Deux mille mots d’amour

Photo : Pinterest.

La rupture, le questionnement, l’espoir. L’avant, le pendant et l’après.

Pas de photos pour cet article, je tenais à le tenir séparé des précédents et des suivants.
Ces articles très personnels n’ont pas été écrits pour être publiés, mais avec le recul et un coup d’œil autour de moi, je me suis dit qu’ils seraient peut-être utiles. Mettre des mots sur la douleur, sur le bonheur, et sur l’entre-deux, pour mieux extérioriser. Je ne suis pas à ta place, et pourtant tu as déjà ressenti cette détresse ou cette passion. Si tu ne les as pas encore ressenti, je t’invite à les découvrir à travers mes mots ! Si tu les ressens en ce moment : courage, ça va aller. Le point positif avec les sentiments? C’est sûrement ce que tu partages le plus avec ton voisin.

Bonne lecture !

Avant

Ce n’est pas toujours facile. Je vis tous les jours avec moi-même pour le savoir. Je bous depuis un petit moment déjà, mais tu ne l’as pas vu. Quelques bulles, par ci, par là. Mais je vais exploser. Tu aurais dû m’attraper avant. Si tu me piques, je te répondrai en mordant, à fleur de peau. Tu sais au fond de toi que j’ai sacrifié beaucoup de l’ancienne moi. Ancienne… non, de moi. Je veux l’ancienne moi, avec moi. Et je sais que ce n’est pas possible.

J’étais un océan, et toi un garçon qui aimait les vagues, mais était terrorisé d’y nager. Je ne voulais pas être ta moitié, j’aurais préféré être celle qui te rappelle que tu es déjà entier. Déchirée entre tes promesses et la réalité : toi, incapable de leur rendre justice. Tu es un homme bien, j’espère être une fille bien. Je ne suis juste pas bien pour toi, et tu ne l’es pas pour moi. Je pourrais te dire que je suis assez forte pour attendre que les orages passent, qu’on recommence à zéro, qu’on puisse redevenir comme avant. Mais je ne suis pas désolée de me choisir moi plutôt que nous.
Et tu apprendras, j’apprendrai à aimer sans toi, on apprendra à faire notre bout de chemin, trouver comment se lever le matin, à danser, à faire nos propres aventures sans l’autre. Et on sera bien plus heureux comme ça.
Je t’ai dit que je te suivrai. Mais mon cœur n’y est pas. Je ne t’ai pas menti, je me suis menti toute seule, je pensais en être capable. J’ai accepté la routine, le 10/20, refrénant mon étincelle, les étoiles que j’avais dans les yeux. Celles qui ne venaient pas de toi. Je t’ai dit oui pour te faire plaisir, pour que tu ne sois pas aussi malheureux que je le suis. Tu me hurleras que je suis égoïste, que je suis une enfants, que je le regretterai. Sûrement oui. Et puis, je me souviendrai que j’ai pris la bonne décision.
Tu peux m’en vouloir de ne plus être à tes côtés, de ne pas avoir les mêmes rêves, les mêmes priorités. Ne m’en veux pas d’avoir des rêves, d’avoir besoin d’air. Je peux juste espérer qu’avec le temps, tu comprennes, acceptes. Que la haine laisse place à l’indifférence, que les souvenirs cessent de te poignarder pour faire place à la nostalgie. Notre histoire est belle. Mais le premier baiser ne dure pas. Je suis amoureuse du souvenir de toi. Je suis amoureuse de ton regard amoureux.
Et je redoute la confrontation, mais je dois tenir le cap. Je dois être forte, pour moi, pour toi. Ne laisser aucune faille, dans laquelle tu pourrais t’immiscer. Je ne peux pas craquer en voyant ton cœur se briser, les larmes dévaler tes joues, tes poings se serrer.
Les étoiles que tu avais dans les yeux vont me manquer. Ça me tue, de les noyer dans tes larmes. Peut-être que je suis idiote, de te pousser à partir, peut-être que je suis trop jeune. Qu’au lieu de rejeter ce qui est cassé, je devrais m’efforcer à le réparer. Mais je n’ai pas la force de le faire, j’étouffe.
Je te souhaite une fille, qui t’aime plus que moi, que tu aimeras plus que moi. Elle saura prendre soin de toi, elle ne te fera pas de mal. Jamais tu ne la regarderas avec ces yeux tristes.
J’ai décidé de ne suivre personne, de ne me fier qu’à mon propre instinct. De ne laisser personne m’influencer, me dicter ma conduite, ou juger mes actes. A contre-cœur, avec fermeté. En saisissant ma chance, en la provoquant, l’invoquant, en allant la chercher là où elle n’était pas de prime abord.


– Pendant –

Je te retiens comme un souvenir. Des bribes, des éclats, des images, des sons, ta voix. On s’était dit pour toujours, maintenant je m’aperçois que c’est vrai. On s’était dit pour toujours et je porte la trace de ta malédiction.
Je me surprends à rire toute seule dans la rue en me souvenant de tes blagues. Je me retourne à chaque fois, au supermarché, en sentant ton parfum (comment osent-ils porter le même que TOI). J’ai un hoquet en repassant par nos lieux. Mon ventre se noue toujours autant lorsque je me souviens de notre premier baiser, de l’anticipation, de l’excitation, de ma joie difficilement retenue.Mon cœur se serre lorsqu’il se souvient de nos disputes, plus encore lorsqu’il se remémore les dimanches matins dans tes bras, en entendant les cloches de l’église sonner, nous réveiller en les maudissant.
Combien de temps s’est-il passé depuis la dernière fois, depuis le dernier sourire sincère, le dernier baiser, le dernier mot, la dernière fois que je t’ai aperçu? Cela semble des siècles, et pourtant aujourd’hui encore, mes mains se souviennent de tes cheveux, ma poitrine brûle de pouvoir te serrer une dernière fois contre moi, comme avant.
On dit qu’avec le temps, ça va mieux. Que les blessures vont se refermer, qu’il faut être patient. Mais je n’ai rien de patient chez moi. Et je sais que c’était mon choix (ou pas?), un nouveau chapitre doit s’écrire, je sais que tu n’attends plus. La page s’est tournée. Et pourtant, j’attends toujours, que tu reviennes avec quelques mots pour adoucir mon amertume.
Le pire dans tout ça? Je sais que c’était la bonne décision. Celle à prendre. A contre-cœur. Je te revois encore : deux enfants, dans la rue, hésitants et pourtant surs d’eux. Un saut dans le vide, comme une évidence. Une évidence qui faisait sens pour nous, pour tout ceux autour de nous, une évidence qui a encore du sens pour moi. Peut-être plus tant que ça, finalement.
J’attend ton retour. Trouve-moi, et dis moi que tu m’aimes encore, comme je t’aime encore. Dis-moi que ça va fonctionner cette fois, que nous ne sommes plus des enfants, que nous avons appris de nos erreur et qu’elles ne se répéteront pas. Qu’on peut être aussi heureux qu’on l’a un jour été. Et je serai apaisée. Tu sais qu’encore aujourd’hui, je donnerai ma vie pour toi. Que je ne veux que ton bonheur. Que s’il faut que tu sois avec une autre pour être heureux, qu’il en soit ainsi. Mais s’il n’y a ne serait-ce qu’une chance, si infime soit elle, que tu penses à moi de temps en temps, reviens-moi. Si ta flamme n’est pas totalement éteinte, la mienne ne l’est pas non plus.

Je te promets qu’on peut être heureux.

Je souhaites ne plus jamais te revoir un jour. Pas dans la rue, pas en photo, nulle part. Je ne suis pas prête à essuyer ton refus. Je ne suis pas prête à briser les derniers morceaux intacts, ni ceux que j’ai recollé à la colle de mon amour-propre.
J’ai besoin de l’ami. Tu me connais mieux que personne. J’ai besoin de tes conseils. Vois à travers-moi, et guéris-moi.
Comment expliquer, qu’après tout ce temps, c’est encore ton visage qui ressort dans mes rêves? Que je me réveille en pleurant ton absence, en riant aux éclats, et en m’efforçant de me rendormir pour être encore une fois, quelques instants dans tes bras?

Où es-tu?


– Après –

Des confettis au sol après la fête, des bougies et des polaroids reposent sur la table, souvenirs de toi et moi hier soir.
Je tangue et vacille, tes bras pour me retenir, me réchauffer, je me confesse.
Tu serres ma main dans le taxi, et je peux m’avancer mais je ne pense pas, on peut faire un bout de chemin ensemble. Encore maintenant, sans même le savoir, et pourtant je le ressens… Le vide, qui cherche tes lèvres à chaque instant.
Tu es différent. Des autres, de l’image de toi. Ta douceur me convaincs.
Et mes mots ne collent pas, ne représentent, ne dessinent pas une once de ce que je ressens. Je suis frustrée. Ne pas pouvoir décrire à la perfection le sentiment qui m’habite. Comment expliquer le calme de ce désir, la douceur de cette fougue, cette impatience que je retiens?
Une chanson douce, mélancolique, un dimanche sous la couette, un soir à regarder les étoiles, à danser dans un parc. Une mélodie qui passe en boucle, sans jamais se lasser, tandis que ton regard ne peut se détacher du mien, que mes mains s’agrippent à ton torse. Comment expliquer ses silences, apaisants, où il me semble que je pourrais me noyer dans tes yeux océan? Plonger dans des eaux si froides, m’y perdre… Jamais glacier n’a été si torride.
Entendre ta voix, apercevoir ton visage, tes lèvres se pincer, et vouloir être celle à qui elles appartiennent.
Je me réveille d’un rêve où j’avais trouvé le bon. Je me suis réveillée, et un seul visage m’est venu en tête.
Je me revois virevolter à ton bras, contempler la rivière en contrebas, scruter les étoiles en renversant nos têtes, lutter contre le froid, mais tu me réchauffes. Je tiens ta main, tu entrelaces nos doigts, avant de déposer un baiser sur mon front. Tu m’enlaces comme si j’allais m’évaporer, gardes tes yeux ouverts, comme pour t’assurer qu’il ne s’agit pas d’un rêve. Des confessions à la lueur des bougies, dans le brouillard de nos deux corps.
Rire comme des enfants, aimer comme des enfants, ne pas se poser de questions et vivre au rythme des toujours. J’ai trop en moi pour me lasser jamais d’aimer. Je suis mauvaise en amour, je fais toujours les mêmes erreurs… mais tu ne peux pas m’en vouloir d’essayer. La fusion des premiers pas, ce qu’on n’ose pas, la timidité des premiers instants. Je veux te vivre au rythme des battements de mon cœur : forts, rapides, et ce jusque la fin.
Tous les débuts devraient être ainsi : m’enrouler dans ton pull, tes yeux ne peuvent me quitter. Je voudrais rester la fille de quinze ans à qui tu voles un baiser, que tu essaies d’impression avec un ballon, que tu essaies de faire craquer en jouant du piano. Que tu réussis à séduire.
Qui aurait dit. Je n’aurais jamais osé l’imaginer. Un rêve éveillée. Je veux être le secret que tu cries dans la rue en sentant l’adrénaline monter, le réveil de tes plus belles nuits, l’enfant qui te fait rire quand tu n’en as plus la force, l’étincelle à ta passion. Tu sais qu’avec moi, ce sera l’intensité plutôt que la durée.
Je suis prête à sortir de ma zone de confort. Prête à te voir comme une force plutôt qu’une faiblesse. Prête à faire des compromis.
Tes mots font fondre mes dernières peurs. Retiens-moi, ou je m’en vais. Éloigne-toi, avant que je ne t’emmène dans mon cocon.
Je ne sais pas comment, je ne sais pas combien de temps la passion peut durer, mais ton feu me dévore. Nos week-ends s’écrivent peut-être bien d’encre d’étoiles, récit brûlant, visible par les prochaines générations. Ne dit-on pas « star-crossed lovers« ? Des étoiles, tu en a laissé quelques unes dans mes yeux.

Rosalie

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Rêvelise Rohart, photographe du sens(ible)

Portait de Rêvelise : Mathieu Fortrie

Quand on pense photographie érotique… On peut avoir la fausse image de photographies pornographiques, de sexes en premier plan, de rapports sans émotions, de course à la consommation du plaisir, de relations hommes-femmes/femmes-femmes/hommes-hommes stéréotypées où l’homme est un grand viril sauvage (voire violent) et la femme une créature fragile, soumise aux désirs de son partenaire.

Changez d’idée. Je ne serais pas en train d’écrire cet article s’il s’agissait de ce genre de photographie.

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Morgane au mur Proceram

Rêvelise, du haut de ses 23 ans, est photographe. Photographe érotique. Comment est-ce que ce petit bout de femme, aux traits si doux, a pu se dire un jour vouloir en faire son métier? Ce n’est certainement pas habituel.
Je la connais depuis à peu près deux ans, et ce qu’on remarque tout d’abord chez elle, c’est sa force. Sa douceur, sa sensibilité, une femme qui sait ce qu’elle veut, où elle va, et comment elle va y aller. En tant que filles, on a souvent peu de modèles féminins forts, parce qu’on ne les voit pas, où parce que les femmes nous environnants n’osent pas s’affirmer. Rêvelise est un des modèles féminins de ma génération, et j’espère celui de la génération suivante en ce qui est d’avoir des convictions et de rester attaché(e) à ce qui nous fait vibrer.

Son style, comme un tableau minimaliste : d’apparence simple et pourtant très complexe. Tu as le sentiment, quand tu la vois, qu’il y a beaucoup de choses derrière ces yeux bleus. Comme son histoire.

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Cette passion pour la photographie remonte à sa jeune enfance, lorsque avec son premier appareil photo (on parle là d’un appareil numérique à 2 mega pixels), elles s’amuse à prendre son quotidien : un chien, des photos  d’amis, de fleurs… Sans vraiment y mettre de sens, mais du cœur à l’ouvrage. L’adolescente qu’elle est à ce moment là se prend au jeu, avec son nouvel appareil photo, son portable. Sur son chemin, elle rencontre celui qui sera son mentor : un professeur, qui devient vite un ami, qui lui prête son reflex, qui l’éduque à l’art, ouvre ses horizons. Un éveil qui la forge, la fait devenir artiste. C’est à ce moment qu’elle comprend que photographe, ce sera son métier.

Dès lors, elle commence à photographier ses amis. Des portraits, des gueules, et à chaque fois, la patte bien distincte de l’artiste.
Et puis un jour, un couple de jeunes parents lui demande une session avec leur nouveau-né, ce qu’elle accepte. Mais le couple annule au dernier moment. Déçue, elle appelle sa voisine pour lui proposer une session photo.

« Elle était essoufflée au téléphone, comme si elle venait de monter des escaliers en courant. Pour plaisanter, je lui ai demandé si elle était en train de faire l’amour avec son mec, et elle m’a répondu que oui. Sans aucune gêne, sans aucun malaise, j’ai proposé qu’elle passe chez moi pour les prendre en photo, ce qu’elle a accepté. »

Ce que Rêvelise photographie? Des fragments d’amour : des regards intenses, des corps imparfaitement beaux, une essence bien particulière, une connexion entre deux êtres. Les corps ne sont pas nus que par le manque de vêtements, c’est bien plus intime que cela : la nudité, c’est celle d’une âme qui se met à nu face à une autre. Retrouver foi en l’amour en un cliché, avoir une image plus claire de ce qu’est l’amour sous ses différentes formes, et c’est un pari réussi.

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Le phare

« Il y a une confiance entre le(s) sujet(s) et moi que je ne peux pas briser. Ils m’invitent chez eux, sur leur territoire, et une fois que la séance photo commence, je me fais la plus petite possible. Hors de question de leur parler, de leur demander de se mettre dans telle ou telle position, je capture ce que je vois, rien n’est écrit à l’avance, il n’y a pas de scénario. »

Très sensible, elle cherche avant tout à faire passer les émotions qu’elle perçoit. Cela se ressent dans ses photos: on s’y retrouve sans effort, on admire la beauté des corps, et là est la vraie différence entre ses photos et du porno. L’acte physique n’est pas ce qui est mis en avant, mais le moment partagé est clef. On sent à travers ses photos, la tension qu’il y a entre les deux êtres, la curiosité que la photographe a sur ses sujets.

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Nouveau-né

Sa passion, pour l’instant, reste un rêve à moitié réalisé. C’est difficile de trouver des clients qui ont suffisamment d’audace et de confiance pour se faire prendre en photo dans ces conditions, puis, de se faire un réseau, parce que la confiance à créer n’est pas des moindres. Mais elle ne désespère pas. Les retours de ses clients l’encouragent à persévérer. Des détails qu’eux-mêmes n’ont pas vu sur le moment, une confiance en soi et sur son corps (nombreux sont ceux qui ont vécu cette expérience en tant qu’acceptation de leur corps -et se sont trouvés beaux), et l’émotion de redécouvrir leur amour sous un nouveau jour.

Ce que je retiens de notre interview? Beaucoup de curiosité de ma part parce que complètement étrangère à ce milieu (pour le coup, cela m’a fait sortir de ma zone de confort !), de l’admiration en masse pour une femme passionnée, et une session thé-petits gâteaux qui a duré bien plus longtemps que prévu, passant à toute vitesse. Merci beaucoup pour cette dose d’empowerment, de sensibilité et de douceur !

Vous pouvez retrouver le travail de Rêvelise sur ses réseaux sociaux:
Blog : www.reveliserohart.com
Instagram : @reveliserroar
Facebook : Rêvelise Rohart
Behance: revelise_rb5c6

 

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Laura, 23 ans.

J’ai 23 ans. Je fais partie de la Génération Y, à sa fin, ou bien au tout début de la Génération Z. Une génération digital native, tout le temps connectée, qui ne vit -soit disant- ses relations que via des applications, qui est socialement déconnectée; qui est flemmarde et absolument contre les valeurs traditionnelles, de l’entreprise également.

 

Je suis née fille, devenue femme, une parmi d’autres et pourtant aussi complètement différente. Je partage avec celles qui pourraient être mes soeurs, des éclats de rire, des éclats de colère. Des clichés et des incompréhensions. Ce que j’écris ici peut s’appliquer à toutes comme à aucune.

Je suis une fille de 23 ans, qui a vécu avec une mère célibataire, célibattante pour sûr. Sans modèle masculin présent au quotidien, ne serait-ce mon grand-père. Tous des modèles ou anti-modèles pour moi, qui me font dire aujourd’hui que j’ai une petite idée de ce que je veux, et de ce que je ne veux pas dans ma vie. Dans une famille où les femmes sont fortes, savent ce qu’elles veulent et élèvent la voix pour l’avoir, pas pour le demander.
J’ai grandi en jouant aux barbies, avec mes peluches, seule dans ma chambre, sans pourtant jamais m’ennuyer. En écrivant aussi, dès que j’ai su, en m’inventant des histoires et en les racontant parfois. J’ai appris que la solitude n’est pas à bannir, qu’elle peut être au contraire une force. Et que cette force me permet aujourd’hui de préférer rester seule que mal accompagnée. Que ma meilleure amie, c’était moi. Que dans tous les cas, ma deuxième meilleure amie, c’était ma maman. Parce que le sang est en effet plus épais que l’eau. Ou la bière.

J’ai grandi en réalisant qu’avec les autres filles, c’est la guerre. Qu’il y a une compétition incroyable à « qui sera la plus belle », « qui sera la plus gentille ». Rarement, ce fut « qui sera la plus intelligente ». Dès mes quatre ans, même si ma mère était pressée en m’amenant chez la nourrice, je pouvais lui dire « mais maman, je ne peux pas mettre ces chaussures là, ça ne va pas avec ma robe ». Le soin à l’apparence poussé à l’extrême, et ce dès les premières années.
Une adolescence difficile aussi, où il fallait être la plus parfaite possible : paraître comme l’amie, la fille idéale. A se forger lentement une jolie carapace, au dessus d’un corps très mince et une peau parfaite. Les bonnes notes, forcément, ça c’est pour que la famille soit fière de moi, parce que c’est normal d’avoir de bonnes notes, et parce que je ne veux pas non plus décevoir mes professeurs.

J’ai grandi en apprenant à me barricader, à ne demander aucune aide extérieure, et encore aujourd’hui j’ai du mal à parler. Tu apprends à te barricader contre les reproches, les déceptions amicales, les premiers mots blessants dans la rue de la part des garçons. Tu comprends qu’il faut serrer les dents, que tu dois mettre un pied devant l’autre sans forcément savoir où tu vas, mais que la société décide certaines choses pour toi, et que c’est comme ça.

J’ai grandi avec des femmes qui faisaient extrêmement attention à elles, chose que je fais encore aujourd’hui. Mais en grandissant, tu comprends certaines choses. Tu apprends que se refermer sur soi n’est pas le bon moyen, qu’il y a beaucoup plus à apprendre, à faire, à partager, à vivre si enfin tu oses ouvrir ta bouche, savoir dire oui ou dire non plus souvent.

 

Aujourd’hui, je suis une fille de 23 ans qui n’a plus peur. Qui a certes des doutes, mais qui avance d’un pas assuré vers ce qu’elle veut. Elle ne sait pas forcément ce qu’elle veut, mais elle sait au moins ce qu’elle ne veut pas.
Elle a compris que les hommes, même ceux qui lui disent dans la rue qu’elle est « bonne » ne sont pas l’ennemi; que les autres filles ne le sont pas non plus. Que c’est juste la petite voix misogyne, sexiste, dans leur tête, qui est l’ennemi. Parce qu’elle est inacceptable.

J’ai envie de pouvoir me maquiller autant que je veux sans avoir de réflexion, ou de ne pas me maquiller et de ne pas en avoir non plus. Que mon copain ne s’insurge pas si mes jambes ne sont pas épilées. Je veux pouvoir me balader en jupe dans la rue à n’importe quelle heure de la journée, et ne pas avoir de réflexion. Si je sors avec une fille, qu’il n’y ait aucune différence avec « si c’était un garçon »; et si mon pote sort avec un garçon, qu’il n’en soit pas inquiété pour autant. Pouvoir rentrer après la tombée de la nuit dans devoir téléphoner à un/une pote dans la rue parce que je ne me sens pas en sécurité. Je veux que les hommes arrêtent de prendre un air supérieur, lorsque je suis énervée, qu’ils arrêtent de dire « elle doit avoir ses règles ».
Je veux être complètement à l’aise avec mon corps, et je veux que les autres femmes le soient aussi (si t’as envie de manger ce gâteau, mange le bon sang! Tu seras très bien avec deux kilos en moins ou deux kilos en plus!). Si je ne cherche pas de dieu du stade, parce que je considère qu’il y a plus important que ça dans une relation, ne cherche pas non plus à tomber sur un ange de Victoria Secret.
Parce que je suis autant capable qu’un homme, et qu’il me semble devoir faire deux fois plus d’efforts  pour arriver au même point. Parce que je ne supporte pas, lorsque je parle à un homme plus âgé, qu’il ne me tienne pas en considération parce que je suis « jeune » et parce que je suis une « femme ». C’est simplement dégeulasse.
Je refuse d’être catégorisée en tant que « mignonne » ou « sexy » ou « mystérieuse » ou « chiante ». Parce que ça ne suffit pas à décrire une femme. On est pas compliquées, on a plusieurs facettes. Comme tout le monde.

Aujourd’hui, j’ai appris que se serrer les coudes est la meilleure des options. Avec ma famille, avec mes amis, avec moi-même. Savoir que, quoi qu’il se passe, tu en es capable, même si tu es persuadé(e) du contraire.
Il t’es déjà arrivé, à un moment précis (tu l’as en tête là?) d’avoir l’impression que le temps s’arrête, et tu te demandes « Qu’est ce que je vais faire maintenant? » ? Tu ne sais pas comment tu vas pouvoir te lever ce matin? La mauvaise nouvelle, c’est que ça va pas être facile. La bonne, c’est que tu en es capable.

 

J’ai appris que la distance n’est rien. Que les amis, les vrais, ne se comptent pas en nombre de bières à la semaine au bar du coin, mais sont ceux à qui tu parles une fois tous les six mois, et avec qui rien ne change. A l’autre bout du monde, au bout de la rue, ça ne veut rien dire. Que la famille que je ne vois que tous les deux mois, ou certains moins d’une fois par an, peut toujours compter sur moi. Et que eux savent, que même si je suis un loup solitaire, ils sont ma meute.

J’ai 23 ans, et comme tous les jeunes de mon âge, ou plus vieux, j’ai des rêves que je ne lâcherai pour rien au monde. Qu’il y aura des obstacles, mais que je ne lâcherai rien, quitte à tout devoir plaquer. Parce que ma génération à la bougeotte, qu’il s’agisse d’une entreprise ou d’un voyage.
Nous avons des valeurs, nous avons un fort caractère mais un besoin irrépressible d’être rassurés. Notre reconnaissance, notre fidélité à l’entreprise se solidifiera à condition que votre engagement soit à la mesure du notre, que nos responsabilités dépassent le stade « café ».
Faites-nous confiance. Nous vous faisons peur parce que nous sommes différents, et c’est tout à fait normal. Comme vous avez fait peur à la génération d’avant vous. Nous sommes fonceurs, entrepreneurs, nous avons le feu de la jeunesse en nous, et nombre d’échecs et de réussites devant nous.

 

Si nous sommes changeants, c’est que le monde change avec nous. C’est que nous ne savons pas exactement comment tu, comment nous allons réussir, mais nous essayons. Vous êtes passés par là aussi.

Une fille aujourd’hui, c’est ça. Alors soit, j’ai des envies qui sont celles de tous, hommes ou femmes, jeunes ou moins jeunes. Et pourtant, c’est si difficile de s’entendre, de se parler et de se comprendre les uns les autres. A cause de la société, des a priori ? Je pense qu’il s’agit juste d’un manque de communication.

C’est pour cela que, à la suite de cet article, j’en ferai d’autres, d’autres femmes ou hommes. C’est quoi une femme de cinquante ans, une femme de soixante-dix ans? Et les hommes là-dedans?

Et toi, lectrice de 20-et des années… Tu es comment aujourd’hui, qu’est ce que tu veux?

Rosalie

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Le bonheur en 13 points.

Après les 23 points de ma Bucketlist, je vous donne une petite liste de choses simples, qui me rendent heureuse. Une liste non exhaustive, qui j’espère saura vous faire sourire!

C’est pas le difficile à faire, ou à se remémorer. Juste quelques points qui, lorsque ça ne va pas, te permettent de retrouver des étoiles dans les yeux, de savourer la chance qu’on a.

Un chocolat chaud.
Si tout va mal, c’est mon premier réflexe. C’est plus calorique qu’un anxiolytique, mais c’est tellement plus efficace -tout ça sans être dans le baba pendant 6h après. Du lait, du chocolat en poudre poulain, un peu de cannelle si VRAIMENT je veux pousser le vice jusqu’au bout… C’est ça, le bonheur. Retour en enfance, une petite madeleine de Proust. Fonctionne également avec le lait chaud au miel, la tisane secrète de Papi…

Les repas pour enfants.
Est-ce un hasard si mes deux premiers points ne concernent que la nourriture? Héhé, pas vraiment. Moment de cafard, ou lendemain de cuite, mon repas préféré… C’est les œufs brouillés avec des knackies.  Ou des pommes de terres rissolées, mais j’avoue n’aller dans le rayon surgelés que très rarement, et elles sont moins ratées quand c’est maman qui me le fait. Ces « petites patates carrées », c’est un pur moment de plaisir.
Alors oui, bien sûr, j’aime bien les repas « de grands ».  Des fajitas, des moules, un risotto, des huîtres… Mais des œufs brouillés aux knackies, quand même, ça reste le top.

Re-regarder des albums de famille.
Et s’indigner devant le look des années 80/90, être surpris par des photos qui n’auraient jamais dû être prises (coucou Papi déguisé en bébé pour ses 50 ans), se souvenirs des bons moments passés en famille, et se promettre d’imprimer de nouvelles photos très rapidement.

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Allumer toutes les bougies de l’appart pour se faire une soirée tranquille.
Avec à disposition, un plaid, du thé, et beaucoup de chocolat. Si possible, Netflix et un livre, un carnet pour écrire et quelques feuilles à dessin. Nickel Miguel. Juste prendre du temps pour soi, tout(e) seul(e), se poser pour recharger les batteries. C’est quand la dernière fois que tu ne t’es pas posé?

Recevoir une marque d’attention.
Un merci, un compliment (sans se sentir obligé de répondre -mais non, c’est pas vrai), se sentir utile pour quelqu’un, aider un ami ou l’écouter… Et le plaisir d’en donner aussi.

Découvrir.
Un endroit, un pays, de nouvelles personnes, une nouvelle langue… Rester curieux, s’émerveiller de tout et surtout de rien. Peiner à comprendre, pour ensuite mieux apprendre, et rester ouvert. Faire une expo, ouvrir un livre au hasard, se remettre en question, se bouleverser.

Découvrir une nouvelle musique, et se la passer en boucle.
En général, j’ai des coups de foudre sur les musiques: la passion dure deux semaines, plus ou moins, et ensuite c’est fini. Mais ces deux semaines sont folles! Dans le métro, sous la douche, dans le bus, au boulot pour me concentrer… C’est l’amour fou. Et ça se voit pour mes amis Spotify, du coup (désolée!).

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Revenir un week-end chez maman, et me laisser chouchouter
Mettre les pieds sous la table, voir toute la famille le weekend, se reposer avec les chats devant la cheminée, faire la grasse matinée sans devoir réfléchir à la vaisselle, aux machines à laver à lancer, tout en se faisant dorlotter. Le bonheur absolu.

Les soirées entre copains
Tester de nouveaux bars, ou revisiter les habituels, sortir chez les uns ou les autres, de façon pas forcément super organiser. Avoir la flemme d’y aller, à cause de la fatigue de la journée, mais ne jamais regretter parce que ce sont toujours des soirées incroyables. Et ne pas savoir à l’avance si on va rentrer avant minuit… ou à 7h du matin.

La période de Noël
Je suis une enfant. Nous sommes fin Octobre, et maintenant que mon anniversaire est passé, je peux enfin concentrer toute mon énergie sur Noël. Sur les décorations de Noël, sur les biscuits maison de Noël, sur les thés de Noël, sur les films de Noël… Eh oui! Netflix a pas mal de films de Noël. Vivement les films de l’après-midi sur TF1 ! Nb : il y a également un film de deux heures où tu peux profiter d’un feu de cheminée. LE film à passer pendant que tu fais une soirée raclette. Bref, niveau décoration : Primark, j’arrive. Calendrier de l’avent : en cours!

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Une balade en forêt
Pouvoir se balader en ville, c’est sympa. Mais quand c’est dans la nature, c’est encore mieux! Pouvoir marcher dans la forêt notamment, surtout quand les feuilles ont d’aussi jolies couleurs…

Reprendre contact
Skyper, téléphoner à un(e) ami(e) à l’autre bout de planète, refaire le monde, et s’apercevoir que malgré tous les problèmes du quotidien, les grosses décisions… rien n’a changé entre vous. Se remémorer les bêtises, les fous rires, prendre des nouvelles…  Amis, famille, faire savoir qu’on aime et prendre conscience qu’on est aimé malgré la distance. Et toujours présents.

Trouver sa voie
Pendant longtemps, je ne savais pas quelle était ma passion, mes passions, ce qui me faisait vibrer. J’ai touché à pas mal de choses, sans vraiment exceller dans un domaine. La musique, les études, la danse, le chant, le théâtre… J’ai aujourd’hui abandonné l’ambition d’être parfaite,  d’exceller dans un domaine. Parce qu’il y aura toujours meilleur que soi, mais que la passion ne se résume pas à ça.Voyager, écrire, dessiner, chanter sous la douche si c’est là mon futur en tant qu’artiste (je tiens à remercier mon colocataire, qui supporte ça tous les matins) ! Si j’écris, c’est pour moi, parce que ça me détends, parce que c’est aussi une forme de psychanalyse que de coucher les mots sur le papier. Alors, si ça peut vous faire rire/réfléchir/vous inspirer que de lire mes articles, j’ai atteint mon but.

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Un grand merci à Julie pour ses illustrations, vous pouvez la retrouver sur Instagram sous le pseudo @foolsfantasies  – dans la série, je garde le contact avec mes copines de primaire…

Et vous, qu’est-ce qui vous rends heureux?

Rosalie

wolf

Bucketlist – Rallumons les étoiles.

On a tous des rêves, de petites étoiles au fond de ta tête qui, de temps en temps s’allument sans raison particulière pour te rappeler que tu es vivant, et que tu dois bouger. S’arrêter, c’est mourir. S’arrêter d’avoir envie, s’arrêter de rire aux éclats, s’arrêter de découvrir, s’arrêter d’avoir peur.

Il y a quelques années, j’ai écrit une bucketlist. C’est à dire une liste de choses, concrètes ou pas, à faire au moins une fois dans ma vie. Des plans bateaux, tout simples, et d’autres un peu plus contraignants… Cette liste me permets de me recentrer sur ce que je veux, et ce que j’ai à mettre en place pour le faire. Je te laisse y jeter un coup d’oeil, mettre sur papier (ou ordinateur) la tienne, éventuellement en piquer quelques unes…! Pas de limite aux rêves 😉

Ici, tu trouveras donc 23 rêves. Pour mes 23 bougies cette année.

  1. Ecrire un livre
    J’écris depuis toute petite. Mais vraiment. Ma première histoire, une histoire d’extraterrestres et de princesses… Un peu tordu par les cheveux, si je me souviens bien, l’alien avait un nom bizarre, je n’en trouvais pas et j’avais choisi la marque de notre télévision. Et puis, des journaux intimes depuis que je sais écrire, sur des journaux à clef, ou pas, et puis parfois sur des cahiers au hasard. Mais écrire un livre, me poser vraiment et réussir à l’achever. Les idées ne manquent pas, toujours plus ou moins dans la même direction… Je ne me décourage pas!
  2.  Aller au Népal, en Inde, en Thaïlande, en Amérique du Sud, en Pologne, en Australie, en Nouvelle-Zélande…
    Voyager. Encore et encore, découvrir, faire des rencontres humaines, changer de culture, me bouleverser dans mes habitudes et dans mes pensées, dans mes choix. Je pense vraiment qu’il faut voyager pour se modeler, pour apprendre. Que notre vie est réellement un livre, dont les pages blanches ne se rempliront qu’avec nos expériences. De mes voyages, jusqu’à présent, j’en ai toujours tiré énormément. Cela m’a forcément façonné. Et je ne compte pas m’arrêter là.

  3. Faire du camping en montagne
    Alors là, c’en est un pas compliqué. Mais il n’empêche, que je ne l’ai jamais fait. Prendre une tente, seule, avec des potes, avec de la famille ou mon chéri, passer la soirée avec du thé et un livre, puis se coucher sous les étoiles, et se réveiller aux bruits de la nature, avec le soleil… Ca me semble idyllique, même si cela peut sembler facile, nul, déjà vu.
  4. Apprendre le piano
    J’étais plutôt douée en musique, étant petite. Solfège, flûte à bec, flûte traversière, guitare… Mais je n’ai jamais tenté le piano. Je pense que ça m’aurait plu! Donc pourquoi pas, essayer, aller plus loin que « Au clair de la lune ».
  5. Apprendre l’espagnol, le polonais, le russe
    J’ai grandi en passant mes vacances en Allemagne, en entendant ma grand-mère au téléphone avec la famille italienne, l’accent polonais de mon arrière-grand mère, et mon papa qui parlait et lisait anglais. Forcément les langues, ça me plait! Si l’italien, ça va, j’aimerais apprendre d’autres langues. L’espagnol, pour pouvoir voyager (eh, malgré les voyages, je n’ai jamais été en Espagne!); le polonais pour me rapprocher de mes racines et de ma famille polonaise; et le russe par pure envie. Parce que leur alphabet est super différent du notre, parce que ça ressemble à un code secret… Les langues, les accents me font carrément craquer, j’ai beaucoup d’admiration pour les personnes bilingues.
  6. Etre bilingue en anglais, en italien
    L’anglais, je pense que ça va. J’ai plutôt un bon niveau (merci la classe prépa littéraire, les 15h d’anglais par semaine, les voyages, Netflix et papa). Mais ce n’est pas bilingue. Et dans ça, j’ai envie d’exceller. L’italien? Ca va aussi, j’ai un peu perdu depuis le lycée. Mais j’aimerais tellement m’y replonger ! Si j’adore l’anglais, l’italien reste pour moi la plus belle langue, la plus chantante, mais aussi celle qui me replonge le plus dans des souvenirs de famille.
  7. Bien danser la salsa et le rock
    La danse, c’est ma deuxième passion après l’écriture? Ou bien ex aequo. Comme l’écriture, où dès que j’ai su parler/écrire j’ai commencé à inventer des histoires; dès que je me suis tenue sur les pieds j’ai commencé à danser. Hip-Hop, Jazz, Classique, Salsa, Tango, Rock, Cabaret même… Pas de limite, entre mes 4 et 17 ans, j’ai dû tester à peu près deux ou trois danses par ans. Je me souviens de stages de danse du ventre, où  la prof avait complimenté les filles rondes, en leur disant qu’elles étaient faites pour cette danse (si tu n’as pas de formes, OUT!). Si la danse m’a permis de m’éclater, elle m’a également très tôt confronté au regard des autres, à la comparaison de mon corps à ceux des autres.
  8. Voir des aurores boréales
    Originalité bonjour!  Et pourtant, c’est tellement incroyable quand on y pense, des formes de couleur qui ondulent dans le ciel. Se sentir tout petit, face à la nature, être remis à sa place.
  9. Aller au Louvre
    Alors oui, mademoiselle en option histoire de l’art, connait bien le PBA de Lille, mais a toujours eu la flemme de faire la queue au Louvre. Le Louvre Lens? Ok. Le Louvre à Paris, meh. Mais un jour, même s’il faut que je pose une semaine pour ça, quitte à me faire plusieurs après-midis, il y passera. Seule, ou accompagnée. En général, même pour l’écriture, c’est les peintures qui m’inspirent, les statues qui me touchent. Les peintures romantiques, avec leur mélancolie, me font me questionner et imaginer : que s’est il passé ici, que va t’il se passer? Attends, ça me donne une idée, je la note dans un coin. Quant aux statues, c’est elles qui me serrent le coeur. L’impression qu’un homme, une femme, a été emprisonnée dans du marbre. Que si tu la touches, tu pourras sentir le coeur battre à travers, que son bras sera chaud. Je ne te raconte même pas la sensation de petitesse, de malaise, d’admiration et d’émerveillement que j’ai ressentie en voyant le David de Michel-Ange,(ENFIN) à Florence. Son histoire aussi, si tu ne la connais pas, je t’invite à aller la lire sur Wikipédia. Le coup de foudre pour un homme de 5 mètres, figé dans le marbre.
  10. Monter la Tour Eiffel à pied
    Encore une fois un petit plaisir, pas grand chose -oui, je l’ai déjà montée la grande dame, mais pas à pied. Avant ça, faut absolument que je me remette au cardio, héhé.

  11. Avoir un appartement qui donne sur un toit
    Encore un rêve de gamine. « Plus tard, quand je serai grande, j’aurais un appartement à Paris, qui donne sur les toits. Avec de grandes baies vitrées. Où je pourrais mettre plein de plantes. Où je pourrais peindre, dessiner, écrire en regardant la ville depuis le haut. Où je pourrais aller sur le toit le matin, boire mon café en regardant la ville se réveiller, et où le soir je pourrais boire mon verre de vin, seule, en regardant le soleil se coucher, puis les étoiles s’allumer ». Ce ne sera sûrement pas à Paris, mais ça reste dans un coin de ma tête.
  12. Dormir à la belle étoile
    Compliqué ? Non. Est-ce que j’en ai déjà eu l’opportunité? J’aurais pu la prendre, mais pour l’instant ça reste à faire.
  13. Apprendre à dessiner et à peindre
    Je n’ai jamais pris de cours de dessin, ni de peinture. J’ai toujours fait sur le tas, en recopiant, en m’inspirant, en me lançant à l’aveugle. Et pourtant, c’est quelque chose que je fais régulièrement, quoique rarement. Alors pourquoi pas s’y investir plus?
  14. Faire un roadtrip, faire une randonnée en montagne de plusieurs jours
    Toujours dans les voyages… Se libérer des contraintes, et partir, sans attaches, sans lien, et se concentrer sur soi. Pourquoi pas dans un van aménagé !

  15. Faire un marché de Noël le jour de Noël
    Je vais encore me répéter, mais oui, je suis une enfant. La période de mon anniversaire est sacrée, et dès qu’elle est passée… Je passe à Noël. Les films de Noël (même si je les connais par coeur, ou découvre le synopsis en deux minutes), les biscuits, le thé, les guirlandes… C’est mon truc. Pas forcément le jour de Noël en soi, même si cela me permets de me rapprocher de ma famille, et je remercie tous mes proches pour ces journées, mais l’ambiance qu’il y a autour. Du rêve, de l’amour, une ambiance spéciale qui sent bon les marrons et le vin chaud. Faire un marché de Noël, le jour de Noël, serait donc le must, de quoi clore la période avec brio.
  16. Partir en vacances avec ma cousine à deux
    Je n’ai pas de petite sour. Et pourtant, j’ai grandi avec une. J’ai tellement de souvenirs avec elle, c’est une des rares personnes pour qui je donnerai ma vie sans y réfléchir une seule seconde. Même si les études nous ont plus ou moins séparées, par la distance, je rêve de partir avec elle, à l’aventure, toutes les deux entre filles. Refaire nos cabanes, rire, se disputer pour mieux se retrouver. Petit clin d’oeil à toi si tu lis l’article, je t’aime !

    f62c8cd733b365df2cda39882f81ad5cOui, ça, c’est la plage dont je te parle juste en dessous. Santa Maria de Leuca.

  17. Sauter de la falaise en Italie
    Je n’ai jamais osé, et pourtant ça a l’air super excitant. Cette falaise, c’est celle de Santa Maria de Leuca, dans les Pouilles en Italie. La terre natale de ma grand-mère, la plage en dessous du pont, à l’escalier gravé dans la roche. Et ces falaises, qui se jettent dans l’eau plus bleue que dans tes rêves. Sauter des falaises, j’y pense depuis longtemps, et pourtant à chaque fois que j’y vais, je me ravise – C’est quand même super haut ! Et pourtant, un jour, je suis sûre que j’arriverai à me lancer.
  18. Passer le permis moto et avoir une moto
    Maman biker, moi aussi! Mon scooter quand j’étais au lycée ne compte pas vraiment, mais un jour je le passerai, ce sacré permis!
  19. Courir un semi-marathon
    Alors là, ça dépendra beaucoup de mes gènes. Papi, merci pour le genou tout cassé… Mais qui sait, avec de l’entraînement, peut-être que ça passera (et quatre semaines d’arrêt derrière) !
  20. Envoyer un message dans une bouteille
    C’est pas super écolo, ok, mais envoyer un message dans une bouteille, en espérant qu’un jour quelqu’un la repêche. Et imaginer sa surprise, de trouver un message pareil. Et espérer l’intriguer, le motiver, le faire rêver.
  21. Voir un opéra
    Cela fait bientôt six ans que je suis à Lille, et pourtant, pas une fois je n’ai été à l’Opéra #PasBien. Cette année, je fais le pas!

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  22. Ecrire tous les jours pendant un an, prendre une photo par jour et en faire un album
    Se tenir dans la création, pousser ses limites, et voir le résultat au bout d’un an. Ne serait-ce que par l’écriture de mon blog, ou ailleurs, je remarque déjà que ma pratique s’est fluidifiée, elle est plus simple, plus facile. Alors pourquoi pas le faire tous les jours? Practice makes perfect.
  23. Aller à l’aéroport et prendre un vol au hasard avec des amis
    Partir à l’aventure, ne pas se retourner. Faire des choix débiles, mais surtout plein de souvenirs. Être préparé à tout, sans retour possible

Et dans cette liste, qu’est-ce que j’ai déjà fait?

  • Voyager seule
    Partir avec seulement son sac à dos? Fait. Est-ce que je le regrette, est-ce que je le changerai, est-ce que je reviendrai en arrière pour partir avec des amis? Aucunement. Je me suis retrouvée, je me suis posée des questions, j’ai parfois eu peur, mais je l’ai fait. Toute seule, sans l’aide de personne. Cela m’a donné confiance en moi, et j’ai rencontré des gens merveilleux, humains.
  • Passer une après midi à Orsay
    Rester seule, une après-midi, à gribouiller, à jeter des mots sur le papier, à Orsay. En gros, ce que j’aimerais faire au Louvre, ailleurs. Un très bon souvenir.
  • Faire du chien de traineau
    Quelle expérience !! 2015, au Canada, dormir en plein hiver dans une petite cabane en bois à -40°C, pour le lendemain, passer la matinée avec des chiens-loups sur un traineau. Je recommencerai avec plaisir cette expérience (le récit au complet est dans mon article sur Montréal )
  • Faire une citrouille d’Halloween
    J’ai fait ma première citrouille en 2015, avec des amies. C’était la galère, mais qu’est-ce que c’était bien! Une après-midi entre mamies, entre thé, purée de potiron et découpage de citrouille. On a failli y laisser des doigts, mais ça faisait du bien d’être entre amies.
  • Aller à Florence, en Italie
    Ville coup de coeur. A chaque coin de rue, les yeux qui s’ouvrent en grand, le coeur qui bat plus fort. Tout ce que j’avais vu dans les livres, l’art, la culture, et en plus en Italie… En vrai. Ce n’est pas une ville très loin, très exotique… Mais c’est un de mes plus beaux souvenirs de voyage.
  • Acheter une grande mappemonde et signaler tous les pays que j’ai visité, et ceux à visiter
    Et avoir sous les yeux, tous les jours, les souvenirs, et se projeter sur ceux à venir.
  • Donner mon sang
    Tout simple, mais si je suis en bonne santé, pourquoi ne pas en faire profiter les autres, qui en ont besoin?
  • Faire quelque chose de dangereux.
    Plusieurs choses, à ne pas faire à la maison les enfants. Je ne raconterai donc pas ici. A savoir que ce qui peut vous sembler dangereux, ne l’est pas forcément pour moi, et inversement.
  • Apprendre à surfer
    Ne faire qu’un avec l’eau, la sensation de glisse… Maintenant j’ai juste envie d’y retourner, d’être plus prêt de l’océan.
  • Voir un film à l’air libre
    Je ne pensais même pas que ça se faisait encore, et pourtant quelle expérience ! Manger des Reese’s devant Wonder Woman, à San Diego, en Californie, entre filles, allongées à l’arrière dans le coffre, sous une couette avec plein de coussins. Un moment parfait, des fous rires que je n’oublierai pas.
  • Partir en mission humanitaire
    Je me souviens de leurs petites têtes, des fous rires, des incompréhension de culture, de l’échange et de l’amour donné et reçu là-bas. Deux petits mois de ma vie, et pourtant tellement. Et de savoir que j’aime, et que je suis aimée à l’autre bout du monde. Je raconte tout dans mon article sur la Cambodge ici.
  • Aller en Californie
    C’était LE voyage que je voulais absolument faire au moins une fois, pour sûr, et je n’ai pas été déçue. Et ce qu’on dit est vrai : une fois qu’on a été là-bas, on a juste envie d’y retourner. Tu n’as pas lu mon récit? C’est ici.

Et toi, c’est quoi tes rêves? De quoi tu as envie, qu’est ce qui te pousse en avant, qu’est ce qui te fait peur et t’excites au point de devenir une obsession?

En espérant t’avoir donné des idées!

Rosalie

wolf

Hygge : La méthode danoise anti-coups de blues.

Cela fait quelques semaines déjà que l’été nous a abandonné. Exit les shorts et les jupes, les sandales et chapeaux… Et bonjour le retour des vestes, voire même les pulls et écharpes (et parapluies). De quoi avoir le moral dans les chaussettes.

Quand on parle de « niveau de vie », nos amis au Nord ont tout compris. Suédois, danois, norvégiens… Vous aussi vous avez l’image d’un appart blanc et bois, super sophistiqué, avec une tartine d’avocat/saumon ? #Clichés

Il n’empêche. Pour la rentrée, pour vaincre le mauvais temps et la mauvaise humeur qui vient avec (je n’ai pas dit que vous étiez tous ronchons, juste que le ciel gris a une influence sur notre façon de nous réveiller le matin), on se fait une petite cure de Hygge! Allez, range tes boulettes et ton tapis Ikea, on décrypte le phénomène.

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First things first comme disent les anglais… C’est quoi le Hygge?
« La recette danoise du bonheur« , à prononcer « hou-ga » pour rester « in ».Et non, pas de traduction en français, et c’est bien plus classe comme ça. Mais on pourrait traduire ça par « confortable » ou « chaleureux ».
En gros, c’est le sentiment que tu as lorsque tu es sous ta couette quand il pleut, ce bien-être que tu ressens en buvant un chocolat chaud dans un café avec des amis… Le but? Retrouver ces petits bonheurs qui ne s’achètent pas, d’une société de consommation à une société de contemplation. Se contenter des petits riens au quotidien.

En application?
On se crée un petit cocon à la maison, au bureau, à emporter partout avec soi!

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L’atmosphère

Éteindre les lumières dures (ou bien, go chez Carrefour acheter des ampoules à basse consommation, en faisant attention à en prendre une avec une teinte chaude), et bonjour les lumières tamisées! Le feu de la cheminée, des bougies… L’ambiance est plus douce, plus chaleureuse, et il est donc plus facile de se détendre! Que ce soit dans la cuisine, le salon, la chambre ou la salle de bain! C’est quand même plus agréable d’avoir plusieurs petits spots de lumières douce plutôt qu’un grand néon aveuglant.

Favoriser les textures confortables au toucher et aux yeux: on préfère le bois, les plantes vertes; plutôt que du verre ou du béton. Je n’ai rien en soi contre ces matières, j’en ai aussi chez moi, mais il s’agit d’un ajustement!
On favorise les couleurs chaudes, les plaids, les coussins, les tapis… Oui, tu as aussi l’image d’un énorme plaid en (fausse) fourrure, version polaire kangourou?
Vois ça comme un pull: tu es mieux dedans lorsqu’il est tout neuf, tout troué, ou lorsqu’il a été assez porté pour que le tissu soit doux, à la limite du bouloché, détendu comme il faut pour être parfaitement confortable? Le Hygge, c’est se sentir bien dans son pull/sa maison, autant au niveau du confort, du visuel, du sentimental… Si tu n’arrives pas à jeter ce vieux pull, c’est qu’il y a une raison.

Minimalisme : faire le plus avec le moins. Fais un tri dans tes affaires pour garder la tête claire dans tes idées, dans ton armoire, dans ton appartement… C’est aussi un gain de temps pour retrouver quelque-chose, cette fois en un seul coup d’œil !

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Se mettre en condition

Maintenant que les meubles sont posés, qu’est-ce qu’on fait?
Éteindre le portable. Se déconnecter. YES! Si tu veux passer un moment vraiment que pour toi, veux-tu vraiment te prendre la tête avec toutes les notifications/mails extérieurs? Ce sont des moments que tu ne prends que pour toi. Alors, si tu attends un appel, ok, tu peux laisser la sonnerie de ton portable. Mais de règle générale, tu peux aussi désactiver les notifications pour certaines applications : au pire, tu devras les checker de temps en temps; au mieux ça va te libérer d’un poids.

Se mettre au chaud : ton chez-toi est ton refuge. Ton chez-toi, ta chambre, au bureau, mais aussi dans ta peau.
OUI aux gros pulls! OUI aux grosses chaussettes! OUI aux aux plaids tout doux (et à s’enrouler dedans)! Si tu as froid, vas dans ton igloo (hygge…igloo… tu l’as?).

Se faire plaisir sans y regarder. Le Hygge, c’est aussi les thés, chocolats chauds, et biscuit qui vont avec. Comfort Food! Rester réchauffés, que ce soit avec un café latte ou une soupe maison. Les activités comme la cuisine te permettent également de passer du temps avec tes proches, avec toi même, de ralentir et de déconnecter du boulot, des réseaux sociaux, des responsabilités…Sans compter que cuisiner maison (oulàlà, si tu achètes bio ou local en plus…) c’est super bon! Niveau goût (eh oui, tu mets ce que tu veux, dans les quantités que tu le veux), pour la planète, et nutritivement aussi! De quoi faire le plein de vitamines, et de quoi te vanter à la cafet’ au boulot (« Eh eh, ouais c’est moi qui l’ai fait -petit(e) vantard(e)…).Et après, ça sent super bon dans ton appartement.

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Inviter les bonnes personnes

Ce n’est pas nouveau: tu n’as besoin dans ta vie que de personnes qui te tirent vers le haut. La jalousie, la médiocrité, la négativité… Non, non, non.
Pour profiter pleinement de ces moments de coziness absolue, cette philosophie danoise propose de la partager. Passez du temps dans la nature ensemble, écouter de la musique avec un bon livre, des soirées filles/mecs, un cinéma ensemble, une soirée jeu ou un repas (les apéros bien bien arrosés où tu finis en boite, c’est pas forcément hygge non). C’est posé. Hygge, ce n’est pas qu’un joli appartement et du temps pour soi. C’est avoir sa bulle de bonheur, la partager, et partager sa bulle de bonheur avec ses proches.
Être reconnaissant pour tous ces petits bonheurs, profiter du moment présent sans se soucier du passé ou du futur, laisser les dramas devant la porte d’entrée…

Le but?
Faire de ton chez-toi, mais aussi de ta petite bulle personnelle et de tes amis proche un refuge. Un endroit où tu te sens bien, où tu lâches le masque, où tu te détends complètement.

Ça ne donne pas envie?

Rosalie
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Cambodge

La chaleur est écrasante. Mon corps entier n’est que piqûres de moustiques, le soleil m’a laissé deux traces de tongs. Les hurlements tardifs à cause d’araignées velues. C’est le plus bel été de ma vie.

Les sourires de Kah, les câlins de Rotha, les clins d’oeils de Vom, la voix chantante de Yann. Je les aime, avec mon coeur, avec mes éclats de rire. Les parties de football après manger, les boums au son répétitif de “local loca local”, les soirées étoilées avec les garçons. Un, deux, trois, pouce chinois. Phkaï sat. Les étoiles sont belles.

Les enfants jouent sous le kiosque, d’autres se lavent en tirant de l’eau du puits. J’ai des enfants qui m’aiment et que j’aime à l’autre bout du monde.

Les temples de Preah Vihear, les grosses bouées du lac, la déception de Ruth. Le truck a bestiaux aux cent enfants. Le chien gargouille, “see you again”. La fête foraine et le concert aux lapins, pluie de mousson, main dans la main de Vasnea. “I miss you all day everyday.” Moi aussi, je vous aime, si vous saviez. Viens dans mes bras, serres-y toi encore plus, pendant que j’embrasse tes deux petites joues qui se tendent, et que je caresse tes cheveux de petit hérisson. Que tu déposes tes lèvres, gauches, sur la joue et mon front, sans faire le petit bruit du “smack”.

Je t’envoie une bouteille d’eau, tu me renvoies un seau. Les glaces à la musique de Pocahontas, 500 riels, dans un morceau de pain, sous du lait concentré. Oh boy. Les hamacs avec les chats, les fils pour les bracelets, ces fameux xaé.

Et la nuit, le lit dur presque sans matelas, aux motifs de lapin. La moustiquaire bleue. Les ventilateurs pour deux. La douche à la casserole. Le vernis écaillé, achevé par les petits doigts des enfants. Toke, Toke, Toke…

Srai Vai Mou est aussi Srai Vai Kone, mangeuse d’enfants en chatouilles et en bisous.

Vous ne me quitterez jamais, pro sat et srai sat. Je vous garde en  moi comme un petit soleil chaud, humide et souriant au fond de mon cœur. Une Phka Phleung dans mon cœur, étincelle sur mes côtes, dans vos yeux, poussée vers l’action, élan de vie.

Rosalie
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Rosaloup

Avec chaque décision, les mots adaptés pour les justifier…

Après avoir pas mal travaillé pour les autres, j’ai décidé de me lancer et de faire par moi-même!
Rosaloup, c’est un fourre-tout de petits mots, récits de voyages, mode, bonnes adresses… Le tout très subjectif. A partager avec vous!