London Calling

C’est l’histoire d’une surprise.

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Une surprise où on part en famille, à Londres, au lieu de rester à Lille. Une histoire à la bande originale bien rock, aux klaxons des taxis noirs et de la musique d’arrivée à St Pancras. Le cri strident des ambulances, les accents incompréhensibles et les fous rires de fatigue.

Les rues où se mélangent les odeurs de fast food et de café, emportés à la va-vite par des londoniens en hâte. Les parfums indiens des échopes se mêlent à la poussière, au bitume encore chaud des pas brûlants des touristes. Les nouilles thaïlandaises, des frites à la feta, épicées de chez Five Guys, ou la cure de cafés Starbucks.

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Entre un hôtel très artistique, une ribambelle de Toyota Prius, des bus à étages et un attentat. En avoir plein les mirettes, et l’inquiétude des proches au réveil. Etre dans une si belle ville, et en voir l’envers, l’affreux. L’incompréhension.

C’est l’histoire de longues marches, arpentant Camden Market et la City, sous le nez de Big Ben. Une prise de hauteur dans le London Eye, dans le bus après la course entre deux couleurs, et un retour aux bases d’un week-end improvisé avec ses proches.

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On se presse, on prend le temps d’admirer la vue, et puis ça repart de plus belle. La complicité des moments à deux, à trois, à quatre, et les soupirs de fatigue.

Et puis le retour, rapide, et l’impression d’avoir vécu un rêve éveillé de 48 heures seulement. Pour se préparer au prochain voyage.

Rosalie

wolf

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Cambodge

La chaleur est écrasante. Mon corps entier n’est que piqûres de moustiques, le soleil m’a laissé deux traces de tongs. Les hurlements tardifs à cause d’araignées velues. C’est le plus bel été de ma vie.

Les sourires de Kah, les câlins de Rotha, les clins d’oeils de Vom, la voix chantante de Yann. Je les aime, avec mon coeur, avec mes éclats de rire. Les parties de football après manger, les boums au son répétitif de “local loca local”, les soirées étoilées avec les garçons. Un, deux, trois, pouce chinois. Phkaï sat. Les étoiles sont belles.

Les enfants jouent sous le kiosque, d’autres se lavent en tirant de l’eau du puits. J’ai des enfants qui m’aiment et que j’aime à l’autre bout du monde.

Les temples de Preah Vihear, les grosses bouées du lac, la déception de Ruth. Le truck a bestiaux aux cent enfants. Le chien gargouille, “see you again”. La fête foraine et le concert aux lapins, pluie de mousson, main dans la main de Vasnea. “I miss you all day everyday.” Moi aussi, je vous aime, si vous saviez. Viens dans mes bras, serres-y toi encore plus, pendant que j’embrasse tes deux petites joues qui se tendent, et que je caresse tes cheveux de petit hérisson. Que tu déposes tes lèvres, gauches, sur la joue et mon front, sans faire le petit bruit du “smack”.

Je t’envoie une bouteille d’eau, tu me renvoies un seau. Les glaces à la musique de Pocahontas, 500 riels, dans un morceau de pain, sous du lait concentré. Oh boy. Les hamacs avec les chats, les fils pour les bracelets, ces fameux xaé.

Et la nuit, le lit dur presque sans matelas, aux motifs de lapin. La moustiquaire bleue. Les ventilateurs pour deux. La douche à la casserole. Le vernis écaillé, achevé par les petits doigts des enfants. Toke, Toke, Toke…

Srai Vai Mou est aussi Srai Vai Kone, mangeuse d’enfants en chatouilles et en bisous.

Vous ne me quitterez jamais, pro sat et srai sat. Je vous garde en  moi comme un petit soleil chaud, humide et souriant au fond de mon cœur. Une Phka Phleung dans mon cœur, étincelle sur mes côtes, dans vos yeux, poussée vers l’action, élan de vie.

Rosalie
wolf

Rosaloup

Avec chaque décision, les mots adaptés pour les justifier…

Après avoir pas mal travaillé pour les autres, j’ai décidé de me lancer et de faire par moi-même!
Rosaloup, c’est un fourre-tout de petits mots, récits de voyages, mode, bonnes adresses… Le tout très subjectif. A partager avec vous!