, à tester les filtres du jour sur Snapchat, à checker mes emails et rester alerte pour mes notifications LinkedIn. Et pourtant, juste rentrer chez soi le soir, se poser devant Netflix et éteindre messenger, aller boire un verre et laisse le portable au fond du sac (mode sourdine activé), se faire couler un bain avec un livre et un thé…

Prendre plus de temps pour mes proches.
Appeler ma maman, papi-mamie, envoyer ENFIN mes cartes postales de San Diego, aller boire un verre  avec mes potes #RosalieFantôme (désolée si vous passez par là), aller au cinéma avec mon chéri, passer au bar à chiens entre filles…

Prendre plus de temps pour moi.
Lire la tonne de livre que j’ai achetés chez Amazon au début de l’été, continuer à écrire pour Rosaloup (et autres), continuer/commencer un livre?, reprendre le dessin, reprendre la méditation.

Voyager.
Que ce soit en Belgique, en Europe, en France, ou bien plus loin… Re-planifier au plus vite un nouveau voyage pour continuer à rêver!

Et vous?
Vos rêves, vos doutes, vos bonnes résolutions… Qu’est ce que c’est?

Photo de couverture – Oléron
Photo dans l’article – Ombre portée au Cambodge.

Rosalie

wolf

California Dreamin’

« I will love you in memories, and the memories will be many. »
– Tyler Knott Gregson, Wildly into the dark.

San Diego, Juin 2017.
Je t’aimerai à travers mes souvenirs, et ils seront nombreux.

Je vois les palmiers, le drapeau américain flotte au-dessus de ma tête, le ciel bleu sans nuages et les falaises. J’emprunte les larges routes, suivant les pancartes vertes du regard, guettant les tags plus artistiques les uns que les autres sur les murs de la ville. J’arpente les boulevards bordés de cocotiers, m’indiquant la voie à suivre. La plage au bout de Saratoga Street, l’avancée jusqu’au Pacifique, les cabines crème et les surfs posés sur la plage. Les chiens en liberté à Dog’s Beach, les rires, Coco et sa petite fleur au collier, et Freckles s’attaquant aux huskies.

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Je vois les falaises de Sunset Cliffs, les petits crabes se cachant dans les rochers, la chasse aux coquillages. L’Hollywood Sign, le gigantesque T-rex du McDonald, les skaters de Venice Beach, les torses nus de Muscle Beach, les couleurs rivalisant avec le ciel et les vagues.

Le flou lumineux et coloré de la fête foraine, nos joues bleutées, nos bras armés d’une centaine de peluches douces et souriantes, malgré les affreux cornichons au bacon. Belmont Park et ses montagnes russes, une balade autour de Mission Beach. Balboa Park, ses lumières de nuit, et le musée du cannibalisme. Les mercredis au marché fermier d’OB.

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Je frémis à l’approche de ma première vague, l’océan m’attrape par les hanches et ne me laisse plus partir. L’oubli de la wax. Les raies pastenagues américaines à mes pieds. Les vagues du siècle coiffent mes cheveux de vagues blondes. Je frissonne sous l’aiguille, sous la sensation de l’eau fraîche remplissant les manches de ma combinaison de surf par les vagues, ces vagues qui tour à tour me poussent plus loin vers l’étendue, plus proche du rivage. La tête sous l’eau, j’ai bu la tasse, mais je suis (presque) devenue une surfer professionnelle.  Le vent sur mes bras encore mouillés, la chair de poule et le coeur qui se bat plus fort en attendant le « Green Flash », puis en y goûtant.

La gorge qui se serre en admirant le coucher de soleil aux couleurs d’une barbe à papa à Ocean Beach, essayant de capturer l’instant, la chaleur du soleil et l’odeur de la brume marine. C’est peut-être ça, le but ultime. The purpose of life.

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J’ai le vertige sur le pont suspendu, j’ai le vertige en entendant résonner dans mes côtes les clameurs des supporters des Padres de San Diego. J’ai le vertige sur la planche de paddle en remarquant les otaries à mes pieds, les écureuils des sables, les bébés mouettes prenant leur premier envol. J’ai la tête qui tourne à Seaport Village, rêveuse parmi les mares aux canards et les lumières.

J’appréhende parfois, le matin, lorsque je me réveille seule et sais que je suis tout à fait solo. L’adrénaline monte et je me sens forte, libre, capable de tout.
Eblouie par les lumières de San Diego la nuit au Hyatt, le malaise d’être en jogging/baskets quand il s’agissait d’être sur son 31.
En contemplant l’ampleur du dégât, coup de soleil à Windansea Beach et La Jolla.

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Je goûte un Slim Jim, enroulée dans mon plaid, à l’arrière d’une voiture, les jambes dans le vide, regardant Wonder Woman (pew, pew, pew) sur un écran à l’air libre. Du popcorn sauce salsa piquante en attendant la balle de match. Des macaronis au fromage beaucoup trop copieux. Les meilleurs Taco au monde. Réveillée par une odeur de café frais. Un baume à lèvres à la menthe poivrée, et un chewing-gum à la cannelle.

J’entends le lit grincer, et au dessus les avions qui me rappellent que je devrais en prendre un bientôt, moi aussi. Les aboiements protecteurs de Freckles devant la maison, et ses morsures si quelqu’un ose s’approcher de trop près.

Je souris devant la Kissing Statue, le long du port. Je ris en parcourant les histoires de mon cowboy, en échangeant avec mes conducteurs Uber, à la soirée bingo avec les Drag Queens. Je n’aurais jamais pensé glisser un billet d’un dollar dans le string d’un monsieur.

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Je pleure le retour, un dernier au-revoir et je cours entre les avions. L’esprit agité, ne pas y penser, les tasses pour agrandir la collection dans le sac -qui sera fouillé, les nerfs qui lâchent avec la fatigue entre colère et éclats de rire.

L’incompréhension une fois revenu(e) à la maison, lorsque ce que tu appelles « la maison » ne l’est plus. Lorsque tu ne sais pas trop où tu es, si tu es vraiment parti(e) ou si ce n’était qu’un rêve?
Le lendemain, le surlendemain, se réveiller avec l’impression d’avoir fait une erreur en reprenant l’avion pour rentrer.
Se promettre d’y retourner. Regretter d’avoir des responsabilités, attendre avec hâte de pouvoir les déléguer. Être tiraillé(e) entre l’amour qu’on porte aux gens qui sont ici, tout en sachant que son coeur est resté là-bas. Se rendre compte qu’on est tombé(e) amoureux(se) de la ville.
Ne pas arrêter d’y penser, de se remémorer chaque moment. Calculer les heures de décalage, se demander ce qu’on ferait si on y était. Planifier, ne pas rompre le contact, même si la raison nous pousse à en faire le deuil. Et au contraire, favoriser tout ce qui peut nous y faire penser et y revenir l’équivalent de quelques minutes, lorsque le cerveau se mets en pause et accepte de profiter et de s’émerveiller autant que lorsqu’il était là-bas.
On dit qu’un voyage se vit trois fois: en le projetant, en le vivant, et en se le remémorant. J’ai aimé, j’aime, et je projette. Au passé, au présent et au futur.

Je t’aimerai à travers mes souvenirs, et ils seront nombreux.
A travers ceux déjà faits, et ceux à venir.

PS: Pour ceux et celles en mal de voyage, les photos sont toutes (ou presque), sur mon compte Instagram! Lien en bas du site ou dans la partie « contact ».

Rosalie

wolf

London Calling

C’est l’histoire d’une surprise.

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Une surprise où on part en famille, à Londres, au lieu de rester à Lille. Une histoire à la bande originale bien rock, aux klaxons des taxis noirs et de la musique d’arrivée à St Pancras. Le cri strident des ambulances, les accents incompréhensibles et les fous rires de fatigue.

Les rues où se mélangent les odeurs de fast food et de café, emportés à la va-vite par des londoniens en hâte. Les parfums indiens des échopes se mêlent à la poussière, au bitume encore chaud des pas brûlants des touristes. Les nouilles thaïlandaises, des frites à la feta, épicées de chez Five Guys, ou la cure de cafés Starbucks.

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Entre un hôtel très artistique, une ribambelle de Toyota Prius, des bus à étages et un attentat. En avoir plein les mirettes, et l’inquiétude des proches au réveil. Etre dans une si belle ville, et en voir l’envers, l’affreux. L’incompréhension.

C’est l’histoire de longues marches, arpentant Camden Market et la City, sous le nez de Big Ben. Une prise de hauteur dans le London Eye, dans le bus après la course entre deux couleurs, et un retour aux bases d’un week-end improvisé avec ses proches.

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On se presse, on prend le temps d’admirer la vue, et puis ça repart de plus belle. La complicité des moments à deux, à trois, à quatre, et les soupirs de fatigue.

Et puis le retour, rapide, et l’impression d’avoir vécu un rêve éveillé de 48 heures seulement. Pour se préparer au prochain voyage.

Rosalie

wolf

Canada

Je me souviens du froid, les rues longues enneigées, l’odeur des fasts-foods. Quatre petites têtes françaises, sous leurs capuches et leurs écharpes. Les huit heures d’avion, l’arrivée à Montréal et les bus glacés où on captait le wifi.

Pas de repos pour les braves, valises déposées à l’auberge de jeunesse si chaleureuse. Tableaux color-block de buddha, aux grosses tartines de Peanut Butter et aux nombreux cafés. Les Starbucks, les sucettes à l’érable dans la glace, les saucisses et chamallows au-dessus du feu. Les lits superposés, la chaleur de la douche après une journée glaciale.

Emmitouflés tels des yétis, la nuit dans un chalet non chauffé dans une forêt, à 50km hors de la ville. Trois rivières. La journée chiens de traîneaux… Et le réveil à -40°C. La soupe chaude le midi, les saumons gelés pour les chiens, l’impression de voler…et les chutes dans les virages.

Faire du patin dans une forêt sur 12km ? Easy. Les prises d’accélération, les joues rouges et le bout du nez froid. Suivis par des petits bonbons à l’érable et d’une poutine. Le vent qui déroule ses cheveux de glace dans les arbres, les petites ampoules dorées le long du chemin, et les nuages de fumée s’échappant de nos bouches. La vie comme un tourbillon, une chute, suivie d’éclats de rire.

Retour dans la voiture de location, retour sur les routes immenses et vides, et le coucher de soleil au loin. Images vues et revues et pourtant, en vrai, à couper le souffle. Nostalgie, mélancolie, confort d’être au chaud quand dehors il fait froid.

Ballade dans les rues, Montréal, Québec, Trois rivières. Des visites, des ciels magnifiques, les statues et les chambres de glace. Art, rires, et toujours plus de fast foods. Garou dans un resto, mais pas de Céline. La motoneige, derrière Olivier et Maxime, les bosses, les accélérations et le froid persistant.

Fatigués, mais tellement heureux.

Rosalie
wolf